«Ce n’est pas une loi matraque»

D’abord paisible, la manifestation qui a réuni plusieurs milliers de personne au centre-ville de Montréal, s’est envenimée en fin de soirée.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir D’abord paisible, la manifestation qui a réuni plusieurs milliers de personne au centre-ville de Montréal, s’est envenimée en fin de soirée.

La très controversée loi 78, adoptée sous bâillon en fin d’après-midi hier après une nuit et une journée de débat, n’est pas la « loi matraque dont certains parlent », a insisté le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, puisqu’il met en avant un droit, celui de l’accès à l’éducation. « On a entendu bien des gens nous parler du droit d’association. Par contre, ils ont été assez silencieux sur le droit à l’éducation, sur la capacité de pouvoir marier le droit d’association et le droit d’aller en classe. Le projet de loi vise à marier ces droits », a-t-il expliqué au sortir du Salon bleu.

La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a soutenu que grâce à ce texte législatif, elle pourrait mettre « tous les efforts, toutes les énergies pour faire en sorte que chaque étudiant du Québec qui veut étudier puisse le faire en toute sécurité et puisse sauver son année, réussir cette année-là dans des contextes difficiles ». Quant au ministre des Finances, Raymond Bachand, il a soutenu sur les ondes de RDI que c’était « une journée de liberté parce que, pour toujours, le droit d’étudier en liberté, sans être bousculé, sans être violenté, est affirmé ».


La loi spéciale vise à mettre fin au conflit étudiant déclenché par la hausse des droits de scolarité. Elle suspend les sessions dans les établissements touchés par un boycottage (ou une grève en langage étudiant). La loi permet en conséquence de remanier les calendriers scolaires et ensuite de baliser le droit de manifester. Cette dernière partie, avec ses coûteuses amendes, avait causé une réelle stupeur dans les partis d’opposition, jeudi. Hier, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a promis que si jamais elle prenait le pouvoir, son premier geste serait d’abroger cette « loi inique ». Elle a soutenu qu’après « le temps de la rue, celui des marches et des revendications », il y aura celui des « urnes » où les Québécois pourront changer de gouvernement. Si le PQ prenait le pouvoir, il fera un grand sommet sur l’éducation où tout serait sur la table. La chef péquiste s’est engagée en ces termes : « Tant et aussitôt longtemps que le Québec n’aura pas rejoint la moyenne canadienne de diplomation universitaire, les frais ne monteront jamais davantage que l’inflation. »


Lançant un appel au calme, Mme Marois a invité les jeunes et les étudiants à « éviter l’esprit revanchard ». « Ne tombez pas dans le piège tendu par le premier ministre. Il sera bientôt temps de changer de gouvernement, de changer la direction que voudrait nous imposer le tandem des libéraux et des caquistes. »


La CAQ d’accord


La Coalition avenir Québec a choisi de voter avec le gouvernement au terme des travaux parlementaires, disant vouloir être « cohérente » avec sa position de fermeté à l’égard des grévistes, exposée la semaine dernière. La CAQ a dénoncé le bâillon utilisé par le gouvernement et a critiqué certains aspects de la loi qu’elle jugeait excessifs.


Son chef, François Legault, a soutenu que s’il n’était pas parfait, le texte avait subi les modifications qui le rendaient acceptable. Par rapport au texte original, une dizaine d’amendements ont été adoptés. La CAQ a obtenu que dans la réorganisation des calendriers, il y ait une « période minimale de 12 semaines de cours » pour obtenir un diplôme afin d’éviter de délivrer des « diplômes au rabais ». Le gouvernement a accepté de contraindre des organisateurs d’une manifestation de plus de 50 personnes à dévoiler son itinéraire aux policiers huit heures à l’avance. La première version visait les groupes de 10 personnes. Dans le texte de départ, les policiers pouvaient forcer tout organisateur de manifestation à modifier son itinéraire. Le gouvernement a accepté de restreindre cette prérogative policière aux manifestations où il y a un « risque grave à la sécurité publique ».


