Mise en garde du responsable de l’équité salariale

Que les employeurs récalcitrants se le tiennent pour dit : la Commission de l’équité salariale est prête à frapper. Le temps de la sensibilisation achève et les entreprises doivent maintenant payer équitablement leurs effectifs féminins, sous peine de sanction.

C’est l’avertissement lancé par la présidente de la Commission de l’équité salariale, Marie Rinfret. Elle est chargée de veiller à la mise en oeuvre de la loi mise à jour en 2009, établie sur le principe du « salaire égal pour un travail équivalent », pour corriger la discrimination systémique qui touche le travail féminin.


« On va interpeller les employeurs [quand il y aura des erreurs] : on vous invite à corriger, à défaut, on va aller vous voir », a-t-elle illustré dans une entrevue à La Presse canadienne.


« Oui, absolument, on est prêts à frapper. On a cette détermination-là. Il est temps qu’on utilise tous les outils qu’on nous a donnés […], on n’hésitera d’aucune manière à utiliser les ressources en notre possession, les poursuites pénales, le cas échéant. »


Plus de 80 000 entreprises devront remettre, cet automne, une Déclaration en matière d’équité salariale, qui atteste qu’elles ont bel et bien fait l’exercice d’évaluation des tâches, et corriger les écarts, s’il y a lieu. Cette déclaration est obligatoire pour les entreprises de six personnes et plus.


La Commission aura donc un portrait plus précis du progrès réalisé en matière d’équité salariale. On savait en 2001 que seulement 46 % des employeurs avaient fait l’exercice de l’équité salariale ; les prochaines données seront donc plus à jour.


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1 commentaire
  • Jacques Moreau - Inscrit 9 juillet 2012 12 h 26

    Les risques d'être employeur, au Canada

    Je suis bien d'accord pour un "salaire équitable" pour tout travailleurs, travailleuses. Je n'aime pas la façon dont on s'y prend pour appliquer le principe. Le salaire équitable est relatif à ce qu'on peut faire payer aux employeurs, non à la "valeur" du service rendu. La commission de l'équité salariale devrait pouvoir, elle-même, produire une liste des barêmes salariaux pour les différent genre d"occupation. Un employeur devrait, comme tout consommateurs, savoir le prix du service qu'il achète, au moment de l'achat. Le salaire minimum s'applique à partir de la date ou il est mis en application, pas avant !