Charest est sur le pied de guerre

Jean Charest s’adressant à ses partisans sur un ton enflammé, hier, à Sherbrooke, lors de l’assemblée où il a été investi comme candidat à l’élection prévue le 4 septembre.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Jean Charest s’adressant à ses partisans sur un ton enflammé, hier, à Sherbrooke, lors de l’assemblée où il a été investi comme candidat à l’élection prévue le 4 septembre.

Sherbrooke — C’est ce matin que le premier ministre Jean Charest donnera le coup d’envoi des élections générales, conviant les Québécois à un scrutin le 4 septembre. Il réunira d’abord son conseil des ministres pour adopter un décret avant de se rendre chez le lieutenant-gouverneur et lui demander de dissoudre la Chambre. Hier, les partis politiques ont fait leur dernier tour de piste avant le déclenchement des hostilités.

Jean Charest s’est clairement présenté en défenseur de la loi et de l’ordre hier soir, au moment de lancer officieusement, dans sa circonscription, la campagne qu’il entend mener au cours des prochaines semaines pour tenter de ravir un quatrième mandat à titre de premier ministre du Québec. Son discours d’investiture dans Sherbrooke a surtout été l’occasion de défendre à nouveau sa gestion du conflit étudiant tout en attaquant le Parti québécois, qui a selon lui « abdiqué » ses « responsabilités ».


Sans nommer le parti dirigé par Pauline Marois, M. Charest a accusé le Parti québécois d’avoir cédé devant « ceux qui crient le plus fort, ceux qui font du bruit, ceux qui font de l’intimidation et de la violence ». Une attaque directe contre les troupes souverainistes et une partie de la jeunesse québécoise qui a été chaleureusement accueillie par les quelques centaines de militants libéraux présents dans une salle d’hôtel de Sherbrooke. Plusieurs ministres du gouvernement libéral étaient aussi présents pour réserver un accueil triomphal à leur leader.


Selon le premier ministre, la mobilisation étudiante sans précédent du printemps dernier a surtout permis de faire « tomber les masques » et ainsi de démontrer que son parti est le seul en mesure de « faire preuve de conviction et de leadership », et ce, même « devant l’adversité ». « Ce n’est pas tout le monde qui a la même capacité de se tenir debout », a-t-il ajouté. Faisant appel à l’Histoire à plusieurs reprises au cours de son discours, il a soutenu que « le peuple québécois se tient debout depuis Samuel de Champlain ».


Ainsi, le chef libéral estime que la décision d’augmenter de 75 % les droits de scolarité sur une période de cinq ans était en fait une « décision de société ». Selon lui, il ne fait aucun doute que le Québec doit se « battre » pour défendre ses universités et que ce combat passe par une hausse de la contribution étudiante. Il a alors rappelé que lorsqu’il était jeune, tout le monde, dans sa famille, devait « faire sa part » à la maison.


Quelque 150 étudiants ont justement manifesté à Sherbrooke hier, terminant leur marche devant l’hôtel où les libéraux étaient réunis. La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a dit que le gouvernement Charest avait posé un geste « grotesque » en déclenchant des élections « sur le dos d’une crise sociale qu’il a lui-même provoquée ». Elle n’a pas manqué de railler le premier ministre, qui agit aussi à titre de ministre de la Jeunesse au sein du gouvernement. La FEUQ doit d’ailleurs annoncer ce matin ce qu’elle entend faire durant la campagne pour rappeler au gouvernement que cette crise n’a toujours pas été réglée. Mais chose certaine, les associations étudiantes souhaitent que leurs membres se souviennent du « mépris » des libéraux au moment d’aller voter le 4 septembre prochain.


Priorité à l’économie


Répétant encore une fois que son parti a su faire passer le Québec à travers la récente récession mondiale sans trop de mal, Jean Charest a par ailleurs affirmé que la province a obtenu « une meilleure performance que partout dans le monde ». Mais il a aussi rappelé que certaines régions du monde étaient toujours aux prises avec une situation économique difficile, voire « chancelante ». Dans ce contexte, il a dit que les libéraux étaient les seuls à vouloir « créer de la prospérité » afin de « soutenir nos programmes de santé, d’éducation, nos familles, nos aînés ».


