La CLASSE veut se débarrasser des néolibéraux

Pour les coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, ne pas s’impliquer dans la prochaine campagne électorale serait un mauvais choix .
Photo: François Pesant Le Devoir Pour les coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, ne pas s’impliquer dans la prochaine campagne électorale serait un mauvais choix .

Si elle refuse de donner son appui à quelque parti politique que ce soit, la CLASSE se donne clairement pour but de bouter les libéraux hors du gouvernement du Québec aux prochaines élections.

C’est ce que le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a signifié en conférence de presse hier à Montréal, au moment de présenter le manifeste de la CLASSE et d’annoncer son plan d’action des prochaines semaines. « Nous n’appuyons aucun parti politique, mais à l’évidence, nous sommes contre un parti », a-t-il dit. Sur des affiches annonçant une manifestation prévue le 22 juillet prochain à la place Émilie-Gamelin, à Montréal, on lit « 22 juillet, dehors les néolibéraux ». Au verso d’un tract où on dénonce les politiques néolibérales des 20dernières années, on lit aussi que « le gouvernement libéral est le dernier de cette lignée ».

Au bureau du Directeur général des élections du Québec, on spécifiait cependant hier qu’il est interdit à un tiers d’engager des dépenses pour soutenir ou combattre un parti engagé dans les élections. « On est au courant de la Loi électorale, a ajouté hier le responsable des relations avec les médias de la CLASSE, Ludvic Moquin-Beaudry. Et on va redoubler de prudence à partir du moment où la campagne électorale sera déclenchée. » M. Moquin-Beaudry précise d’ailleurs que l’appellation « néolibéraux » ne sied pas seulement au gouvernement libéral en place, mais aussi à la CAQ et à une bonne frange du Parti québécois. « Il est clair qu’on ne fera pas une tournée des régions pour dire aux gens comment voter », dit M.Moquin-Beaudry.


Hier, Gabriel Nadeau-Dubois et sa collègue Jeanne Reynolds n’ont pas voulu s’avancer sur les discussions qui se tiendront au congrès de la CLASSE, ce week-end, à l’Université Laval.


« Ne pas s’impliquer dans la prochaine campagne électorale serait un mauvais choix », a cependant dit Nadeau-Dubois. On sait cependant que les étudiants n’ont pas coutume de voter en masse lors d’élections provinciales. Le manifeste de la CLASSE, que Le Devoir a publié dans l’édition d’hier, établit clairement que les objectifs de la CLASSE dépassent de très loin la lutte contre la hausse des droits de scolarité. Depuis le début, soutient Jeanne Reynolds, il y avait d’ailleurs derrière cette revendication tout « un projet de société ». Le manifeste revendique entre autres l’égalité entre les sexes, met de l’avant des préoccupations environnementales, se préoccupe de justice sociale et de démocratie.


Ce sont sur ces thèmes, au-delà de la mobilisation contre la hausse des droits de scolarité, que plusieurs délégués de la CLASSE amorceront leur tournée des différentes régions du Québec, qui doit se terminer à la mi-août.


Par ailleurs, les représentants de la CLASSE se sont engagés à ne pas perturber les assemblées générales qui doivent se tenir dans différents établissements scolaires, cégeps et universités, avant ou dès la rentrée scolaire, sur un éventuel vote de grève. Mais à partir du moment où des mandats de grève seront donnés, la CLASSE soutiendra les associations qui se seront prononcées pour la grève, ainsi que les individus qui défieront la loi 22 (anciennement connue comme le projet de loi 78), qui vise à restreindre les manifestations.

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81 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 13 juillet 2012 02 h 23

    Don Quichotte à l’assaut du «néolibéralisme» … !

    Le discours de la CLASSE, en s’égarant dans des explications de plus en plus tortueuses, ne manque pas d’être divertissant…, mais il soulève cependant de sérieuses questions, d’ailleurs très diplomatiquement effleurées par Mme Chouinard dans l’éditorial qu’elle signe aujourd’hui.

