La CLASSE déterminée à rallier les Québécois à sa «grève sociale»

Pour Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSE, la poursuite de la grève étudiante constituerait la suite naturelle des choses.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot, Archives Pour Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSE, la poursuite de la grève étudiante constituerait la suite naturelle des choses.

Au lendemain de son congrès, qui s’est déroulé samedi, à l’Université Laval, la Coalition large de l’Association pour une solidarité étudiante (CLASSE) a réaffirmé hier sa détermination à s’opposer aux « politiques néolibérales » et à rallier les Québécois à sa « grève sociale » par le dialogue, que des élections aient lieu ou non.

Cette stratégie, élaborée la semaine dernière avec la publication du manifeste « Nous sommes avenir » et peaufinée à Québec en fin de semaine, restera indépendante de tout parti politique et ira s’intensifiant advenant le déclenchement d’élections, a soutenu hier le coporte-parole Gabriel Nadeau-Dubois, joint par Le Devoir après une journée de discussion en Montérégie.

« Ce que le congrès a décidé, c’est de faire une campagne centrée sur les idées et les valeurs des étudiants. De fonctionner en parallèle de la campagne électorale, de ne pas suivre un parti en particulier, d’aller parler aux gens de notre projet de société sans envoyer de mot d’ordre ou de consigne sur ce qu’il faut faire le jour du vote », a-t-il dit, ajoutant que la Coalition a « les idées claires ».


Si elle ne ciblera aucun parti ni aucune plateforme électorale, la Coalition promet toutefois qu’elle « défendr[a] des principes et en critiquer[a] d’autres », dans le but d’échanger des idées avec la population québécoise et peut-être ainsi l’inspirer le jour du vote, si vote il y a.


Mise en garde vendredi par le Directeur général des élections, qui a rappelé que les groupes de pression ne peuvent engager des dépenses pour « favoriser ou défavoriser, directement ou indirectement, un candidat », la Coalition assure que ses dépenses sont « extrêmement marginales » et se résument pour l’instant à l’impression de manifestes et au déplacement en voiture des militants.

 

Une tournée éparpillée


Les propos de la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne, qui a déclaré vendredi dernier que la CLASSE s’éparpillait et changeait de registre en abordant des enjeux sociaux plus larges comme le Plan Nord et l’exploitation des gaz de schiste, ont fait bondir Gabriel Nadeau-Dubois, qui les qualifie de « ridicules ».


« Au début de la grève, les ministres libéraux étaient sur toutes les tribunes pour condamner le fait que les étudiants se mobilisaient seulement pour leur petit nombril, sans tenir compte des contribuables, a-t-il explosé, soutenant que les libéraux les ont d’ailleurs défendus en qualifiant de « corporatives » les revendications de la CLASSE. « Et maintenant qu’on parle de projet de société, que comme jeunes on prend position sur des enjeux plus larges, Mme Courchesne nous tape sur les doigts et nous dit de nous mêler de ce qui nous regarde », a-t-il accusé.


Reprenant le contenu du manifeste présenté jeudi dernier, Gabriel Nadeau-Dubois a tranché que la CLASSE remplit un « devoir » en s’attaquant ainsi à plusieurs fronts. « Ce qu’on attend de la jeunesse québécoise, c’est qu’elle prenne position sur l’avenir du Québec, a-t-il soutenu, parce que cette province-là, on va en hériter et que les libéraux sont en train de la détruire. »


La « tournée de mobilisation politique » entamée à Sorel vendredi dernier, qui sort de la stricte question des droits de scolarité pour aborder les quatre valeurs défendues par la Coalition - démocratie, justice sociale, écologie et égalité hommes-femmes -, entend ouvrir un « dialogue » avec la population des régions du Québec, de Granby à Rimouski, où l’appui est plus tiède depuis les débuts de la crise étudiante.


