La crise étudiante ne fait pas partie d’une stratégie électorale

Jean Charest n’était pas peu fier d’annoncer hier la conclusion d’une entente avec les enseignants pour assurer la reprise de la session d’hiver. Le chef libéral y a vu la démonstration que son gouvernement ne cherche pas à tirer profit du conflit étudiant pour se faire réélire.
Photo: La Presse canadienne (photo) Graham Hugues Jean Charest n’était pas peu fier d’annoncer hier la conclusion d’une entente avec les enseignants pour assurer la reprise de la session d’hiver. Le chef libéral y a vu la démonstration que son gouvernement ne cherche pas à tirer profit du conflit étudiant pour se faire réélire.

Sherbrooke – Jean Charest a nié que les votes de grève à venir dans les collèges et les universités puissent représenter un avantage stratégique pour son parti lors de la campagne électorale.

Lors du point de presse, le chef libéral a sorti de sa manche l’entente qui venait tout juste d’intervenir entre le gouvernement et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Cette entente est une preuve de la volonté du gouvernement que la rentrée se fasse paisiblement, a soutenu le chef libéral. « La démonstration des efforts que nous faisons pour que tout se passe bien, c’est la conclusion de l’entente avec les syndicats sur la rentrée », a-t-il soutenu.


« Je ne souhaite pas qu’il y ait des perturbations. Je veux que ça se fasse dans l’ordre. Et je demande aux Québécois de respecter les lois et surtout de respecter le droit d’un autre citoyen de pouvoir étudier », a affirmé Jean Charest en parlant de la reprise, à la mi-août, de la session du printemps dans les 14 cégeps qui étaient en grève et dans certains départements et facultés universitaires.


« Il me semble qu’il y a un signal d’envoyé. Si on est capable de s’entendre avec les représentants syndicaux, on doit être capable de s’entendre avec tout le monde normalement. Ça n’a pas été le cas le printemps dernier », estime le chef libéral.


Tombé entre les mains du PQ au début de juin, un document qui a servi à une réunion préélectorale de députés libéraux et du personnel politique décrivait la stratégie électorale du parti qui reposait sur l’association de Pauline Marois et du PQ à la rue et à la violence. Les libéraux se posaient en défenseurs de la loi et l’ordre et en champions de l’économie et du Plan Nord. En théorie, tout dérapage lors de la rentrée pourrait renforcer ce lien entre les troubles et les troupes de Pauline Marois dans l’esprit de l’électorat.


Concrètement, Jean Charest s’attend à ce que la loi 12 (le projet de loi 78 adopté en juin) assure que les étudiants qui veulent suivre leurs cours le fassent sans entrave. Il a dit souhaiter que la loi 12 soit respectée et qu’aucun étudiant gréviste n’empêche quiconque de suivre ses cours. « Je me bats durant cette campagne électorale pour défendre l’étudiant qui veut aller à ses cours parce qu’il en a le droit. Et ça, c’est la différence entre Pauline Marois, François Legault et moi », a-t-il fait valoir.


Dans cet ordre d’idées, son gouvernement refusera de se conformer à l’avis de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Dans cet avis rendu public à la mi-juillet, la CDPDJ estime que 19 articles de la loi spéciale « portent atteinte directement ou indirectement aux libertés de conscience, d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association garanties par la Charte ». C’est aux tribunaux de trancher, a soutenu Jean Charest. Déjà en juin, une première décision, signée par le juge François Rolland de la Cour supérieure, a débouté les avocats des étudiants qui arguaient que la loi 12 brimait le droit de manifester.

 

Grève ou boycott?


Lors du point de presse, le chef libéral a livré une petite bataille sémantique avec un journaliste autour du mot « grève ». Le chef libéral a insisté pour que le mot « boycott » soit employé pour désigner la grève étudiante.


S’il défend le droit à l’éducation, Jean Charest considère que le droit au travail - le droit de gagner sa vie - est d’un autre ordre. Ainsi, au Québec, en vertu des dispositions antibriseurs de grève du Code du travail, un travailleur qui n’a pas voté pour la grève doit suivre le mot d’ordre de son syndicat et cesser de travailler, ce qui n’est pas le cas dans plusieurs provinces canadiennes. « Il y a des gens qui veulent imposer dans l’éducation le régime de relations de travail que nous connaissons ici ou ailleurs. Ce n’est pas la réalité du monde de l’éducation », juge Jean Charest.


