Marois se voit chef d’un gouvernement majoritaire

Le dernier sondage de Léger Marketing, paru samedi dans les journaux de Quebecor, place le PQ à un cheveu d’une majorité. Les libéraux ne récoltent plus que 18 % des intentions de vote chez les francophones.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le dernier sondage de Léger Marketing, paru samedi dans les journaux de Quebecor, place le PQ à un cheveu d’une majorité. Les libéraux ne récoltent plus que 18 % des intentions de vote chez les francophones.

Pauline Marois refuse d’envisager de diriger autre chose qu’un gouvernement majoritaire, mais son candidat dans Rosemont, Jean-François Lisée, évoque la possibilité d’une défaite du Parti québécois si les sympathisants de Québec solidaire et d’Option nationale ne se rallient pas au PQ.

Pauline Marois était dans la circonscription de Rosemont puis, en traversant la rue Masson, elle s’est retrouvée dans Gouin où, pour la troisième fois depuis le début de la campagne électorale, elle est venue appuyer le député sortant, Nicolas Girard, qui affronte la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, dont la popularité a été dopée par sa prestation au débat des chefs de dimanche dernier.


« S’il nous manque un comté parce qu’il a voté Québec solidaire ou parce qu’il a voté Option nationale, le lieutenant-gouverneur ne va pas les appeler pour additionner leurs comtés aux nôtres. Tous les souverainistes vont être dans l’opposition et ce sera des fédéralistes de droite au pouvoir pendant quatre ans. Le 4 septembre, c’est le temps de s’unir au-delà de nos divergences mineures pour vraiment tourner la page sur les années Charest », a livré Jean-François Lisée aux journalistes alors qu’il accompagnait dimanche midi la chef péquiste dans ses pérégrinations électorales.


Jean-François Lisée a qualifié d’« erreur de jugement » la décision de Françoise David de se présenter contre Nicolas Girard. « Elle veut battre un des meilleurs politiciens de sa génération qui sera un ministre extraordinaire dans un gouvernement du Parti québécois. »


« Nous, au PQ, la mesure de notre succès, c’est de battre les libéraux. Malheureusement, la mesure de succès de Québec solidaire, c’est de battre des péquistes », a-t-il déploré.


Cet ancien conseiller de Jacques Parizeau est embarrassé par l’appui que l’ancien premier ministre a accordé au chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, dans Nicolet-Bécancour. « Il ne m’a pas consulté, a-t-il dit. Ce serait mieux qu’on tire tous dans la même direction. »


Sans l’unité des souverainistes, il n’est pas sûr que le PQ forme le prochain gouvernement. « Je suis inquiet parce que, dans beaucoup de comtés, c’est très, très serré », a-t-il signalé. Il en appelle à tous les progressistes. « Il faut relancer le Québec avec un gouvernement majoritaire du Parti québécois et, ensuite, on aura des débats. On fera la plus grande coalition de l’histoire du Québec avec tous nos amis de Québec solidaire et d’Option nationale pour faire du Québec un pays souverain », a-t-il plaidé.


Lors d’un point de presse en matinée, Pauline Marois avait refusé d’envisager des scénarios de collaboration avec Québec solidaire ou encore avec la Coalition avenir Québec dans le cas où un gouvernement péquiste serait minoritaire au lendemain de l’élection. « C’est une question hypothétique », a-t-elle répondu, répétant qu’elle entend diriger un gouvernement majoritaire.


« La seule option qui existe pour réaliser la souveraineté, c’est un gouvernement majoritaire, et seul le Parti québécois peut l’assurer », a-t-elle poursuivi. La chef péquiste a ajouté que le 4 septembre, « c’est une élection pour choisir un gouvernement » et c’est une consultation populaire, dans un deuxième temps, qui décidera de la souveraineté. Les Québécois perdraient au change avec un gouvernement minoritaire, juge-t-elle.


Pour Pauline Marois, tous les Québécois doivent craindre un gouvernement minoritaire, qu’il soit péquiste, libéral ou caquiste. « C’est une crainte que doivent avoir aussi les citoyens du Québec », a-t-elle dit.