    Alors que la CLASSE, se prenant pour «le peuple» (cf son manifeste), se propose quand même de lui donner des leçons de morale sociale, celle-ci nous offre aussi un “prêt à penser” politique qui laisse songeur, puisque les trois seuls partis (PLQ, CAQ et PQ) qui sont susceptibles de remporter les élections feraient partie de ces «néolibéraux» dont il faut se «débarrasser». Dans cette équation politique, des esprits mal tournés pourraient faire valoir que c’est QS qui apparait par défaut comme la monture probable d’un Don Quichotte lancé à l’assaut du «néolibéralisme» !

    Est-il interdit de rappeler qu’hormis ce qui reste du “Plan Nord”, c’est la division du vote par QS ainsi qu’une éventuelle instrumentalisation d’une violence urbaine et/ou scolaire, qui constituent les cartes maîtresses de la stratégie du PLQ pour faire oublier l’«industrie de la corruption» et sa pénible gouvernance.

    Par ailleurs, si l’on prend la peine de relire le jubilant manifeste de la CLASSE, on aura bien retenu le fait que le mode de régulation du politique qui est mis de l’avant est une «démocratie directe» peu familière avec la chose étatique (veut-on, comme les néolibéraux, se débarrasser de l’État ?), que l’on oppose à «leur démocratie […] représentative». Faut-il comprendre que c’est hors d’un système électoral honni qu’il s’agirait de réaliser la défaite … électorale des néolibéraux ? De quoi en perdre son latin !

    On se demande bien où et comment ces jeunes militants, qui n’ont pas fréquenté les collèges classiques, ont pu acquérir cette étonnante propension à se fondre dans une rhétorique authentiquement jésuitique ?

    Yves Claudé

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 juillet 2012 07 h 10

      .


      À Yves Claudé,

      «Les péquistes voudraient qu'on votent pour eux pour sortir les libéraux.. Mais, sachons-le ! Les péquistes.. C'est des libéraux!»

      «Est-il interdit de rappeler qu’hormis ce qui reste du “Plan Nord”, c’est la division du vote par QS ainsi qu’une éventuelle instrumentalisation d’une violence urbaine et/ou scolaire, qui constituent les cartes maîtresses de la stratégie du PLQ»-Yves Claudé

      Commencez donc par nous expliquer en quoi le PQ serait capable de remédier aux terribles injustices engendrées par le néolibéralisme, plutôt que de tenter sans cesse de nous enfermer dans votre logique électorale.

      Voter pour le PQ, n'est pas un vote pour le changement.

      C'est un vote pour le changement de «faces» !

      ...baisses des impôts des riches et des entreprises.. Hausse des droits de scolarité... Hausses des tarifs.. PPP... Privatisation partielle d'Hydro-Québec prônée par Jean-François Lisée etc.

      Comme le dit si bien Léo-Paul Lauzon :

      «Il semble n'y avoir qu'une lettre qui sépare véritablement le PLQ du PQ.»

      Les péquistes voudraient qu'on votent pour eux pour sortir les libéraux..

      Mais, sachons-le ! Les péquistes.. C'est des libéraux!

      Sachons aussi que le Québec est encore capable de se sortir du carcan politique dans lequel les vieux partis voudraient bien l'enfermer.

      Et le raz-de-marée du NPD lors des dernières élections fédérales, en a fait la patente démonstration !

      Christian Montmarquette
      Québec Solidaire
      Montréal

      .

    • Richard Nault - Inscrit 13 juillet 2012 07 h 39

      Vous n'êtes pas sans ignorer M.Claudé que nous sommes dans une oligarchie, plus précisément, une ploutocratie. La pseudo démocratie ''représentative'' est hors circuit depuis bien des lustres pour mille raisons. Qu'importe le type d'école que l'on puisse fréquenter, classique ou non, ce n'est pas la raison qui gouverne le monde, mais la passion, entre autres, celle de l'argent (la cupidité). Je me risque de prédire la victoire de Charest par la peau des fesses, et bientôt, une seconde crise économique mondiale jumelée à une crise écologique. Il n'y a pas que le modèle néo-libérale qui puisse incarner l'économie de marché et il n'y a pas qu'une seule façon de faire de la démocratie. Si on est un tant soit peu progressif, tant à droite ou à gauche, avec un peu de créativité et d'imagination, nous pourrions certes faire mieux avec moins, mais nous pourrions aussi laisser à notre jeunesse une société et un environnement en meilleur état que lorsqu'on l'a hérité . La crise que l'on traverse et qui n'en finit plus, n'est pas simplement politique et économique, elle est ontologique, pour ne point dire spirituelle. Ce n'est pas un simple problème d'avoir car il y a belle lurette qu'on l'aurait régler, mais c'est un problème d'être! J'aimerais bien que vous puissiez me contredire, car moi aussi je recherche non seulement l'ombre de la vérité, mais aussi un rayon de justice. Sommes-nous mieux équipés que les primates pour résoudre nos problèmes qui risques de devenir sans précédent?

