La question référendaire est au cœur de la journée électorale

Pauline Marois était ce matin dans la circonscription de Gouin, qu'elle espère garder mais où Françoise David de Québec solidaire chauffe son candidat Nicolas Girard.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pauline Marois était ce matin dans la circonscription de Gouin, qu'elle espère garder mais où Françoise David de Québec solidaire chauffe son candidat Nicolas Girard.

La question référendaire a éclipsé tous les autres sujets au 23e jour de campagne, propulsée à l'avant-plan par les déclarations de la veille de Pauline Marois et François Legault.

Pauline Marois a réitéré que la signature d’un registre par 15 % des électeurs pour obtenir la tenue d’un référendum n’engagerait pas le gouvernement et l’Assemblée nationale. Mais la chef péquiste a avancé une nouvelle raison pour justifier sa position: la procédure serait anticonstitutionnelle si elle devait lier les élus.

«L’Assemblée nationale a le dernier mot dans nos institutions démocratiques. Ce serait même anticonstitutionnel qu’il en soit autrement», a affirmé la chef péquiste dans un point de presse au parc Molson, à proximité du Cinéma Beaubien, où elle a dévoilé ses engagements en matière de culture.

Manifestant de l’impatience envers les journalistes qui s’intéressaient davantage à cette question qu’à son annonce du jour, Pauilne Marois a donné l’assurance qu’elle restera maître du jeu. «Bien sûr que j’ai le contrôle du calendrier référendaire. Je l’ai toujours dit, je l’ai redit hier [mercredi] et je vais le redire aujourd’hui», a-t-elle martelé.

«C’est sûr que pour la classe politique, ça crée une certaine pression. Ce n’est pas facile de ramasser 850 000 signatures [en provenance] de toutes les régions du Québec», a-t-elle toutefois concédé. Elle a rappelé que dans le programme de l’Action démocratique du Québec de Mario Dumont figuraient des référendums d’initiative populaire (RIP) qui ne requéraient que 200 000 signatures. En fait, le minimum était fixé à 250 000 électeurs, et à 500 000 pour un référendum portant sur l'avenir du Québec.

Le 15 février dernier, deux semaines après que le Conseil national du PQ eut adopté à l’unanimité le principe des RIP, Pauline Marois avait pourtant soutenu qu’une fois les 850 000 signatures recueillies et les autres conditions remplies, le gouvernement serait dans l’obligation de tenir un référendum. Ce serait «exécutoire», avait-elle dit.

Mme Marois a indiqué que Bernard Drainville, un des ardents défenseurs de la formule des RIP, est d’accord avec le fait qu’il revient à l’Assemblée nationale de décider s’il faut donner suite ou non à la volonté exprimée par 15 % des électeurs.

Revenant sur le débat de mercredi, la chef péquiste a souligné qu’elle s’était «bien amusée» en entendant François Legault parler de «caribous», cette expression du PQ, forgée dans les années 1980, qui désigne les «purs et durs» du mouvement souverainiste. «S’il y en avait un qui était plus caribou que les autres, c’était bien lui.»

Si l’on se fie à Pierre Dubuc, du SPQ libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre), Pauline Marois ne subira pas les ruades des caribous pour son changement de position. «C’est le gouvernement responsable», a-t-il livré au Devoir. «Mme Marois n’est pas en porte-à-faux avec nous. On a toujours eu cette conception-là.»

Joint hier, le constititutionnaliste Henri Brun a confirmé que, contrairement à l’opinion de la chef péquiste, rien dans la Constitution n’empêcherait l’Assemblée nationale d’adopter un projet de loi forçant le gouvernement à tenir un référendum à la suite de la signature d’un registre, comme le prévoit la formule des RIP. «La Loi pourrait créer une obligation pour le gouvernement de s’exécuter», a dit Henri Brun. Cependant, le juriste ne se montre guère chaud à l’idée d’imposer au gouvernement une telle obligation. «Il faut faire preuve d’énormément de prudence», juge-t-il.