En soirée, à Sainte-Clotilde-de-Horton, Jean Charest, à son arrivée à une assemblée partisane, a été accueilli par une douzaine de manifestants protestant contre l’exploitation du gaz de schiste et la centrale nucléaire Gentilly 2. La maigre manifestation n’a donné lieu à aucun incident.

37 commentaires
  • Franklin Bernard - Inscrit 8 août 2012 00 h 47

    Le français et John James

    « Le chef libéral a insisté pour que le mot « boycott » soit employé pour désigner la grève étudiante. »

    Définition de «Grève» par le dictionnaire Antidote:

    « Arrêt volontaire d’une activité par une personne, un groupe qui veut attirer l’attention sur une situation, sur ses revendications. Une grève de la faim. Une grève de l’impôt. Grève des étudiants, des détenus. Grève de solidarité.»

    John James devrait aller étudier ce français qu'il méprise avant d'en donner des leçons à tout un chacun.

    • Michel Richard - Inscrit 8 août 2012 07 h 21

      Définition de Boycott
      Dans mon Larousse: "n.m. Cessation volontaire de toutes relations avec un individu, une entreprise ou une nation."
      M Bernard, lisez votre dictionnaire, le mot Boycott est au moins aussi approprié que le mot Grève pour décrire la situation que l'on connaît.
      C'est discuter du sexe des anges, que de se chicaner sur ces mots. Et ça prend vraiment pas grand chose pour que vous voyiez du mépris.
      L'important c'est les conséquences des gestes posés par les étudiants. Et un groupe d'étudiant qui vote pour ne pas aller à ses cours ne peut pas empêcher un seul autre étudiant d'y aller. Que ce soit moralement ou légalement.

    • Samuel Pothier - Inscrit 8 août 2012 08 h 00

      Le problème est tout autre, comme le dit M. Richard.

      Si les étudiants effectuent une grève, ou alors un «boycott solidarisé», cela ne nous éloigne guère de la problématique réelle : quel est le statut juridique d'une telle opération ?

      M. Charest et ses relations publiques cherchent manifestement à éviter d'ouvrir une telle boîte de Pandore. Alors que le droit de grève est bien encadré pour les travailleurs, il en va autrement chez les étudiants.

      Porter la cause devant le tribunal porterait certainement préjudice à la cause qu'entend défendre M. Charest, alors que serait opposé d'une part la Liberté d'Association, et de l'autre la Liberté d'Étudier sans entraves. De toute évidence, c'est une question épineuse dont le dénouement est imprévisible.

      On est toujours, d'ailleurs, devant une telle impasse au niveau des droits des travailleurs : qu'en est-il de ceux et celles qui ne votent pas la grève dans leur syndicat suivant des inclinaisons particulières ou quelque avantage indu promis par l'administration de l'entreprise ? N'ont-ils pas le droit de travailler ? Noeud gordien qu'on s'est refusé à trancher.

      Car tous hésitent à rouvrir la question, l'objectif recherché à l'époque ayant été bel et bien été rempli : réduire voire éliminer la violence sur les lignes de piquetage.

      Le débat sera-t-il relancé par la situation présente opposant syndicats étudiant et le gouvernement ?

      Je le souhaite bien. Laisser de tels questions en suspens donne une bien mauvaise réputation à nos institutions d'inspiration démocratiques.

    • Richard Laroche - Inscrit 8 août 2012 08 h 56

      Oui, c'est un boycott.

      Les étudiants devraient d'ailleurs tourner cela à leur avantage.

      Il suffit de s'organiser et de s'entraider et coopérer pour continuer à suivre les programmes de cours à l'extérieur de l'université. Sauf exception de certains cours pratiques nécessitant des activités de laboratoire, l'essentiel des cours magistraux peuvent s'accomplir sans même mettre un pied dans l'université. Suffit de lire le plan de cours, lire les références et former des groupes d'études en faisant appel à des étudiants d'années supérieures ayant déjà réussi le cours.

      Ainsi, les étudiants ont l'incroyable opportunité d'humilier le système en "boycottant" l'université toute la session, en se présentant uniquement aux examens et en réussissant avec brio.