    • Simon Ouellet - Inscrit 13 juillet 2012 09 h 51

      Que de belles paroles.

      J'ai lu l'édito de Mme. Chouinard auquel vous faites référence; mis à part montrer que ces jeunes sont brillants et ne veulent tout simplement pas jouer la game sur le terrain politique habituel, qui n'est entre autres que propagande et fausse représentation, je ne vois pas très bien où vous voulez en venir...

      Vous affirmez et affirmez encore avec toujours peu d'explications, de raisonnements ou de démonstrations appuyants vos élucubrations.

      Visiblement, vous faites partie de ceux qui ne comprennent pas le réveil actuel des jeunes générations, partout dans le monde, qui, grâce à internet ces 15 dernières années, ont pu voir être exposées comme jamais auparavant les luttent entre blocs de pouvoir ainsi que l'égoïsme et la cupidité de ceux qui les mènent...

      Je me rappelle deux citations que je partage ici aux lecteurs:

      Notre monde est menacé par une crise dont l'ampleur semble échapper à ceux qui ont le pouvoir de prendre de grandes décisions pour le bien ou pour le mal. La puissance déchaînée de l'homme a tout changé, sauf nos modes de pensées et nous glissons vers une catastrophe sans précédent. Une nouvelle façon de penser est essentielle si l'humanité veut vivre. Détourner cette menace est le problème le plus urgent de notre temps." Einstein en 49

      “It is no measure of health to be well adjusted to a profoundly sick society.” krishnamurti

      Je vous demanderai en terminant ce que vous entendez par "authentiquement Jésuitique" et j'ai très hâte de vous lire !!!

      Et de vous répondre...

    • maxime belley - Inscrit 13 juillet 2012 10 h 33

      la droite n'a pas besoin d'explication ou de preuve elle est au dessus de ça.

      ou est dieu?
      dieu est partout!

    • Jacques Beaudry - Inscrit 13 juillet 2012 10 h 53

      Élire nos députés n'a plus rien de démocratique. Réveillez-vous? Nos élus une fois rendus à la gouverne gèrent les décisions qui sont prises par la corporatocratie financière et entrepreneuriale mondiale. Ça me fait bien rire de lire qu'il y a encore des gens qui se bercent d'illusions.

  • Réal Rodrigue - Inscrit 13 juillet 2012 05 h 29

    Les principes des néolibéraux

    En accordant un prêt de 58 millions à la mine Jeffrey en dépit des effets reconnus cancérigènes de l'amiante, en dépit du fait qu'en Inde 8,ooo personnes décèdent chaque année suite à l'inhalation de ce produit, les libéraux laissent voir parfaitement quels sont les principes qui inspirent leurs décisions. On vient d'apprendre que même le Dr Yves Bolduc, pourtant tenu à l'éthique de sa profession qui l'oblige à veiller sur la santé humaine, se déclare favorable à ce prêt dont la visée partisane ne fait aucun doute. Car, en déclarant possible une manipulation sécuritaire de l'amiante, il se refuse à voir toutes les observations qui ont été faites à ce sujet.

    Cet exemple n'est pas le seul qui met en lumière les principes qui guident les néolibéraux. Tout le monde aura compris, en ce qui concerne l'extraction des gaz de schiste, que les droits des invididus ne comptent pratiquement pas, et que les intérêts des compagnies prédominent dans l'idéologie néolibérale. Comme l'écrivait Noam Chomsky, Le profit avant l'homme !

    En somme, et alors il faut donner raison à la CLASSE qui veut bouter dehors les néolibéraux, il est urgent de revenir à une philosophie qui accorde priorité à la réalité des individus, à leurs droits et dignité. La recherche du bien commun l'exige.

    • Jean Brunet - Inscrit 13 juillet 2012 07 h 06

      Qui va payer pour tout ceci?

