Un gouvernement péquiste présenterait une nouvelle loi 101 avant 100 jours

La chef péquiste Pauline Marois veut faire le ménage dans les exceptions qui permettent aux entreprises de se soustraire à la loi 101 pour permettre à leurs employés de travailler en anglais.

Mme Marois a affirmé qu'un gouvernement du Parti québécois déposera un projet de loi pour modifier la Charte de la langue française dans les 100 jours suivant l'élection.

La chef péquiste a constaté le recul du français à Montréal, particulièrement dans les commerces et les entreprises, ce qui justifie selon elle un resserrement de la loi 101.

Mme Marois a d'ailleurs critiqué le laxisme des libéraux dans ce dossier.

La chef péquiste a répété son intention de donner à l'Office québécois de la langue française plus de personnel pour faire respecter l'affichage en français.

Les entreprises de 11 à 50 employés, notamment dans le commerce de détail, seraient aussi soumises à la loi 101, augmentant ainsi les obligations d'assurer le droit de parler en français sur les lieux de travail.

L'obligation d'étudier en français serait étendue au cégep, aux écoles de formation professionnelle et à l'éducation des adultes.

Les péquistes se prévaudraient aussi de la clause dérogatoire pour bloquer les «écoles passerelles».

Mme Marois a aussi affirmé qu'elle reverra les règles qui permettent à des entreprises, comme Bombardier Aéronautique, de se soustraire à l'obligation d'assurer à ses employés le droit de travailler en français.

«Je crois qu'il faut revoir tout ça, pour voir où il y a des lacunes et des corrections à apporter», a-t-elle dit.
Mme Marois a affirmé qu'il était normal qu'une partie des tâches s'effectuent en anglais pour un employé travaillant dans une entreprise qui transige avec l'étranger.

«Mais une fois qu'il a fermé le téléphone, je crois que dans son entreprise, au Québec, ça doit se passer en français», a-t-elle dit, sans se fixer d'échéancier précis pour cet aspect particulier.