« L’objectif n’est évidemment pas de changer profondément l’imaginaire politique québécois en trois semaines, précise le porte-parole. C’est d’y aller peu à peu, de commencer à tisser des liens, à faire circuler le texte du manifeste le plus possible dans les villes du Québec. »


De passage à Saint-Jean-sur-Richelieu hier après-midi, où elle était invitée à la première assemblée populaire de la ville, la CLASSE n’a toutefois attiré qu’une trentaine de personnes - un départ discret que le porte-parole qualifie d’« honorable ». « Dans le mouvement étudiant, il n’y a pas si longtemps, il y avait aussi 40 personnes dans les assemblées générales. C’est à force de travail, à force d’efforts qu’on a rejoint de plus en plus de personnes. »

 

Poursuite de la grève ?


Malgré son soutien indéfectible à la grève et à la gratuité scolaire, positions qui lui ont valu l’étiquette de « radicale » durant la crise étudiante, la Coalition entend organiser le plus rapidement possible des assemblées générales pour statuer sur la reconduction ou non de la grève au cégep et à l’université - et ce, avant le retour en classes prévu pour le mois d’août.


« La dernière fois qu’on a consulté les étudiants, il y avait une volonté d’aller en grève. C’est le plan d’action qu’on avait adopté au préalable, donc pour nous la suite naturelle des choses est de reprendre la grève, a affirmé Gabriel Nadeau-Dubois. Mais dans le contexte de la loi 78 et d’une probable campagne électorale, a-t-il nuancé, il faut « tenir des assemblées générales le plus rapidement possible, parce que nous avons une décision très importante à prendre ».

104 commentaires
  • Roland Guerre - Inscrit 16 juillet 2012 00 h 36

    Vers de nouveaux cahiers

    La tournée prévue, les débats nourris, favoriseront la rédaction de nouveaux cahiers de doléances sur la politique éducative, la place accordée au savoir et à la culture. De leur lecture se dégagera un refus massif de la marchandisation du savoir.
    La Classe apportera le renouvellement indispensable du personnel politique. La nouvelle génération voit s'ouvrir devant elle de nouveaux et captivants champs d'investigation, qui justifieront son engagement.

    • Yves Claudé - Inscrit 16 juillet 2012 13 h 17

      Monsieur Roland Guerre,

      Vos propositions de débat sur une perspective critique du savoir et de sa transmission sont particulièrement intéressantes, et elles ont l’avantage de s’inscrire dans ce qui constitue les objectifs de base d’une association étudiante. Cet engagement dans un tel débat sur le monde de l’éducation aurait encore plus de pertinence s’il regroupait les quatre associations étudiantes.

      Quant à la «grève sociale» et au «projet de société» de la CLASSE, il serait utile de connaître précisément le pourcentage des étudiants membres qui auraient voté en faveur de ces propositions, et quelle a été la nature du débat qui aurait précédé cette approbation majoritaire par les dizaines de milliers d’étudiants qui sont membres des associations qui constituent la CLASSE.

      Yves Claudé

  • Yves Claudé - Inscrit 16 juillet 2012 01 h 38

    La «grève sociale» et le «projet de société» de la CLASSE : quelle légitimité ?

    Se prenant explicitement pour «le peuple», selon son «manifeste» aux accents lourdement moralisateurs, voici que la CLASSE semble aspirer en plus à en être la direction éclairée, en lançant un appel à une «grève sociale» !

    Quelle est la légitimité de cet appel qui se substitue aux travailleurs, ainsi qu’aux organisations syndicales ? Quels sont les objectifs explicites et implicites de cet appel ?

    Pour ajouter une couche à cette outrecuidante naïveté, la CLASSE prétend proposer aux citoyens un «projet de société» ! Quelle est la légitimité de CLASSE en cette matière ? Les citoyens ont-ils besoin de la CLASSE pour leur indiquer quelles sont les orientations qui seraient pertinentes pour la gouvernance de notre société, alors qu’ils ont déjà une demi-douzaine de partis politiques qui font état de leurs projets, sans compter un immense réseau d’organisations communautaires et de regroupements de citoyens qui sont bien au fait des problèmes vécus et des solutions à y apporter ?

    Alors que les luttes du peuple québécois ont toujours associé la question sociale à la question nationale, le «manifeste» concocté maladroitement et étroitement par une obscure instance de la CLASSE, est étrangement silencieux sur notre situation en tant que nation, ce qui le rend non seulement inutile, mais irrecevable.

