Marois veut 100 % des étudiants en classe

Sainte-Anne-des-Monts – Même si elle la juge «ignoble», Pauline Marois souhaite qu'étudiants et professeurs respectent la loi spéciale (la loi 12) visant à mettre fin à la grève.

«Ce que je souhaite, c'est que 100 % des étudiants puissent retourner en classe», a déclaré, prudente, la chef péquiste. Cette dernière arborait jusqu'à juin le carré rouge, symbole de la grève étudiante (qualifiée de «boycott» par ceux qui s'y opposent).

Alors que nombre d'étudiants s'apprêtent à voter sur la reconduction ou non de la grève, laquelle, dans plusieurs cas, a commencé en février, la chef péquiste s'est refusée donner quelque directive : «Je ne veux pas m'immiscer dans la démocratie étudiante. Ils ont leurs propres règles. D'ailleurs nous [les gouvernements péquistes passés] avons encadré et permis la constitution d'associations étudiantes. C'est évident que ce que je souhaite, c'est qu'il y ait la plus grande participation possible [aux votes de grève]. Mais ça leur appartient.» Au contraire mardi matin, le chef libéral Jean Charest a soutenu que certains votes de grève n'étaient pas légitimes, notamment ceux qui se tiennent sans une grande participation des étudiants concernés.

Marois énigmatique

Si la chef péquiste souhaite un retour massif en classe, elle en appelle donc à la fin de la grève? «Non, je n'ai pas dit ça», a-t-elle répondu, énigmatique, ajoutant tout de suite : «C'est parce qu’évidemment, ils doivent pouvoir continuer terminer leurs études. Les universités doivent continuer à fonctionner normalement.»

Quant à l'entente intervenue entre le gouvernement et les syndicats de professeurs pour compenser ces derniers, Mme Marois a soutenu que les 18 millions étaient inévitables. À ses yeux, Jean Charest «doit assumer les conséquences de cette crise en versant ce 18 millions aux professeurs. Je crois que c'est normal qu'on le fasse parce qu'on leur en demande plus que ce qui était prévu», a-t-elle déclaré. Pour Mme Marois, le chef libéral a «provoqué» sciemment cette crise à des fins électorales.


D'autres détails suivront.