Une route verte entre le Québec et le Vermont

Le premier ministre Jean Charest, en compagnie du gouverneur du Vermont, Peter Shumlin
Photo: Toby Talbot, Associated Press Le premier ministre Jean Charest, en compagnie du gouverneur du Vermont, Peter Shumlin

Burlington - Le Québec et l’État du Vermont se dirigent vers la mise en place d’une route verte comprenant des bornes de recharge pour les voitures électriques entre Montréal et Burlington, a annoncé hier Jean Charest.


« Nous avons conclu que nous pouvions aller plus loin encore dans la mise en place d’une route verte et l’électrification des transports, et nous avons mandaté nos équipes respectives pour étudier la mise en place d’une route verte entre Montréal et le Vermont, en particulier Burlington, avec des bornes de recharge », a expliqué le premier ministre Charest.


Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, Hydro-Québec et la compagnie d’électricité américaine Green Mountain Power auront la tâche de se pencher sur la faisabilité de ce projet, a précisé M. Charest. L’évolution du projet doit être abordée lors de la prochaine rencontre, qui se tiendra à Québec l’an prochain.


Le premier ministre québécois se trouvait au Vermont dans le cadre de la 36e rencontre annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada. La ville de Burlington, où se déroulait cette réunion, a été le théâtre de manifestations dans la journée de dimanche. De 500 à 600 personnes y ont participé. Plusieurs arboraient le carré rouge en appui aux étudiants québécois, tandis que d’autres frappaient sur des casseroles pour symboliser leur lutte contre la hausse des droits de scolarité et leur opposition aux politiques « néolibérales ».


« La rencontre avec les gouverneurs ici, elle est très importante pour nous, a plaidé M. Charest lors d’un point de presse à l’issue de la rencontre. C’est vraiment un forum où on fait la promotion de nos intérêts pour créer de l’emploi, créer de la richesse. »


Jean Charest a fait valoir que les énergies renouvelables faisaient partie « de l’ADN » du Québec et qu’elles constituaient sa « marque de commerce ».


Élyse Vollant, membre d’une nation innue du nord du Québec, est venue à Burlington pour manifester son opposition aux politiques énergétiques québécoises qui, croit-elle, menacent les territoires et les cultures traditionnels. « Le Vermont est l’un des principaux acheteurs d’énergie d’Hydro-Québec. Les habitants de l’État veulent savoir ce qui se passe à la source de l’énergie », a-t-elle déclaré.


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7 commentaires
  • Franklin Bernard - Inscrit 31 juillet 2012 08 h 57

    Ballon électoral!

    Un autre! Quel projet bidon! Ils nous prennent pour des idiots ou quoi? Il est à noter que le Gouverneur du Vermont Peter Shumlin sera lui aussi en élections cet automne. Curieuse coincidence.

    Une route entière pour quelques bornes étectriques?

    Et pendant ce temps-là, les routes du Québec, celles qui existent déjà, sont laissées dans un état de décrépitude scandaleux, qui les rendent non seulement infernales à utiliser, mais aussi de pus en plus dangereuses: dangers de casse majeurs, et dangers d'accidents dûs à la distraction que représente le souci constant en conduisant de regarder, non pas loin devant, comme il le faudrait, mais juste devant le capot pour éviter les pires trous, bosses, fentes, cahots, nids-de-poules...

    Dehors, les corrompus du PLQ!

    • Pierre Denis - Inscrit 31 juillet 2012 17 h 10

      Entièrement d'accord. Quelle insignifiance pré électorale avec une fonction d'utilité quasi nulle ! Si seulement nos routes étaient en meilleur état, ça se traduirait déjà par des économies d'essence : il est prouvé depuis longtemps qu'un véhicule qui roule sur une mauvaise chaussée consomme plus. Et les bornes électriques du côté US seront alimentées par de l'électricité produite en majorité par des centrales thermiques ! La belle affaire !
      Et que dire des produits hautement toxiques contenus dans les accumulateurs de ces voitures électriques et hybrides ? Un jour, il va falloir en disposer : quelque chose a-t'il été prévu ?

  • Franklin Bernard - Inscrit 31 juillet 2012 09 h 00

    Charest, un «vert»? Quelle farce!

    Quand on sait les désastres écologiques qui se préparent dans le Nord québécois et sur l'île d'Anticosti, entièrement imputables à John James et à lui seul, le voir se pavaner aux USA avec un projet vert bidon est d'un cynisme renversant.

  • Réjean Dumais, ing. - Inscrit 31 juillet 2012 09 h 05

    Et les véhicules en mois grand nombre !

    Bonjour !
    Il serait bon d’impliquer des québécoisES ayant une expertise dans les services d’autopartage de véhicules électriques...
    J’imagine que vous comprenez ! ! !
    Ne vendons surtout pas la mèche aux étasuniens.
    Bon mois d’août à vous touTEs !
    ''D'un ingénieur, pas économiste, mais économe''

  • Michel Lemay - Inscrit 31 juillet 2012 10 h 14

    Pourquoi pas Montréal-Québec comme route verte?

    Pour inciter le plus grand nombre de Québécois à aller "magasiner" à Plattsburgh et à Burlington? Ou pour les convaincre d'aller y prendre l'avion pour moins cher?

    Charest n'a jamais pris au sérieux le développement économique du Québec et surtout la nécessité de penser d'abord "Québécois" et de créer une économie de propriétaires moins à la solde des américains, sans verser dans un protectionnisme outrancier.

    J'aime bien la position de la CAQ et les dispositions proposées pour créer une "économie de propriétaires" et non de succursales au Québec. Le projet de route verte aurait pu commencer ICI entre Gatineau, Montréal et Québec..., il me semble...

  • Michel Lemay - Inscrit 31 juillet 2012 10 h 30

    Le réseau québécois de recharge?

    D'après ce que je vois ici,
    http://evnet.avinc.com/EVPortal/LeCircuitElectriqu
    il y a des bornes à Montréal et Québec, mais rien entre Saint-Hilaire et Québec, ou entre St-Lazare et Gatineau... Qu'y avait-il à vanter avant de lancer cette très américaine "route verte"?