Pacte de non-agression entre QS et ON

Québec solidaire et Option nationale ont conclu un pacte de non-agression dans deux circonscriptions lors des prochaines élections, question de ne pas diviser le vote de gauche.

En effet, les deux formations politiques se sont entendues pour que la co-chef de Québec solidaire, Françoise David, ait le champ libre dans la circonscription de Gouin et que le chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, bénéficie du même traitement dans Nicolet-Bécancour pour tenter de se faire réélire.


« C’est tout à fait pertinent et cohérent avec nos positions parce qu’on veut un scrutin plus proportionnel au Québec. […] Le jour où il va y avoir un scrutin proportionnel, il n’y aura plus jamais de question de vote stratégique, de vote utile ou de division de votes », a affirmé Jean-Martin Aussant.


Pour les deux partis, il s’agit d’une initiative locale qui a été relativement facile à sceller compte tenu de la nature progressiste des deux programmes politiques. Malgré cette entente et les similitudes sur le plan idéologique, les deux partis affirment avoir chacun leur raison d’être. Il n’y a pas de discussions pour élargir ce pacte de non-agression à d’autres circonscriptions. Il ne faut donc pas y voir d’alliance stratégique, a-t-on précisé.


Les deux partis ont l’intention de présenter 124 candidats aux prochaines élections. Option nationale en a presque la moitié de choisis alors que Québec solidaire en compte 103.


Françoise David a bon espoir de voir s’agrandir l’équipe d’élus de Québec solidaire en regard des résultats obtenus lors de la partielle de décembre dernier dans Bonaventure (9 %).


À l’heure actuelle, seul Amir Kadhir siège à l’Assemblée nationale. « L’important, c’est que le candidat soit connu dans son comté, qu’il y soit enraciné et apprécié », a affirmé Mme David, qui était interrogée sur la présence de candidats-vedettes dans son parti.


En janvier dernier, le député péquiste Bernard Drainville avait exprimé le souhait que les forces souverainistes forment une alliance stratégique en vue du prochain scrutin. La chef du PQ, Pauline Marois, a rejeté cette possibilité en juin, alors que Québec solidaire s’était montré ouvert à l’idée d’une alliance ponctuelle.

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