Plainte du PLQ au Conseil de presse: Duchesne dénonce une manoeuvre politique pour le déstabiliser

«Ça ne m'étonne pas. C'est une manoeuvre politique qui est propre à la stratégie de ce parti-là», a laissé tomber Pierre Duchesne en conférence de presse ce matin à Mont-Saint-Hilaire dans la circonscription de Borduas.
Photo: - Le Devoir «Ça ne m'étonne pas. C'est une manoeuvre politique qui est propre à la stratégie de ce parti-là», a laissé tomber Pierre Duchesne en conférence de presse ce matin à Mont-Saint-Hilaire dans la circonscription de Borduas.

L'ex-journaliste et maintenant candidat pour le Parti québécois, Pierre Duchesne, associe la plainte logée ce matin par le Parti libéral du Québec au Conseil de presse, ainsi qu'à l'ombudsman de Radio-Canada, à une manoeuvre politique pour le déstabiliser.

C'est ainsi que M. Duchesne a réagi alors qu'il lançait officiellement sa candidature à l'investiture péquiste dans la circonscription de Borduas, au sud de Montréal. «Ça ne m'étonne pas. C'est une manoeuvre politique qui est propre à la stratégie de ce parti-là», a-t-il laissé tomber.

La plainte du PLQ, signée par son directeur général du PLQ, Karl Blackburn, a été déposée quelques minutes avant que ne débute la conférence de presse de M. Duchesne. M. Blackburn y soulève des problèmes éthiques chez M. Duchesne qui aurait contrevenu aux règles déontologiques de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec ainsi que les Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada. Selon les libéraux, Pierre Duchesne «s'est retrouvé dans une situation de conflit d'intérêts grave» puisqu'il exerçait ses fonctions de journaliste et d'analyste tout en étant en discussion avec le PQ pour être candidat lors de la prochaine élection générale.

«L'idée qu'une figure importante de l'information ait été en ode à critiquer les partis politiques alors qu'elle avait elle-même la volonté d'en découdre comme candidat lors d'une élection est extrêmement troublante et soulève des doutes sur son éthique et son impartialité», affirme M. Blackburn.

La réplique de Pierre Duchesne a été cinglante. «Qui me fait des leçons d'éthique? [...] Moi, je n'ai jamais eu de deuxième salaire caché pendant 10 ans. [...] Moi, je n'ai pas eu de rencontres avec des collecteurs de fonds qui ont été arrêtés par la police par la suite. On veut aller sur le chemin de l'éthique? Bienvenue. Je suis très à l'aise», a lancé le nouveau politicien.

Ce dernier a aussi souligné, en parlant de lui à la troisième personne, que ses compétences auraient très bien pu intéresser les adversaires du PQ. «J'ai l'impression que François Legault aurait bien aimé avoir Pierre Duchesne comme candidat. J'ai l'impression que M. Charest  aurait bien aimé avoir Pierre Duchesne comme candidat», a-t-il affirmé. M. Duchesne a toutefois fait sa profession de foi souverainiste en soulignant que le Québec était sa «passion emmaillée au coeur».

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