Par ailleurs, Pauline Marois a reconnu avoir donné une «interprétation erronée» du projet de loi sur la citoyenneté québécoise qu’un prochain gouvernement promet de déposer. Ainsi, les anglophones domiciliés au Québec au moment de l’entrée en vigueur du projet de loi, même s’ils ne parlent pas français, obtiendraient automatiquement leur citoyenneté; c’est «une espèce de clause grand-père», a précisé Mme Marois. Seuls les nouveaux arrivants devraient prouver qu’ils possèdent une connaissance «appropriée» du français avant de recevoir leur certificat de citoyenneté québécoise et d’obtenir ainsi le droit de se porter candidats aux élections.

Legault sévère


Plus tôt, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a donné la première salve sur le sujet référendaire, indiquant que tous les Québécois seraient perdants s'il y avait un référendum. Si le non l'emportait une troisième fois, tant les souverainistes que les fédéralistes désireux d'obtenir un rapport de force avec Ottawa en paieraient le prix.

La tenue de référendums d'initiative populaire avec l'appui de 850 000 signatures, proposée par le PQ, a aussi été sévèrement jugée par le chef de la CAQ qui estime que le Québec serait plongé dans un chaos de consultations.

Le fruit constitutionnel n'est pas mûr, dit Charest

Pendant ce temps, à Dorval, Jean Charest a dû admettre que le fruit continuera à ne pas être «mûr» pour entamer des discussions sur l'adhésion du Québec à la Constitution canadienne.

Lors d'un point de presse, M. Charest a affirmé qu'il n'entrevoit aucune ouverture au cours d'un prochain mandat d'un gouvernement libéral qui serait reporté au pouvoir le 4 septembre.

Vantant la souplesse du fédéralisme, le chef libéral a expliqué que ce débat sera cependant abordé éventuellement. «Un jour, nous arriverons à ce débat-là, a-t-il dit. Est-ce que c'est demain? Non. Est-ce que ça fait partie des choses que nous voyons à l'horizon à court terme? Non. Mais un jour, on y arrivera, parce que c'est une chose qui doit être corrigée. [...] Je n'ai pas de cible pour le mandat en cours.»

M. Charest a soutenu que sa priorité à court terme, dans ses relations avec Ottawa, est de discuter des transferts fédéraux aux provinces. «L'objectif pour le mandat en cours, l'objectif à court terme, qui est certainement le plus urgent et sur lequel on s'entend avec toutes les autres provinces au Canada, c'est la question des transferts», a-t-il dit.

En 2008, M. Charest avait réclamé une entente administrative qui garantirait au Québec la gestion des fonds fédéraux en matière de culture et de communications, une démarche qu'il privilégiait car elle ne nécessiterait pas de rouvrir l'épineux dossier constitutionnel.

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59 commentaires
  • sylvain chartrand - Inscrit 23 août 2012 12 h 34

    SVP répondez moi.

    Pourquoi les questions référendaires du PQ sont toujours compliqués. SVP répondez moi franchement.

    • Mathieu Bouchard - Inscrit 23 août 2012 14 h 22

      La question d'origine de Parizeau était légendairement facile, mais il a dû la changer pour satisfaire certains associationnistes qui auraient voté NON si la question avait pas parlé d'un plan de partage de certaines responsabilités avec le Reste du Canada.

      La question simple allait chercher entre 40 et 44 % de OUI (environ), et la question parlant d'une entente hypothétique allait chercher entre 48 et 52 %.

      Parizeau aurait beaucoup aimé que sa propre question passe, mais stratégiquement, il a dû conclure le pacte Parizeau-Bouchard-Dumont pour rassembler plus de monde, et ça a donné une autre question (déjà plus directe que celle de 1980).