Le dernier sondage de Léger Marketing, paru samedi dans les journaux de Quebecor, place le PQ à un cheveu d’une majorité. Il confirme l’avance du PQ, à 33 % des intentions de vote, alors que la Coalition avenir Québec en recueille 28 % et le Parti libéral 27 %. Les libéraux ne récoltent plus que 18 % des intentions de vote chez les francophones tandis que le PQ domine toujours avec 38 % des appuis, suivi par la CAQ, à 31 %, qui est en progression au détriment des troupes de Jean Charest.

 

Marois rectifie le tir


Au terme de ce point de presse, Pauline Marois a dû revenir sur une des réponses qu’elle a fournies à un journaliste. La question lui avait été posée deux fois plutôt qu’une : quelle suggestion faites-vous aux conservateurs souverainistes ? « Qu’ils fassent leur choix : ils ont deux partis conservateurs devant eux », a-t-elle déclaré.


Interrompant un bain de foule qu’elle prenait dans le quartier Saint-Henri, Pauline Marois a tenu à revoir les journalistes afin de corriger le tir : elle avait tout simplement mal compris la question, croyant avoir entendu « conservateurs fédéralistes ».


« J’ai une chose à dire aux souverainistes conservateurs : le Parti québécois a toujours dirigé le Québec en étant très responsable dans ses politiques économiques, ses politiques sociales audacieuses », a fait valoir Pauline Marois dans un point de presse impromptu sur le trottoir.


« Je dirigerai un gouvernement qui va être responsable », a-t-elle donné l’assurance. Elle en veut pour exemple son cadre financier « qui propose des solutions concrètes pour les familles, pour les personnes âgées, mais qui reste dans des sommes raisonnables pour lesquelles la population a la capacité de payer ».


« Nous n’augmenterons pas le fardeau fiscal et ça, je crois que, pour les conservateurs, c’est une préoccupation », a conclu la chef péquiste.


Dans le point de presse qui avait précédé et où elle a dévoilé des engagements de nature sociale, Pauline Marois avait pourtant décrit l’enjeu de l’élection en ces termes : « C’est sûrement un choix entre les progressistes et les conservateurs, premièrement […] entre les souverainistes et les fédéralistes. »


Pauline Marois a présenté dimanche ses derniers engagements de sa plate-forme électorale. Un prochain gouvernement du PQ consacrera 35 millions de plus, répartis sur cinq ans, pour le logement social, ce qui porte les sommes consenties à ce programme à 210 millions. Le PQ s’engage en outre à améliorer les régimes d’aide et d’indemnisation des victimes d’actes criminels. Il entend aussi dépenser 16 millions par an pour que les personnes qui travaillent à temps plein au salaire minimum soient admissibles à l’aide juridique gratuite. Enfin, le PQ projette d’encadrer les pratiques des agences de placement temporaire qui, souvent, fournissent du travail à des gens particulièrement vulnérables.

116 commentaires
  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 27 août 2012 01 h 14

    pas peur d'un gouvernement minoritaire

    "un gouvernement minoritaire, qu’il soit péquiste, libéral ou caquiste. « C’est une crainte que doivent avoir aussi les citoyens du Québec », a-t-elle dit."

    Au contraire, un gouvernement minoritaire péquiste avec la balance du pouvoir chez QS est la meilleure garantie de changement face au courrant nationaliste-conservateur, aussi présent chez certains du PQ.

    Pauline a eu l'air faible avec sa gêne sur les référendums d'initiative populaire, qui ressemblent au final aux référendum sur les défusions municipales de Charest mais en plus balisés (15% de signataires au registre au lieu de 10%), tandis que Françoise a eu l'air franche et déterminée pour un parti de "faux souverainistes".

    Guillaume Blouin-Beaudoin

    • Jacques Lafond - Inscrit 27 août 2012 10 h 40

      Québec Solitaire un parti de faux souverainistes en effet. En effet.

    • Solange Bolduc - Inscrite 27 août 2012 11 h 31

      Encore faut-il l'avoir cette balance du pouvoir avec QS ! Sinon, il n'y a pas beaucoup de chance de voir les politiques du PQ s'appliquer avec un Legault désespéré juste à l'idée de se voir dans l'Opposition ! Lui qui rêne tant du pouvoir, point à la ligne !!

    • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 27 août 2012 11 h 43

      M.Lafond, l'utilisation de guillemets avait pour but de critiquer un sophisme dans les attaques envers QS.