    • Simon Ouellet - Inscrit 13 juillet 2012 10 h 15

      Vous êtes pris dans la boîte à pensée économique...

      Vous n'avez pas étudier et oeuvré en sciences ni en administration alors quoi, socio ? Psycho ? Histoire ?

      Il y a eu des civilisations bien avant nous...desquelles nous n'avons pas appris...

      Le système est au service de l'homme et non l'inverse, il est temps de rétablir l'équilibre...

      Qui va payer ? Qui profite du système, créé des inégalité et des injustices alors que nous avons les moyens à la fois techniques et les ressources pour fonder un monde meilleur ?

  • Christian Montmarquette - Abonné 13 juillet 2012 06 h 32

    Québec Solidaire appuie la CLASSE

    .


    Si la CLASSE n’appuie aucun parti politique, alors qu’elle sache qu’il y a un parti politique qui l’appuie :


    «Quelque soit l’issue de la lutte que vous menez au cours des prochaines semaines.

    Quelque soit la nature de la loi-matraque qui s’en vient.

    Quelque soient vos décisions, Québec Solidaire va être avec vous!»

    Amir Khadir
    16 mai 2012


    Source :

    «Discours du 16 mai 2012 au Parc St-Roch » :

    http://www.youtube.com/watch?v=nwc_3vJTHxY

    .

    • André Bissonnette - Abonné 13 juillet 2012 08 h 44

      voter QS c'est reporter Charest au pouvoir, ne le voyez-vous donc pas?

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 juillet 2012 09 h 52


      À André Bissonnette

      «Tenez-vous debout plutôt que de nourrir la peur !»

      «Voter QS c'est reporter Charest au pouvoir, ne le voyez-vous donc pas?» - André Bissonnette

      Les péquistes aimeraient donc ça, nous faire accroire qu'on a pas le choix..

      À l'instar du Bloc québécois, les péquistes se croient encore les propriétaires du vote des Québécois.

      Pourtant, le NPD a carrément sorti le Bloc avec un seul député d'élu au Québec aux dernières élections fédérales.

      - Sachons aussi que s'il y a une règle quasi absolue autant politique qu'en histoire.. C'est bien qu'elles sont imprévisibles!

      Autant en élections qu'avec la question nationale, ces péquistes voudraient gagner avant d'avoir fait la bataille.

      - Tenez-vous donc debout plutôt que de nourrir la peur !

      - Proposez donc votre programme et votre projet de société, plutôt que de nous parler d'élections !

      - Adressez-vous à l'intelligence et au cœur des citoyens !

      ...et dites-nous donc ce que vous proposez de tellement mieux que les libéraux et pour améliorer notre société, défendre le bien commun, et contrer le vol de «99%» des citoyens par le «1%» des bandits qui mènent le Québec comme s'il s'agissant de leur petit commerce personnel ?

      Merci de votre attention,

      Christian Montmarquette
      Québec Solidaire
      Montréal

      .

    • Eric Gaul - Inscrit 13 juillet 2012 10 h 23

      M. Montmarquette,

      J'ai 40 ans, j'ai toujours voté aux élections, selon mon coeur et mes convictions. Cette fois-ci, j'y mettrai de la raison : je voterai stratégiquement, comme ce que suggère par la bande le commentaire de M. Bissonnette. Pas question pour moi d'aider, même indirectement, à ce que les libéraux restent au pouvoir. Le malheur pour votre formation, c'est qu'il SEMBLE qu'elle ne puisse que drainer des votes qui favoriseraient une réélection des libéraux. Bien que mon coeur vous soit acquis, ma raison me dit que mes concitoyens ne favoriseront pas votre parti suffisamment pour que vous renversiez le gouvernement... En espérant que le vent puisse changer d'ici les élections, mais cela me semble un rêve bien utopiste.

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 13 juillet 2012 10 h 51

      Il faut être aveugle ou inconscient politiquement pour penser que Québec Solidaire peut gagner les prochaines élections!

      Avec un appui qui oscille entre les 5 à 10% (dans les meilleurs jours), QS pourrait pour une fois penser stratégiquement en votant Parti Québécois. Une fois libéré des Néolibéraux qui n’ont que leur portefeuille en tête et le PQ au pouvoir, ils pourront se faire entendre.