    • Mathieu Bouchard - Inscrit 23 août 2012 14 h 24

      (désolé, je voulais écrire « simple » ou « direct » à la place de « facile ». c'était pas clair)

    • Raymond Labelle - Abonné 23 août 2012 14 h 28

      Les questions ont été formulées de façon à maximiser les chances de les gagner. Donc, on cherche un mandat de négocier la souveraineté assortie d'une association (1980) ou on assortit la souveraineté d'une négociation d'association avec le Canada (1995). On a craint que de poser la question de la souveraineté sans mentionner l'association ne puisse obtenir l'appui de la majorité.

      En court, le PQ ne veut pas faire un référendum et le perdre. Un référendum perdant nuit au Québec.

      S'il était clair que la majorité des Québécois aspirent à l'indépendance, le PQ, ou quiconque, n'aurait pas de raison de demander le mandat de faire autre chose dans la question référendaire, qui pourrait alors être simple.

      Quant au référendum d'initiative populaire, c'est une mesure plus générale qui vise à donner aux citoyens la possibilité de s'exprimer sur diverses questions, pas seulement la question constitutionnelle. Ce que Mme Marois sous-entend, c'est que si on demandait par ce biais de tenir un référendum sur la souveraineté, le gouvernement refuserait de le faire s'il estimait que le référendum a de bonnes chances d'être perdu.

    • Kevin Charron - Inscrit 23 août 2012 14 h 40

      Bien franchement!

      Il faut être de mauvaise foi pour trouver les questions référendaires compliquées. La question dit ce qu'elle dit. Je connais personne qui au lendemain du référendum ne savait pas pourquoi il avait voté sous prétexte que la question n'était pas claire.

      SVP, répondez-moi franchement. Qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans les questions référendaires. Elle est où la complexité.

      Et ne me dites surtout pas qu'elle est trop longue. Si on n'est pas foutu de lire trois lignes, le problème, c'est pas la question.

    • Jean-Marc Drouin - Abonné 23 août 2012 14 h 40

      Parce qu'il en va de l'avenir d'un peuple; parce que les fédéralistes en font toujours une montagne, qu'ils en font un drame, une tragédie, qu'ils déchirent leur chemise sur la place publique; parce que les Canadiens du reste du Canada croient à tort que leurs compatriotes vivant au Québec vont se faire enlever leurs droits; parce qu'ils craignent que les Québécois s'affirment enfin après 253 ans de domination de langue anglaise.

      Pourtant le référendum est l'outil démocratique par excellence.

    • Claude Smith - Abonné 23 août 2012 15 h 23

      La réponse est simple. Il y en a qui avaient intérêt à la présenter comme si elle était compliquée et pas claire. Ceci leur permettait alors d'affirmer que les québécois qui ont voté oui, ne savaient pas qu'ils votaient pour avoir un pays souverain, Quant à ceux qui avaient voté non, ils savaient eux qu'ils votaient pour le maintien du Québec au sein du Canada.


      Claude Smith

    • Raymond Labelle - Abonné 23 août 2012 15 h 37

      Les questions ont été formulées de façon à maximiser les chances de les gagner. Donc, on cherche un mandat de négocier la souveraineté assortie d'une association (1980) ou on assortit la souveraineté d'une négociation d'association avec le Canada (1995). On a craint que de poser la question de la souveraineté sans mentionner l'association ne puisse obtenir l'appui de la majorité.

      En court, le PQ ne veut pas faire un référendum et le perdre. Un référendum perdant nuit au Québec.

      S'il était clair que la majorité des Québécois aspirent à l'indépendance, le PQ, ou quiconque, n'aurait pas de raison de demander le mandat de faire autre chose dans la question référendaire, qui pourrait alors être simple.

      Quant au référendum d'initiative populaire, c'est une mesure plus générale qui vise à donner aux citoyens la possibilité de s'exprimer sur diverses questions, pas seulement la question constitutionnelle. Ce que Mme Marois sous-entend, c'est que si on demandait par ce biais de tenir un référendum sur la souveraineté, le gouvernement refuserait de le faire s'il estimait que le référendum a de bonnes chances d'être perdu.