      Guillaume Blouin-Beaudoin

    • Raymond Labelle - Abonné 27 août 2012 12 h 21

      Pour avoir un gouvernement PQ minoritaire où QS a la balance du pouvoir, il faut réunir plusieurs conditions: si QS a deux députés, que le PQ ait 61 ou 62 députés - si QS a un député, que le PQ ait exactement 62 députés. Possible, mais c'est une fourchette bien mince. Si le PQ est minoritaire, il est plus probable que ça soit la CAQ ou le PLQ qui ai(en)t la balance du pouvoir.

      Sur les référendums: il serait irresponsable de tenir un référendum si le risque de le perdre est trop grand. Le Québec ne peut se permettre ça. Pas une bonne idée de nécessairement en tenir dans un premier mandat, comme le propose QS.

    • Raymond Labelle - Abonné 27 août 2012 12 h 50

      Ajoutons la possibilité d'un député ON aux possibilités de un ou deux QS. Si on suppose un gouvernement PQ minoritaire avec l'un et/ou l'autre de ces partis qui a la balance du pouvoir, on reste dans le moins probable que le plus probable. La fourchette demeure mince. S'il n'y a qu'un seul député de ces deux partis, il faudrait que le PQ ait exactement 62 députés, s'il y en a deux, que le PQ ait 61 ou 62 députés, ou s'il y en a trois, que le PQ ait 60, 61 ou 62 députés. 3 est le maximum du total de députés QS et ON que l'on peut espérer voir de façon réaliste suite aux prochaines élections.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 27 août 2012 13 h 02

      Moi, au lendemain d'un gouvernement PQ, je fais un référendum d'initiative populaire pour qu'il n'y ait pas de référendum dans les 50 prochaines années.... 15% d'appuis, je n'aurais pas trop de misère......

      On n'a jamais vu un chef de parti aussi mêler... elle envoie même les souverainistes de droite voter pour la PLQ ou la CAQ.... hihi on va en rire pendant plusieurs années...

    • Yan Hamel - Inscrit 27 août 2012 14 h 12

      Guillaume Blouin-Beaudoin a parfaitement raison. Raymond Labelle se trompe pour sa part lourdement en prétendant que deux députés QS est le maximum qu'on peut raisonnablement espérer faire élire. Au moins 6 candidats QS ont actuellement de sérieuses chances.
      Les électeurs de QS ne souhaitent pas un gouvernement majoritaire du PQ. Le PQ est un parti électoraliste, diffus, qui courtise l'électorat conservateur et néolibéral.Nous ne voulons pas d'un parti de ce type ayant les pleins pouvoir à l'assemblée nationale. Nous voulons un gouvernement majoritaire de QS. Ce sera, certes, pour une prochaine élection. Mais en ce moment, nous souhaitons un gouvernement minoritaire du PQ qui devra composer avec les députés QS, et adopter les politiques auxquelles nous croyons. Nous espérons que des députés QS à l'assemblée amèneront le PQ à se comporter comme le parti social-démocrate qu'il prétend être.

    • Cyril Dionne - Abonné 27 août 2012 16 h 40

      Voter Québec solidaire est la même chose que de voter communiste. Ils ont simplement changé la couleur de la maison (du parti) avec un nouveau nom. Et on connaît tous les dommages que le communisme (marxiste-léniniste) a engendrés pour tous ceux qui aspirent à la justice sociale.

    • Philippe Landry - Inscrit 28 août 2012 00 h 00

      S.V.P. arrettez de taper sur QS: ses membres ne voteront jamais pour le Parti Québécois. C'est plutôt l'Option Nationale qui va faire perdre cinq circonscriptions au Parti Québécois et donner une maajorité à l'alliance QLP-CAQ-ADQ.

  • Bernard Gervais - Inscrit 27 août 2012 03 h 56

    M. Lisée a raison

    La mise en garde de M. Lisée est tout à fait justifiée.

    Les leaders de QS et ON auront beau clamer qu'ils ne cherchent pas à diviser le vote souverainiste, mais c'est exactement ce qui risque d'arriver (s'ils s'obstinent) et ce, bien entendu au grand plaisir de la CAQ et du PLQ.

    Pas pour rien, par exemple, que notre PM louange Mme David alors qu'il ne continue d'être arrogant à l'égard de Pauline Marois. On a tous compris la stratégie de Jean Charest !

    En souhaitant que les souverainistes tentés par QS et ON soient les plus nombreux (comme leur a demandé Mme Marois) à se rallier au PQ, le seul parti capable de l'emporter contre les fédéralistes !