M. Legault et les caquistes se sont félicités d’avoir réussi à retirer du texte final de la loi le « renversement du fardeau de la preuve » pour les associations étudiantes, qui pourraient se voir interdire de prélever des cotisations si jamais elles contrevenaient à la loi. Dans la version initiale, elles devraient « démontrer qu’elles n’étaient pas coupables, ce qui va contre toutes les règles de justice au Québec », a commenté M. Legault. Le député de La Prairie, François Rebello, a voté avec son groupe parlementaire. Sur Twitter, ses anciens collègues péquistes l’ont fustigé. Nicolas Girard a écrit : « Rebello de la CAQ, ex-président de la @FEUQ et ex-Sec Gen de la @faecum a voté pour #PL78. Il devrait avoir honte ! »

 

Désobéissance


L’unique député de Québec solidaire, Amir Khadir, a soutenu qu’il pourrait choisir de ne pas obéir à cette loi, à exercer la « désobéissance civile » non violente. Il a soutenu inviter « tous les citoyens à respecter les lois » votées par le Parlement. Sauf qu’à ses yeux, la loi 78 est « injuste ». « J’invite les juristes, j’invite les avocats, j’invite les syndicats, j’invite les étudiants, j’invite les parents, j’invite les intellectuels à réfléchir ensemble : devant cette loi injuste, qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’il est temps que, collectivement, on décide de désobéir en raison de la gravité des attaques de cette loi à l’encontre des libertés fondamentales ? »


Estimant lui aussi la loi 78 injuste, le chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, est allé jusqu’à réclamer que le lieutenant gouverneur refuse de la sanctionner.

130 commentaires
  • Stephane Bourbeau - Inscrit 19 mai 2012 00 h 29

    Désobéissance civile inutile

    Il suffit de penser comme Machiavel : pour faire perdre le pouvoir au gouvernement, il suffit de respecter ses lois.
    Voici brièvement comment procéder pour faire perdre la face au gouvernement, s'attirer la sympathie de la population, mettre de la pression monétaire sur le gouvernement, etc.
    La stratégie est simple : inonder la police de manifestations PACIFIQUES de plus de 50 personnes (l’idée c’est de les avertir pour qu’ils se déplacent).
    Ces manifestations doivent être l’initiative d’individus et non d’un seul groupe (comme la CLASSE par exemple).
    Pour coordonner tout cela, il suffit de mettre sur pied un site Web qui offre un service de gestion de manifestationsqui permet :
    -Créer une manifestation (lieu de départ, trajet, signe distinctif à apporter, nb max de participants, etc.)
    -S’inscrire à une manifestation (avec courriel)
    -Visionner les manifestations à venir
    -Avertir automatiquement la police de la manifestation 8 heures avant son début (à moins que la loi ne stipule le moyen à utiliser).
    -Annuler une manifestation
    Bref quelque chose de simple, idéalement sur un Cloud (Google!). Ce site peut être géré/fiancé par un organisme (NOTE : je ne suis pas avocat, mais à gang que vous êtes, il doit y en avoir qui s’y connaissent en droit et en informatique).
    Maintenant il y a deux scénarios :
    -La manifestation créée est bidon et n’aura pas lieu, simplement annuler la manifestation (message envoyé par le système à tous les abonnés) peu de temps avant l’heure prévue (laisser un délai raisonnable pour éviter des déplacements inutiles)
    - Faire la manifestation pacifiquement
    Cours 101 de la manifestation pacifique
    Faites de quoi d’utile pour la société tout en manifestant pacifiquement (nettoyer une rue, les vitrines des commerces (demandez avant!), etc. Soyez créatifs! S’il y a des insignifiants qui font du grabuge, arrestation citoyen et remettez-le à la police. L’important c’est de faire sortir l

    • Daniel Bouchard - Inscrit 19 mai 2012 09 h 05

      Vous pensez que vous attirerez la sympathie du public en inondant le paysage de manifestations??? Vous revez!! Pacifique ou pas!!

    • Geneviève Boivin - Inscrite 19 mai 2012 10 h 54

      bonne idée. Je marche.