    • sylvain chartrand - Inscrit 23 août 2012 15 h 47

      Marois dit que si 850,000 personnes, soit 15% de la population, demandent par un référendum d’initiative populaire qu’un référendum sur la souveraineté soit tenu, le gouvernement péquiste ne sera pas obligé d’y donner suite.

      Elle a réaffirmé sa volonté ferme jeudi matin de garder le contrôle de l’agenda référendaire.

      Mais elle rajoute «C’est au gouvernement et ultimement à l’Assemblée nationale de décider quand se tiendra un référendum portant sur l’avenir national du Québec.

      Par contre, en conférence de presse en février dernier, Marois avait affirmé que les référendums d’initiative populaire (RIP), proposés entre autres par Bernard Drainville, seraient «exécutoires».

      Si Pierre Bruneau s'y perd, et bien moi aussi.

    • Loraine King - Inscrite 23 août 2012 16 h 30

      On devrait demander à des Italiens, des Allemands, enfin, n'importe qui, laquelle de ces questions référendaires est la plus claire :

      "Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 ?"

      Je vous fournirais bien l'entente du 12 juin et le projet de loi qui sont au coeur de la question mais puisqu'ils n'apparaissaient pas sur le bulletin de vote et que Le Devoir ne me fournit pas suffisamment d'espace pour ce faire, vous pouvez toujours les chercher sur internet, j'imagine.


      Comparativement à ceci:

      Scotland should become an independent state - avec le choix de répondre oui ou non.

      Evidemment qui quiconque trouve la question écossaise plus simple à comprendre sera immédiatement traité de traitre au Québec, d'être quelqu'un de mauvaise foi, etc.

      Le Québec devrait devenir un état indépendant - oui ou non ?

      Les Québécois ne sont pas assez intelligents pour comprendre telle question. Il n'y a que les Ecossais qui sont assez éduqués pour comprendre une question aussi complexe !

    • Florence Péloquin - Abonnée 23 août 2012 18 h 01

      Moi je prétends qu'on m'a fait voter deux fois à un referendum, mais qu'on ne m'a toujours pas demandé si je souhaitais que le Québec devienne un pays/état indépendant.
      Ma mémoire me fait peut-être défaut, mais au dernier referendum, l'opposition (libérale, qui soit dit en passant avait reçu un pourcentage du vote populaire plus élevé que le PQ au pouvoir) avait suggéré un amendemanet à la question, soit l'ajout du mot "état" avant "souverain". Ce que le gouvt péquiste a évidemment rejeté, car cela aurait diminué le vote du "oui".
      Le désir de /gagner" le referndum l'a donc emporté sur la franchise à l'endoit du bon peuple.
      Si ma mémoire est (encore) bonne, un sondage auprès de ceux qui avait voté "oui" avait révélé qu'un assez haut pourcentage de ceux-ci estimaient ne pas avoir voté pour un étta indépendant (en effet, ce n'est pas ce que la question demandait).
      Aucun doute pour moi: il est donc faux de prétendre qu'au dernier referendum "on" est passé à quelquea dixièmes de 1% près de l'indépendance. Et encore plus de blâmer le "vote ethnique" pour cela.

    • Florence Péloquin - Abonnée 23 août 2012 18 h 27

      Pas folle, Mme Marois, tout de même! Elle déclare maintenant qu'un RIP ne serait pas exécutaire et que serait à l'Assemblée nationale de décider su tenir un référendum ou non, advenant une pétition de 15% etc .... en ce sens. En effet, imaginons qu'un groupe de 850,000 "fédéralistes", estimant que le moment est mûr pour faire mordre la poussière une 3e fois au PQ (qui a déjà deux "prises" contre lui), réclament un referendum où ils estimeraient que le "non" a toutes les chances de l'emporter. "Strike three!". D'où le besoin de conserver à un éventuel gouvt péquiste majoritaire un "droit de veto" face à verdict populaire à craindre. Soyons démocrates, mais pas trop, quand même!

    • Léandre Joannette - Inscrit 23 août 2012 18 h 50

      Si vous aimez pas la question, il vous reste une alternative démoncratique....