Le premier ministre a du même souffle accusé le Parti québécois de mettre de côté l’économie, au profit d’un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec. Selon lui, les péquistes souhaitent surtout se « chicaner avec Ottawa ». Les libéraux jugent en outre que les troupes de Pauline Marois sont opposées à son Plan Nord axé sur l’extraction de ressources minérales. Un plan dont on ignore toujours quelles seront les véritables retombées pour le Québec. Et en fait, le PQ ne s’est jamais prononcé contre le programme de développement minier.


Jean Charest a réservé une seule attaque au chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault. Il a ainsi soutenu que ce dernier compte « démanteler Hydro-Québec, les services de garde et les agences de santé ». « La priorité économique de François Legault, c’est le chômage, et en créer le plus vite possible », a-t-il martelé, pour le moins vindicatif.


Puis, sur un ton solennel, M. Charest a souligné que les Québécois seront appelés à faire un « choix sur notre avenir ». Il juge d’ailleurs que la campagne qui devrait s’amorcer aujourd’hui sera « différente » de toutes les campagnes précédentes menées par celui qui espère obtenir un cinquième mandat comme député provincial de la circonscription de Sherbrooke. « C’est une des campagnes qui va peser le plus dans l’histoire du Québec », a-t-il laissé tomber à la fin de son discours, entouré de députés et candidats libéraux. Celle-ci devrait même, aux dires de Jean Charest, déterminer « dans quelle sorte de société nous voulons vivre ». À l’arrière, sur un écran géant, on pouvait lire le slogan libéral pour le prochain mois : « Pour le Québec ».


Pendant que de nombreux ministres libéraux ont une fois de plus multiplié annonces et investissements, les chefs du PQ et de la CAQ ont pour leur part profité de cette veille de campagne pour, notamment, annoncer de nouvelles candidatures. Québec solidaire a lancé un appel à la révision du financement des partis politiques, tandis qu’Option nationale a décidé de retirer deux pancartes installées hâtivement dans la circonscription de Bourget.

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101 commentaires
  • Marcel Bernier - Inscrit 1 août 2012 00 h 17

    Enfin!

    Voilà l'occasion rêvée pour chasser les libéraux du pouvoir : ce gouvernement, pourri jusqu'à la moelle, malhonnête et corrompu, est dû pour une longue période dans l'opposition, à défaut de le voir disparaitre du paysage électoral québécois.

    • Guy Lorrain - Inscrit 1 août 2012 05 h 59

      Vous rêvez en couleur, Charest est bien assis sur un 32% des votes et il a devant lui quatre partis qui veulent se partagé 68% des votes qui reste. Divisez ça par quatre et voilà on se retrouve, gros jean comme devant, avec un nouveau gouvernement, bien assis sur la collusion et la corruption. Voilà le tour est joué par nos bons membres de la noble opposition de sa Majesté la Reine du Canada. Quel triste moment de la vie politique du Québec, en ce début du 21e siecle. Attendons pour voir . . .

    • Catherine Brunelle - Abonnée 1 août 2012 07 h 55

      @Guy Lorrain Si le PQ avait accepté de négocier un front uni on aurait pas les mêmes perspectives en ce moment.

    • David Boudreau - Inscrit 1 août 2012 08 h 07

      Que j'aimerais partager votre enthousiasme. Le scénario que je pressens est le suivant: par peur d'un changement qui pourrait déranger leur confort aussi incertain que l'économie mondialisée, les Québécois vont choisir le PLQ pour ensuite se scandaliser 30 secondes par jour devant la commission Charbonneau et digérer le tout en zappant sur Star Académie et en rêvant du retour des Nordiques. ( Ce billet se veut volontairement provocateur envers l'électorat de la ville de Québec, particulièrment friand de pain et de jeux et qui ne peut invoquer l'excuse d'être soumis au vote des communautés anglophones et ethniques majoritairement favorable par tradition au PLQ). Faites-moi mentir, je ne demande pas mieux!

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 1 août 2012 08 h 39

      @David : Il serait difficile de vous faire mentir, il y a eu une manifestation monstre l'année passé sur le plaines d'Abraham pour la venu du nouvel amphithéâtre...

