Coupes à Hydro-Québec: Legault se fie à des études faites «avec des moyens limités»

Verchères — Les études sur lesquelles François Legault base ses calculs pour promettre de réduire de 600 millions le budget d'Hydro-Québec demeurent pour la plupart «privées» parce qu'elles ont été réalisées «avec des moyens limités», a indiqué lundi matin le chef de la CAQ.

Questionné à plusieurs reprises afin qu'il précise les détails de son plan visant à dégraisser Hydro-Québec (600 millions de moins sur le budget de 2,6 milliards, et 4000 départs à la retraite non-comblés d'ici 2018), M. Legault a mentionné que 300 millions viendraient des postes abolis, et l'autre 300 millions sera économisé dans les «achats» — notamment en réduisant les dépassements de coûts sur les grands chantiers.

Plusieurs études ont servi à élaborer la stratégie Hydro-Québec de la Coalition avenir Québec (CAQ), a expliqué M. Legault. Mais la seule publique est celle de Claude Garcia, ancien président de la Standard Life et défenseur de la privatisation d'Hydro-Québec. Elle avait été présentée à l'Institut économique de Montréal en 2009.

Les autres? «Elles ont été faites par des personnes qui souhaitent les garder confidentielles», a dit M. Legault. «Compte tenu que ça a été fait avec des moyens limités, [les auteurs ont voulu] qu'elles restent privées.»

M. Garcia avait comparé Hydro-Québec avec d'autres sociétés internationales opérant dans le même domaine (ce qu'on appelle du bench-marking, ou étalonnage). Son étude aurait été «mise à jour et validée par des cadres anciens et actuels», pour établir qu'il y aurait 1,2 milliard de dépenses compressibles à Hydro-Québec. Ainsi M. Legault se dit «convaincu qu'on est capable de réduire les dépenses de 600 millions, ce qui était un engagement libéral en 2003», a rappelé le chef de la CAQ.

Mais François Legault n'a pas répondu précisément aux médias qui voulaient savoir quels services seraient touchés par les compressions. «On est sûrement 10 fois plus précis que le PQ» en matière de cadre financier, a rétorqué M. Legault.


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