Jean Charest dans la cour de François Legault

Les nouveaux candidats de Jean Charest, soit Pascal Beaupré, (Joliette), Jean-Francois Gosselin (La Peltrie) et Linda Lapointe (Groulx).
Photo: La Presse canadienne (photo) Peter Mccabe Les nouveaux candidats de Jean Charest, soit Pascal Beaupré, (Joliette), Jean-Francois Gosselin (La Peltrie) et Linda Lapointe (Groulx).

Jean Charest poursuit sa lancée préélectorale en présentant trois nouveaux candidats, tous d’anciens parlementaires adéquistes, à la députation.


En point de presse hier matin, le chef du Parti libéral du Québec s’était entouré de trois ex-députés des circonscriptions de Groulx, Jean-Lesage et Joliette, qui avaient été élus sous la bannière de l’ADQ en 2007.


Linda Lapointe, Jean-François Gosselin et Pascal Beaupré ont tous lancé d’une même voix que l’ADQ n’existe plus et que la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault n’est pas une option. Si les deux premiers se lancent dans la lutte dans les circonscriptions qu’ils ont déjà représentées, M. Gosselin a choisi d’être candidat dans le comté de La Peltrie, à Québec. « J’ai été adéquiste. Il n’y a plus d’ADQ. M. Legault et son équipe sont toujours souverainistes et moi, fédéraliste », a lancé Mme Lapointe.


Une déclaration rejetée par le chef de la CAQ, François Legault, qui a soutenu que son parti ne ferait « jamais » la promotion de la souveraineté. « Il me semble que ça ne peut pas être plus clair », a-t-il lancé lors de son annonce de nouveaux candidats dans la région de Québec, hier après-midi.


M. Beaupré a quant à lui souligné que le gouvernement Charest savait se tenir debout, ajoutant que les libéraux n’avaient pas cédé alors que le conflit étudiant du printemps dernier faisait rage. « Il est parfois plus facile de céder aux pressions que de garder le cap. Le Parti libéral a su garder en tête l’objectif premier de l’augmentation des frais de scolarité plutôt que de baisser les bras devant une minorité. Un parti qui sait se tenir debout et prendre des décisions pour l’ensemble des Québécois est un parti qui me rejoint, et je ne vois en aucun autre parti cette qualité », a-t-il soutenu.


Jean Charest a joué la carte de l’économie, faisant valoir que son gouvernement avait livré la marchandise et que la situation financière du Québec était enviable à bien des égards.


À quelques jours d’un possible déclenchement d’élections générales, M. Charest a martelé que son parti était le seul à se soucier d’économie. L’objectif de Pauline Marois est de tenir un référendum le plus rapidement possible, tandis que M. Legault n’a pas la vision qu’il faut pour le Québec, a lancé M. Charest.


« Il y a ce qu’on dit, et il y a ce qu’on fait. C’est plus puissant l’exemple et ce que nous faisons, nos gestes parlent davantage que tout ce que l’on peut faire comme discours », a affirmé le chef libéral en expliquant pourquoi les ex-parlementaires avaient décidé de refaire le saut avec son parti plutôt qu’un autre.


Les transfuges se mesureront respectivement aux péquistes Raymond Archambault (Groulx) et Véronique Hivon (Joliette), ainsi qu’au caquiste Éric Caire (La Peltrie).

 

Controverse sur Twitter


La machine à rumeurs s’est emballée ces dernières semaines, et plusieurs misent sur un déclenchement de campagne le 1er août. Interrogé quant à la date exacte de cette annonce, M. Charest s’est borné à répéter, sourire en coin, que d’importantes décisions seraient « bientôt » prises à cet égard.


Par ailleurs, M. Legault a écrit en matinée hier sur son compte Twitter que c’était la CAQ qui avait refusé les candidatures de Mme Lapointe et M. Beaupré pour représenter leurs couleurs au prochain scrutin.


