Jacques Duchesneau serait candidat pour la CAQ

L'ancien chef de l'Unité anticollusion, Jacques Duchesneau.
Photo: - Le Devoir L'ancien chef de l'Unité anticollusion, Jacques Duchesneau.
Le chef du parti, François Legault, donnait une conférence de presse dans les heures qui ont suivi l’annonce, pour annoncer une autre candidature, celle de Pierre Schetagne, le directeur de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, dans St-Hyacinthe. Mais son annonce a été complètement éclipsée par les rumeurs entourant la venue de Jacques Duschesneau.

François Legault a fait durer le suspens, se gardant bien de confirmer ou d’infirmer la nouvelle. Il a également refusé de confirmer qu’il avait eu des discussions avec l’ancien chef de l’unité permanente anticorruption. «Je n’ai rien à annoncer aujourd’hui», a-t-il répété inlassablement.

Mais le chef de la CAQ avait peine à cacher sa joie, arborant le large sourire du vainqueur. Il sait très bien que l’annonce d’une telle candidature aurait une incidence majeure sur le reste de la campagne, lui qui a débuté troisième dans ce long marathon jusqu’au 4 septembre.

«Si j’ai quelque chose à annoncer, je l’annoncerai, mais aujourd’hui je n’ai rien à annoncer concernant Jacques Duchesneau.»

L’annonce officielle de sa candidature pourrait avoir lieu dimanche à St-Jérôme. Il reste une quinzaine de candidats à annoncer d’ici mardi prochain. François Legault a invité les journalistes à un peu de patience. «Nous sommes dans la première semaine de campagne, nos candidats seront tous annoncés d’ici mardi prochain. Quand je serai en mesure d’annoncer les nouveaux candidats, je vais vous en faire part.»

Lorsque des journalistes lui ont demandé si Jacques Duchesneau ferait un bon candidat, François Legault a répondu en riant que c’était une «personne intègre […] qui s’est intéressée à tout le problème de la corruption au Québec et puis… c’est ça.»

Sur l’intérêt que suscite M. Duchesneau dans la population, François Legault a soutenu que «les gens savent très bien qu’il y a un rand ménage à faire au Québec». Il a rappelé que ce n’était une surprise pour personne que les élections se tiennent en plein milieu de l’été, juste avant la Commission Charbonneau qui risque d’éclabousser le Parti libéral. Et il a précisé qu’il avait trouvé très intéressant d’entendre ce que Jacques Duchesneau avait à dire en juin dernier, lors de son passage à la commission Charbonneau.

À La Prairie, la chef du Parti Québécois a réagi à cette rumeur.

«M. Duchesneau avait dit qu'il ne souhaitait pas revenir dans l'arène politique, donc ça m'a un peu étonné. Mais s'il y a des gens qui sont inquiets aujourd'hui, c'est le Parti libéral du Québec», a-t-elle commenté au cours d'un point de presse.

Au sujet du rapport «secret» de Duchesneau disant que 70 % du financement électoral au Québec est illégal, elle a répété que cela ne l’inquiétait pas. «J'ai été très étonné de l'entendre dire ça. Je suis en désaccord avec son affirmation en ce qui concerne le Parti québécois»

Elle n'a pas voulu dire ce que signifierait l'arrivée de M. Duchesneau dans la joute politique.


À voir en vidéo