    D'ailleurs, à lire hier les commentaires sur les blogues portant sur le sujet, il semble que bien des électeurs ont déjà compris le message !

    • Yves Côté - Abonné 27 août 2012 05 h 11

      Monsieur Gervais, le seul ennui à votre raisonnement c'est que c'est Madame Marois qui a choisi d'adopter une position d'affrontement avec ON et QS, en refusant dès le départ une conciliation politique faite de générosité avec eux.
      Madame Marois préfère tenter le tout pour le tout en faisant peur aux Québécois, agissant exactement avec le PQ comme le fait John James C..
      C'est d'ailleurs ce qui montre que le PQ est définitivement devenu un vieux parti. Et la confiance en ceux-ci est rendue bien mince de tous...
      Quand on veut convaincre des électeurs qu'un pays neuf et républicain est plus nécessaire que jamais, il faut au moins avoir le courage soi-même de ne pas "jouer personnel" et c'est à ce titre que Madame Marois aurait dû suivre l'exemple d'ouverture du Parti Socialiste en France et trouver une modalité d'union avec les deux autres. Elle a refusé de le faire , préférant user de force. C'est son choix, c'est le chois du PQ, alors si elle rate son objectif d'être une PM d'un gouvernement majoritaire, elle n'aura qu'à s'en prendre à elle.
      Avec une balance de pouvoir qui se trouverait dans les mains d'ON et QS, un gouvernement minoritaire du PQ n'aura d'autre choix que de se montrer conciliant avec les indépendantistes qui ne se retrouvent plus dans les propositions et le fonctionnement du PQ.
      L'indépendance du Québec n'est la chasse-gardée de personne, elle appartient à son peuple tout en entier et jamais celle-ci ne se fera sans lui.
      Et encore moins malgré lui.
      Désolé d'en secouer quelques-uns ce matin mais Monsieur Gervais, vous m'y avez si bien invité que je n'ai su résister...

      Vive le Québec vraiment libre !

    • Chantale Desjardins - Abonnée 27 août 2012 06 h 25

      M. Lisée est candidat et son attitude sème le doute sur la minorité ou la majorité. Il devrait parler du programme et des effets positifs d'un gouvernement péquiste dans la société: la paix sociale, le calme chez les étudiants. La population est saturée des changements et a besoin d'une pause pour retrouver son souffle. Le programme du PQ est rassurant financièrement car le pouvoir d'achat diminue jour après jour avec les augmentations qui arrivent de partout.
      Où est Sirois, le co-fondateur de la CAQ?
      Pourquoi Legault a-t-il renié son passé souverainiste?

    • Claude Smith - Abonné 27 août 2012 07 h 49

      J'abonde dans le même sens. À quoi aura servi un vote pour Qs ou On, si on se retrouve avec un gouvernement minoritaire du parti québécois. Il n'est pas acquis qu'une coalition PQ-QS-ON soit majoritaire à l'ensemble nationale.

      Pire encore, qu'arrivera-y-il si on se retrouve avec un gouvernement minoritaire de la CAQ appuyé par le parti libéral.

      Je trouve déplorable cette division du vote souverainiste.

      Claude Smith

    • Claude Lachance - Inscrite 27 août 2012 08 h 22

      QS est un parti légitime, et j'aimerais qu'au P.Q. on respcte le choix des citoyens comme le fait QS. Madame Marois fini toujours par cèder la place à ses chiens de garde, qui japent à tout venant, et qui risquent eux de discréditer ce parti,, à force de s'ébrouer sur la place publique, à chaque coup de vent.

    • France Marcotte - Abonnée 27 août 2012 08 h 55

      D'accord, mais il me semble qu'une victoire majoritaire du PQ doit aussi s'accompagner de la présence à l'Assemblée nationale de Françoise David, Amir Khadir et Jean-Martin Aussant comme catalyseurs en quelque sorte.
      Comment s'en assurer?

    • Danielle Pelletier - Inscrite 27 août 2012 08 h 57

      Etes-vous sérieux lorsque vous dites que c'est la stratégie de M. Charest. Vraiment. Et vous croyez toujours à la séparation du Qc, Pourquoi!

    • France Marcotte - Abonnée 27 août 2012 11 h 22

      M.Côté,
      vous ne secouez personne et surtout pas votre conformisme.
      Il est tout à fait normal que pour être majoritaire, la stratégie du PQ ait impliqué de ne pas former d'alliance avant de tout faire pour être élu.

