L’opposition réclame la reprise des négos

Les chefs de parti ont tous demandé au premier ministre Charest de retourner à la table des négociations.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a légèrement modifié son discours en affirmant que le premier ministre ne devrait pas déclencher des élections maintenant, mais plutôt régler le conflit étudiant. La Coalition avenir Québec (CAQ) a réagi en affirmant par voie de communiqué qu’après 16 semaines de conflit, le gouvernement ne pouvait pas interrompre les négociations. Le chef du parti, François Legault, estime qu’il faut régler la crise à court terme en fonction de la session d’automne. En ce sens, il croit que le gouvernement devrait accepter la proposition des étudiants sur les crédits d’impôt, même si elle n’est pas idéale. « C’est une solution temporaire, à coût nul pour le gouvernement et assumée par les étudiants ou leurs parents et non pas par l’ensemble des contribuables. Avec des élections à l’automne, les citoyens pourraient ensuite s’exprimer sur la façon de régler la crise à long terme. »

3 commentaires
  • Gilbert Talbot - Abonné 1 juin 2012 01 h 22

    Il ne veut pas faire marche arrière.

    Charest ne veut pas que la Presse dise qu'il a plié. Il ne fera pas marche arrière, quitte à s'enfoncer et enfoncer le Québec encore davantage dans une crise sociale qu'il aurait pu facilement évité. Il est prêt à sacrifier le GP de Formule !, le festival de Jazz, Juste pour rire etc. Cet homme-là est dangereux. Il ne voit plus clair, il va nous mener tout droit dans le décor. Mieux vaut qu'il parte.

  • André Michaud - Inscrit 1 juin 2012 10 h 03

    Quel négos?

    Les associations ne veulent pas négocier la hausse, ils veulent que ce soit les autres qui la paie... Ils n'ont même pas proposé de payer ne serais ce que 50% de la hausse..!!

    • Francis Boudreau - Inscrit 1 juin 2012 15 h 36


      Vous intéressez-vous vraiment à l'actualité ou préférez-vous vous conforter dans votre haine contre la jeunesse québécoise?

      Ils ont non seulement accepté de payer la moitié de la hausse, ils ont accepté de toute la payer en se privant d'un crédit d'impôt qui leur revient.

      Leur logique est la suivante : nous voulons une égalité des chances pour une société plus juste. Pour cela, il faut que les études postsecondaires demeurent abordables pour tout le monde, pas seulement les enfants de familles riches. Or, ils acceptent de contribuer davantage, mais une fois leurs études complétées, en se privant d'un crédit dont ils auront le luxe de se priver une fois sur le marché de l'emploi, alors qu'ils seront bien rémunérés. Car l'égalité des chances implique aussi une imposition progressive, et ils ne demandent pas moins qu'à payer des impôts, mais il faut pour cela leur permettre d'atteindre des emplois bien rémunérés, par l'accession aux études.

      D'ailleurs, ils font selon moi trop de concessions. Puisque selon les chiffres de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques, les bacheliers paient en moyenne près d'un million de dollars lors de leur vie active, environ 300 000$ de plus qu'un technicien moyen, et plus de 500 000$ qu'un détenteur de DES. En somme, si 7 000 étudiants doivent renoncer à l'université, nous serons moins nombreux à assumer le fardeau fiscal des Québécois, et nous nous tirons dans le pied.

      Pour mieux comprendre, je vous suggère cet article :

      http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/mi