«La population n’est pas une marchandise électorale»

Le chef d’Option Nationale (ON), Jean-Martin Aussant, regrette que le dernier des quatre débats télévisés des chefs n’ait constitué qu’un étalage de vieille politique avec de vieilles méthodes, plutôt que de donner la parole à des partis jeunes et émergents avec de nouvelles idées et de nouvelles méthodes.

« Le vrai rôle d’un débat devrait être de pouvoir donner des arguments pour aider les indécis à faire leur choix. Ça ne devrait pas être le lieu pour régler des comptes », regrette M. Aussant, qui reproche à Pauline Marois et à François Legault de s’être trop tournés vers le passé et pas assez vers le futur.


« Chacun des deux chefs accusait l’autre d’être souverainiste ou fédéraliste, mais ce qu’il faudrait, c’est expliquer aux indécis pourquoi il est important de faire le choix de la souveraineté. »


Le député de Nicolet-Yamaska regrette également que plusieurs thèmes soient restés absents des débats, notamment le sort des régions, de l’agriculture ou des Premières Nations.


M. Aussant a de plus relevé la partisanerie à outrance dont ont fait preuve Jean-François Lisée (PQ) et le Dr Barrette (CAQ) lors de l’analyse qui a suivi le débat. « La population n’est pas une marchandise électorale », a conclu le chef d’ON, qui aurait souhaité débattre avec les trois chefs qui se sont affrontés depuis lundi. « Pas pour faire des attaques personnelles. À Mme Marois, j’aurais parlé de souveraineté, à M. Charest, de partisanerie et à M. Legault, de leadership. »

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