Pas de vacances pour les carrés rouges

Les participants étaient nombreux, hier, à Montréal, à l’occasion de la 160e journée de contestation sociale et de la 5e manifestation nationale du 22 du mois.
Photo: François Pesant Le Devoir Les participants étaient nombreux, hier, à Montréal, à l’occasion de la 160e journée de contestation sociale et de la 5e manifestation nationale du 22 du mois.

« Moins fort, mais plus large ». En réunissant des milliers de personnes au centre-ville de Montréal en plein coeur des vacances de la construction, la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) espère planter les germes d’une contestation durable à la veille de possibles élections provinciales.

Pour cette 160e journée de contestation sociale, les marcheurs se sont retrouvés hier en début d’après-midi, place Émilie-Gamelin. Bien que la manifestation nocturne de la veille ait à peine réuni plus de trente personnes, cette cinquième manifestation nationale du 22 du mois a réuni de 15000 personnes, selon l’AFP, à 80 000 personnes, selon la CLASSE, dans les rues de Montréal. La coalition étudiante avait invité les participants à se réunir via sa page Facebook avec pour objectif de « mettre les néolibéraux dehors ».


Au coeur des vacances, et par une belle journée d’été, la forte participation à la manifestation d’hier a surpris manifestants et organisateurs eux-mêmes. Pour Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE, cet événement s’inscrit dans la continuité de la publication du manifeste de la coalition, Nous sommes avenir, le 12 juillet dernier. « C’est la preuve que nos idées ne sont pas marginales, mais rassembleuses. […] Il ne faut pas penser que parce qu’il y a moins de gens qu’au printemps, c’est la fin. Ce qui était un fleuve est en train de devenir un delta, moins fort, mais plus large. »


De leur côté, les représentants de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont souhaité se concentrer sur la contestation de la hausse des droits de scolarité et la loi 78, sans toutefois contredire le mandat élargi de la CLASSE. « Le gouvernement met effectivement en place une politique néolibérale de type utilisateur-payeur, et la hausse des droits de scolarité en est un exemple », a reconnu Yanick Grégoire, vice-président exécutif de la FEUQ.


Les manifestants, de leur côté, semblaient se reconnaître dans cette vision élargie du conflit étudiant. Pour Frédéric Dollard, étudiant au doctorat à l’UQAM, « les manifestations ont servi à prouver qu’on existe, mais il est temps de transformer la contestation en dialogue et d’élargir le débat ». Pierre-Yves Girard, un manifestant traînant un char informatif sur l’exploitation pétrolière à Anticosti, a estimé pour sa part que le débat sur les droits de scolarité n’était que la pointe de l’iceberg. « C’est comme en peinture, le sujet n’est qu’un prétexte, mais c’est l’ensemble de la démarche qui est importante. » Dans un esprit similaire, un étudiant en biochimie avait fabriqué 94 pancartes pour chacune des « aberrations » du Parti libéral, dénoncé sur le site liberaux.net, du Plan Nord à la Caisse de dépôts, en passant par le scandale de la corruption.

 

Pendus


Choisissant d’abord de remonter vers le nord, les marcheurs ont défilé sous un groupe de mannequins pendus au viaduc de la rue Sherbrooke, alors qu’une banderole « Québec suicidaire » était déroulée au sol. L’action était signée par le groupe Hors-d’Oeuvre, qui se définit comme une organisation de révolutionnaires critiques. « Le noeud coulant de l’électoralisme enserre déjà nos gorges […] De “Bloquons la hausse”, nous sommes passés à “Dehors les néolibéraux”, et l’idée ne vient plus à personne d’y voir un danger de récupération […] Tout est en place pour une tranquille sortie de crise électorale », pouvait-on lire sur des tracts lâchés du haut du viaduc.


La majeure partie de la marche s’est effectuée dans la partie ouest de la ville, sous un soleil de plomb. Faute de trajet prévu, la manifestation a été déclarée illégale avant même son départ. Un homme d’une trentaine d’années, soupçonné d’avoir lancé un projectile vers les policiers, a été arrêté en début d’après-midi, mais aucun autre incident n’a été déploré durant le reste de la journée.