    À se prendre pour le «peuple», la CLASSE risque fort de s’égarer dans une fuite en avant, qui ne mène à rien d’autre qu’une diversion possiblement utile à la propagande et à la démagogie du PLQ, dans un contexte électoral qui s’annonce déjà comme étant très tumultueux ! Elle risque aussi de se dissocier de ses objectifs en tant qu’association étudiante, et de se couper radicalement du milieu étudiant qu’elle prétend représenter.

    Yves Claudé

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 juillet 2012 07 h 15


      «Quelle est la légitimité de cet appel qui se substitue aux travailleurs, ainsi qu’aux organisations syndicales ? » - Yves Claudé

      - Qu'est-ce qui interdit à tout citoyen, groupe, mouvement ou parti politique de proposer un projet de société ou d’appeler à une grève sociale ?

      Et vous ? Qu'est-ce que vous nous proposez ?

      Que tout le monde se taise s'il n'est pas un travailleur ou un syndiqué?

      Franchement, c'est ridicule.

      Cette grève sociale serait bien la meilleure chose qui puisse nous arriver au Québec. Autant pour combattre un gouvernement corrompu et scélérat que pour que les citoyens apprennent à s'en défendre, et en tout temps !

      Charest est bel et bien en train de détruire Québec, et rien ne serait plus efficace pour l'arrêter et provoquer un éveil sociale et politique qu'une grève sociale générale.

      Malheureusement, les syndicats se sont encroutés dans leur corporatistes et ne bougent à rien. Et c'est bien une chance unique que le Québec puisse compter sur la détermination et l'énergie de sa jeunesse pour nous secouer les puces autant que nous réveiller!

      Christian Montmarquette
      Montréal

      .

    • Claude Lachance - Inscrite 16 juillet 2012 07 h 32

      Aussi légitime que d'être né!

    • Pierre Schneider - Inscrit 16 juillet 2012 08 h 14

      Nier aux étudiants le droit et la légitimité de s'intéresser à la res publica et à proposer des projets de société pour l'avenir, c'est se comporter comme le gouvernement Charest qui réprime la liberté d'expression avec sa Loi 78.
      Nous sommes avenir, clament les étudiants de la CLASSE et ils ont drôlement raison. Et heureusement qu'il y a une relève plus déterminée, plus engagée et plus combative pour remettre en question tout le fonctionnement de notre société.

    • Isabelle Richard - Inscrite 16 juillet 2012 08 h 28

      Nous rappelant expressément que malgré leur poids démographique moindre, les générations futures font parti de cette entité nommée peuple. Peuple qui, pour certain semble n’égaler que la vanité des luttes perdues à jamais par une militante cellule de têtes dorénavant blanches et blasées.

      Ceux qui, un jour seront au pouvoir de nos états, si concept étatique perdure, méritent le droit de se proclamer peuple. Ceux pour qui l’espoir surpasse encore la désillusion, ceux-là, sont le moteur essentiel d’une société qui se doit d’avancer constamment pour suivre le rythme du monde qui avance lui aussi. Ceux-là mérite mon respect, ton respect, notre respect. Ceux-là mérite d’être écoutés.

      Quand la personne qui t’offre la vie te reproche de vivre; c’est qu’il y a un malentendu…

      Quand ton ennemi est ton père, LE citoyen et qu’il te reproche ta naïveté, qu’il te presse de grandir et d’enfin voir « clair » en utilisant, bien entendu, sa propre définition de la clarté, elle-même établie en fonctions d ‘un ramassis de désirs perdus, de routines mal aimées et de paupières closes; c’est qu’il y a un malentendu…

      Quand le « projet de société » entant qu’objectif, devient la chasse gardée d’un groupe restreint et que la légitimité de vouloir s’y greffer en terme de contribution est remise en question; c’est qu’il y a un malentendu…

      Quand le nationaliste déchu ressort ces vieilles œillères, et prend pour argument ultime le dessein inachevé de son œuvre afin de mieux galvauder son exposé teinté de mépris et d’un paternalisme devenu lourd et questionnable; c’est qu’il y a un malentendu.

      Quand la ligne de front est confondue avec les déserteurs; c’est qu’il y a un malentendu.