      Une telle humiliation forcerait le ministère de l'éducation à sérieusement remettre en question la hausse des droits de scolarité face à l'indéniable preuve que d'importantes économies peuvent être réalisées en modernisant l'éducation:

      - Favoriser la vidéo-diffusion des cours par internet
      - Diminuer les frais d'immobilisations et d'entretien de locaux
      - Éviter de payer un prof pour répéter année après année (cours pré-enregistrés) et remplacer les temps de cours magistraux par des temps de disponibilité pour d'avantage de temps de consultations de prof par vidéo-conférence.
      - Diminuer les besoins de relocalisation et de logement des étudiants
      - Augmenter le contrôle de la qualité grâce au suivi du service possible avec les traces informatiques

      etc... etc...

      Ça, serait une vraie révolution.

    • Denis Paquette - Abonné 8 août 2012 15 h 13

      Et il a le culot de nous dire que les étudiants n'on rien a y voire.

  • Marcel Bernier - Inscrit 8 août 2012 01 h 07

    Question de stratégie...

    En connaissez-vous beaucoup, vous, des étudiants qui, ayant à subir une hausse déraisonnable des frais de scolarité, ne rueraient pas dans les brancards. Et c'est exactement le calcul qu'ont fait Bachand et Charest, dans leur dernier budget, afin de faire diversion concernant la corruption endémique dont est affligé le Parti libéral. Qui plus est, sachant qu'ils devaient aller en élection bientôt, ils ont proposé une hausse sur cinq ans pour faire bonne mesure et pour frapper fort, alors qu'ils ne savaient s'ils formeraient encore le gouvernement dans peu de temps. Stratégie de diversion qui a eu un impact significatif alors que les forces de l'ordre, sous la gouverne du ministre de la Sécurité publique, se permettaient l'emploi des gaz, du poivre, de la matraque pour faire taire les opposants, avec des estropiés à la clé.
    Seulement pour ce dernier fait, les libéraux ne méritent pas de gouverner et se doivent d'être chassés du pouvoir.

    • Michel Richard - Inscrit 8 août 2012 07 h 34

      Oui j'en connais beaucoup. À peu près 70 % des étudiants, en fait.

    • Jean-Claude Archetto - Inscrit 8 août 2012 08 h 14

      En plein dans le mille M.Bernier. Voici d'ailleurs un article fort éloquent du journaliste Claude André du Huffington Post qui explique bien la politique de diversion (wedge politics) que JJ Charest emprunte à ses amis conservateurs d'Ottawa espérant ainsi garder le pouvoir.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/claude-andre/elect

    • Richard Laroche - Inscrit 8 août 2012 09 h 01

      Michel, tu ne connais pas d'étudiants, ça parrait. Tu nous sors un bel argument préfabriqué.

      C'est qu'en fait, quand t'étudies en médecine, en génie ou en finance, la meilleure chose que tu puisse faire pour devenir bon et contribuer au succès de notre société, c'est de rester aux cours et pratiquer concrètement ta discipline.

      Quand t'étudies en politique, en arts et en philosophie, la meilleure chose que tu puisse faire pour devenir bon et contribuer au succès de notre société, c'est aller dans la rue et pratiquer concrètement ta discipline.

      J'en connais des tonnes d'étudiants, pour vrai. Ils sont à 90% contre la hausse, mais oui, 70% continuent d'aller à leurs cours. C'est pas parce que tu va à tes cours que tu est nécessairement en faveur de la hausse.

    • Michel Richard - Inscrit 8 août 2012 10 h 31

      Richard,
      Tu vas trop vite dans tes conclusions. J'en connais plusieurs, des étudiants, même si je ne suis plus de leur génération.
      C'est vrai que ce n'est pas parce qu'un étudiant assiste à ses cours qu'il est en faveur de la hausse. Bon point.
      Mais l'argument initial de M Bernier parlait de "ruer dans les brancards".
      Peut-être que ceux qui continuent leurs études ne sont pas contents, qu'ils serrent les dents, mais qu'ils se disent: on peut pas descendre dans la rue à chaque fois qu'une décision prise légalement dans notre société ne fait pas notre affaire.

    • Richard Laroche - Inscrit 8 août 2012 12 h 23

      Suffit d'y descendre dans la rue pour constater que ce n'est pas tant "contre la hausse" mais plus généralement "contre le système".

