MacMillan quitte la vie politique

Buckingham – Le ministre délégué aux Transports du Québec, Norman MacMillan, annonce aujourd'hui son retrait de la vie politique lors d'une conférence de presse tenue à Buckingham, dans sa circonscription de Papineau, en Outaouais.


Norman MacMillan a indiqué avoir amorcé sa réflexion il y a déjà quelques temps. Ses 23 ans passés à l'Assemblée nationale ont été précédés de quelques années à la ville de Buckingham, à titre de conseiller municipal.

MacMillan a précisé qu'il traçait un trait sur la vie politique, démentant du même coup des rumeurs qui en faisaient un candidat à la mairie de Gatineau. M. MacMillan rejoindra ainsi le ministre Yvon Vallières, un autre vétéran libéral qui a annoncé en juin qu’il ne briguerait plus les suffrages.


Le président de la commission scolaire au Coeur-des-Vallées, Alexandre Iraca, serait déjà désigné pour lui succéder dans la circonscription de Papineau.


Élu pour la première fois en 1989 au cours d’une élection complémentaire, M. MacMillan a été réélu sans interruption depuis. Il s’est fait connaître pour son franc-parler et ses manières un peu bourrues. Il a d’ailleurs été whip en chef, en quelque sorte préfet de discipline du caucus libéral, de 2005 à 2008, ainsi que whip adjoint de 1989 à 2003.


Son tempérament a parfois mis le gouvernement dans l’embarras. Il a déjà traité la députée Sylvie Roy de «grosse crisse» en pleine Chambre et il avait dû ensuite présenter ses excuses.


Il avait aussi candidement admis en 2009 qu’il devait amasser, à titre de ministre du gouvernement libéral, 100 000 $ pour la caisse du parti, ce que le PLQ avait dû confirmer par la suite.


Et encore, pour justifier l’excellente santé financière du Parti libéral, il avait affirmé qu’on ne pouvait pas empêcher une entreprise de donner de l’argent au PLQ. Or, la loi interdit à une personne morale de financer un parti au Québec.


Norm MacMillan avait dit ensuite qu’il s’agissait d’un lapsus, mais le Directeur général avait néanmoins enquêté sur le bureau de circonscription du député de Papineau et avait relevé des irrégularités.


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Avec Le Devoir

16 commentaires
  • Yves Petit - Inscrit 11 juillet 2012 07 h 14

    Quelle perte immense

    Le Québec perd un politicien parmi les plus remarquables et les plus élégants de son histoire!

    • Claude Lemelin - Abonné 11 juillet 2012 12 h 12

      Vous faites sûrement de l'ironie... Bon débarras ! Un misogyne de moins.

    • Francois Cossette - Inscrit 11 juillet 2012 13 h 52

      Et avec une qualité du discours qui ferait pallir Peter Mcleod

    • Louka Paradis - Inscrit 11 juillet 2012 13 h 58

      Quel humour ! Il nous fait rire jaune...
      Louka Paradis, Gatineau

  • François Dugal - Inscrit 11 juillet 2012 07 h 59

    Un départ

    Monsieur MacMillian manquera à tous, c'est sûr.

    • Louka Paradis - Inscrit 11 juillet 2012 14 h 02

      Il manquera surtout à l'organisateur en chef de la caisse du PLQ. Une retraite qui tombe juste à temps... avant les élections, mais surtout avant la Commission Charbonneau.

      Louka Paradis, Gatineau

  • Jean Boucher - Inscrit 11 juillet 2012 12 h 19

    Sur le dos des jeunes

    Avant de partir la gaffe de l'été

    Entendu aujourd'hui vers 11:45 mais censuré à 12:00 à RDS:

    « M. Charest va développer le Québec sur le dos des jeunes...»

    • Jean Boucher - Inscrit 11 juillet 2012 18 h 50

      Plutôt "RDI" que "RDS"

    • Louka Paradis - Inscrit 11 juillet 2012 20 h 48

      Exactement, moi aussi j'ai bel et bien entendu Norm McMillan dire cette phrase. Le stratège en chef du PLQ a dçu passer un coup de fil à Radio-Canada, ou peut-être Desmarais...

      Louka Paradis, Gatineau

  • Pierre Bellefeuille - Inscrit 11 juillet 2012 12 h 54

    Patte blanche

    À mon sens, les quelques paragraphes plus bas expliquent les autres vraies raisons de son départ.