      Quand pour certain l’espoir est confondu avec l’impossible, quand la lutte devient veine et que le constat final colle parfaitement à l’échec grégaire; c’est qu’il y a un malentendu.

      Quand le « sociologue » en vient à tourner le dos à la dimension sociale de son monde; c’est qu’il y a un malentendu.

    • Guylaine Vézina - Inscrit 16 juillet 2012 09 h 15

      "Quelle est la légitimité de cet appel qui se substitue aux travailleurs, ainsi qu’aux organisations syndicales ?"
      En quoi est-il illégitime, de la part de jeunes, de s'intéresser à leur avenir?
      Et cette substitution de légitimité chipée aux travailleurs et aux syndicats par les étudiants, vous y croyez vraiment? Si tel est le cas, pourriez-vous me dire s'il serait illégitime qu'une association de retraités (par définition des non travailleurs) conteste, sur la place publique, les politiques de nos élites? Et les chômeurs? Et les féministes du début du siècle, pour la plupart femmes au foyer? Illégitimes leur revendication du droit de vote?
      Finalement, pour ce qui est du contenu du manifeste, qui de Charest, de Legault ou de Marois ne nous proposent que le quart de la moitié du centième de ce que l’on retrouve dans ce manifeste? La légitimité ne se trouve pas toujours là où on s'attendrait à la voir!

    • Solange Bolduc - Inscrite 16 juillet 2012 09 h 46

      "Les citoyens ont-ils besoin de la CLASSE pour leur indiquer quelles sont les orientations qui seraient pertinentes pour la gouvernance de notre société,..."

      Et nous, a-t-on besoin de vous pour nous dire comment penser du haut de votre prestance paternaliste ! On se croirait qvec vou au temps des bons curés! Plus moralisateur que ça...

      Continuez de vous ridiculiser pendant que nous écouterons ce qu'a à nous dire les porte-paroles de la jeunesse québécoise. Très légitime, selon moi!!

    • Michaël Lessard - Abonné 16 juillet 2012 10 h 14

      Je ne suis pas toujours d'accord avec M. Christian Montmarquette :) mais c'est très juste et très bien dit!

      J'appuie les autres commentaires ici qui reconnaissent à toute association, et surtout aux nouvelles générations, le droit de s'exprimer clairement sur les enjeux sociaux et politiques du Québec.

      Considérant les processus démocratiques de la CLASSE, on devine que les représentant.es des nombreuses associations membres ont voté pour ce Manifeste et cette campagne.
      __

      ( Je suggère à la CLASSE de prendre des vacances en juillet, car les gens ne participent pas aux activités engagées en juillet.)

    • Pierre-Alexandre Paquet - Inscrit 16 juillet 2012 13 h 51

      La stérilité de votre réponse provient encore une fois de la confusion qui y règne et - surtout - de son caractère antithétique.

      Si la classe se constituait en parti politique, vous la critiqueriez sans doute pour ce qu'elle diviserait (potentiellement) le vote de gauche, profitant (potentiellement) au PLQ.

      Or, quand la classe agit en tant qu'organe de la société civile et en tant que rempart, pour le citoyen, contre les pouvoirs (parfois abusifs) de l'État, et ce en dépit que vous reconnaissiez la valeur d'AUTRES groupes citoyens évoluant aux côtés de la classe, votre fumisterie consiste à :

      1 - ne pas reconnaître la classe pour ce qu'elle est (un organe de la société civile, organe bien défini (étudiant) de surcroît);

      2 - critiquer la classe de ne pas être un parti qui, tel qu'il y paraît dans votre analyse, résume toutes les formes possibles de la légitimité nécessaire à la fonction politique (ce qui par ailleurs nous ramène au paragraphe précédant, ce qui souligne la pauvreté de l'antithèse que vous nous soumettez).

      1 - Ne pas reconnaître la classe pour ce quelle est; 2 - La critiquer de ne pas être ce que vous ne souhaitez pas ce qu'elle devienne. À quoi cela nous avance-t-il, dites le nous, M. Claudé ?

      Votre prose anti-révolutionnaire n'a d'égal que votre conservatisme politique.