      Un vote = si simple = oui ou non

      Alors, vos tracasseries ça va ?

    • Raymond Labelle - Abonné 24 août 2012 13 h 09

      Rappelons-nous que si la loi qui autorise les référendums d'initiative populaire (RIP) est adoptée, elle pourrait être en vigueur sous des gouvernements ultérieurs à un gouvernement péquiste majoritaire. Un tel gouvernement pourrait être libéral majoritaire.

      Que ferait ce gouvernement libéral si un tel référendum était réclamé par le 5ème de la population? Quelle est la position du PLQ sur les RIP, d'ailleurs? Abrogerait-il une telle loi?

      Si on avait un gouvernement péquiste minoritaire à cette élection-ci, on peut supposer que le PLQ et la CAQ voteraient contre les RIP. Toutefois, n'oublions pas que l'ancienne ADQ avait les RIP dans son programme - je ne sais pas si la possibilité de référendums sur la souveraineté auraient été permis selon ce qui était dans le programme de l'ADQ).

  • Florence Péloquin - Abonnée 23 août 2012 12 h 50

    Finie, toute crédibilité

    Comment se fier maintenant à ce que nous disent Mme Marois et ses ténors, au sujet d'un futur referendum sur la souveraineté et des RIP (Réf. d'initiatibe populaire) ? On prendrait les Québécois pour des imbéciles qu'on n'agirait pas autrement.

    Ils ont perdu toute crédibilité sur le sujet ....

    • Léandre Joannette - Inscrit 23 août 2012 18 h 52

      Alors, continuez à voter Libéral.... eh! en parlant de crédilibité.....

  • Yves Drapeau - Inscrit 23 août 2012 13 h 11

    Nourrir la peur...

    Je suis tanné de voir Pauline Marois avoir à se justifier sur le pourquoi du comment et le quand se tiendra le prochain référendum. Je fais entièrement confiance qu'elle gouvernera en respect des institutions et des valeurs québécoises en évitant les situations chaotiques comme celles que les libéraux ont crée et celles qui sont à venir avec un gouvernement caquiste qui soit dit en passant,serait bien pire que les libéraux! Eh oui, j'ai bien dit pire, la CAQ c'est la réincarnation de l'union nationale de Duplessis...un très vieux parti...

    • Huguette Durocher - Inscrite 23 août 2012 14 h 56

      J'appuie,
      Huguette Durocher

  • R Nault - Inscrit 23 août 2012 13 h 45

    De la clarté svp Mme Marois !

    Après le débat d'hier avec M. Legault, le refus de Mme Marois de répondre à M. Bruneau par tois fois sur la date du référendum et la mise au point de ce matin, on ne sait plsu où on en est. Confusion totale; je parlais avec un péquiste ce matin et il me donnait une autre version !

    Est-ce possible Mme Marois de clarifier ce que le PQ entend faire s'il est élu et qui gouverne dans ce parti, les membres non-élus ou les députés élus par la population ?

    • Florence Péloquin - Abonnée 23 août 2012 14 h 58

      Re "Est-ce possible Mme Marois de clarifier....?". Ne comptez-pas là-dessus. Le but: emberlificoter la population, ne pas dire le fond des choses, ne pas révéler l'agenda caché, bref, ne rien faire/dire qui risque d'éloigner les électeurs qui ne veulent pas, mais PAS, entendre parler de referendum. Ce que les Lisée, Drainville, Duchesnes, Laviolette, Larose, Landry, et al refusent de voir ou comprendre.Eux, ils ont la "raison"; le 'bon peuple' ne comprend rien; ils faut les éduquer ....

    • Claude Smith - Abonné 23 août 2012 15 h 15

      Mon cher monsieur, comment voulez-vous préciser la date du prochain référendum alors que la première tâche qui revient au parti québécois est d'informer les québécois sur ce qu'impliquera l'accession à la souveraineté et de les convaincre majoritairement de la nécessité de la faire.