      Personne n'est sorti dans la rue pour dénoncer les Libéraux.

    • claude boucher - Inscrit 1 août 2012 09 h 30

      Il reste encore la solution du vote stratégique pour sauver les meubles,en attendant un scrutin proportionnel,mais quel gouvernement au Québec aura le courage de l'implanté.

    • Charles Beauchesne Armstrong - Inscrit 1 août 2012 09 h 35

      Le PLQ à 32% des votes quand le taux de participation est très bas

    • Louise Lefebvre - Inscrite 3 août 2012 13 h 14

      Vous avez bien raison et en plus élire les libéraux serait de maintenir les manifestations dans la rue car ces manifs découlent de l'écoeurement de la population envers ce gouvernement corrompu . Quant à la hausse de droit de scolarité on en aura pour un autre 5 ans...

    • Danielle Drouin - Inscrite 4 août 2012 03 h 16

      Si Charest n'est pas réélu, attendez-vous à le voir disparaître. Jamais il n'acceptera de se retrouver dans l'opposition, il a trop soif du pouvoir, le monsieur.

  • Christian Montmarquette - Abonné 1 août 2012 01 h 33

    Jean Charest : artisan du désordre et provocateur du chaos

    .

    Jean Charest s’est présenté en défenseur de la loi et de l’ordre, dit l'article...

    Mais dans les faits, c'est Jean Charest qui s'est fait l'artisan du désordre et le provocateur du chaos, pour tenter de déplacer l'attention de la corruption qui règne à son gouvernement sur la grève étudiante.

    Je n'ai jamais vu de ma vie un menteur pareil.

    Si notre population est devenue naïve au point d'embarquer dans une telle mise en scène..

    Je crois que le Québec est mûr pour la république de bananes.

    Christian Montmarquette
    Montréal

    .

    • Lorraine Dubé - Inscrite 1 août 2012 05 h 59

      Jean Charest met l’accent sur le débat d’idées, a-t-il dit.
      Il a évité de justesse d’être jugé pour les pertes historiques de 2008 à la CDPQ et nous dicte avec arrogance un seul thème pour la campagne. Même s’il veut en déroger, le PLQ ne se désistera pas de rendre compte de son bilan intégral.

      Une élection avant le retour de la Commission Charbonneau qu’il a finalement consenti au peuple en s’y résignant avec tant de réticence et détours. L’astuce libérale et la mauvaise foi du chef ne trompent personne. Le PLQ, seul parti à s’opposer à l’enquête publique, a même refusé d’en débattre lors d’un congrès. Le pauvre militant libéral Martin Drapeau, perçu comme un traitre, premier délégué à se retrouver isolé au microphone identifié «pour», personne n’osant même argumenter le refus du PLQ.

      Le DGE devrait se pencher sur l’évènement
      «J'ai ma pelle» le 3 septembre. «On change de date», avait annoncé le maire Régis Labeaume en point de presse avant la séance du conseil en mai 2012! À la suite de la démission surprise du directeur du projet, l’ingénieur Jacques A. Bédard, la présidente du Conseil du trésor Michelle Courchesne avait «prédit d'autres rebondissements dans le projet de construction de l’amphithéâtre de Québec».Suspicion.
      http://fr.canoe.ca/infos/regional/archives/2012/05

    • Lorraine Dubé - Inscrite 1 août 2012 06 h 08

      Les rapports accablants du Vérificateur Général inculpant la ministre Courchesne et ce gouvernement ont été remis à l'UPAC. Plusieurs libéraux quittent pour éviter la controverse ou pour se désister élégamment sans nuire au PLQ. Personne n’ignore les révélations à venir sur le financement des partis politiques.

      Des 2 partis ayant exercé le pouvoir, il est prouvé que le financement «occulte»du PLQ augmente outrageusement lorsqu’il est au gouvernement, alors que celui du PQ reste sensiblement le même.

      Le PLQ cache une double comptabilité. Alors que la loi électorale l’interdit depuis plus de 30 ans, les ministres Julie Boulet, Michelle Courchesne et Norman MacMillan, se défendant d'allégations de favoritisme dans l'attribution de contrats publics, ont prétendu «que les entreprises peuvent faire des dons». Retour d’ascenseur aux amis.

