Option nationale: cap sur la souveraineté

Jean-Martin Aussant et Pierre Curzi<br />
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Jean-Martin Aussant et Pierre Curzi

Nicolet - Tous les partis sont maintenant en selle. C’était au tour d’Option nationale (ON) de lancer ce matin dans la circonscription de Nicolet-Bécancour une campagne au cours de laquelle le chef Jean-Martin Aussant veut faire connaître ses idées et offrir une alternative nouvelle aux Québécois.

«Tous les problèmes qui vont être énumérés lors de la campagne électorale seraient mieux réglés si le Québec était souverain », a lancé d’entrée de jeu l’ex-député péquiste devant la poignée de militants réunis au Centre des arts populaires de Nicolet, lui qui a quitté le Parti québécois en juin 2011 parce qu’il l’estimait trop frileux au sujet de la souveraineté.

Pour lancer officiellement la campagne de son parti, M. Aussant a pris la parole aux côtés de jeunes candidats et du député indépendant Pierre Curzi, qui a dit appuyer ON par «amitié pour Jean-Martin Aussant et par conviction». Il ne briguera toutefois pas les suffrages. «Il faut entendre autre chose que le ron-ron habituel à l’Assemblée nationale. Voici quelqu’un qui veut vraiment faire de la politique autrement», a-t-il ajouté en jetant un coup d’œil au député sortant.

En plus de la souveraineté, ON compte mettre de l’avant plusieurs idées qui concernent l’économie, l’éducation ou la réforme des institutions démocratiques, entre autres. Le parti propose par exemple de nationaliser les ressources naturelles comme l’a fait René Lévesque dans les années 1960 avec l’hydroélectricité. Il favorise par ailleurs la gratuité scolaire et prône l’instauration d’élections à date fixe «pour éviter le psychodrame qui a mené aux élections déclenchées hier».

Le chef de la formation souverainiste assure qu’avec l’officialisation de certaines candidatures d’ici quelques jours, les Québécois de toutes les circonscriptions du Québec auront l’occasion de voter pour son parti. Son plus grand défi, admet-il, sera toutefois de faire entendre ses idées, méconnues de plusieurs.

Pour ce faire, il compte sur la présence des candidats sur le terrain, mais aussi sur sa participation aux débats des chefs - trois organisés par TVA et un diffusé sur les ondes de Radio-Canada et Télé-Québec. Sa formation n’a pas été invitée pour l’instant, mais il est confiant de voir les médias respecter «l’esprit de la loi électorale» en lui offrant une tribune. Celle-ci prévoit une couverture médiatique équivalente des différents partis politiques reconnus à l’Assemblée nationale.

Nouveau candidat

Option nationale a également présenté ce matin aux médias le candidat qui croisera le fer avec le ministre de la Santé Yves Bolduc dans la circonscription de Jean-Talon. Il s’agit de Guillaume Langlois, un médecin bien connu dans la région. Il veut faire de la santé un enjeu central de la campagne électorale et a l’intention de convier prochainement le ministre Bolduc et le nouveau candidat de la Coalition Avenir Québec dans Terrebonne, Gaétan Barrette, à un débat télévisé le 16 août prochain.


 
10 commentaires
  • Patrick Laplante - Inscrit 2 août 2012 16 h 36

    Mais pourquoi?

    Pourquoi ne pas unir ON et QS?

    • Manon Theriault - Inscrite 2 août 2012 19 h 41

      Parce que pour QS, la souveraineté n'est pas LA priorité. À preuve, ils ont été ravis lorsque les québécois ont voté massivement pour un parti fédéraliste le 2 mai 2011. QS est d'abord un parti de gauche. Après, il est souverainiste.

      C'est là la grande différence entre les 2 partis.

    • - Inscrit 2 août 2012 19 h 52

      Oui .. Je pense qu'après les élections, il faudra que les partis dis marginaux revoient leur stratégie et étudient dans le détail leur programme et cessent de se distinguer sur des questions de détail.
      Il faudra aussi aux forces souverainistes penser à un programme commun national pouvant éventuellement être présenté aux électeurs dans le cas d'un gouvernent péquiste minoritaire. C'est la seule avenue pour préparer un référendum gagnant sur la souveraineté et une avant la prochaine décennie.
      Enfin, il faut préparer les électeurs fédéralistes à un partenariat et un projet de constitution progressiste pour le Québec... Je fais l'hypothèse qu'il y a encore dans le PLQ et la CAQ des gens assez progressistes pour donner leur appui à une constitution québécoise dans une assemblée constituante. Je rêve peut-être, mais qui ne rêve pas reste sur place !

    • Alex Chevalier - Inscrit 2 août 2012 20 h 15

      Parce que ON veut avant toute chose la souveraineté du Québec, contrairement à QS ou le PQ qui préfèrent attendre.

  • François Ricard - Inscrit 2 août 2012 18 h 27

    Un pays bien à nous

    C'est possible.
    C'est souhaitable.
    C'est rentable.
    C'est notre gage de suvie.
    Pourquoi refusons-nous de le faire?

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 2 août 2012 22 h 02

      Il faut commencer par prendre le pouvoir avec le PQ.

  • Marc Bégin - Inscrit 2 août 2012 22 h 51

    Bonne chance

    M.Aussant apprendra à la dure que la démocratie se pratique difficilement en solitaire,même avec Québec Solitaire.Pierre Bourgault,un autre surdoué avait rallié le PQ et dissout le RIN malgré des approches différentes de celles de Lévesque.L'unité des forces avait permis un avançé important vers le pays.Bourgault ne l'a jamais regretté jusqu'à sa mort d'avoir privilégié la cause à son ego.

  • Pauline Germain - Inscrit 2 août 2012 23 h 36

    Il inspire confiance

    Le Monsieur Jean-Martin Aussant.
    Il représente le nouveau modèle politicien.
    C'est rafraîchissant.

    Pour l'avoir entendu à deux ou trois reprises, je l'ai trouvé pertinent et fort convaincant.

    Je souhaite seulement qu'il y ait un représentant dans ma circonscription électorale.

  • Marc-Gilles Bouchard - Inscrit 3 août 2012 10 h 26

    Dommage pour la souveraineté

    Option nationale et Québec Solidaire devrait appeler à un vote startégique dans la conjoncture actuelle permettant d'appuyer le Parti Québécois et Pauline Marois qui défendent cette option depuis des décennies. Mais surtout pour permettre un changement de gouvernement et le passage du néo-libéralisme triomphant à la social-démocratie. Ainsi la nationalisation des ressources naturelles deviendrait une chose possible. La souveraineté ne peut se faire sans une certaine solidarité des forces souverainistes.

    • André Tanguay - Inscrit 3 août 2012 18 h 24

      Bien que compréhensible pour tous les adversaires du PLQ, le vote stratégique est une dissolution du "débat d'idées" par sa réduction à une seule : se débarasser du PLQ.

      En plus c'est un vote négatif. Je ne vote pas pour une plateforme mais "contre un parti".

      C'est dévaluer mon vote en autorisant le PQ à légiférer en mon nom alors que ce n'est pas le mandat que je leur auraisi donné.

      Se débarrasser du PLQ se fait le soir des élections. Qu'arrivera-t-il pour les 4 ou 5 années restantes?

      Non! Je vote pour le parti qui porte le mieux mes valeurs économiques, sociales et culturelle. Le reste c'est de la politicaillerie et de ça, j'en ai assez vu.