    • Yves Claudé - Inscrit 16 juillet 2012 15 h 17

      Ouverture à un point de vue critique ?

      Les réactions qui précèdent ne laissent pas présager une grande aptitude à la «démocratie directe» que l’on prétend promouvoir. La devise du Devoir est «Libre de penser»… ce qui rejoint d’ailleurs celle du Centre des médias alternatifs du Québec (CMAQ) : «Sortir de la pensée unique» !

      La culture gothique nous invite aussi à ne pas nous départir d’une certaine distanciation par rapport à ce qui s’érige en norme, voire en contre-norme : «Le conformisme, c'est la mort de l'âme.»

      «Réfléchir et Agir», c’est le thème d’une revue française d’extrême droite, une tendance politique à laquelle on ne devrait pas laisser le monopole de la réflexion !

      Yves Claudé

    • Pierre-Alexandre Paquet - Inscrit 16 juillet 2012 17 h 53

      Plutôt que de tenter de marquer des points via l'appel à des idéaux que nous sommes d'ailleurs tous également aptes à revendiquer, répondez à vos critiques M. Claudé. Ils se multiplient sur tous les flancs pour des raisons que vous ne pouvez ignorer. Sortez de votre unique pensée par l'exemple, sachez que je suis disposé à vous suivre sur ce terrain-là.

      Je vous rappelle que vous avez encore une fois initié ce "débat" et qu'encore une fois vous cherchez à le court-circuiter. Or, il n'a a pas de maître de la danse ici. Pas vous. Pas moi.

    • Solange Bolduc - Inscrite 16 juillet 2012 21 h 01

      M. Claudé, le problème n'est surtout pas la libre pensée, c'est que vous vous attaquez sans vergogne, avec démagogie, à un mouvement de jeunesse qui a des idéaux, qui les exprime, milite en faveur et que vous tentez de museler au nom d'un parti , le PQ. que vous défendez avec si peu de dignité!

      Vous portez des jugements de valeur qui n'ont rien à voir avec ce que revendique ces jeunes, et parce que vous n'en êtes pas le protagoniste, ou le messager principal (En seriez-vous à la hauteur ?) vous vous voyez dans l'obligation de les détruire ou de miner leur crédibilité avec de faux arguments, où cette malhonnêteté intellectuelle qui tiendrait lieu de solides arguments.

      Vous prêchez par le faux, pour vous rendre crédible ou important, mais vous êtes loin de l'être ! Et vous êtes en train de devenir aussi faux que Jean Charest qui les discrédite tout autant que vous par soif du pouvoir qu'il n'a pas du tout envie de lâcher, parce que dans la vie, je suppose, il n'a rien d'autre à faire de pire!

      Pendant ce temps, c'est le PQ que vous discréditez !

      Et puis, ce n'est même pas la libre pensée que vous pratiquez, mais la destruction d'une jeunesse qui tente justement de sortir des ornières d'un système qui mine les jeunes et leur avenir ! Et le nôtre, pour ce qu'il nous reste, par ricochet!

    • Anne-Marie Courville - Abonnée 17 juillet 2012 08 h 11

      LA CLASSE ne se prend pas pour le peuple, elle est du peuple et les membres font partie du peuple québecois. Relire le manifeste vous pourriez mieux comprendre le sens du mot et lire le paragraphe qui précède. Enfin, on nous propose des idées et un projet différent que des scandales et de la corruption libérale...

  • Simon Nollet - Inscrit 16 juillet 2012 01 h 40

    encore lui

    Greve sociale, dit Gabriel. Greve sociale générale illimitée, dit Loco Locass dan une chanson.
    Dire qu autant d adultes appuient ce mouvement. Le Quebec a besoind une boussole.
    Pas d'une girouette .
    Gabriel, je ne suis plus capable.
    La Classe et ses révolutionnaires IPAD, écoeurement total.
    Continuez, Jean Charest veut vous voir la fraise le plus souvent possible. Vous etes sa seule chance de réélection.

    • Richard Laroche - Inscrit 16 juillet 2012 08 h 36

      Ceux qui espèrent que le Québec trouve sa boussole comme un messie sont les plus vulnérables à se faire avoir.