      Enveloppes brunes ou contrats publicitaires.

      Avis au DGE-Le scandale des commandites se poursuit :«Une firme de publicité proche du gouvernement Charest a obtenu quantité de contrats depuis l’élection des libéraux, presque toujours sans appel d’offres. Or, au moins quatre de ces contrats dépassent largement la limite maximale de 25 000 $, fixée pour procéder de gré à gré. La firme Brad (auparavant Bernier Renauld Communication Marketing) est dirigée par Dany Renauld, qui est le conjoint d’Isabelle Jean, la directrice adjointe du cabinet du premier ministre Jean Charest.»
      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/309713/un

    • Guy Lorrain - Inscrit 1 août 2012 06 h 09

      Mon cher Monsieur, Charest, notre illustre fin connaisseur de la collusion et de la corruption, est bien assis sur 32% des votes, Pensez-vous que les anglophones et les membres du patronat vont voter pour un des quatre membres de l'opposition ? Voyons voir! . . . si au moins les trois indépendentistes avait un brin de sagesse de s'unir pour se débarraser de Charest. N'oublions jamais, collusion, corruption.

    • Pierre Bellefeuille - Inscrit 1 août 2012 08 h 06

      Vous avez entièrement raison, Monsieur Montmarquette, de fustiger le gouvernement Charest.

      Charest s’est servi des étudiants comme un écran de fumée pour faire oublier tout le reste qui le rendait si impopulaire. Il y a trois mois il qualifiait de ridicule l’idée de se servir des étudiants pour augmenter sa popularité et déclencher des élections. Il a menti à la face de tous, il a laissé le climat pourrir au point où des jeunes ont perdu des yeux, d’autres ont eu le crâne fracassé, c’est de l’irresponsabilité pure de la part de Jean Charest.

      Charest profite de plusieurs échappatoires :
      - des élections pendant les olympiques 2012, une stratégie utilisée comme un bruit médiatique minimisant la mauvaise presse contre lui;
      - la Commission Charbonneau ne rouvrira qu’à la mi-septembre, nous savons qu’il sera éclaboussé;
      - profite qu’une bonne partie de la population est en congé;
      - profite aussi du fait que le conflit avec les étudiants est loin d’être réglé;
      - profite de la situation économique mondiale incertaine pour se faire passer pour le grand sauveur du Québec avec son Plan Nord fortement critiqué par les experts.

      Le temps est venu de nous opposer de toutes nos forces vives contre Jean Charest, ainsi que la CAQ. Je l’ai dit souvent, on doit le répéter : la CAQ et le PLQ défendent en 2012 des intérêts conservateurs où on affirme la primauté du privé sur le bien commun, ce qui aura des effets désastreux en éducation et en santé. Pour comprendre le désastre annoncé, on doit lire « Le triomphe de la cupidité », écrit par le prix Nobel d’économie, Joseph E. Stiglitz. Monsieur Stiglitz mentionne qu’on doit éviter d’endetter davantage la population, et dans ce sens en éducation, la politique de l’utilisateur-payeur appauvrira toute une classe de gens. Ne prenons pas exemple sur les États-Unis!

      Bonne chance à ceux ayant à cœur justice et équité sociale! Car, ce n’est pas ce qui nous attend avec la combinaison de la CAQ-PLQ dans le futur gouvernement.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 1 août 2012 08 h 51

      À propos de l'évènement «J'ai ma pelle» (5h59), le maire Labeaume en a reporté la date au 3 septembre, par hasard, avant le retour de la Commission et à la veille d'un possible déclenchement d'élection...La veille, c'est le cas!

      Le maire justifie les démissions autour de lui : «Je vous dirais que sur le comité, il y a trois personnes qui pourraient prendre tout ça demain matin, a dit le maire. Il y a deux ingénieurs qui pourraient diriger ça eux-mêmes tous seuls (Jean-Guy René, Henri-Paul Martel).» Voilà l’explication des démissions à Québec! Qui met-on en place?

