Déclaration de guerre aux étudiants

Jean Charest a refusé de rencontrer les étudiants.
Photo: Agence Reuters Mathieu Bélanger Jean Charest a refusé de rencontrer les étudiants.

Le projet de loi 78 visant à mettre fin au conflit étudiant a soulevé l’ire des associations et de l’opposition, hier. Loi digne d’un « État policier », « déclaration de guerre au mouvement étudiant », les étudiants et l’opposition ont rivalisé de qualificatifs pour conspuer la solution législative présentée par le gouvernement Charest.

Alors que la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne venait de faire volte face en annonçant être disposée à rediscuter avec certaines associations étudiantes, les détails du projet de loi ont eu pour effet de braquer ces dernières. Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a soutenu qu’il ne pouvait négocier avec une telle menace placée au-dessus de sa tête. « [Il s’agit d’un projet de loi] qui vise à tuer à terme les associations étudiantes, mais aussi à taire l’expression d’une population. […] Cette loi est, et de loin, pire pour la liberté d’expression que l’augmentation de 75 % des droits de scolarité peut l’être pour l’accessibilité aux études », a-t-il dénoncé. « On vient dire aux jeunes que tout ce qu’ils ont fait, tout ce qu’ils ont créé comme mouvement social depuis 14 semaines sera désormais criminel », s’est indignée Martine Desjardins, de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). « C’est une déclaration de guerre au mouvement étudiant .»


Aux yeux de Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE, avec cette loi, le Québec est en train de « sombrer dans une dérive autoritaire ». Il a dit « avoir honte d’être gouverné par des gens qui osent déposer des projets de loi aussi ignobles ». Il a soutenu qu’il s’agissait d’un « projet de loi qui remet en question des libertés fondamentales », qui « remet en question des droits constitutionnels reconnus ». Selon le représentant étudiant, le gouvernement de Jean Charest est « en train de se servir d’un état d’urgence pour appliquer une loi spéciale à court terme en sachant pertinemment que les procédures judiciaires sont trop longues pour nous permettre de la contester. C’est un abus de pouvoir. » La CLASSE respectera-t-elle la loi spéciale ? « On verra. »


Pour Pauline Marois, le projet de loi 78, en limitant le droit à la manifestation, est le signe d’un « gouvernement qui dérape ». Elle a qualifié de geste sans précédent le fait que dans la loi, le gouvernement autorise le ministre à interpréter la loi et de l’adapter.


« On n’a pas osé aller jusque-là [à comparer le projet de loi à la loi sur les mesures de guerre]. Mais, c’est sûr quand on regarde certains des éléments de la loi, à partir du moment où on attaque de front le droit d’association, le droit de manifester, la liberté d’expression, je crois qu’on s’en approche. »


Avant d’entamer les débats de la nuit, Pauline Marois a demandé au premier ministre de retirer son projet de loi. À ses yeux, de toute façon, il « n’a plus l’autorité morale ni la légitimité pour gouverner ».


Appui de la CAQ

Par contraste, François Legault de la Coalition avenir Québec a dit appuyer l’essentiel du projet de loi, bien qu’une loi spéciale, aux yeux de sa formation, soit un constat d’échec dans une démocratie comme le Québec. Il a dit s’inquiéter que la réorganisation des calendriers scolaires conduise à la distribution de « diplôme au rabais ».


Le dépôt du projet de loi a été perturbé peu après 21 heures par une alerte à la bombe qui a contraint les agents de sécurité au parlement à vider les tribunes. Étrangement, les élus ont pu rester à l’intérieur avec leur personnel, mais les travaux ont été suspendus. Le parlement a toutefois été rapidement ouvert aux journalistes et aux visiteurs.


Par ailleurs, « une loi spéciale, ça ne signifie pas la fin des haricots », avait insisté Michèle Courchesne quelques minutes avant d’entrer en Chambre. Même après la loi spéciale, « il pourra y avoir une entente », a-t-elle affirmé plus tard. La ministre a eu une conversation téléphonique avec le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Léo Bureau-Blouin, plus tôt hier. Elle a dit avoir discuté d’une version modifiée de l’entente du 5 mai.


La loi, qui serait d’application temporaire (jusqu’au 1er juillet 2013), aurait des dents. Elle permet une réorganisation du calendrier scolaire. Elle suspend les sessions des établissements touchés par un « boycott » (ou une grève, selon le vocable utilisé par les associations étudiantes). Elle contraint notamment les professeurs des établissements visés à se présenter à 7 h à partir du 17 août à leur lieu de travail et à enseigner. Le projet de loi indique que « nul ne peut, par un acte ou une omission, entraver le droit d’un étudiant à recevoir l’enseignement dispensé par l’établissement d’enseignement qu’il fréquente ».