      La crise que nous vivons est une crise de gouvernance. Le Peuple veut parler, ici dans les commentaires, dans les assemblées de la classe, autour d'un repas, partout. Tout le monde a son mot à dire et il faut coudre tout ça ensemble. Si la CLasse veut offrir un espace de partage d'idées, je ne vois pas ce qu'on peut leur reprocher.

      Je te suggère de faire un effort un peu plus grand que de commenter sur internet, prends le temps d'assister à une vraie réunion citoyenne pour débattre. Ça va peut-être aussi atthénuer tes préjugés sur les étudiants, car partout où tu iras et dans toutes les assemblées, tu en verras qui s'efforcent de trouver des solutions.

    • Bernard Tremblay - Inscrit 16 juillet 2012 09 h 22

      Tout à fait d'accord,,

    • Viviane Genest - Inscrite 16 juillet 2012 11 h 45

      "La Classe et ses révolutionnaires IPAD, écoeurement total."

      Qu'est-ce que les IPad viennent faire là-dedans ? C'est n'importe quoi.

    • Danny Glaude - Inscrit 16 juillet 2012 14 h 55

      Effectivement n'importe quoi .... M. Nollet se gargarise et recycle les bonnes paroles de MMartineau.

  • Pierre Demers - Inscrit 16 juillet 2012 03 h 13

    Gabriel Nadeau-Dubois, la LISULF vous encourage

    Gabriel Nadeau-Dubois, la LISULF vous encourage, vous et vos amis.
    Aux grands problèmes d'avenir que vous envisagez, une seule solution durable: Québec un pays. Et cette solution sera difficilement atteinte tant que nos élites universitaires refuseront de faire paraître systématiquement leurs publications scientifiques en français.
    Pierre Demers physicien président de la LISULF Ligue Internationale
    des Scientifiques pour l'Usage de la Langue Française,
    ancien collaborateur de Frédéric Joliot-Curie. 16VII2012

    • serge pelletier - Inscrit 16 juillet 2012 10 h 21

      Québec un pays , un beau rêve .
      Le problème est que , le parti qui représente ce rêve , ne peut même pas se gouverner lui-même .

      Alors , comment pourra t'il nous ammener a ce rêve , face aux embuches et défis , qu'il faudra traverser .

      Y avez-vous pensé ??????????????

    • Robert Breton - Inscrit 16 juillet 2012 12 h 17

      La crise actuelle et la non souveraineté du Qc dépend de la non publication de la science en français? Bin voyons donc!
      Sortez de votre tour d'ivoire du monde universitaire et allez dans une polyvalente: les profs se fendent en 4 pour encourager l'usage du français et ce, à tous les niveaux. Mais questionnez simplement notre jeunesse et le constat est celui-ci: dans une polyvalente, les MP3 ne diffusent QUE de la musique anglophone; concernant l'usge du français, les jeunes considèrent que ce ne sera pas grave si on devient «anglais». Ces même jeunes ne lisent pas les travaux universitaires et n'écoutent même la télévision, sauf pour Occupation double et Star Academy.

    • M b - Inscrit 16 juillet 2012 19 h 12

      D'accord avec M. Breton.
      Alors, Québec ne devient pas un pays parce que plusieurs élites universitaires refusent de publier en français ...

      Je crois qu'en allant au festival de Juste pour rire vous pouvez faire beacoup d'argent.

  • Catherine Paquet - Abonnée 16 juillet 2012 05 h 57

    Bien lire le Manifeste.

    On insiste, il faut bien lire le manifeste, comme on insisterait à l'égard d'un produit à risques: "S.V.P. Bien lire les instructions".

    Vous trouverez dans le Manifeste, des idées étonnantes dans une société démocratique et pacifique comme la nôtre.

    Ainsi, on y lit: "... si nous faisons aujourd’hui un appel à la grève sociale, c’est pour rejoindre demain l’ensemble de la population québécoise dans la rue."
    et
    "Notre grève n’est pas contre le peuple.
    Nous sommes le peuple...Lorsque nous prenons la rue et érigeons des piquets de grève, c’est cette démocratie qui respire. C’est une démocratie d’ensemble."

