Promesses des partis en santé: où trouveront-ils l’argent? demande l’AQESSS

Non seulement le budget consacré à la santé ne permet pas de financer les diverses promesses des partis politiques en campagne, il ne permet même pas de maintenir les services actuels, dénonce l’Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS).

«Les chefs doivent comprendre qu’ils seront appelés à faire des choix plus ou moins dramatiques et cruels à moins d’ajouter beaucoup d’argent», dit Lise Denis. En conférence de presse jeudi matin, elle a demandé aux chefs, qui multiplient les promesses, de faire preuve de transparence.


Selon l’AQESSS, le budget du ministère de la Santé accusera un trou de 1,2 milliard d’ici 2014-2015. Celui-ci est creusé par les économies «d’optimisation» qui ne sont pas au rendez-vous (432,9 millions), le trou annoncé dans le dernier budget Bachand suite à l’élimination du «ticket orienteur» (430 millions), une croissance budgétaire réduite (180,8 millions) et les pertes anticipées de transferts fédéraux (118,6 millions).


Comment ajouter des services dans un tel contexte budgétaire ? demande Mme Denis. «Il faut qu’ils nous disent comment ils vont faire face à la musique au lendemain des élections et pour les cinq prochaines années», dit-elle. Les mesures d’optimisation ne suffiront pas, estime-t-elle. «Ça génère des montants, mais pas à la hauteur attendue. À ce que je sache, on n’a jamais renvoyé de chèque au Conseil du trésor.»

1 commentaire
  • Jocelyn Boily - Inscrit 17 août 2012 14 h 22

    Drôle de campagne

    17 août 2012

    Drôle de campagne

    Jean Charest du parti libéral du Québec (PLQ) veut obliger les jeunes à faire du bénévolat, François Legault de la coalition avenir Québec (CAQ) veut enlever sa cravate pour plaire aux femmes et Pauline Marois veut des équipes de hockey entièrement Québécoises.

    Qui parle du déficit et de la dette du Québec qui atteindront des niveaux records en 2012? Il va de soi que ce n’est pas le déluge de nouvelles promesses électorales qui dimunueront la vitesse accélérer de la dette et du déficit.

    Les finances de la province sont dans un état plus piteux qu’escompté car le déficit du Québec a totalisé 1,4 milliard de dollars au cours des deux premiers mois de l’exercice financier en cours. De ce fait le déficit atteint presque le seuil de 1,5 milliard de dollars que s’était fixé le ministre des Finances, Raymond Bachand , pour tout l’exercice 2012-2013 et la dette a etteinte les 252 milliards $.

    Dépendemment des partis politiques le montant des promesses électorales se situent entre 2 et 6 milliards de dollars. La CAQ remporte la palme avec ses 6 milliards de dollars en cadeaux électoraux.