      Rien n'empêche d'avoir un gouvernement péquiste fort sans se passer des meilleurs éléments des nouvelles formation en se concertant pour les élire dans leur comté respectif.

    • Raymond Labelle - Abonné 27 août 2012 12 h 36

      Dans Mercier, en votant QS, au moins on ne fait pas passer la CAQ ou le PLQ. Dans Gouin non plus, mais il est triste de battre un député solide et ministrable qui a très bien travaillé à l'Assemblée nationale, entre autres sur le dossier de la corruption. Dans Nicolet-Yamaska, la division du vote souverainiste pourrait faire passer la CAQ, mais ON a des chances réelles de faire élire son candidat. QS ou ON ne peuvent de façon réaliste faire élire de député ailleurs. Dans les autres comtés où le PQ est compétitif, qu'un souverainiste ou un progressiste prenne le risque de faire élire un PLQ ou un CAQ dépasse ma capacité de compréhension.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 27 août 2012 13 h 10

      @Danielle Pelletier : Les seuls qui croient à la séparation du Québec ce sont les Orangistes francophobes. Nous voulons, comme la majorité des francophones, l'indépendance, la souveraineté du Québec.

    • Raymond Labelle - Abonné 27 août 2012 13 h 36

      Je peux encore comprendre qu'un progressiste ou un souverainiste vote QS ou ON dans un comté où le PQ n'a aucune chance d'être élu, ou encore dans un comté où QS ou ON a une véritable chance d'être élu, mais pas dans un comté où la CAQ ou le PLQ a une chance de l'emporter, où le PQ est compétitif et où ni QS ni ON n'ont de chances d'être élu, comme par exemple dans Laurier-Dorion.

  • Francis Robillard - Inscrit 27 août 2012 05 h 24

    Vive le vote libre (1)

    C'est aux électeurs de décider ou va leur vote. Peut importe ce que peut en penser le PLQ, le PQ et tutti quanti. Dans tout ce dédale outrancier, incestueux uninominale à un tour qu’est le système politique qui nous a été imposé par une minorité pour être contrôlé par une minorité, si le pur hasard veut qu’au final le gouvernement soit miraculeusement minoritaire et bien soit. Les partis auront à faire des concessions, à négocier, à rendre plus transparent un processus politique ouvertement opaque, dictatorial, monarchiste.

    En début de campagne, Jean-François Lysée se vantait d’être un joueur d’équipe, d’être solidaire avec les membres de son caucus. Je ne pense pas qu’il soit le seul à penser de cette façon déplorable, car la loyauté de tout politicien quel qu’il soit devrait toujours être à l’égard de la population. Après tout quand les députés font leurs serment, le font-ils à leurs partis respectifs : « Je jure solennellement de protéger les intérêts et la réélection de mon parti, d’usé des biens publics et d’endetter le Québec pour gagner du temps, des privilèges sans jamais rendre honnêtement des comptes ». Il me semble que je n’ai jamais entendu de tels serments d’allégeances à la chambre rouge?

    C‘est comme cette histoire de Radio-Québec, « Pour que l’on entend le point de vue Québécois dans les médias. Faut-il être à ce point niais que tout ce qui est contre le Québec, au moment de l’alternance, fera tout ce qui est en son pouvoir pour corrompre toute institution à sa porté, comme ça été le cas pour Hydro-Québec, la Caisse de dépôt, la fonction publique, pour que rien ne fonctionne comme il le devrait et contenir toute émancipation du Québec quelle qu’elle soit.

    • Danielle - Inscrit 27 août 2012 12 h 12

      La seule sortie des libéraux et la non entrée des caquistes est d'opter pour un vote stratégique. C'est facile de dire aujourd,hui qu'on est libre de voter. On est libre certes mais vous verrez quel sera le prix à payer de cette liberté si les libéraux ou caquistes sont élus. Québec solidaire n'est absolument pas solidaire. Il divise le vote parce que son seul but c'est de régner et non de libérer les québécois-es du marasme dans lequel on se trouve. Voter PQ en majorité est le seul moyen de s'en sortir. Le PQ est contre les gaz de schiste et contre la fracturation hydrolique et pour la venue en masse des énergies vertes et renouvelables et pour un Québec comme pays. Et vous de QS vous divisez le vote. Pouquoi vous vous entêtez? Les québécois ont vraiment le tour de se tirer dans le pied et ça me désole! Danielle Houlse

  • Francis Robillard - Inscrit 27 août 2012 05 h 25

    Vive le vote libre (2)

    Mais je me demande pourquoi dans les 40 dernières années le PQ, avec ses canadien-français de service choqué n’a pas évolué, compris que la libération ne vient pas d’une possession temporaire d’un pouvoir édulcoré dans une succursale provinciale du Dominion du Canada et de ses institutions battardes.