    • Richard Lavoie - Inscrit 19 mai 2012 11 h 38

      @ M. Bouhard - C'est une excellente idée, au contraire, et je suis certain que bien des commerçants qui veulent la démocratie vont embarquer. Surtout qu'à Montréal, où beaucoup d'entre eux se sont sauvés de régimes antidémocratiques ou totalitaires - ce que nous sommes en train de devenir. C'est juste un peu moins pire que la Loi des mesures de guerre cette loi. Costumez-vous, sans masques, ce sera festif, et portez des nez rouges en guise de pied-de-nez aux clowns libéraux et caquistes! ;-)

    • Gilbert Talbot - Abonné 19 mai 2012 11 h 48

      Je vous recommande de ne pas publier les arnaques que vous voulez faire à la police, dans les commentaires du Devoir : la police les lit et votre nom y apparaît. Vous pourriez être accusé d'outrage au tribunal et recevoir une amende de 5 mille dollars pour une première offense et le double si vous récidivez.

    • Patrick Asselin - Inscrit 19 mai 2012 12 h 00

      Vous avez raison et vos idées sont intéressantes. Malheureusement ce mouvement étudiant, légitime au départ, est maintenant largement récupéré par les casseurs, les anarchistes et surtout les syndicats. Il est triste de voir notre jeunesse se sacrifier dans la rue pour une classe syndicale québécoise. Si Charest plie, la CSN, la FTQ et les autres n'auront plus de limite. La gauche québécoise est tout sauf idéaliste.

    • Sylvain Auclair - Abonné 19 mai 2012 12 h 16

      Et on devrait les faire hors de Montréal (comme à Westmount?) pour éviter les obligations créées par le nouveau règlement municipal.

      Pour répondre à M. Bouchard: ces manifs peuvent ne pas gêner la circulation, si l'on préfère, ou très peu.

    • Carole Dionne - Inscrite 19 mai 2012 19 h 13

      Pour ceux qui crient au meurtre tout le temps

      C’est effrayant. Au Québec, dorénavant, on n’aura plus le droit à des manifestations spontanées. Ça se peut tu être brimé de même. Obligé d’avertir la police 8 heures avant. La manifestation. Cela n’a pas de bon sens.

      Que ouie-je?

      En Europe, cela prend un permis pour manifester alors qu’ici, il suffit d’avertir la police. À New York, il faut avertir les autorités 5 jours d'avance pour une manifestation. Pire, 20 jours d’avance à Paris. Je n’ai pas entendu la gauche du Québec nous parlé de ce qui se passe dans les autres pays. Pourtant, on nous a trouvé les pays où il y a des universités presque gratuites.

      Mais au Québec, on est distinct, des pas pareils.

  • Yves Claudé - Inscrit 19 mai 2012 00 h 32

    Vive l’Ordre et la Soumission ! À bas le Désordre et l’Insurrection !

    Par la présente je déclare je me soumets très joyeusement à la nouvelle loi qui ramène l’Ordre et la Soumission, et précipite dans les ténèbres le Désordre et l’Insurrection !

    J’aurais cependant aimé en faire plus. C’est pourquoi je déplore qu’à cette loi, qui était déjà plus que mollassonne, on ait fortement limé le peu de dents qu’elle avait, de par la lâcheté de certains, et d’autre part du fait d’hypocrites jérémiades dans lesquelles d’autres se sont répandus.

    Pourquoi a-t-on retiré cet élément essentiel, le crime par “omission”, alors que nos lois sont au départ émasculées par cette ignoble “présomption d’innocence”, impensable dans une société ordonnée ?

    Au lieu de porter un très insuffisant contrôle des manifestations de 10 à 50 criminels de fait, on aurait dû au moins proscrire toute manifestation, y compris les plus insidieuses, celles qui sont individuelles ! En effet, un individu pourrait très bien profiter du laxisme ambiant pour proférer quelques propos hostiles à haute voix, voire même des slogans, qui sont tous, de par leur nature, terroristes dans la forme comme dans le contenu. Si ce n’était préjudiciable à la prospérité du Commerce, il faudrait d’ailleurs interdire toute circulation des piétons dans l’espace public, lequel est par vocation réservé aux véhicules automobiles.

    J’espère que notre cher gouvernement saura réimplanter des dents à cette loi qui est devenue tellement permissive qu’elle est en passe de devenir une incitation au désordre.