Défilant au sein d’un petit groupe de candidats et de membres de Québec solidaire, le député Amir Khadir a expliqué se sentir à la fois en vacances, mais déjà en élections. « Mes vacances en famille prévues pour le mois d’août, en revanche, sont tombées à l’eau », a-t-il avoué. Se déclarant « attentif et ouvert » aux propositions et décisions des groupes étudiants, le député a cependant rappelé que chacun avait un rôle distinct à jouer. « Nous n’avons conclu aucune entente avec eux, mais les étudiants savent que l’origine de la hausse des droits, c’est le néolibéralisme, et que la seule alternative valable pour s’y opposer à long terme, c’est Québec solidaire. »

 

Élections


Aucune des trois associations étudiantes n’a souhaité apporter son soutien à un parti en particulier. En revanche, toutes estiment avoir un rôle à jouer en matière d’information auprès des jeunes et ont entamé des tournées estivales dans ce sens. La FEUQ et la FECQ ont ciblé dix circonscriptions dans lesquelles elles s’emploient à récolter des engagements à ne pas voter pour le Parti libéral. « Nos objectifs sont de faire ressortir le vote des jeunes, mais également d’imposer les enjeux des jeunes sur la plateforme de la campagne électorale et, au final, d’avoir un gouvernement qui représente la jeunesse québécoise », a expliqué Éliane Laberge, présidente de la FECQ.


De son côté, la CLASSE a entamé une tournée de vingt villes à travers la province, avec pour objectif de défendre ses idées en matière d’éducation, mais également de féminisme ou d’écologie. « Notre grève a un objectif, faire reculer les libéraux sur la hausse des droits de scolarité, mais on se permet de soulever d’autres questions et de profiter du climat d’ébullition sociale et politique pour essayer de remettre en question la direction que prend le Québec », a expliqué M. Nadeau-Dubois.


Alors que les marcheurs progressaient vers l’ouest, le long de la rue Sainte-Catherine, de nombreux spectateurs s’étaient installés sur les trottoirs avec leurs chaises de jardin, en prévision de la traditionnelle parade des jumeaux du festival Juste pour rire. « Je suis venu voir les jumeaux, mais aussi la manifestation », a reconnu Carole Charon, une spectatrice, qui a cependant avoué ne pas avoir vu de jumeaux manifester.


Peu avant 17 heures, Gabriel Nadeau-Dubois a pris la parole, haranguant la foule du haut d’un cube rouge géant installé devant l’Université McGill. Le poing levé, il a remercié les participants, les invitant à repartir chez eux, « la tête pleine d’idées, et les tripes pleines de rage contre les libéraux ». À la suite du discours, une partie de la foule a repris sa route vers l’est, le long du boulevard René-Lévesque, avant de s’achever aux alentours de 18 heures.


D’autres événements à travers le Québec, notamment à Trois-Rivières et à Québec, ont réuni plusieurs centaines de personnes.

47 commentaires
  • Roland Guerre - Inscrit 23 juillet 2012 00 h 48

    Un souffle printanier

    Une excellente préface au débat électoral évoqué. Une nouvelle occasion de débattre du contrat social, des aspirations des Québécois, de débattre des problèmes soulignés par le manifeste. Le serment de Montréal succède à celui du Jeu de Paume : nous ne nous séparerons pas avant d'avoir donné à la "belle province" une nouvelle charte sociale, bâtie sur la justice, l'égalité, la générosité qui permet d'étudier, de traiter les questions posées par la transition écologique.
    Le printemps érable fait passer sur le pays un nouveau souffle, apte à balayer l'ultra-libéralisme et ses méfaits, à réunir les Québécois autour d'un programme ambitieux et noble.

    • Carole Dionne - Inscrite 23 juillet 2012 13 h 04

      Pas de vacances pour le carré rouge?

      Méchant titre. Comme d'habitude, le Devoir n,aime pas la critique. Autant on a associé le carré à la violence, ce qui était faut, autant que le carré rouge ne représente que les revendications étudiantes, soit les frais de scolarité. Donc mauvaiss agencement

    • Patrick Asselin - Inscrit 23 juillet 2012 13 h 36

      La CLASSE se dit avenir! Et bien bravo. Un programme ambitieux ? Est-ce ambitieux que d'être contre tout, contre le pétrole, contre les mines, contre la hausse des frais de scolarité, contre le capitalisme ? Et où prenez vous l'argent pour être noble, progressiste et écologique ?
      Terre-Neuve est passé de la province la plus pauvre à l'une des plus riches en vendant du pétrole. Voilà la triste réalité. Les provinces maritimes vont toutes profiter du gisement Old Harry, mais nous au Québec on a un moratoire, on attend et on s'endette alors que nous possédons la vaste majorité de ce gisement. Et le fleuve devient delta ...

