21 partis en lice pour les élections

Vingt et une formations politiques ont été dûment autorisées par le Directeur général des élections du Québec pour apparaître sur les bulletins de vote en vue du prochain scrutin.
Photo: Yan Doublet Le Devoir Vingt et une formations politiques ont été dûment autorisées par le Directeur général des élections du Québec pour apparaître sur les bulletins de vote en vue du prochain scrutin.

Ils sont de droite, de gauche ou de nature plus ludique et entendent bien charmer les Québécois lors de la prochaine élection générale. On compte 21 partis politiques autorisés à s’installer sur la ligne de départ, dont les traditionnels libéraux et péquistes, mais également de nouveaux venus comme le Parti de la classe moyenne et le Parti nul.

En vertu de la Loi électorale, c’est le Directeur général des élections du Québec (DGE) qui tient le registre des entités politiques autorisées.


Hier, le Parti de la classe moyenne du Québec (PCMQ) a officiellement pris d’assaut la scène politique.


« L’offre politique actuelle ne correspond pas aux attentes de la majorité silencieuse. Je dis aux électeurs : prenez le contrôle ! » a expliqué le chef du PCMQ, Jean Lavoie.


Ce dernier, qui est conseiller à la francisation à l’Office québécois de la langue française, situe son parti au centre du spectre politique. « Il faut arrêter le culte de la division, que ce soit entre fédéralistes et souverainistes ou la droite et la gauche. Il faut aborder de véritables enjeux comme les 2 millions de Québécois qui sont sans médecin de famille ou le grand pouvoir des lobbys sur le gouvernement », dit M. Lavoie.


Le PCMQ entend présenter des candidats dans une quinzaine de circonscriptions. Le chef briguera les suffrages dans Montmorency.


En janvier dernier, une nouvelle formation de droite a vu le jour sur l’échiquier québécois, soit le Parti conservateur du Québec (PCQ). Le chef, Luc Harvey, qui a été député conservateur dans l’équipe de Stephen Harper, veut donner une voix aux véritables gens de droite, ceux qui ne peuvent se satisfaire de la venue de la Coalition avenir Québec.


« On vise le travailleur à qui il ne reste pas grand-chose dans les poches à la fin du mois », affirme M. Harvey. Ce dernier brandit le couperet dans l’appareil gouvernemental. Le PCQ propose de limiter l’accès à l’aide sociale. « Les assistés sociaux qui sont aptes au travail devraient avoir droit qu’à un maximum de cinq ans de prestations, et seulement deux années de suite. La lutte contre la pauvreté ne se fait pas avec un chèque du gouvernement », a soutenu M. Harvey.


Le chef du PCQ, qui gère une garderie privée non subventionnée, entend se présenter dans la circonscription de Lévis.


D’autres partis politiques peuvent faire sourciller. Il en va ainsi du Parti nul, dont le seul nom soulève des questions. Il a toutefois été impossible de joindre son chef, Renaud Blais. Il y a aussi le Parti équitable, qui a été mis sur pied le printemps dernier par Yvan Rodrigue, qui en a eu l’inspiration après un séminaire d’épanouissement personnel en Californie. M. Rodrigue est impliqué avec les Chevaliers de Colomb ainsi que dans la chorale de Saint-Romuald, au sud de Québec.


Outre les partis autorisés qui sont en augmentation depuis deux ans (de 16 à 21), le DGE présente une liste de 24 noms réservés pour la création éventuelle d’un parti politique. Parmi ceux-ci, on retrouve Nexus Québec, Québec anti-mafia Party, Objectif vie Québec, mais aussi Carré rouge. Vérification faite, ce dernier parti n’a rien à voir avec la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).


Plusieurs noms réservés ont une connotation souverainiste dans leur appellation, tels que Parti pour un pays, Mon pays le Québec et Grand Parti du Québec. Certains autres laissent place à toutes les interprétations : Révolution nationale, Autre Québec, Front national du Québec et Présence jeunesse.


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La liste des 21 partis politiques autorisés par le Directeur général des élections du Québec

  • Bloc pot
  • Coalition avenir Québec - L'équipe François Legault
  • Coalition pour la constituante
  • Équipe autonomiste
  • Mouvement équité au Québec
  • Option nationale
  • Parti communiste du Québec
  • Parti conservateur du Québec
  • Parti de la classe moyenne du Québec
  • Parti égalité/Equality Party
  • Parti équitable
  • Parti indépendantiste
  • Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party
  • Parti marxiste-léniniste du Québec
  • Parti nul
  • Parti québécois
  • Parti unité nationale
  • Parti vert du Québec/Green Party of Québec
  • Québec - Révolution démocratique
  • Québec solidaire
  • Union citoyenne du Québec / Québec Citizens' Union
8 commentaires
  • Jean Lapointe - Abonné 27 juillet 2012 09 h 41

    C'est ridicule qu'il y ait autant de partis


    N'est-ce pas là le signe d'une grande immaturité politique ?

    Il me semble que la politique ça devrait être pris plus au sérieux.

    A quoi peuvent bien penser tous ces gens qui sont à l'origine de la création de ces partis?

    Je me demande s' il n'y a pas parmi eux de grands enfants qui veulent se donner de l'importance.

    N'y aurait-il pas lieu de fixer des conditions plus strictes pour être accepté comme parti politique?

    En tout cas, pour moi, l'existence d'un si grand nombre de partis politiques n'est pas nécessairement le signe que la démocratie est bien vivante au Québec.

    C'est plutôt le signe d'une lacune côté éducation dans les écoles.