    Des bandes d’anarchistes armés de dangereux slogans ont amené notre société au bord du précipice ! Ayons le courage de faire un pas en avant ..., vers l’Ordre et la Soumission, avec notre bienveillant gouvernement, qui veut notre bien, le nôtre.

    Yves Claudé

    • Christian Fleitz - Inscrit 19 mai 2012 09 h 38

      «Des bandes d’anarchistes armés de dangereux slogans ont amené notre société au bord du précipice ! Ayons le courage de faire un pas en avant » brrr, on frémit.
      Il est souhaitable que les québécois n'aient jamais à faire avec des vrais anarchistes qui n'auront pas que des slogans comme armes. Quand à être «au bord du précipice et faire un pas en avant», je vous laisse la responsabilité de ce choix suicidaire.

    • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 19 mai 2012 09 h 46

      Marc Laurendeau fait un beau parallèle entre cette loi et le règlement anti-manifestations de Drapeau (1969) dans un vidéo sur lapresse.ca

      Guillaume Blouin-Beaudoin

    • Albert Turcotte - Inscrit 19 mai 2012 10 h 18

      Yves, je rends hommage à ton humour ironique.

      J'en rajoute: je propose que tous les jeunes s'autocirconcisent devant l'Assemblée nationale à titre de remerciement à notre Gédéon premier ministre sauveur de la monstruosité syndicaliste qui se tue à nous instruire. J'en ai rien à foutre de l'instruction !

      Je vais voter pour la CAQ, ce sont de vrais mâles ces divins ambitieux !

    • Micheline Gagnon - Abonnée 19 mai 2012 10 h 58

      Très beau texte, vous avez très bien cerné la pensée libérale-conservatrice. Je suis toujours réjouie de lire vos textes.

    • Chantal Mino - Inscrite 19 mai 2012 11 h 30

      Étant donné que dans mon quotidien,j'assiste impuissante à nombre de vies humaines de citoyen(ne)s québécoi(se)s détruites,car ne faisant pas partie du 1% avec leurs larbins et leurs amis mafieux,je reconnais votre humour noir et l’apprécie souvent,mais aujourd’hui,l’heure est grave et j'ai davantage envie de pleurer que de rire. Il y a de nos citoyen(ne)s qui sont blessé(e)s ou meurent psychologiquement et/ou physiquement et tout le monde ignore ce qu’ils ont enduré,car ceux qui dirigent notre Québec et ses créatures s'en fichent depuis bien longtemps déjà. Quand l’apparence,l'$$$$$$$ et le pouvoir passent avant des vies humaines,et ce,depuis au moins Duplessis,il n'y a pas de quoi rire quand on sait le gâchis et les pertes de vies humaines que cela a engendrés.

      On peut quand même dire que les citoyens Québécoi(se)s sont en soi gagnant(e)s de ce bras de fer,car enfin la façon de faire du 1%,leurs larbins et leurs tits amis les mafieux depuis Duplessis ressort publiquement et même internationalement et il était grand temps,car plusieurs vies humaines de nos citoyen(ne)s québécoi(se)s sont détruites dès leur enfance par cette clique qui a pris le pouvoir de notre Québec et qui se fiche du bien commun de l'ensemble du peuple québécois francophone. Pis encore,ils semblent vouloir l'écraser,le soumettre et l'anhihiler pour de bon. Il est plus que temps de s'ouvrir grands les yeux,de lire Le Devoir régulièrement (C'est notre dernier rempart de l'information véritable pour maintenir nos droits fondamentaux et notre démocratie avec certains journalistes de Radio-Canada naturellement. J’encourage toute personne à s’y inscrire pour le maintenir et lui donner plus de pouvoir de diffusion).

      Cette loi spéciale matraque anti-constitutionnelle et anti-démocratique du PLQ,bien d'autres depuis Duplessis ont fait la même chose. Il est plus que temps que le peuple québécois se réveille et redevienne souverain.

    • Yves Claudé - Inscrit 19 mai 2012 12 h 28

      À Monsieur Christian Fleitz,

      J’ai tenté, maladroitement, dans ce climat malsain qui s’est abattu sur le Québec dans la déliquescence d’un gouvernement plongé dans la déroute et la dérive autoritaire, de faire usage d’une sorte d’humour grinçant, à titre de remède aux effluves pestilentielles d’un néofascisme rampant.