    • Claude Champagne - Inscrit 23 juillet 2012 15 h 33


      Tant que Charest et le Parti libéral corrompu seront au pouvoir, pas pour longtemps svp, tout ce qui est projet ou en devenir avec nos argents, you bet moratoire Svp. Zéro transparence et zéro confiance en celui qui s'autoproclame m. net. Rien contre le progrès mais pas avec les libéraux svp.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 23 juillet 2012 16 h 13

      Après avoir laissé quelques commentaires en réponse à ceux de lecteurs, pourquoi revenir cet après-midi au tout début de la tribune pour une intervention critiquant le titre de l'article?

      Ce message de votre part, précisément à la suite du premier commentaire (Rolland Guerre) dont vous aviez pourtant déjà pris connaissance ce matin, démontre une volonté d'obtenir plus de visibilité que les premiers arguments des lecteurs dans la présente tribune.

      C'est révélateur.

    • Louise Campeau - Inscrite 23 juillet 2012 23 h 08

      Pour ma part, je crois sincèrement qu'il est grand temps que les Québécois de toutes souches ou nationalités , jeunes ou âgés, voient ce que le Peuple veut pour l'avenir du Québec. Nouveau Parti politique ça va de soi. Mais aussi la valorisation de notre démocratie. Oui le Peuple a soif de changement. Oui le printemps érable prouve qu'il est grand temps de faire le ménage!

    • Sophie Robitaille - Inscrite 26 juillet 2012 10 h 53

      M. Asselin, on peut voir cela de différentes façons. Qu'est-ce que ça donnerait d'être POUR une société juste, équitable, écologique, équilibrée et égalitaire? Si c'est du positif que vous voulez, on en a plein la tête. Des idées positives qui peuvent sembler utopiques, mais je pense qu'il est bien mieux de partir de ces idées et d'en obtenir peut-être qu'une partie, que de s'enfoncer dans ce système que nos gouvernements nous créent. Informez-vous, l'écologie peut amener des emplois autant que le pétrole. L'argent on va la trouver lorsque le gouvenement arrêtera d'être un sac percé. Des centaines de millions sont perdus sans taxes sur l'eau pour les compagnies d'eau embouteillées qui prennent notre eau gratuitement pour nous la revendre ensuite, d'autres millions sont perdus en mauvaise gestion des stock de medicaments, des milliards sont perdus en corruption, en enlevant la taxe sur le capital et lorsque le gouvernement vend notre territoire pour une bouchée de pain.
      Pour ce qui est du pétrole off shore, c'est comme ça aussi que la Louisiane est devenue un état extrèmement pauvre où les gens sont malades. Lorsqu'un seul puits sera foré, des dizaines d'autres pourront l'être partout dans le golfe. Des parcs industriels lourds seront construits un peu partout, le tourisme baleinier ainsi que les pêcheries seraient grandement affectés, le Québec deviendrait économiquement dépendant du pétrole. De plus le risque zéro de déversement n'existe pas, malgré tout ce que les compagnies pétrolières peuvent dire. Cette exploitation serait dangereuse pour notre fleuve, le joyau du Québec, avec une faune et une flore exceptionnel. Les pêcheries et le tourisme rapportent des millions chaque années, et il peuvent en rapporter encore longtemps, contrairement au pétrole qui au bout de 20 ans va nous laisser une province et un fleuve dévastés. Juste comme ça M. Asselin, l'argent c'est des bouts de papiers, même pas, maintenent ce sont des chiffres virtuels et ça ne se mange pas.

  • Lorraine Dubé - Inscrite 23 juillet 2012 04 h 49

    94 pancartes pour chacune des «aberrations» du Parti libéral

    Manifestation le 22 août, vêtus du chandail avec le slogan «Libérons-nous des libéraux», accompagné du lien des 94 griefs contre le PLQ. Que de motifs de se débarrasser de ce gouvernement sans scrupule!

    Procurons-nous un chandail en réplique aux dépenses électorales non comptabilisées, faites par le PLQ aux frais des contribuables avant son déclenchement d'élection opportunistes pour dissimuler le dévoilement de son financement occulte par la Commission Charbonneau. Déjouons l'astuce Charest.
    http://www.liberaux.net/#t_shirt

    • Patrice Hildgen - Abonné 23 juillet 2012 06 h 37

      merci pour le lien,
      outre les Tshirts, la liste des comtés chauds est particulièrement édifiante. À consulter absolument avant le vote.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 23 juillet 2012 08 h 50

      La circonscription Argenteuil représentée par le parti québécois depuis l'élection partielle n'y est pas indiquée. Jean Charest a banalisé la perte de ce château fort libéral sans même avoir la décence de féliciter le nouvel élu péquiste, assurant son auditoire de sympathisants libéraux que c'était temporaire, ajoutant du même souffle que le PLQ allait reprendre ce comté. Mon souhait monsieur Hildgen: Faire ravaler à Charest son arrogance et mépris.