La loi baliserait de manière serrée le droit de manifestation, exigeant que les organisateurs d’une manifestation révèlent le nombre de manifestants impliqués et leur itinéraire au moins huit heures avant le début de la manifestation. La loi prévoira qu’une association étudiante d’un établissement et une fédération d’associations sont « solidairement responsables du préjudice causé à un tiers ». La loi comportera une disposition pour priver les associations étudiantes de leurs cotisations.


Les amendes prévues à la loi se veulent sévères. Entre 7000 et 35 000 $ s’il s’agit d’un dirigeant, employé ou représentant d’association étudiante. Entre 25 000 et 125 000$ pour une association étudiante. En cas de récidive, les montants seraient doublés.

 

Dépôt retardé


On s’attendait à ce que le leader parlementaire Jean-Marc Fournier présente la motion en matinée hier tout de suite après la période de questions à l’Assemblée nationale, ce qui aurait dispensé les élus libéraux des salves des partis d’opposition lors d’une autre période de questions, et ce qui aurait accéléré l’adoption du projet. Mais selon nos informations, le projet de loi, dont une partie touche au droit d’association, un droit garanti par les chartes des droits, n’a pas été prêt à temps, les juristes de l’État cherchant à éviter toute possibilité de contestation victorieuse devant les tribunaux.


Lors de la période de questions en matinée comme en soirée, la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, s’est montrée particulièrement virulente, accusant Jean Charest d’être « le premier responsable du gâchis que nous connaissons à l’heure actuelle ».


« Nous en sommes à débattre d’une loi spéciale contre les enfants, contre notre jeunesse, tous ça à cause de l’entêtement du premier ministre », a-t-elle clamé. La chef péquiste a déploré la suspension de la session des étudiants, les blessés dans les manifestations et les arrestations, évoquant le sort « des jeunes dont la vie va être bouleversée, des familles déchirées, tout cela parce que le premier ministre s’est enfermé dans une logique d’assiégé ».


En se tournant vers les leaders étudiants Martine Desjardins, de la Fédération étudiante universitaire du Québec, et Léo Bureau-Blouin, de la Fédération étudiante collégiale du Québec, qui étaient présents dans les tribunes de l’Assemblée nationale, Pauline Marois a sommé le premier ministre, s’il « a vraiment à coeur la paix sociale », de les rencontrer, hier matin, pour la première fois depuis le début du conflit afin d’en arriver à solution négociée.


Jean Charest a refusé de rencontrer les étudiants. La chef péquiste « devrait aujourd’hui faire un appel au calme et encourager les étudiants à réintégrer leurs cours », a répliqué le premier ministre. « Nous allons continuer d’agir avec des politiques qui sont des politiques courageuses pour l’avenir du Québec fondées sur le principe de la liberté et du respect de la loi. »


Puis, ce fut au tour de la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, Marie Malavoy, d’interpeller la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, pour exiger des négociations entre le gouvernement et les étudiants. Autre fin de non-recevoir.

261 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 18 mai 2012 02 h 07

    Carré noir : le Québec en deuil de ses Libertés !

    En anéantissant la démocratie étudiante, et en décrétant une restriction majeure de la liberté d’expression, ce qui ne mérite plus le nom de “Gouvernement du Québec” mais plutôt de “Honte nationale”, a franchi la ligne rouge de la légitimité.

    La Loi Courchesne, loi scélérate édictée au nom du Ministère de l’éducation, discrédite non seulement ses auteurs, ses approbateurs soumis et ses commanditaires, mais aussi l’École, un élément majeur de notre Bien public. Elle plonge le Québec dans une Noirceur face à laquelle tout citoyen honorable a le devoir de défendre la Liberté et la Démocratie.

    L’Histoire jugera ceux et celles qui, en service commandé, ont piétiné leur propre honneur, ou ce qui en restait à travers la corrosion morale; ceux et celles qui ont osé marquer notre État du sceau de l’infamie.

    La Loi Courchesne prétend «préserver la paix, l’ordre et la sécurité publique» : elle constitue en fait une déclaration de guerre, ainsi qu’un facteur de désordre et d’insécurité publique !

    «Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?»