    La souveraineté au peuple, les députés au service du peuple, voilà le seul chemin que ne peut corrompre le Canada. Mais qui demande un courage ou un net support intellectuel qui fait défaut au PQ, comme à tout les partis-pour-niaiser-pour-4 ans-ou-5 ans, auxquels on est habitué. Des joueurs qui comptent dans leurs propres filets ça s’est déjà vu, mais je dois dire que Mme Marois et consorts battent des records, Pendant ce temps, un Canada qui s’est toujours foutu de nous, mais pas de l’argent que l’on lui rapporte continu à bien représenter ceux qui nous volent avec ses complices placés absolument partout, bien satisfait de voir que vous êtes incapable en bon parti institutionnel de changer la donne pour de vrai.

    Alors crier, gueulé, pleuré, menacé comme le font vos adversaires pour garder une clientèle captive par ses émotions et enlever à la masse toute prise sur son avenir. Quand vous aurez compris qu’il s’agit d’avenir et non d’intérêts présents, vous ne serez plus aussi pathétique avec les référendums d’initiatives populaire et pas à peine mieux que le pire Premier ministre que le Québec ait subi dans toute son histoire.

  • Danielle Drouin - Inscrite 27 août 2012 05 h 34

    Vote stratégique

    De grâce, ne risquez pas que le PQ se retrouve minoritaire en votant QS. À quoi ça nous servirait, nous Québécois? On a besoin d'un gouvernement majoritaire et seul le PQ peut le former. Je veux bien croire qu'on a encensé Mme David pour sa prestance au débat des chefs, mais ce n'est pas QS qui sera au pouvoir. Ni Option nationale. Il faut que les Québécois soient sérieux et se rallient au PQ. Les regrets du 5 septembre pourraient être amers et il sera trop tard.

    • Charles Beauchesne Armstrong - Inscrit 27 août 2012 11 h 55

      Les militants du PQ ne semblent pas réaliser qu'un gouvernement PQ minoritaire ne semble catastrophique que pour eux. En dehors du PQ, la perpective d'un gouvernement PQ n'est pas plus encourageante que celle d'un gouvernement PLQ ou CAQ. On accuse Charest d'utiliser la crise étudiante afin de provoquer la peur chez la population pour avoir des votes. En quoi l'utilisation du vote stratégique pour contrer la peur d'une ré-élection PLQ ou d'une élection CAQ est si différente comnme tactique?

    • Claude Champagne - Inscrit 27 août 2012 15 h 12

      Et j'ajouterais Mme Drouin, avec tout le respect que j'ai pour les chefs QS et ON ainsi que leurs sympathisans, c'est vrai que de se faire dire pour qui voter peut blesser les gens. Mais 2012 c' est une année électorale des plus critiques que j'ai à vivre, 1976 c'était mon baptême. Soit la caq majoritaire et je dis sans me tromper, un autre 5 ans des derniers 9 ans, soit PQ minoritaire et puisque le chef Casquiste il refuserait toute collaboration c'est probable des élections en dedans deux ans. Alors la situation ressemble est ceci s.v.p pour des raisons de stabilité, faire avancer le français, reprendre le volant de la droite démolisseur, reprendre nos richesses naturelles des minières-pétrolières étrangères etc, pour cette fois-ci votez PQ s.v.p. Merci de m'avoir lu et s.v.p un petit moment de réflexion suite à mon appel merci. Le Québec au Québécois!!!

    • Laurier Francois - Inscrit 28 août 2012 22 h 36

      Le probléme du PQ c'est qu'en même temps qu'eux, on apprend à connaître la Cheffe. Pas pour rien qu'ils voulaient la faire sauter. La garde rapprochée a réussi un miracle mais plus elle parle, plus elle se cale. Ne souhaitez pas Marois majoritaire.