Plus tard dans la journée, M. Legault a réitéré ses propos, déclarant que Mme Lapointe souhaitait se présenter pour la CAQ dans le comté de Groulx, mais que son équipe avait finalement porté son choix sur une autre candidate. M. Legault a enchaîné en indiquant que M. Beaupré avait maintes fois frappé à leur porte pour tenter d’être le candidat caquiste dans la circonscription de Joliette. Le chef de la CAQ a exprimé sa surprise, indiquant qu’il était important, « quand on a des convictions », de s’attarder au programme d’un parti.


Les principaux intéressés ont nié en bloc cette version de M. Legault sur leur compte Twitter respectif.

5 commentaires
  • Gilles Delisle - Inscrit 30 juillet 2012 07 h 10

    Quand on a que les reste de table à se mettre sous la dent!

    Cà sent la débâcle à plein nez! Les candidats vedettes ne se présentent plus au parti Libéral! Tout est de plus en plus limpide! La grande débâcle s'en vient! La raison et le bon sens gagnent tranquillement le bon peuple!

  • Fabien Nadeau - Abonné 30 juillet 2012 07 h 15

    Question

    L'opportunisme est un prérequis en politique. La question: sont-ce les Libéraux qui glissent vers la droite, ou les ex-adéquistes qui glissent au centre?

    Un mélange des deux, sans doute, des mains avides...

  • Michel Miclot - Inscrit 30 juillet 2012 07 h 45

    Voilà où le bât blesse!

    Trop de carriériste en politique et pas assez de politiciens. Ces gens là changent d'option politique comme on change de chemise, on passe du fédéral au provincial, du PQ à la CAQ, de la CAQ au PLQ sans état d'âme . Il ne faut pas se demander le pourquoi de ces relents de corruption dans le domaine politique. Quand il n'y a pas d'idéal, il n'y a pas d'âme , il n'y a que la matiêre. Heureusement que parfois surgit un Léo qui vient assainir l'atmosphère avec un vent de fraîcheur.

  • Franklin Bernard - Inscrit 30 juillet 2012 08 h 26

    La grande déroute libérale

    Aller racler les fonds de tiroirs de l'ADQ pour trouver des candidats! Quel désarroi dans le parti de John James Charest! En tout cas, le message est clair: Charest et le PLQ représentent de plus en plus la droite populiste, autoritaire et anti-démocratique néo-libérale.

    Pour ce qui est de son bilan économique, il se résume à avoir augmenté taxes et impôts de manière éhontée, à avoir préparé le terrain à un système de santé et d'éducation réservé aux riches, à avoir laissé pourrir les infrastructures, et à avoir bradé les ressources naturelles du Québec à des intérêtets privés, et bien souvent étrangers.

    Quant au bilan écologique, on frémit devant les désastres qui commencent à prendre forme dans le Nord québécois et sur Anticosti.

    Et mentionnons pour mémoire que Charest n'aura aucun scrupule à déclencher des élections dans une province où manifester son opposition au régime publiquement en groupe est à toute fin pratique interdit sans demander la permission à la police. Une honte internationale. Où a-t-on vu ça, sinon dans les pires dictatures du monde?

    Peut-on imaginer ce que deviendrait le Québec sous cette gouverne du malheur du peuple pendant 4 autre années?

    Aux urnes, citoyens! Chassons cette bande de malfaisants corrompus!

  • Bernard Gervais - Inscrit 30 juillet 2012 08 h 57

    Pas très convaincants comme candidats

    Trois « fédéraleux » de droite qui se cherchent un job de député.

    Ils ont déjà tenté de se faire élire mais sans succès avec l'ADQ et, maintenant, ils pensent que cela marchera en se présentant plutôt pour le PLQ.

    Legault prétend qu'ils auraient frappé d'abord à la porte de la CAQ avant d'aller rejoindre les libéraux...

    Peu importe, ça sent quand même l'opportunisme !