    Yves Claudé

    • Jean Côté - Inscrit 18 mai 2012 07 h 23

      Ou...

      Merci M. Charest de prendre les moyens nécessaires pour rétablir la paix sociale alors qu'une minorité d'extrémistes brise les lois, bafoue la démocratie et empêche les étudiants d'aller à leurs classes.

      Étrange de constater que les boycotteux se sont montrés très ouverts et conciliant au niveau des négociations hier... alors que la loi spéciale était annoncée. Qui ne négocie pas de bonne foi? Les boycotteux. Et ce depuis le début. Qui ne respecte pas les injonctions? Les boycotteux. Alors une loi qui a des dents, dans les circonstances, c'est nécessaire, utile et bienvenu.

      On se pompe depuis des semaines dans les pages et dans les commentaires de ce journal qu'on fait face à une crise sociale. Bien voilà une loi qui est en place pour dénouer une crise et là oups, on change son fusil d'épaule et on dit que c'était pas une crise si importante après-tout...

      On n'attaque pas la démocratie quand on se dote des moyens nécessaires pour forcer des extrémistes à respecter les lois et la primauté du droit, on la défend.

      Merci au gouvernement qui aura mon vote aux prochaines élections.

      Jean Côté

    • Claude Bédard-Claret - Inscrit 18 mai 2012 08 h 01

      J'ai pensé ce matin porter un brassard noir...Inquiétude...Faut-il que je demande la permission à la police ? «Elle» a dit que ce n'est pas la fin des haricots...mais on voit bien pourtant aujourd'hui que les carottes sont cuites, et ça sent le roussi...
      Oui j'entends le vol noir des corbeaux sur nos plaines...

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 18 mai 2012 08 h 03


      Quelle démocratie en vivant dans une province dirigée par les groupes syndicaux??? Où est l'option de ne pas se syndiquer, où est l'option d'avoir un vote honnête électronique pour chaque individu, où est l'option de ne pas s'associer à un tel groupe qui parlent au nom d'une minorité????

      Aujourd'hui, plusieurs vont payer pour l'abus de certain. Les seuls responsables de cette loi sont les étudiants eux-mêmes, nos jeunes adultes propulsé par nos médias et une génération de parent qui n'aiment pas le gouvernement libéral.

      Imaginez d'ici quelques années, il faudra rembourser nos dettes, pas juste viser l'équilibre budgétaire, remboursé. Allons-nous être assez responsable pour le faire ou allons-nous sortir dans les rues pour tout démolir??

    • Luc Fortin - Abonné 18 mai 2012 08 h 14

      M. Côté,

      Le Barreau du Québec ne semble pas partager votre point de vue:

      "Montréal, le 18 mai 2012 - Alors que les débats sur la présentation du projet de loi 78 Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent sont en cours à l’Assemblée nationale, le Barreau du Québec formule de sérieuses inquiétudes à l’égard de ce projet de loi. « J’estime que ce projet de loi, s’il est adopté, porte des atteintes aux droits constitutionnels et fondamentaux des citoyens. L’ampleur de ces limitations aux libertés fondamentales n’est pas justifiée pour atteindre les objectifs visés par le gouvernement », souligne le bâtonnier du Québec, Me Louis Masson, Ad. E."

      http://www.barreau.qc.ca/fr/actualites-medias/comm

    • - Inscrit 18 mai 2012 08 h 23

      Bravo M. Claudé !

      Et vous M. Côté, êtes-vous le M. Côté de Rock et Belles Oreilles ?
      Vous dites que vous voterez pour le parti Libéral à la prochaine élection ... mais au point où vont les choses, vous n'aurez même pas à voter, il n'y en aura plus d'élections!! Et je vous entend me répondre ... "Ce serait tant mieux !"
      Voulà comment ont construit la dictature ... avec l'appui des gens comme vous !

    • Laurent Voyer - Inscrit 18 mai 2012 08 h 30

      @ Y Claude:

      C'est quoi la solution? Plier aux EXIGENCES des représentants des organisations étudiantes? Car depuis le début, les 3 mousquetaires ne négocient pas, ils EXIGENT, surtout le pti de la CLASSE.

      Si on a un gouvernement qui plie devant un groupe de p'tis étudiants (une minorité), ca va s'arrêter quand? La CLASSE EXIGE la gratuité scolaire pour tous. Et si ils EXIGAIENT un SALAIRE pour les étudiants, sinon ils cassent tout, est-ce qu'il faudrait céder là aussi à leurs EXIGENCES? Après tout, les seuls qui ne sont pas payés pour aller au Collège et à l'Université, ce sont les étudiants! Est-ce que la CLASSE va crier à la discrimination?