      Il faut agir collectivement et stratégiquement. Tout ce que vous faites présentement, c’est de permettre au parti de Jean Charest de se faufiler comme une anguille entre les partis et d’escamoter les prochaines élections. Et ça vous le savez parfaitement...

    • André Poulin - Abonné 13 juillet 2012 11 h 11

      M. Gaul
      "Le malheur pour votre formation, c'est qu'il SEMBLE qu'elle ne puisse que drainer des votes qui favoriseraient une réélection des libéraux."

      Il faut faire attention M. Gaul. Vous voulez vous libérer des libéraux, pour reprendre la chanson bien connue, en tant que personnes et non en tant qu'idées. Ce que nous combattons à QS se sont les idées et non les personnes. De quoi nous libérerons-nous en remplaçant un parti néolibéral par un autre ? La couleur et la longueur de la chaîne....

      André Poulin
      candidat QS dans St-François

    • Guthreau Michel - Inscrit 13 juillet 2012 11 h 17

      Si le PQ veut le vote des solidaires qu'il se tasse à gauche pour vrai ! Je ne voterai pas contre un parti, mais bien pour un parti. C'est au PQ de comprendre qu'une alliance est nécessaire (s'il est vrai que la division du vote profite au PLQ) avec les autres partis. Par contre, Pauline Marois ne veut rien entendre. Une alliance aurait pu démontrer qu'elle voulait faire de la politique autrement. Au lieu de blâmer QS de faire passer le PLQ demandé à votre Mme Marois d'accepter de faire des alliances. Combien d'élections allez-vous encore perdres avant de comprendre?

    • Simon Ouellet - Inscrit 13 juillet 2012 11 h 55

      Visiblement, plusieurs se laissent prendre aux jeux de pseudo analystes politique qui nous radotent sans cesse les mêmes paroles creuses.

      Justement, si chacun avait des convictions, claires, comprises et qu'ils votaient en fonction de celles ci plutôt que de tenter de prévoir ce qui va se passer en fonction de ce que rapportent les médias et prétendre favoriser un ou nuire à l'autre etc...foutaises !!!

      C'est exactement ce genre de pensées qui nous mènent où nous en sommes. Quelqu'un mentionnait combien les élections sont toujours imprévisibles, qui a prévu une telle vague orange du NPD ? Il est tellement farfelu de faire autres choses que de voter par conviction. Et c'est la seule façon de changer les choses...sinon, on continue de remplacer 4 trentes sous pour une piastre...

      Comment pensez vous que le statu quo se maintient ? Parce qu'ils comprennent peu de choses ces libéraux mais très bien que peu de gens savent de quoi ils parlent, qu'ils sont élus par une minorité et qu'en jouant sur la peur, avec beaucoup de propagande et de fausse représentation etc. ils peuvent p-ê être réélus....

    • André Michaud - Inscrit 13 juillet 2012 12 h 11

      Ceux qui se disent anti-capitaliste et pro communisme doivent voter logiquement pour Québec Solidaire..

      Pendant ce temps les citoyens voteront libéral (majoritaire ou minoritaire?) pour faire front commun contre la Classe et obliger les étudiants à faire leur part..et retrouver le calme dans les rues de Montréal.

      Plus la Classe fera campagne contre M.Charest et plus les citoyens se rangeront derrière M.Charest, parce qu'ils s'estiment déjà comme les plus généreux en amérique du nord envers les étudiants et ne veulent pas payer plus.

    • Viviane Genest - Inscrite 13 juillet 2012 12 h 34

      Il ne s'agit pas seulement du parti pour lequel on vote, mais également de la circonscription dans laquelle on vote. Je crois que QS a de bonnes chances de faire élire plusieurs députés sur l'île de Montréal. Peut-être que dans certaines régions du Québec un vote pour QS va profiter aux libéraux, mais sûrement dans les circonsriptions de Mme David et M. Khadir.

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 juillet 2012 12 h 34

      Monsieur Guthreau,
      Le PQ regroupe un assez grand éventail d'opinions. Mais s'il se tasse trop à gauche, il laissera certains de ses électeurs passer à la CAQ, entre autres dans les régions.

      Une chose est sûre: depuis 1968, toutes les augmentations de frais de scolarité ont été le fait des libéraux, jamais des péquistes.

