Le PQ est prêt pour une campagne d’été, dit Marois

Le Parti québécois compte dévoiler d’autres candidatures de prestige d’ici au déclenchement des élections, qui est pressenti pour le 1er août.

Le PQ table sur le « vent de changement » qui souffle depuis l’élection complémentaire dans Argenteuil pour recruter d’autres personnalités de renom, afin de pourvoir une bonne trentaine de circonscriptions encore orphelines.


Le PQ est particulièrement fier d’avoir convaincu l’ancien journaliste de Radio-Canada Pierre Duchesne de faire le saut dans la circonscription de Borduas.


L’annonce du retrait de la vie politique du ministre délégué Norm MacMillan, hier, tend à confirmer un scénario électoral estival. M. MacMillan a affirmé en conférence de presse qu’on lui avait demandé de devancer son annonce étant donné l’imminence des élections. Selon une des hypothèses les plus plausibles, la campagne serait déclenchée le 1er août, pour un scrutin le 4 septembre.


Même si elle qualifie de « cynique » l’intention présumée de Jean Charest de déclencher des élections en plein été, la chef péquiste, Pauline Marois, assure néanmoins que son parti est fin prêt. « Ça [un déclenchement d’élections le 1er août] me décevrait profondément, a-t-elle déclaré dans une conférence de presse à Trois-Rivières. On sait que la moitié du Québec est en vacances, n’a pas nécessairement la tête à écouter ce que vont dire les partis politiques. »


Elle en déduit que le chef libéral veut profiter du désintérêt des Québécois pour faire oublier son bilan et faire campagne, de là l’accusation de « cynisme ». « Par respect pour les citoyens, il [M. Charest] aurait pu au moins attendre que les vacances de la construction se terminent, mais c’est à la hauteur du premier ministre, du grand manipulateur qu’est M. Charest », a pour sa part déclaré le député péquiste Nicolas Girard, dans une entrevue à La Presse canadienne.


C’est lui qui mise sur le « vent de changement » qui souffle depuis la victoire surprise dans la complémentaire d’Argenteuil, un vieux bastion libéral passé au Parti québécois en juin. Il compte sur l’effet Argenteuil pour dénicher d’autres grosses pointures dans l’équipe péquiste. « Je suis optimiste, il y a un vent de changement qui a commencé à souffler sur le Québec. […] Dans les prochaines semaines, d’autres personnes voudront s’ajouter à notre équipe. […] Je pense qu’on aura une équipe exceptionnelle. »


Mot d’ordre


Plus de 80 candidats péquistes ont été désignés, il en reste une quarantaine à choisir officiellement, a-t-il indiqué, et cela sera fait promptement.


La victoire-surprise dans Argenteuil illustre aussi, selon lui, l’état de préparation du Parti québécois. « C’était déjà un signal de la qualité de notre équipe. […] Je n’ai jamais vu un Parti québécois aussi fin prêt, une organisation aussi bien rodée » depuis son élection en 2004 dans Gouin, a-t-il assuré.


« Les photos des candidats investis ont déjà été prises il y a plusieurs semaines. Aussi, un mot d’ordre a été donné aux organisations de comté pour louer des locaux électoraux », a-t-il poursuivi.


« On est fin prêts pour un déclenchement », a-t-il conclu.

11 commentaires
  • Lorraine Dubé - Inscrite 12 juillet 2012 06 h 30

    MacMallen, à l’image du chef

    Peu importe la date de l'élection, les québécois ne seront pas dupes de l'astuce des libéraux. Du déjà vu!

    On peut spéculer quant aux démissions à venir: Les élus susceptibles d’être dans l’eau trouble en septembre devant la Commission Charbonneau.

    Les ministres Julie Boulet, Michelle Courchesne et Norman MacMillan ont contredit la loi en affirmant que les entreprises peuvent faire des dons aux partis politiques, une pratique pourtant interdite depuis plus de trente ans.

    L’'organisateur libéral en Outaouais Guy Bisson, père d’un des juges nommés par Marc Bellemare en 2003, avait admis en entrevue à R-C avoir fait des démarches auprès du ministre MacMillan pour que son fils accède à la magistrature.