      C'est justement une remise en cause des mécanismes de prise de décision. Il faut se rendre à l'évidence: nous vivons dans une oligarchie.

      Ce phénomène se reflète dans l'absurde système financier, d'où la légitimité économique et contextuelle de s'opposer à l'augmentation des frais de scolarité.

      Le fait que tous les prêts et bourses, en plus des dettes et marges de crédit personnelles des étudiants, tout ça passe par les banques, endossé par notre état qui paye les intérêts (par notre poche collective) pendant 3 ou 4 ans. Les banques revendent ces dettes "AAA" sur les marchés internationaux. Au final, c'est un compte en suisse qui empoche les intérêts sans risque tout en réalisant d'autres profits par effet de levier.

      Pour chaque dollar de frais de scolarité, c'est un dollar de moins en capital de risque pour le citoyen québécois sur les marchés et un dollar de plus pour les étrangers qui nous compétitionnent.

    • Viviane Genest - Inscrite 8 août 2012 15 h 31

      Les 70% d'étudiants contre la grève inclus les étudiants qui sont pour, mais qui n'ont pas obtenu la majorité à leur assemblée générale.

    • Jean-Michel Lambert - Inscrit 8 août 2012 16 h 17

      J'aime bien le commentaire à M. Laroche.

      J'y ajouterais aussi le modèle de développement qui a été adopté pendant la Révolution Industrielle et le système économique qui s'y est modelée.

      Dans mon esprit, le Québec est développé et nous devrions nous concentrer sur l'optimisation du système. Cette optimisation passe, selon moi, par la réduction des retombées écologiques et des influences de celles-ci sur la santé physique et mentale. Bien sûr, ces points incluent des mesures complexes pour ne pas perdre de terrain dans la course économique mondiale que représente le système capitaliste.

      Mais ce même est dépassé et ce, depuis déja quelques années. Prôner une croissance économique infinie en se basant sur les hypothèses que la capacité de regénération de la terre est sans limites et que ses ressources sont inifinies semble utopique.

      Adapter ce modèle aux contraintes réelles me semble une obligation plutôt qu'une utopie comme certaisn soutiennent.

      Bref, de grands changements vont s'opérer pendant les prochaines décennies.

    • Daniel Bérubé - Abonné 12 août 2012 15 h 18

      @ Jean-Michel Lambert

      ''Bien sûr, ces points incluent des mesures complexes pour ne pas perdre de terrain dans la course économique mondiale que représente le système capitaliste''

      Là est le problème: dans la course économique mondiale du système capitaliste, ces derniers ne vont admettre que la terre est limitée en possibilité de fournir des richesse naturelle, que quand certaines de ces richesses seront épuisées... pas avant. Pour eux, la survie du capitalisme passe avant la survie de la planète ! Il travailleront toujours avec la vision du capitalisme à court terme, tandis qu'avec la survie de la planète, il faut voir à long terme... ce dont a horreur le capitalisme...

      Et... comment voulez-vous faire concurence de façon loyale si ces dits concurents ne tiennent pas compte des valeurs écologiques ? Si vous voulez les concurencer, il faudra vous abaisser à leurs raisonnements....

  • Pierre Cloutard - Inscrit 8 août 2012 02 h 55

    Une vision entrepreneuriale du conflit étudiant

    Quand je regarde avec mes yeux d'entrepreneur les différents acteurs étudiants, je me pose la question des bénéfices que chacuns retirent en fonction de ses choix.

    L'un des deux groupes a fait le choix de manifester en croyant qu'il pourra obtenir le gel des frais universitaires, ou du moins en limiter de beaucoup la hausse. Un autre groupe a fait le choix de rentrer en classe dans le but de ne pas retarder leur cheminement vers le marché du travail. Dans leur cas le bénéfice est double, les tenants de ce groupe bénéficient d'étudier sans avoir à manifester et parallèlement, ils bénéficieront des gains que leurs collègues-étudiants pourront aller chercher en manifestant.

    On est proche ici d'un système d'entraide (pensons au coopératisme où d'autres verraient du communisme) où les efforts des uns (les manifestants) vont bénéficier à l'ensemble (étudiants manifestants ou non).