    • Bernard Gervais - Inscrit 13 juillet 2012 14 h 19

      Pensez-vous que les dirigeants de QS aimeraient prendre le pouvoir un jour ? Personnellement, je n'y crois pas du tout.

      De toute manière, ce parti ne vise qu'à obtenir l'appui des électeurs plus gauchistes du PQ.

      Pas pour rien, par exemple, que ses leaders ne se présentent jamais dans les circonscriptions du secteur de l'île de Montréal !

      Pas pour rien, non plus, que Charest adore cette formation politique qui peut diviser le vote à son avantage !

    • Bernard Gervais - Inscrit 13 juillet 2012 18 h 49

      CORRECTIONS

      Pensez-vous que les dirigeants de QS aimeraient prendre le pouvoir un jour ? Personnellement, je n'y crois pas du tout.

      De toute manière, ce parti ne vise qu'à obtenir l'appui des électeurs plus gauchistes du PQ.

      Pas pour rien, par exemple, que ses leaders ne se présentent jamais dans les circonscriptions du secteur ouest de l'île de Montréal !

      Pas pour rien, non plus, que Charest adore cette formation politique qui peut diviser le vote à l'avantage du PLQ !

    • Solange Bolduc - Inscrite 13 juillet 2012 20 h 28

      Pauvre M. Michaud ! Vous vous leurrez!

      "Pendant ce temps les citoyens voteront libéral (majoritaire ou minoritaire?) pour faire front commun contre la Classe et obliger les étudiants à faire leur part..et retrouver le calme dans les rues de Montréal."

      En attendant, continuez de confondre désir et réalité! "On verra! " comme dit si bien l'opportiniste Legault, lequel n'a rien d'autre en tête que de prendre le pouvoir pour le pouvoir, et proyver quoi ? Comme Charest d'ailleurs qui aura été récupéré par les grands financiers de ce monde québécois, et davantage!

      Où est donc la dignité ou la noblesse d'esprit et de coeur chez ces gens ? Dans leur propre gousset!

      Bonne continuation si cela vous enchante, pauvre pougre !

  • Pierre Sabourin - Inscrit 13 juillet 2012 06 h 37

    Ohm loi 22, anciennement projet de loi 78?????

    Je ne vois pas en quoi la loi 22 sur l'agglomeration des représentants à Montréal:

    http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/


    À rapport avec le conflit etudiants et substitut la loi 78. C'est vraiment flou comme dernier paragraphe dans ce text.

    Pierre Sabourin

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 juillet 2012 07 h 53

      La «Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent», une fois adopté, ne porte pas le numéro 22, mais 12. On peut la trouver sur le site des Publications du Québec.

  • Guy Berniquez - Inscrit 13 juillet 2012 06 h 38

    Une campagne qui n'en est pas une

    Voilà! Nos étudiants en grève vont passer à l'action durant la campagne électorale qui s'annonce au début août. Une campagne, qui est soit dit en passant, non déclarée, mais un secret de polichinelle.
    Sans nous le dire, car c'est une campagne électorale contre les libéraux et que c'est illégal que de le déclarer, nos étudiants vont saborder de toutes les façons possibles la campagne des libéraux.
    J'ose espérer que les étudiants en grève mettront le couvercle sur les casseroles et autres manifs durant la rentrer scolaire à la mi-août pour ne pas donner prisent aux libéraux. Tout ceci, pour ne pas que Jean Charest profite du désordre que cela occasionnerait afin de se faire du bénéfice politique, sur le dos des étudiants en grève.
    Bravo! belle initiative. Bonne chance dans votre tournée en région les étudiants.

    • Fernand Lachaine - Inscrit 13 juillet 2012 08 h 38

      D'accord avec vous monsieur Berniquez.

    • maxime belley - Inscrit 13 juillet 2012 10 h 36

      Québec de con qui vont voter sur un seul enjeu, les frais de scolarités.


      Ce n'était même pas un enjeu l'an passé. La mauvaise gestion des université l'était mais elle ne l'est plus. Les seuls méchants c'est des jeunes québecois (blanc et francophone en majorité) c'est eux qui on , pendant 50 ans volé le Québec de ses richesse et scrappé l'avenir des baby-boomers.

      Qu'on se le dise: il n'y à que deux avenir possible pour ces jeunes: l'armée ou la prison...