Amiante - Charest accuse ses adversaires d’opportunisme

La position de Pauline Marois et de François Legault sur l’amiante relève du « pur opportunisme parce qu’ils pensent qu’en présentant des idées comme ça, ils vont se rallier des votes », a expliqué Jean Charest mercredi. La chef péquiste a effectué une volte-face, mardi soir, en annonçant qu’elle annulerait le prêt de 58 millions $ pour la relance de la mine Jeffrey. Auparavant, elle avait soutenu que si le « débat scientifique » avait eu lieu, le « débat social » dans ce dossier restait à faire. Elle s’en remettait aux conclusions d’une commission parlementaire où tous les joueurs (travailleurs, scientifiques, etc.) s’exprimeraient. Mercredi, elle a annoncé que dès son accession au pouvoir, elle bannira non seulement l’exploitation de l’amiante, mais aussi son exportation.

M. Charest a rappelé qu’en 2002, le gouvernement péquiste auquel Mme Marois et M. Legault ont appartenu avait adopté une politique toujours en vigueur au sujet de « l’utilisation sécuritaire de l’amiante ». Aux yeux de M. Charest, le PQ fait preuve de duplicité au sujet de l’amiante, puisque, selon ses dires, le candidat péquiste dans Richmond, Étienne-Alexis Boucher, avait soutenu « il y a deux jours » qu’il appuyait le gouvernement dans sa politique pour la mine Jeffrey. Dans l’entourage de Pauline Marois, on a expliqué hier que M. Boucher s’était rallié, même s’il s’était montré « un peu déçu ».


Se portant à l’attaque, M. Charest a lancé : « Pourquoi s’acharner contre un projet et une région, si ce n’est pour essayer de faire de la politique sur le dos d’une région ? »


Le chef libéral soutient avoir « beaucoup d’aisance » quant à ce projet « qui va créer 425 emplois pour plusieurs années à venir avec des retombées en termes d’économie régionale ».


Au bureau électoral de sa candidate à Asbestos, M. Charest s’est livré à un plaidoyer en faveur du prêt à la mine Jeffrey. Il a parlé de cette « communauté qui veut vivre » et qui « dit au reste du Québec : Donnez-nous l’occasion de vivre » dans la « dignité ».