    Dans notre système néo-capitaliste, les efforts bénéficient habituellement à ceux qui les déploient. Un entrepreneur reçoit des gains directs des investissements qu'il fait, pas des investissements de son concurrent (je ne parle pas ici des gains indirects). Un travailleur autonome ou un salarié(e) échange du temps et/ou un savoir pour le revenu qu'il reçoit.

    Pour les étudiants aussi, logiquement, le bénéfice devrait être correspondant au type d'efforts déployés. Les étudiants manifestants auront pris du retard dans leur études mais feront des gains de leurs négociations avec le gouvernement. Par exemple ils pourraient n'avoir à payer qu'une hausse des frais universitaires en fonction de l'indexation des prix à la consommation. Les étudiants qui sont entrés en classe, pour leur part, bénéficieront d'un cheminement d'études facilité mais auront à s'acquiter de la hausse de 75% en 5 ans des frais universitaires que leur choix impliquait. Dans notre système néo-capitaliste, ce ne serait que congruité, équité et justice. Par contre est-ce que notre système est congruent, équitable et juste?

    • Ginette Plante - Inscrite 8 août 2012 11 h 57

      Ce que je sais , c'est que ma fille a payé de mars à juillet, un loyer à Montréal pour des cours au cégep qui n'ont pas été donnés parce que le Cégep respectait les votes de grève ou de boycot d'environ 15% du total des élèves (autour de 55%), souvent à main levée. Et j'ajouterais qu'elle s'est fait un devoir de faire plus de 3 heures de route pour aller voter, à chaque fois. Que pour réaliser son rêve d'entrer à l'université Laval(le programme se donne là) et alléger son horaire lorsque les cours reprendront à la mi-août, elle a payé et suivi 3 cours de Cégep à distance, cet été, et a dû faire plusieurs démarches pour obtenir la permission du cégep en question de faire ses cours. Et que pour compléter les 4 autres cours manquants, elle devra se trouver un pied-à-terre temporaire pour 6 semaines, à Montréal, toujours à ses frais. Cette belle aventure augmente ses frais de scolarité pour cette session, de plus de $2,000, sans parler des nombreux tracas et inquiétudes. À qui vraiment profitera ce conflit exacerbé par tous ces propos, ces analyses à l'emporte-pièce, ces prêts d'intention, ces attaques de part et d'autre, ces faiseurs d'opinions, ces nouveaux missionnaires de la social-démocratie?

    • Geneviève Boivin - Inscrite 10 août 2012 08 h 13

      Mme Plante
      Il y a plusieurs étudiants dans le cas de votre fille. Malheureusement lorsque l'on a un projet de société, le bien commun prime sur l'individualisme.
      Je fais des cours au cégep à distance, je suis contre la hausse, mais pour la démocratie en assemblée. Lorsque 15% des étudiants votent pour la grève, mais que seulement 25% des étudiants se présentent au vote de grève, c'est triste, mais apparemment pour le Québec, c'est ça la démocratie. Lorsqu'un gouvernement est élu alors que seulement 58% de l'électorat se présente au scrutin et qu'un gouvernement 'majoritaire' l'emporte alors que 30% seulement du 58% a voté pour lui, peut-on parler de démocratie?
      Alors ne jugeons pas les votes d'assemblée des associations étudiantes, elles sont le reflet de notre beau système démocratique au Québec.

  • Yves Côté - Abonné 8 août 2012 05 h 52

    Que valent ...

    Je me demande : que valent les paroles de J.J. Charest devant les faits multiples et variés qui se présentent ?

    Ah oui, tiens, j'ai trouvé ce qu'elles valent.
    Elles valent la garantie que les choses continueront d'empirer pour le grand public québécois qui vote et de s'améliorer pous ses amis de partout, qu'ils votent ou pas au Québec !
    Au moins, pour une fois le choix libéral ne sera obscure que pour les naïfs.

  • André Hamel - Abonné 8 août 2012 06 h 09

    "La crise étudiante ne fait pas partie d’une stratégie électorale"
    Ben oui ! R'garde donc ça !

    Cet homme prend vraiment les électeurs pour des caves. Espérons qu'ils ne lui donneront pas raison.

    André Hamel

    • Samuel Pothier - Inscrit 8 août 2012 08 h 23

      La politique depuis au moins 30 ans, c'est une question de relations publiques. La vérité ne vaut pas autant dans ces débats que la phrase-choc qui mènera à l'élection du Parti.

      Chic, non ?