Legault maintiendrait le monopole de l’UPA

François Legault prône des changements de fond au Québec, mais pas celui de retirer à l’Union des producteurs agricoles (UPA) son monopole syndical. Présentant ses engagements en matière agricole jeudi, il a reproché au gouvernement libéral de ne pas avoir produit de politique agricole quatre ans après le dépôt du rapport Pronovost. Or celui-ci suggérait de mettre fin au monopole de l’UPA. Le chef caquiste a confié son admiration pour les agriculteurs, des « entrepreneurs qui prennent des risques ». Comptant aider ceux qui « ont des projets » de croissance, il a promis de rendre disponibles par Investissement Québec et les CLD 2 milliards de dollars de capital-actions. «Nous, ce qu’on souhaite, c’est faire du Québec un paradis des entrepreneurs. » Inquiet de voir qu’un grand nombre de terres agricoles pourraient passer prochainement aux mains d’étrangers dans les prochaines années, M. Legault veut favoriser le maintien de celles-ci dans les familles. Il a promis de faire en sorte que l’exonération de 750 000 $ sur le gain en capital s’applique aux parents agriculteurs qui vendent leur exploitation à leurs enfants.


Quant à la vente des produits agricoles québécois, M. Legault prône un étiquetage plus voyant et effectuerait une vaste campagne pour promouvoir l’achat de produits locaux. Les produits importés, eux, seraient soumis aux mêmes normes que les produits québécois, question d’établir une concurrence plus juste pour les producteurs québécois.


M. Legault a promis que, dans un éventuel gouvernement de la CAQ, le ministre de l’Agriculture ferait partie du Comité des priorités. Il souhaite favoriser la vente de produits agricoles québécois grâce à un étiquetage plus visible. Au total, les mesures qu’il a mises en avant jeudi coûteraient 36 millions.

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