Citoyenneté québécoise - Le PQ corrige Pauline Marois


	Le chef Ghislain Picard
Photo: La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick
Le chef Ghislain Picard

Le Parti québécois a tenu à corriger sa chef Pauline Marois qui a affirmé qu’en vertu du projet de loi sur la citoyenneté qu’un gouvernement péquiste s’est engagé à présenter, les anglophones de souche devraient connaître le français pour pouvoir se porter candidats à des élections au Québec, que ce soit à l’Assemblée nationale, dans les municipalités ou dans les commissions scolaires.

 

« Le principe, ce n’est pas qu’on vienne d’ailleurs ou qu’on vienne d’ici ; le principe, c’est qu’on soit capable de communiquer avec les citoyens », avait déclaré Pauline Marois dans un point de presse mardi en précisant que les « anglophones de souche » devront avoir une connaissance du français pour obtenir le droit d’éligibilité à des élections au Québec une fois le projet de loi adopté.


Or c’est faux, a rectifié mercredi le PQ dans un communiqué. Comme le stipulait le projet de loi 195 déposé en 2007, « la citoyenneté québécoise serait automatiquement accordée à tous les citoyens vivant sur le territoire du Québec au moment de l’adoption de la loi. Par la suite, les nouveaux arrivants pourraient obtenir leur citoyenneté québécoise en démontrant une connaissance appropriée du Québec et de la langue française. »


Le droit d’éligibilité étant lié à l’obtention de la citoyenneté québécoise, tous les anglophones domiciliés au Québec, y compris les autochtones qui ne parlent pas français, pourraient se présenter aux élections. Seuls les nouveaux arrivants qui n’ont pas une connaissance « appropriée » du français seraient visés.


Irrité, le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a lancé mercredi qu’il valait mieux continuer d’ignorer les Premières Nations pendant la campagne électorale au lieu de tenter de leur imposer la citoyenneté québécoise et la langue française. Sans équivoque, M. Picard a assuré dans un communiqué qu’« aucune des Premières Nations au Québec » n’acceptera de se faire imposer « une loi étrangère adoptée par un gouvernement provincial ».


À Saint-Jean-sur-Richelieu, Jean Charest a dénoncé le projet de loi. « J’ai rarement été témoin d’une telle improvisation sur un sujet qui n’est pas banal non plus, sur le droit de se présenter aux élections. »


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Avec Antoine Robitaille et La Presse canadienne

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