      Je me suis inspiré d’une “déclaration” non documentée, mais qui circule dans l’imaginaire populaire, attribuée à divers dirigeants d’un parti populiste et conservateur aujourd’hui disparu, le Crédit Social:
      “Le Parti libéral nous a amenés au bord du précipice. Avec le Crédit social, faisons ensemble un pas en avant ! ”
      Comme dans le folklore, il existe de nombreuses variantes de cette “déclaration”.

      Quant à la formule selon laquelle “le gouvernement veut notre bien, et veut l’avoir”, c’est un emprunt à un humour populaire qui a toujours su comment répondre aux abus du pouvoir.

      Yves Claudé

    • Yves Claudé - Inscrit 19 mai 2012 17 h 13

      À Madame Chantal Mino,

      Je suis désolé si mon humour malhabile a pu paraître déplacé dans les circonstances, mais c’est souvent le seul mode d’expression qui reste quant tout devient absurde, quand toute expression publique est susceptible d’être criminalisée, comme c’est le cas pour Monsieur Gabriel Nadeau-Dubois.

      En tant qu’enseignant visé par une injonction le lendemain de la répression qui s’est abattue sur le Collège Lionel-Groulx, et plongé, après de nombreux autres collègues, dans une situation non seulement ingérable au niveau pédagogique mais surtout moralement intenable dans un contexte de répression policière abusive des étudiants, je peux vous assurez que je ne suis aucunement insensible à la détresse vécue par une multitude de mes concitoyens. Vous pouvez imaginer ce que je ressens après l’adoption de la Loi Courchesne, instituée sous l’égide de la “ministre de l’éducation”… !

      Alors que la parole québécoise a été sanglée d’une muselière, les humoristes, des plus amateurs aux professionnels, … n’auront qu’à bien se tenir !

      Cordialement

      Yves Claudé

  • Denis Hébert - Inscrit 19 mai 2012 00 h 35

    À minuit 30

    Ils sont toujours des milliers à marchés dans les rues de Montréal...

    http://cutvmontreal.ca/

  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 19 mai 2012 01 h 19

    soyons créatifs dans notre désobéissance civile, ou comment démontrer l'absurdité d'une loi tout en s'y conformant et en la contestant.

    À ce que je comprends, selon cette loi, pour se déplacer en métro en portant un carré rouge, dans un métro contenant plus de 50 passagers portant aussi le carré rouge, il faudra aviser la police à chaque déplacement vêtu dudit carré rouge et leur donner l'itinéraire.

    Il faudra même éviter les stations Berri-UQAM, Longueuil-UdeS, Sherbrooke, UdeM, mcgill,guy-concordia, et toutes les autres à 50m d'une école si il y a plus de 50 passagers du métro avec un carré rouge : nous aurons la possibilité et la responsabilité, comme bons citoyens, de dénoncer à la police tous actes de ce genre et faire payer, à la STM et aux autres passagers présent dans un métro avec plus de 50 passagers portant le carré rouge, une amende salée pour complicité par association...

    Pas que c'est pas important d'y être le 22 prochain (et le suivant, et le suivant...), mais la manifestation dans les rues, c'est TELLEMENT 2e millénaire : il y a tellement d'autres moyens de bloquer ce système...

    En sécurité informatique, des protestataires tentent généralement de bloquer des serveurs web en leur envoyant tellement de demandes de communication que le serveur ne peut répondre.

    Soyons créatifs!

    Guillaume Blouin-Beaudoin

  • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2012 01 h 38

    Ce n'est pas une loi ! - C'est une matraque !!

    .

    Oups !

    Désolé !!

    (Pour une fois que c'est la gauche qui fait de la désinformation...)

    Christian Montmarquette
    Montréal

    P.S.

    Mais..

    À bien y penser...

    Ce n'est peut-être pas de la désinformation tant que ça...

    .

    • Chantale Desjardins - Abonnée 19 mai 2012 20 h 34

      Quand l'orgueuil mène nos décisions, on pond une loi matraque et on envoie Pierre Ried(encore) faire son éloge.
      Pierre Paradis était absent au moment du vote. Il n'avait pas le courage de voter CONTRE devant l'assemblée nationale.