      «Selon Jacques A. Bédard, un des démissionnaires, la nouvelle structure mise en place par l'administration Labeaume pour la gestion du projet n'assure plus le contrôle des dépenses. Cette façon de procéder rendrait le nouvel amphithéâtre plus vulnérable à la collusion dans l'industrie de la construction.

      Jacques A. Bédard va plus loin en affirmant que la Ville de Québec a abdiqué de ses responsabilités et son imputabilité contre les abus qui guettent tout le projet d'amphithéâtre…. »

    • Lorraine Dubé - Inscrite 1 août 2012 09 h 03

      Le DGE a mis en garde les groupes de pressions mais devrait avoir à l'œil le clan Charest. Il devrait se pencher sur les contrats de publicités. (Référence 06 h 08)
      DGE: «Les groupes de pression ne peuvent engager des dépenses pour «favoriser ou défavoriser, directement ou indirectement, un candidat...»

      Au DGE
      Que dire de toutes les publicités libérales aux frais des contribuables, le PLQ en mode électoral depuis longtemps, déjouant la loi de manière subtile avec l'argent de nos impôts, sachant leur déclenchement du scrutin avant le dévoilement du financement occulte du PLQ par la Commission Charbonneau. Que dire du vote par anticipation dont le parti libéral est passé maître, question manipulation!

      Je suis persuadée que l'intention du DGE n'est certainement pas de se faire complice du cynisme associé au parti libéral. Le mandat du DGE n’est-il pas de faciliter la sortie de votes et le bon déroulement de l'élection? Il a pour mission d’être un des gardiens de la démocratie.

      Qu’en est-il de la plainte dans Sherbrooke en 2008? Verra-ton ce genre d’incident se reproduire impunément? Rappelons que des malversations libérales ont permis à des électeurs de voter à domicile sans respecter la «Loi électorale». Jean Charest et son équipe ont privilégié les électeurs libéraux au détriment des autres. Ils ont travesti la loi par des bureaux de vote à domicile dans des endroits où les pensionnaires sont autonomes et aptes à aller voter.

      Pourquoi les libéraux ne veulent-ils pas faciliter la tâche aux étudiants qui voudraient voter dans leurs établissements scolaires? Poser la question, c’est y répondre. Voilà la fibre démocratique du PLQ!

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 août 2012 09 h 48



      «Le DGE a mis en garde les groupes de pressions mais devrait avoir à l'œil le clan Charest. Il devrait se pencher sur les contrats de publicités.» - Lorraine Dubé

      «À quoi bon une Commission, si ce n'est pas pour éclairer notre choix aux élections ?»

      C'est quand même incroyable que le Directeur général des élections du Québec (DGÉQ) ne dénonce pas ces élections qui auront lieu «avant» que les électeurs-trices ne puissent prendre connaissance des résultats de la Commission Charbonneau !

      C'est comme si on demandait aux électeues de voter à l'aveuglette les yeux bandés!

      Cela remet en plus en cause la question de la crédibilité des juges et de la Commission elle-même, qui semble avoir synchronisé son travail en collaboration avec le Parti libéral.

      À ce titre, la juge Charbonneau devrait dénoncer cette élection hâtive; sans quoi, elle met elle-même sa crédibilité en doute, de même que la crédiblité de sa Commission.

      À quoi bon une Commission, si ce n'est pas pour éclairer le choix des élections ?

      Christian Montmarquette
      Montréal

      .

    • Gilles Théberge - Abonné 1 août 2012 11 h 40

      Est-ce que le PQ aura l'habileté nécessaire pour mettre de l'avant le bilan accablant de Jean Charest?

      La réponse à cette question est peut-être la clé du résultat.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 1 août 2012 13 h 36

      On ne veut surtout pas que se reproduise le même scénario qu'en 2008. Charest et ses acolytes ont pour disciples des militants et un électorat inconditionnels s'apparentant à une secte, dont le militant libéral Martin Drapeau a pu percevoir l'ampleur lors d’un congrès. (Conscience et réflexion)

      Le gouvernement du PLQ se protégeait en 2008 d'un siège éjectable. Il lui a fallu déjouer la démocratie en cachant aux québécois les pertes historiques de la CDPQ. En cela, Jean Charest est champion, un vrai joueur compulsif.