      Les comtés associés à la CAQ me laissent perplexe. J'avoue ma réticence, l'électorat n'ayant pas appuyé la Coalition Avenir Québec. On pourrait avoir des surprises quant aux résultats. 2 textes d'anciens candidats adéquistes étaient révélateurs de la grogne au sein de militants de l'ADQ: Respectons les règles et Honte à vous!

      À mon humble avis, la CAQ pourrait à la limite conserver les comtés de l'ADQ, mais pas ceux subtilisés au PQ. S'il se rangeait derrière un parti adepte du statu quo et évitant la question nationale, mon député «vire capot» aurait définitivement un siège éjectable lors du prochain scrutin. Question de cohérence! Je suis souverainiste.

      La division du vote peut nous surprendre.
      DGE- Résultats 2008.
      http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provinci

    • Lorraine Dubé - Inscrite 23 juillet 2012 08 h 57

      Correction
      « en réplique aux dépenses électorales non comptabilisées faites par le PLQ aux frais des contribuables avant son déclenchement d'élection opportuniste… »

  • Réal Giguère - Inscrit 23 juillet 2012 07 h 00

    De 15,000 à 80,000 manifestants!!!

    A quand un pool d'experts pour déterminer le nombre de manifestants?
    Y'avait 75,000 personnes en fin de semaine pour voir The Wall sur les Plaines. On a le nombre exact parce qu'il y a une billeterie.
    Lors d'une manif, on peut estimer une foule en calculant la surface occupée par la foule et en multipliant par la densité au mètre carré. Rien de bien compliqué
    Alors, avec toutes ces manifs qui se multiplient, qu'est-ce que les médias montréalais attendent pour former un pool?

    • Chantale Desjardins - Abonnée 23 juillet 2012 07 h 30

      Le nombre de participants est secondaire. Il faut parler des idées portant sur la gratuité et de notre système qui mérite une discussion sérieuse. Arrêtons de parler du nombre mais du fond.

    • France Marcotte - Abonnée 23 juillet 2012 08 h 15

      Oui vous avez bien raison, c'est pathétique.

      C'est pourtant pas si compliqué d'évaluer une foule, sauf évidemment quand on ne veut pas voir.

      Dans le Journal de Montréal ou à TVA, ça ne surprend pas mais là?

    • France Marcotte - Abonnée 23 juillet 2012 08 h 49

      Je parlais évidemment à M.Giguère.

      Si le nombre est sans importance monsieur Saint-Jacques, pourtant tant chercher à le diminuer?

      Le nombre est un important indice au contraire.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 23 juillet 2012 13 h 02

      il vas y avoir plusieurs déçue aux prochaines élections....

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 23 juillet 2012 07 h 14

    Vers un « Québec suicidaire » ou volontaire ?

    « les manifestations ont servi à prouver qu’on existe, mais il est temps de transformer la contestation en dialogue et d’élargir le débat ». » (Frédéric Dollard, étudiant au doctorat, UQÀM)

    « Nous n’avons conclu aucune entente avec eux, mais les étudiants savent que l’origine de la hausse des droits, c’est le néolibéralisme, et que la seule alternative valable pour s’y opposer à long terme, c’est Québec solidaire. »

    De ces citations, ce mot-questionnement :

    Si l’objectif de l’ensemble des manifestations constitue moins une recherche de dialogue qu’une lutte destinée, sans faille, au néolibéralisme ;

    Si le néolibéralisme est à libérer des structures démocratiques actuelles et ;

    Si Québec Solidaire se sent d’attaque pour bonifier, rallier ou récupérer le monde des carrés rouges écarlates, et susciter des surprises lors d’éventuelles élections au Québec,

    Qu’attendent les Associations étudiantes pour procéder à la création d’un Parti politique étudiant, et d’y aller de l’avant avec une plate-forme conséquente ?

    Qu’espère la « majorité silencieuse » des manifs sur ou concernant tout autant le devenir que l’avenir du Québec ?

    Qu’ajouter ?