    La parole d’un libéral:«J'ai dit à M. Bellemare qu'il y avait quelqu'un de ma région qui avait postulé pour un poste de juge. J'ai nommé le nom et c'est tout. C'est ça qui est arrivé.» — MacMillan

    L'art de banaliser l'injustifiable!

    Le 24 janvier 1990, Jean Charest avait démissionné du Cabinet Mulroney pour être intervenu dans une cause juridique et avoir tenté d’influencer la décision d’un juge.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 12 juillet 2012 11 h 20

      Jean-Robert Sansfaçon écrivait (Éthique d'affaires- Les escrocs respectables:« …saviez-vous que l'être avec qui vous partagez votre vie est un escroc coiffé du chapeau de bâtisseur?.…et si sa photo n'est pas encore parue à la une des journaux, menottes aux poings, ce n'est peut-être qu'une question de temps. »

      L'impunité aura-t-elle une fin?

  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 12 juillet 2012 08 h 00

    Le PPLQ table sur un bas taux de participation

    En 2008, Charest nous précipite des élections en décembre pour échaper au désatre financier de la Caisse de dépôt qui devait être connu en février. La participation a ét de 57 %, et victoire des libéraux.

    Le même scénario se joue présentement. Précipiter les élections en été pouer échaper à l'Enquête Charbonneau, et espérer une faible participation des électeurs, qui favorise les libéraux.

    Charest et sa clique sont prêt à tout pour garder le pouvoir et continuer à saigner le Québec.

    Autre facteur qui joue en faveur de ce gouvernement le plus corrompu de notre histoire : La division du vote.

    Dans ce cas, on peut dire Québec Solidaire de Charest

    • Louka Paradis - Inscrit 12 juillet 2012 12 h 51

      Je partage tout à fait votre analyse : QS fait le jeu de Charest. Pourquoi nous diviser ? Le programme est sensiblement le même : Mme David a pris la grosse tête sous des airs modestes après la période "Du pain et des roses", et c'est dommage pour tous les Québécois. Qs ne sera pas élu de façon significative, mais le vote sera divisé et Charest risque d'en profiter aux dépens des intérêts supérieurs du Québec. Cette voix de la gauche progressiste gagnerait beaucoup plus à se faire entendre au sein du Parti Québécois : nous y gagnerions tous. L'union fait la force : des gens qui se réclament d'être solidaires devraient en faire leur devise.

      Louka Paradis, Gatineau

  • Jean Lapointe - Abonné 12 juillet 2012 08 h 14

    Les élections en démocratie


    Est-ce qu'un parti politique respectueux de la démocratie ne doit pas s'assurer que les élections se passent dans les meilleures conditions possibles pour que les citoyens puissent faire leur choix en toute connaissance de cause, en toute liberté et dans le calme?

    Est-ce que les élections en démocratie ne doivent pas être considérées comme un moment important de la vie collective et est-ce que le premier ministre en fonction , qui est celui qui décide à quelle date ces élections ont lieu dans l'état actuel des choses, ne doit pas voir à ce que les choses se passent de la meilleure façon possible?

    Compte tenu de ce qui procède, est-ce qu'on peut dire que le premier ministre actuel du nom de Jean Charest, prend tous les moyens dont il dispose pour que le tout se déroule le mieux possible?

    Et ma réponse est : pas dutout.

    C'est tout le contraire qu'il fait. Il va même, si l'on se fie à la rumeur, fixer la date des élections début septembre, ce qui fait que la campagne électorale devrait se dérouler en pleine période de vacances.

    Est-ce que cela ne veut pas dire que le premier ministre Charest se fout carrément de la démocratie?

    Il ne respecte pas la démocratie, il tente plutôt d'utiliser les mécanismes prévus dans l'espoir que les choses tournent en sa faveur?

    Si nous voulons revaloriser la démocratie au Québec, est-ce que la première chose à faire ne devrait pas être de renvoyer les Libéraux dans l'oppostion étant donné qu'ils ne sont même pas des démocrates?

    Et c'est peu dire.

    • Lorraine Dubé - Inscrite 12 juillet 2012 10 h 26

      Tout parti a ses stratèges politiques. En ce qui concerne le PLQ, les astuces sont souvent de bas étages.