      Le PLQ majoritaire et roi des bâillons, avec 42% d'appuis. Les libéraux se congratulent chaque fois qu’ils peuvent berner le peuple.

      Ils veulent absolument se prémunir contre l’insatisfaction générale lors de la seconde CECO (gouvernement PLQ Robert Bourassa) qui s’amorce par le dévoilement du financement occulte du parti libéral au retour de la Commission en septembre. Onde de choc! Dans de telles circonstances, et dans l'éventualité d'un autre mandat du PLQ, Jean Charest n'ignore pas les dangers de perturbations.

      On peut s'attendre à ce que le clan Desmarais multiplie les entorses aux règles et à l'éthique. Ne soyons pas dupes, c'est Desmarais qui a les deux mains sur le volant.

      Le Devoir résumait: Légitimer la collusion! Je rajouterais «avec cynisme et en toute impunité». Il y a eu mobilisation citoyenne dans les rues, nulle excuse à un taux faible de participation!

  • Yves Claudé - Inscrit 1 août 2012 01 h 54

    Il va y avoir du sport !

    Passionnant, désespérant, cynique, outrageant, parfois honnête et intelligent, des mots lancés comme des flèches, des regards francs ou fuyants, le bal des illusions entretenues ou perdues, le festin des promesses pré-oubliées, la rage de défendre l’indéfendable et les pourcentages du 1%, les paroles au nom du “peuple”, et le peuple dans tout ça ?, les trahisons de la nation, la violence des mots et/ou de la rue, la “société” habilement mise en scène, les stratèges hypnotisés dans leurs écrans,… un spectacle divertissant pour les amateurs de combat extrême… si ce n’était notre avenir collectif qui est en jeu.

    Une sorte de ring installé sur un bateau qui tangue dangereusement, les coups sont donnés “pour vrai”, c’est un Québec qui a le mal de mer alors que les eaux qui l’agitent sont celles peu limpides d’un port qui se souvient avec nostalgie d’un grand fleuve…, un Québec qui s’émeut en silence ou à grands cris, entre marée montante et marée descendante.

    Un capitaine éberlué aux rictus inquiétants qui manœuvre dangereusement, serait-il en train de provoquer un échouage sur le flanc ? Voilà qui nous prépare un fameux portage si l’on ne veut pas finir dans un marécage !

    Yves Claudé

    • David Boudreau - Inscrit 1 août 2012 07 h 30

      Il reste à espérer que les pharmacies ne seront pas à court de Gravol durant la campagne....

    • Anne-Louise Fortin - Inscrite 1 août 2012 07 h 48

      Oui c'est navrant, inquiétant, désespérant: un véritable ring qui nous fera rougir, rugir et qui nous menera où? à un Charest vainqueur, triomphant... J'ai l'envie de partir en vacances, de fuir tout ce cirque, mais il faut voter et je voterai en me souvenant.

  • Jacques Morissette - Inscrit 1 août 2012 04 h 20

    Que le spectacle commence.

    Il me fait penser à ces lutteurs qui en remettaient pour ajouter au spectacle. Leur but était d'émoustiller l'intérêt de la foule. Pour la question de la sincérité, c'était évident à les voir aller que c'était un gros zéro.

    Ce que je viens de dire de sluteurs, je le dis pour Jean Charest. Pas du tout de sincérité, il cherche à émoustiller la foule. À son attitude, je suis loin d'avoir envie d ele respecter comme Premeir ministre.

    Nous sommes en 2012, malgré cela il y a encore de ces gens qui peuvent être influencés par ce genre de spectacle. Je ne suis pas loin de penser que nous reculons plutôt que d'avancer. On dirait que je regarde un documentaire d'Hitler exhortant la foule.

    Monsieur parle-t-il à la foule en mettant l'accent sur ses talents d'orateur, comme s'il était en train de faire une compétition face à ses adversaires? Vraiment, plus ça va, plus je me rend compte que le comportement des foules est encore là pour longtemps.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 1 août 2012 06 h 45

      Chaque fois que Jean Charest ouvre la bouche, il scrute l'effet sur la foule et en rajoute au besoin. Un manipulateur et menteur de la pire espèce. Champion du sophisme et de la mauvaise foi, il déshonore la fonction qu'il occupe.