    Vers un « Québec suicidaire » ou volontaire ? -23 juillet 2012 -

    • Chantale Desjardins - Abonnée 23 juillet 2012 07 h 33

      Il est inutile que les étudiants fondent un nouveau parti car il existe Québec Solidaire qui a un programme répondant aux objectifs du manifeste. Dommage que ce parti est si discret.
      Où sont-ils actuellement ces deux chefs silencieux?

    • Sylvain Auclair - Abonné 23 juillet 2012 07 h 57

      Dans notre système, fonder un parti politique pour un groupe en particulier, c'est faire le jeu des partis qui refusent ses revendications. Si on a un parti étudiant, les étudiants qui partagent ses idées se disperseront entre ce parit, le Parti québécois et Québec solidaire, voire Option nationale. Les autres voteront libéral et gagneront.

    • Nicolas Blackburn - Inscrit 23 juillet 2012 09 h 04

      @Jean St-Jacques
      Au contraire, ils ne sont pas si discrets. M. Kadhir du moins, participe à la plupart des grosses manifestations

    • Marc Davignon - Abonné 23 juillet 2012 10 h 56

      Cher M. Fafoin, tordre la réalité des faits comme vous le faites, cher M. Fafoin, fait de vous, un excellent candidat pour le PLQ ou pour la CAQ (selon votre bon vouloir ou votre mauvaise foi, c'est selon). Vous savez, cher M. Fafoin, la lutte et le dialogue n’est pas des choses qui s'opposent. Vous savez, cher M. Fafoin, quand nous sommes en présence d'un dialogue de sourds, il faut souvent lutter pour se faire entendre. Car, vous savez, cher M. Fafoin, se faire entendre n'est que la première étape, il faut, dans la seconde, se faire comprendre. Ça, vous ne l'avez pas encore compris, cher M. Fafoin.

      À bon entendeur,

  • Jean Lapointe - Abonné 23 juillet 2012 07 h 59

    Ce que révèle cette manifestation


    Qu'autant de gens aient participé à cette manifestation révèle une chose: le ras-le-bol face au gouvernement de Jean Charest se maintient et c'est tant mieux.

    Il faut que l'écoeurement soit joliment fort pour que tant de gens prennent la peine de se déplacer pour aller manifester un 23 juillet, chaud et humide en plus.

    Et si l'écoeurement est aussi fort et aussi répandu c'est parce qu'il y a de nombreuses raisons à cela.

    Ceux et celles qui prétendent que ce n'est qu'un minorité d'étudiants qui essayent d'entraîner la population dans une tentative pour «bloquer» le Québec se trompent. Ce sont eux et elles qui n'ont pas pris la peine de prendre connaissance de ce qui est reproché au gouvernement Charest. Ils et elles parlent à travers leur chapeau.

    Ça révèle aussi que ce n'est pas parce que c'est l'été et que c'est la période des vacances pour beaucoup de ceux qui travaillent que le monde arrête de penser.

    Il est à espérer que cela aura des répercussions le jour du vote.

    En ce qui me concerne, j'ai l'intention de voter pour le Parti québécois parce qu' à mon avis c'est le seul parti en mesure de prendre la relève.

    Ce ne sera pas facile pour eux mais je trouve que ce sont eux qui sont le mieux préparés à faire face aux difficultés aux quelles ils seront confrontés. Il s'agit au moins de reprendre l'initiative.

    J'aurais beaucoup de mal à imaginer Québec Solidaire au pouvoir et je ne verrais pas non plus monsieur Aussant diriger le gouvernement, malgré tout le respect que j'ai pour lui.

    Pour moi c'est là être réaliste et c'est nécessaire de l'être.

    • Carole Dionne - Inscrite 23 juillet 2012 10 h 54

      Parti québécois en relève?

      Blanc bonnet ou bonnet blanc! Désolé, pas plus PQ que libéral. Du pareil au même. Il faut voir ce qui se cache derrière chauqwe chef. Dans le camps Marois, elle veut être la mpremière femme à devenir premier ministre du Québec et à cet fin, elle promet n'importe quoi. Quans à Jean Charest, il veut écrire l'histoire: un quatrième mandat.

      Il me rest François Legault. Comme dans le cas de Pauline Marois, on ne peut lui reprocher aucune magouille, etc. la différence: Mme Marois a hérité de sa fortune et c'est bien correcte mais elle n sait pas comment acquérir de l'argent. François Legault a acquis seul sa fortune, il sera comment faire assainir les finances du Québec. C'est une très bonne différence dans cette période d'austérité mondial.


      Quand à la séparationm, souveraineté, etc, on n'a pas à se casser les "basket", le ROC va nous clisser dehors dans très peu de temps.