      Il y a eu plainte dans Sherbrooke en 2008: Des malversations libérales ont permis à des électeurs de voter à domicile sans respecter la «Loi électorale». Jean Charest et son équipe ont privilégié les électeurs libéraux au détriment des autres. Ils ont travesti la loi par des bureaux de vote à domicile dans des endroits où les pensionnaires sont autonomes et aptes à aller voter.

      En poste pour favoriser la participation et l’expression de la volonté du peuple, le DGE doit s'octroyer des pouvoirs accrus.

      Le parti de Jean Charest s’oppose maintenant aux bureaux de scrutin dans les cégeps et universités. Autre exemple de ce qu'est la notion de la démocratie pour le PLQ:
      http://www.ledevoir.com:/societe/education/351854/

    • Lorraine Dubé - Inscrite 12 juillet 2012 11 h 14

      En poste pour favoriser la participation et l’expression de la volonté du peuple, le DGE doit s'octroyer des pouvoirs accrus.

      Il y a eu plainte dans Sherbrooke en 2008: Des malversations libérales ont permis à des électeurs de voter à domicile sans respecter la loi électorale. Jean Charest et son équipe ont privilégié les électeurs libéraux au détriment des autres. Ils ont travesti la loi qui stipule que cette méthode doit être mise en place pour les pensionnaires en perte d'autonomie et inaptes à se déplacer.

      Le parti de Jean Charest s’oppose maintenant aux bureaux de scrutin dans les cégeps et universités. Autre exemple de leur notion de démocratie.

      Le Devoir mentionnait avec raison que le PLQ craignait les étudiants.

      Vite des élections à dates fixes.

  • julie Limoges - Inscrite 12 juillet 2012 08 h 48

    Mobilisation

    Je rêve d'un Québec qui se prend en main et qui prend position. Allons au urne et votons ensemble en septembre (?).

    Il est temps de prendre position. Il est temps de nommer nos convictions et d'amorcer un dialogue.

    Nous faisons parti d'une société. Arrêtons d'être entrainés par elle, par nos inactions. Il est temps de prendre notre place et d'agir.

    Que ce soit par nos convictions sur la loi C-38, la loi 78, l'environnement, le financement, ect.

    Il est temps de prendre notre place dans notre société et de la faire évoluer.

  • serge pelletier - Inscrit 12 juillet 2012 14 h 44

    PQ parti de la contradiction auto suicidaire

    Ce parti de gauchiste , a des dettes importantes en services rendu .

    Donc , il devra retourner les services .

    Que fera t'il avec notre dette et limites des nos dépenses ?????????.

    Sa nous coute déja des milliards , pour le manque d'entretien de nos ponts et chaussés et infrastructures .

    Ou a passé l'argents ou budgets , qui y était attribués , alors qu'il était au pouvoir .

    Va t'il encore acheter des votes , avec des promesses de plus de gratuités .

    C'est bien parti , avec la promesse d'annuler le 200.00 $ d'augmentaion du régime de santé , sans oublier la promesse d'annuler l'augmentation des frais de scolarités .

    Vont'ils sortir leurs carrés rouge , pour la prochaine campagne électoral .

    • Louka Paradis - Inscrit 12 juillet 2012 22 h 58

      Procès d'intention, jugements de valeurs, supputations, bref, inepties.
      Louka Paradis, Gatineau

    • Lorraine Dubé - Inscrite 13 juillet 2012 00 h 37

      Rectification. Annuler le $200. en santé et faire payer les plus fortunés. Renseignez-vous.

      Qui achète des votes? Les libéraux de Charest n'ont pas respecté la loi anti déficit du parti québécois qui s'était attaqué au déficit du Québec en 1996, ce que les libéraux de Robert Bourassa n'avaient pas eu le courage de faire. Nous avions eu 3 gouvernements en autant d'années.

      Un rappel- Un avertissement de la firme Moddy's quant à la cote du Québec dangeureusement à la baisse, Lucien Bouchard avait alors confié à Bernard Landry la tâche ingrate de réduire à zéro le déficit budgétaire du Québec. Simultanément, des coupures de millards $ au gouvernement fédéral dans les programmes sociaux.

      Budget Québec 1999 : déficit zéro
      http://archives.radio-canada.ca/politique/provinci