    C'est à vous que l'on s'adresse. Est-ce vraiment ce que vous voulez? La rue comme lieu de réflexion et de débats publiques!

    • Guy Berniquez - Inscrit 16 juillet 2012 07 h 32

      Pourquoi pas!

    • Claude Lachance - Inscrite 16 juillet 2012 07 h 36

      Avez-vous un salon rose à leur proposer?

    • Richard Laroche - Inscrit 16 juillet 2012 08 h 39

      La manière que je perçois le message, la classe aurait certainement pu dire:

      "... si nous faisons aujourd’hui un appel à la grève sociale, c’est pour rejoindre demain l’ensemble de la population québécoise sur la place publique."

      L'échanges de commentaires sur cette page c'est aussi une réunion sur la place publique.

    • Guylaine Vézina - Inscrit 16 juillet 2012 09 h 24

      Aussi bien en prendre l'habitude tout de suite, car la rue, c'est le seul local que les organisations citoyennes pourront bientôt se payer si ça continue!

    • serge pelletier - Inscrit 16 juillet 2012 10 h 53

      Nous prenons la rue avec nos droits et libertés toute en brimant les droits et libertés des auitres .


      Soit ceux , des travailleurs , des commercants , du transport en général , des urgences de santés tout niveaux ,de l'économie local ,de la paix social ,des biens privés , des policiers ect ... ect .....

      Et en plus aux frais tout niveaux des autres , soit le petit peuple .

      Ils veulent un accès aux universités gratuit , sans compter les coûts qui en découleront , qui vont exploser , car , la rotation d'une faculté a l'autre va devenir la norme et beaucoup , ne finirons pas leur cession et reprendrons une autre . Surtout en social , science humaine , arts et musique .
      Qui va payer encore le même . Les travailleurs .

      Je me répète encore , ou sont le pourcentage super majoritaire d'étudiants/étudiantes , qui ne suivent la La Classe .

      A l'ouvrage , pour aider a promouvoir notre économie eux , et il y a la aussi de grand rêveurs en eux , mais ces rêves , font promouvoir notre économie et font travailler le petit peuple en même temps .

      On appele ca des PME ici et il y a en des centaines ,créé par des jeunes rêveurs travaillant eux .

      Eux , ne chialent pas sur tout les toits ou dans les rues non , et en plus ils rapportent beaucoup a plusieurs niveaux eux .

      Avez - vous réalisé , combien va nous coûter ces manifestations en série , des millions et des millions . Ils n'en parlent jamais de ce point , et en plus , ils utilisent notre systéme de justice dans les deux senses e nos frais plus souvent qu'autrement .

      Je n'ai rien contre leurs rêves , non , c'est simplememnt la minière de vouloir les imposer , soi , aux frais des autres .

      Car , ils sont déja superbement subventionné , de par leur coûts d'études présente . En social , on nous dit qu'avec les déductions d'impots , il ne reste que 172.00 année a payer . Alors , pourquoi avoir causé des millions et des millions de frais au petit peuple pour 172.00 année .

      Poser la question , c'est y répondre , non

    • Sylvain Auclair - Abonné 16 juillet 2012 15 h 33

      Monsieur Pelletier:

      Aucun étudiant ne suit la CLASSE; c'est la CLASSE qui suit ses membres.

      Les manifestations ne coûtent rien; c'est la répression des manifs qui coûte cher.

    • Jacques Pruneau - Inscrit 16 juillet 2012 16 h 18

      Mais oui! La rue, mais on y rencontre plein de gens intéressants et plaisants. On y rencontre également des parcs qui sont lieux de tranquillités où je vais lire parfois, écrire souvent et discuter tout le temps. Et comme c'est du "face-à-face" c'est beaucoup plus vivant. La rue est un lieu vivant par ceux qui l'utilisent.
      Bien entendu c'est plus gênant pour certaines personnes de défendre leur manque d'imagination et de vision mais en général il n'y en a pas tellement.
      Et puis c'est l'été et il fait beau, aussi bien d'en profiter avant de commencer la saison du chialage contre l'hiver, le froid et le verglas.