      Et pourtant, nous n'exigeons de la part de Messieurs Charest et Legault une date pour entamer des discussions sur la constitution. Quant à eux, il ne le feront pas parce qu'ils savent pertinemment que le fruit ne sera jamais mûr.
      Donc, la meilleure façon consiste pour eux à mettre la question sous le tapis et de passer à autre chose.

      Claude Smith

    • Marc Bourdeau - Abonné 23 août 2012 15 h 22

      De Louis.Marc.Bourdeau@Gmail.com

      Il n'est pas dans l'intérêt électoral de Madame Marois d'être claire. Le PQ ne peut se permettre de perdre aucun vote, ceux des purs-et-durs du Parti comme les autres.

      Tout déplacement de vote du PQ vers QS ou le parti de Aussant, sont autant de votes pour la CAQ, car ils permettraient à ce dernier, sans aucune adhésion de plus, de resserrer l'écart avec son grand concurrent le PQ. Éventuellement d'arracher quelques comtés.

      Il faut voter stratégique, éventuellement contre ses convictions profondes. Les nouveaux votes de QS arrachés au PQ ne donneraient aucun comté de plus à ce parti, mais éventuellement quelques-uns pour la CAQ, la droite de la droite libérale du PLQ. Quel membre de QS voudrait ça?

      On se doit de lire en clair les propos un peu obscurs du PQ, et faire confiance à Madame Marois, à ce parti pour ne pas jeter le Québec dans le ravin.

      Quel parti d'ailleurs oserait ça? Sûrement pas le PQ.

    • Léandre Joannette - Inscrit 23 août 2012 18 h 58

      Monsieur Bruneau va voter au réfrendum et vous ?

      La peur de Trudeau revient, cela ne fonction plus mes amis.... votez oui ou non, c'est simple, arrètez de grossir un faux problème.... vous allez vivre quelque chose de nouveau LA DÉMOCRATIE.

    • Arthur Desgagnés - Inscrit 27 août 2012 17 h 07

      Je ne comprend pas que M. Bruneau demande la date du prochain référendum trois fois de suite alors qu'il ne peut y avoir de réponse à la question. Il a été dit et redit que ce sera quand il sera jugé que le oui a de réelles chances de le gagner. Il me semble que M. Bruneau devrait contrôler sa logique. Il n'est pas un amuseur public pour emboîter le pas à la CAQ.

  • Jean Lapointe - Abonné 23 août 2012 14 h 16

    On voit bien que Charest se fout de nous

    Jean Charest ne veut rien entendre de la souveraineté du Québec et conséquemment il ne veut rien entendre d' un nouveau référendum sur la question nationale. Il se moque de madame Marois parce qu'elle est souverainiste. Ce qu'il peut être méprisant!

    En plus il n' a rien à proposer concernant des réformes à apporter à la constitution canadienne. Le fruit n'est pas mûr, dit-il, ce qui veut dire qu'il n'a pas dutout l'intention d 'y voir.

    Ce qui veut dire que Jean Charest se contente de la situation actuelle.

    Ce qui veut dire que Jean Charest veut nous maintenir dans une situation de dépendance face à Ottawa et face au ROC.

    Ce qui veut dire que Jean Charest trouve qu'il est tout à fait acceptable que le Québec demeure une simple province canadienne dans un Canada dans lequel il a de moins en moins d'influence politique.

    Ce qui veut dire que Jean Charest se fout des Québécois parce que, lui, il n'est pas de nationalité québécoise. Il est un Canadien résidant au Québec et il veut plutôt faire de nous de bons petits Canadiens dociles et obéissants.

    Jean Charest nous fait honte. Jean Charest ne veut pas que le peuple québécois s'émancipe.

    Jean Charest souhaite que nous disparaissions comme peuple, il se fout de notre culture. C'est un Canadien.

    Jean Charest est prêt à être un fossoyeur de rêves.

    Est-il pensable que nous puissions accepter cela? Est-il pensable que nous acceptions de disparaître sans que nous ayons la possibilité de nous gouverner nous-mêmes?