      Et que dire de la démocratie et du RESPECT? Des votes à mains levées dans des assemblées bidons qui n'attirent pas les étudiants sérieux (ceux qui veulent qu'étudier) de toute façon, c'est digne des républiques de bananes. Si c'est ca qu'ils appellent la démocratie, ils ont intérêt à rester à l'école encore longtemps car ils leur reste beaucoup à apprendre.

      Une change qu'on a du monde intelligent qui savent diriger au gouvernement. Bravo à la Loi spéciale!

      Si vous voulez une république de Bananes avec un pti dictateur à sa tête, votez pour la CLASSE au prochaines élections. Il va sûrement EXIGER d'être reconnu comme un et même le seul parti officiel au Québec après tout ... sinon ON CASSE!!!

    • Solange Bolduc - Abonnée 18 mai 2012 08 h 35

      Celui, en effet, qui a su être un oiseau solaire, est redevenu un oiseau de malheur!

      "Never More !"

      Les religieux d'antan portant la soutane noire, on les surnommait corbeaux ! Le régime autoritaire de ce temps, alors que la liberté d'expression n'existait pas, revient nous hanter avec cette Loi ignomineuse !

      "Never More !

      Notre vénérable Corbeau qui n'a même pas eu la simplicité de descendre de son piedestal pour aller parler aux étudiants, aurait choisi le triomphe de l'obscurantisme .

      "Never More !"

      Du vide où nous conduit l'infâme Corbeau de malheur, tentant de détruire toute matière substantiellement créatrice...

      "Never More !"

      Le grand Corbeau de malheur se vante encore une fois: « Nous allons continuer d’agir avec des politiques qui sont des politiques courageuses pour l’avenir du Québec fondées sur le principe de la liberté et du respect de la loi. »

      "Never More!"

      Bois, oiseau de malheur, "Un répit - le répit de népenthès - ...
      Bois, oh! bois ce bon népenthès, et tâche d'oublier ..."

      Tâche d'oublier le peuple que tu viens de trahir !

      "Never More "

      "..Perché sur le placide buste, le Corbeau ne voulut rien dire d'autre que ce :

      Jamais plus vôtre !

      Il tomba de son placide buste !

    • André Desgagnes - Inscrit 18 mai 2012 08 h 52

      Hier l'ex premier Bernard Landry,à qualifié qlqu'un qui pense comme vous de
      Grossière Partisanerie

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 18 mai 2012 08 h 56

      La loi et l'ordre... Que diriez-vous M. Adroitetoute, si le droit de faire la grève afin d'améliorer les conditions de travail face à des employeurs qui ne négocient pas de bonne foi était bafoué au nom du fait que des employés perdent ainsi leur droit de "travailler"? À vous lire, on connaît votre réponse! Alors, je vous donne donc rendez-vous aux prochaines élections, où vous verrez ce qu'il advient d'un gouvernement qui s'en prend ainsi à nos libertés et à sa jeunesse.

    • Gilbert Talbot - Abonné 18 mai 2012 09 h 38

      La crise que nous vivons présentement se répercute au niveau internationale. Les revendications étudiantes québécoises sont aussi celles des étudiants du monde entier, là où on les étouffe par des prêts de plus en plus lourds à supporter. Une grève étudiante qui dure depuis un an au Chili porte aussi sur le respect et l'amélioration des droits étudiants. La demande de la CLASSE de l'instauration de la gratuité scolaire n'est pas une lubie. C'est parfaitement réalisable et financièrement soutenable, comme le démontre aussi la position de QS expliqué par Amir Khadir à l'assemblée nationale.

      Je vous invite à faire savoir au premier ministre Charest que vous appuyer une telle mesure qui va dans le sens des orientations de la Révolution tranquille au Québec et à signer la pétition internationale ci-jointe que Avaaz.org m'a permis de mettre en ligne.
      http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_la_gratuite_

    • Benoit Lapointe - Inscrit 18 mai 2012 09 h 40

      Ha mais que c'est beau la démocratie, ça donne tout les droits à ceux qui nous menti en pleine face pour se faire élire !

      À ceux qui se cache derrière la fameuse "démocratie" pour justifier l'adoption d'une loi qui, elle, enlève les droits que la démocratie devrait garantir, rapellez-vous que Hitler aussi a été élu démocratiquement. Devrait-on cautionner son génocide pour autant ?