    Le PLQ a besoin de faire patte blanche, tout comme dans une des dernières publicités de Jean Charest où on le voyait dans un environnement aseptisé, les cheveux exagérément blanchis pour donner la fausse image d’un sage. De mémoire, la manipulation d’image politique au Québec n’aura jamais été aussi loin.

    Il me semble très clair que Jean Charest brûle ses contacts. Sous sa gouverne, de nombreuses personnes ont dû quitter leurs fonctions, la plupart semblant se rattacher directement au financement du parti libéral.

    Le véritable coupable, c’est Jean Charest ayant demandé à chacun de ses ministres de rapporter 100 000 $ à la caisse électorale du parti libéral. Tout le reste coule de source.

    Curieusement, toujours question de faire patte blanche, la journée des élections se fera selon toute vraisemblance environ une semaine avant la réouverture de la Commission Charbonneau! Ce n’est pas le hasard qui fixe les dates. En bon esprit calculateur, on évitera les dommages directs que la Commission Charbonneau pourrait faire subir aux libéraux du Québec : une culture de la collusion, de la corruption et du copinage dévoilée à la face de tous.

    J’espère qu’au Québec, les gens voteront massivement contre les libéraux aux prochaines élections. Montrons aux libéraux que les fausses pattes blanches et les écrans de fumée associés à la crise étudiante ne nous trompent pas.

  • Réjean Martin - Abonné 11 juillet 2012 13 h 39

    les élections comme en 62

    La clé de Jean Charest, une clé rouge versus les carrés rouges...


    Je gage que, cinquante ans après la campagne électorale de Jean Lesage, en 1962, Jean Charest va faire sa propre campagne de réélection, non pas en utilisant le thème d’alors, « Maîtres chez nous », mais du moins, la clé, le symbole de la clé qui avait été utilisé. Une clé rouge versus les carrés rouges...

    Ça sera la clé de la prospérité avec le Plan Nord, la clé de la paix sociale avec la loi 78 contre les étudiants et les casseroles, la clé des finances publiques saines, etc.

    Il a déjà été dit que la campagne électorale de 1962 avait été faite essentiellement pour sceller les nationalisations des compagnies d’électricité, mais j’ai déjà appris que Jean Lesage, en précipitant des élections après seulement deux ans de mandat, avait voulu également se défaire de celles et ceux qui attendaient impatiemment et bruyamment depuis 1960 des « retours d’ascenseurs » du nouveau gouvernement libéral.

    En un mot, l’équipe du tonnerre de Jean Lesage avait ainsi voulu se défaire de celles et ceux qui souhaitaient le retour du bon vieux « patronage » et leur dire: « je vais les gagner par moi-même, ces élections; non pas avec votre aide trop intéressée ».

    Cinquante ans plus tard, allons-nous assister à un scénario qui pourrait ressembler à ça ? Jean Charest désire terminer sa carrière en beauté; il désire laisser un souvenir positif aux Québécois et, par un joli concours de circonstances, eh bien, celui-ci pourrait y arriver...

    Réjean Martin
    Trois-Rivières

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 11 juillet 2012 16 h 08

      Citation :

      "Chaque fois qu'ils sont mal pris ils se sevent du mépris, prennent des airs hautains ou tentent de tourner en ridicule ceux qui font leurs devoirs ici..."

      Daniel Johnson, 17 mars 1966, Assemblée Nationale

    • Louka Paradis - Inscrit 11 juillet 2012 21 h 01

      Je n'y crois pas du tout à cette victoire de Charest : propagande, propagande et propagande. Les Québécois doivent se liguer contre ce saboteur d'avenir, ce faux bâtisseur qui n'établit des fondations que pour construire la richesse de ses amis et bailleurs de fond. Assez ! Suffit ! Basta ! Ras-le-bol. Dehors les magouilleurs et les anglicisateurs du peuple québécois ! La commission Charbonneau, à nos frais, n'aura-t-elle donc servi qu'à gagner du temps pour que les libéraux compromis puissent se mettre à l'abri : Jacques Dupuis, Nathalie Normandeau, Line Beauchamp et aujourd'hui, Norm MacMillan. Que nous réservent les prochaines semaines ? J'espère que des gens, voyant que les révélations seront faites trop tard, décideront de parler dans les réseaux sociaux et dans les médias. Il y a des limites à l'indécence.
      Louka Paradis, GAtineau