    Sommes-nous condamnés à mourir comme peuple distinct?

    Si la réponse est non , nous devons nous débarrasser de Jean Charest le 4 septembre prochain.

    • Jean Côté - Inscrit 23 août 2012 17 h 07

      La majorité des résidents du Québec ne sont donc pas de vrais Québécois selon vous puisque les deux référendums ont été perdus... Misère. N'importe quoi.

      La souveraineté est un projet dépassé. Pleins de gens voteront contre Charest le 4 septembre sans pour autant être des séparatisses.

      Dans ces temps économiques difficiles, il serait irresponsable de reporter un parti indépendantiste au pouvoir. Même plutôt de gauche mais fédéraliste, le choix reste PLQ, minoritaire si ça peut vous faire plaisir, ou alors au pire, CAQ.

      Les autres, c'est du restant des années 60-70 qui serait terrible pour l'économie. Des cadavres encore chauds. Anyway, le PQ a prouvé lors du boycott étudiant qu'il n'est pas digne de former un gouvernement. A nous de choisir un Québec qui s'endettera comme la Grèce... Non merci Mme Marois!

      Jean Côté, fier Québécois contre la souveraineté.

    • France Marcotte - Abonnée 23 août 2012 17 h 34

      J'ai une amie qui votera Option Nationale le 4 septembre.

      Je lui ai demandé: comme ça, pour toi comme pour ton chef, laisser J.Charest au pouvoir pendant encore 4 ans, c'est mieux que d'avoir un gouvernement péquiste pendant cette même période?
      Elle a répondu que oui.

    • France Marcotte - Abonnée 23 août 2012 18 h 00

      M.Côté,
      je constate que vous ne pouvez expliquer votre opposition à la souveraineté sans insulter ceux qui en sont les défenseurs.

      La violence, même verbale, est un signe d'impuissance, dit-on.

      Ou d'ignorance. Continuez de fouiller la question, pour le bénéfice de vos concitoyens.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 août 2012 18 h 54

      On peut vous confirmer M. Côté que le Canada anglais (ROC) est très fier de votre position constitutionnelle. Le seul problème c'est qu'il ne pourra pas vous le dire en français. Et un fédéraliste francophone n'est qu'un anglophone en devenir.

      En ce qui concerne la question référendaire, le Parti Québécois est un parti séparatiste; point à la ligne. Si le parti québécois forme le prochain gouvernement, Mme Marois pourra décider si l'on doit tenir un référendum dans quatre les prochaines années et si la réponse est positive, c'est à elle, en concert avec la population et l'Assemblée nationale, de convenir à une date.

    • Jean Côté - Inscrit 23 août 2012 19 h 15

      Mme Marcotte.

      Mes arguments: on connait déjà la réponse puisque 2 référendums ont déjà étés perdus, la'indépendance est projet issu des années 60-70, un gouvernement séparatiste est mauvais pour l'économie dans on contexte économique déjà difficile et la CAQ est un meilleur choix qu'un gouvernement séparatiste même si trop à droite dans ce contexte. Le PQ promet la lune sans en avoit les moyens ce qui conduira à un scénario semblable à celui de la Grèce. Si ces faits sont pour vous des insultes ou de la violence verbale, vous errez.

    • Jean-François Gilbert - Inscrit 24 août 2012 22 h 13

      Mme France Marcotte,

      Vous dites:

      -J'ai une amie qui votera Option Nationale le 4 septembre
      Je lui ai demandé: comme ça, pour toi comme pour ton chef, laisser J.Charest au pouvoir pendant encore 4 ans, c'est mieux que d'avoir un gouvernement péquiste pendant cette même période?
      Elle a répondu que oui.

      ...Donc comme une majorité de québecois, il vous faut quelqu'un près de vous pour vous faire une opinion sur le sujet?

      À ce que je vois, les gens votent, soit pour une couleur d'une cravate, soit pour faire plaisir aux gens d'opinion dans leur entourage!

      Et on ose nous parler de démocratie par la suite?

      ...Misère!