      Le clan Desmarais risque de perdre « le Nord ». Par conséquent, Jean Charest va se vautrer dans la turpitude qui le caractérise: La fin justifie les moyens-Diviser pour mieux régner.

  • Guy Lorrain - Inscrit 1 août 2012 05 h 48

    Ce que je ne comprend pas des membres du parti libéral du Québec: Comment se fait=il qu'il n'y ait pas un sapré membre du parti, qui se soit levé pour dire: M. Charest, partez, on va vous faire une belle petite fête? . . . Non je ne comprend pas. Malheureusement, le parti libéral de Jean Charest est associé à collusion, corruption et tout ce qui est apparenté à la malhonnêteté. Certain que feu Adélard Godbout et Tachereau sont mort de rire dans leur tombe.

    Ce qu'il y a de malheureux, dans cette élection, c'est que Charest et ses acolittes, tous de fins connaisseurs de la collusion et de la corruption, ont devant eux, 4 partis politiques qui vont se partager les quelques 68% des votes. Quel belle démonstration qui va assuré la réélection de Charest et vive les quelques 30 à 40% de nos taxes qui se retrouvent dans les mains de nos amants de la collusion et la corruption. N'oublions pas ces deux mots, COLLUSION & CORRUPTION

    • Dany Tanguay - Inscrit 1 août 2012 07 h 44

      Jean Charest a promis à l'Establishment de leur livrer les richesses du Québec sur un plateau d'argent et au moindre coût, de leur donner le bien commun pour des peanuts......pourquoi croyez-vous qu'il est régulièrement invité à Sagard chez les Desmarais........

    • Catherine Brunelle - Abonnée 1 août 2012 08 h 00

      Bah.. est ce que ça changerait vraiment grand chose de mettre un autre larron à la tête du PLQ? Il ne faut pas croire que tout vient de Charest en personne, il a toute une équipe derrière lui qui écrivent ses discours, révisent sa gestuelle, s'occupe des médias, etc.

      Daccord avec le reste, maudit vote divisé. Avec un peu de chance la CAQ va voler des votes au PLQ, mais le reste va être divisé, un front uni aurait pu être négocié pour pallier à ça, mais l'appel n'a pas été écouté.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 1 août 2012 09 h 32

      Un passage d'un article de Denis Lessard en date du 21 juin 2003 concernant Chantal Landry a le potentiel de contredire son témoignage ainsi que celui de Jean Charest à la Commission Bastarache.

      Dans «Les cercles du pouvoir», Denis Lessard rapportait que même pour “ceux qui le côtoient depuis longtemps“,il est difficile de dire qui sont les personnes qui ont le plus d’influence sur le nouveau Premier Ministre, Jean Charest. Il y décrit deux cercles d’influence susceptibles de gagner la bataille de l’influence sur le PM….»:
      http://lesanalystes.wordpress.com/2010/09/27/exclu

      Je me souviens de la Commission dont Michel Bastarache était le Président...issu du Cabinet Heenan Blaikies, des avocats du Plan Nord et GÉNIeau lors du scandale des compteurs d’eau. L'annulation du contrat de 356 millions confié en novembre 2007 au consortium GÉNIeau aura eu des conséquences financières. Ils ont compté sur l'aide du Cabinet. (Autre aberration: les compteurs intelligents d’Hydro-Québec étaient entreposés chez des Rizzuto?)
      À quand l’enquête sur Hydro?:
      http://descoteaux.argent.canoe.ca/general/a-quand-

      Michel Bastarache avait été juge de la Cour suprême du Canada pendant plus d’une décennie avant de se joindre en juillet 2008 au Cabinet Heenan Blaikie. Que de coïncidences! Jean Chrétien y agit à titre d’avocat-conseil depuis 2003. Pierre Trudeau y était également affilié. La fille de Jean Charest y a fait son stage...Amélie-Dionne Charest :
      www.aqec.ca/PDF/Liste%20de%20participants_