    • Chloé Fortin Côté - Inscrit 27 juillet 2012 11 h 31

      Au contraire

      Dans la plupart des pays réellement démocratique, il y a plusieurs partis politiques mais mieux encore, ceux-ci sont même représentés à l'Assemblée nationale. Il n'est pas rare de voir 6, 7 ou même 8 partis politiques représentés à l'Assemblée nationale de nombreux pays. Et dans ces pays il y a environ une vingtaine de partis politiques.

      La politique est certainement prise au sérieux par ces gens. Il est très exigeant d'avoir un parti politique tant au niveau des rapports financiers qu'il faut donner qu'à la gestion de personnes qui sont souvent éparpillées aux quatre coins du Québec. Les gens ne font pas ça par pur plaisir. Ils considèrent qu'il y a des lacunes dans les partis présents et décident de créer une alternative politique puisque très souvent, sur les quelques millions de personnes ayant le droit de vote, il y a sûrement quelques personnes qui vont penser, comme eux qu'il manque une alternative politique quelconque. En ce sens, les partis politiques ont leur place puisqu'il faut que les gens puissent voter selon ce qu'ils pensent. S'il n'y avait que 3 ou 4 partis, il manquerait d'option.

      C'est certains, certaines personnes considéreront que les partis comme le Parti Rhinocéros (au fédéral) ne devraient pas exister. Mais encore, par leur propositions absurdes, ils font une critique du parlementarisme et en analysant en profondeur leur message on comprends leur raison d'être. Le parti nul, par exemple, milite pour l'ajout d'une case sur le bulletin de vote, une case "vote blanc" ou "abstention". Un vote pour le parti nul, est donc un vote d'abstention. Ce parti a, selon moi, toute sa raison d'être comme tous les partis autorisés.

      Les conditions sont assez strictes pour être accepté comme parti politique. Il faut un nombre de signatures élevé pour justement évité ces gens en recherche d'un "trip" et qui voudraient créer un parti politique pour le "fun".

  • Alexandre Trottier - Inscrit 27 juillet 2012 13 h 54

    Est-ce que c'est le vrai le nom de la CAQ?!

    La CQ se nomme vraiment "Coalition avenir Québec - L'équipe François Legault" ?!

    Si oui, c'est plutôt narcissique...

    • Alexandre Trottier - Inscrit 28 juillet 2012 20 h 55

      Merci de la précision M. Auclair,
      J'avais lu et entendu que la CAQ considérait qu'il manquait de reconnaissance/visibilité, mais j'avais manqué le changement de nom...

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 28 juillet 2012 04 h 47

    Pourquoi ?

    « Le PCQ propose de limiter l’accès à l’aide sociale. « Les assistés sociaux qui sont aptes au travail devraient avoir droit qu’à un maximum de cinq ans de prestations, et seulement deux années de suite. La lutte contre la pauvreté ne se fait pas avec un chèque du gouvernement » (Luc Hervey, PCQ)

    De cette citation, cette douceur :

    C’est super yahou de savoir l’existence de 21 Partis qui vont, possiblement, chercher à s’attribuer l’honneur de l’électorat québécois 2012 (2013 ?) avec le sourire de plusieurs promesses, dont, entre autres, celle du PCQ, nouvellement arrivé sur la scène provinciale, sur l’accès limité à l’aide sociale.

    Tout en saisissant le sens honorable de cette récente promesse, quelques questions s’imaginent :

    Comment le PCQ va-t-il limiter l’accès à l’aide sociale de citoyens qui, sans moyen particulièrement incitatif réel, ne demandent qu’à travailler et vivre décemment ?

    Quelles seront ces limites si le milieu de l’emploi demeure fermé ou inaccessible à des programmes ou meures d’employabilité susceptibles d’aider ces personnes à s’en sortir ou à développer des habilités d’emploi sans être pénalisées par un système de prestations incohérent ou déficient ?

    Pourquoi, enfin, s’attarder à des personnes qui, de toute évidence, sont très peu outillées pour se défendre et rencontrer les exigences de l’emploi, des exigences de plus en plus difficiles d’accessibilité ?

    Pourquoi ? - 28 juillet 2012 -

  • Michel Miclot - Inscrit 31 juillet 2012 04 h 52

    Dangereux

    Plus il ya de partis , plus il y a de démocratie en théorie du moins et seulement dans un système représentatif. Au Québec et au Canada , c'est le contraire, un parti prend le pouvoir avec la majorité et prend le pouvoir avec moins de 30% des voix. Un tel sytème favorise les partis élus par des blocs monolithiques mais non représentatifs à l'échelle du Québec.

  • Jocelyn Boily - Inscrit 31 juillet 2012 21 h 08

    Jouer au chat et à la souris

    29 juillet 2012

    Jouer au chat et à la souris

    Depuis le mois de janvier les différents médias et partis de l’opposition étaient sur le qui-vive et voyaient aux les différentes actions du gouvernement libéral du Québec (PLQ) un possible déclenchement d’élections. En effet le PLQ approchant de la fin de son mandat de quatre ans était le seul a pouvoir déclencher des élections tant attendues et tant réclamées de tous.

    Il va de soi que les rumeurs se sont ravivées de plus belles avec comme arrière-plan le conflit étudiant et la commission Charbonneau sur les allégations de corruption. À force de jouer au chat et à la souris sur ce déclenchement d’élections Jean Charest a agit en chef du PLQ plutôt que premier ministre servant les intérêts du Québec.

    Ça fait des mois que Jean Charest joue avec nos nerfs calcule, évalue, sonde et manœuvre l’opinion publique en attendant le bon moment et en essayant de créer les conditions gagnantes.

    Pourquoi le prochain gouvernement ne pourrait pas introduire certaines mesures afin de restaurer la confiance du public à l'égard de l'intégrité des processus électoral et législatif? De ce fait des élections à date fixe permettraient de préparer la campagne électorale à l'avance, ce qui entraînerait un débat plus large, plus profond et le publique en sortirait grand gagnant.