Pauline Marois reste muette devant la candidature de Jacques Duchesneau

Pauline Marois entourée de ses candidats.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Pauline Marois entourée de ses candidats.
Pauline Marois est restée muette dimanche sur la candidature de Jacques Duchesneau sous les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ).
 
Aux journalistes réunis pour recueillir ses commentaires, la chef du Parti québécois s'est limitée à une simple déclaration dans laquelle elle n'a pas soufflé mot de l'ancien dirigeant de l'Unité anticollusion du ministère des transports et tête d'affiche de la lutte à la corruption au Québec.
 
Sans accepter de répondre à la moindre question, Mme Marois a profité de la présence des caméras de télévision pour rappeler les thèmes de sa campagne et le travail effectué par son équipe pour assainir les moeurs politiques.
 
«[Le député sortant] Nicolas Girard est un de ceux qui a particulièrement dénoncé les situations de corruption à l'Assemblée nationale en dénonçant les scandales de garderies. Cela va très bien avec notre programme, je suis très fière d'être à la tête d'une équipe qui s'en va à la rencontre des Québécois et qui leur permettra de choisir un gouvernement honnête, intègre qui va aider les Québécois à s'affirmer, s'entraider, s'enrichir. Je vous remercie, bonne journée», a relaté la leader du PQ avant de tourner les talons.
 
Le Parti québécois tient son premier grand rassemblement de la campagne dimanche dans la circonscription montréalaise de Gouin où vont s'affronter Nicolas Girard, du PQ et la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David.
 
De nombreux candidats sont attendus sous le chapiteau où Mme Marois doit prononcer un discours pour galvaniser ses troupes.
 
Devant la presse nationale, le député sortant Bernard Drainville a tenté de minimiser l'inconfort que suscite au PQ l'entrée en scène de M. Duchesneau dans le camp adverse.
 
«Il y a quelques Eliott Ness au Parti québécois également. C'est le PQ qui a posé le plus de questions sur la commission d'enquête, sur les scandales, et si ce n'était pas du Parti québécois, on aurait pas su ce qui s'est passé dans les garderies avec [Tony] Tomassi", a lancé le candidat de Marie-Victorin.
 
Quant au refus de Mme Marois de commenter la candidature de M. Duchesneau, il s'explique par la volonté de ne pas laisser l'actualité porter ombrage au message que veut livrer le PQ à ses militants, a justifié M. Drainville.
 
Martin Ouellet, La Presse canadienne

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