      Bienvenue dans le monde de la corruption et de la répression de M. Charest !

    • Micheline Thibault - Inscrite 18 mai 2012 09 h 53

      Oui j'entends le vol noir des corbeaux. Triste jour que celui-ci où un gouvernement en fin de règne tente d'instaurer un climat social chaotique en prétextant ramener la paix sociale. La loi 78, c'est une atteinte au droit d'expression, à la liberté d'association. Loi baillon, adopté sous le baillon.

    • Jean Charest - Inscrit 18 mai 2012 09 h 54

      @Jean Côté

      <<Merci M. Charest de prendre les moyens nécessaires pour rétablir la paix sociale alors qu'une minorité d'extrémistes brise les lois, bafoue la démocratie...
      Merci au gouvernement qui aura mon vote aux prochaines élections.>>

      Bravo !

      Voilà un acte de foi qui mérite de la considération…

      Pour ma part, je vais faire de même, dans l’espoir que l’actuel gouvernement me pistonne, ou à tout le moins que la pègre trouve le moyen de m’employer…

    • Réal Rodrigue - Inscrit 18 mai 2012 09 h 55

      À Jean Côté et cie:

      Ne pensez-vous pas que votre PM aurait dû mettre à l'amende, disons 10,000$, tous ceux et celles qui afficheront dorénavant des carrés rouges ? Car cela signifie un appui et un encouragement aux étudiants qui luttent pour l'accessibilité de tous à l'éducation ? Ce qu'ils exigent s'inspirent étroitement du bien commun pour lequel se constitue toute société politique, mais cela comporte une dépense que des gens comme vous ne veulent aucunement assumés ? Vous avez raison, il faudrait mettre en prison tous ces gens insensés qui osent s'opposer à la loi spéciale qui vise à dissoudre toutes ses têtes chaudes et anarchisantes !

      Toute ma vie j'ai enseigné l'éthique en accord avec notre double tradition de sagesse, celle d'Athènes et celle de Jérusalem. Mais ce matin, j'ai honte comme jamais d'appartenir à une société dominée par des individus insensibles et bornés. Le gouvernement déraille, et vous, vous approuvez...

    • Jean Charest - Inscrit 18 mai 2012 09 h 57

      @Laurent Voyer

      << C'est quoi la solution? Plier aux EXIGENCES des représentants des organisations étudiantes? Car depuis le début, les 3 mousquetaires ne négocient pas, ils EXIGENT...>>

      Oui, ils exigent un débat sur l'éducation, c'est-tu assez épouvantable ? Des vrais asociaux, quoi !

    • Jean Charest - Inscrit 18 mai 2012 10 h 01

      @Laurent Voyer

      <<Une change qu'on a du monde intelligent qui savent diriger au gouvernement. Bravo à la Loi spéciale!>>

      Merci pour ce fou rire matinal, vous avez su égayer ma journée...

      En vous lisant, vous m'avez donné envie de revisiter l'oeuvre cinématographique du regretté Pierre Falardeau...

    • Simon Villeneuve - Abonné 18 mai 2012 10 h 05

      M. Lamontagne, drole de raisonnement .
      Charest refuse de negocier et impose depuis 10 ans( par des lois speciales,baillion a plusieurs reprises ) sa vision et refuse de negocier encore une fois .

      ce gouvernement a ete condamner a miantes reprises par des tribunaux local et internatinux pour ses negociations .

      M. Charest continue a refuser de negocier et vous pensez que la seul solution de ce conflit etait l affrontement et non le dialogue?

      si c est vrai tout ca et vous ne regardez pas la vue d ensemble de ce fiasco et bien....vous avez raison j imagine,

      continuez dans votre totalitaire ?

      svilleneuve

    • Kavin Hébert - Inscrit 18 mai 2012 10 h 12

      Monsieur Côté. Vous vous faites complètement avoir par ce gouverment. Vous aller voter pour un gouvernement corrompu à la solde de Québecor et Power Corporation qui fait affaire avec la mafia italienne et qui donne des pots-de-vins aux amis du régimes. C'est pour ça que vous aller voter soi-dit en passant.

    • Danielle Gill - Inscrite 18 mai 2012 10 h 17

      J'ai mon carré noir et avec cette loi, nous devrons bientôt porter le brassard afin que tous puisse bien nous identifier...comme une certaine communauté il y a une 60taine d'année...

    • Laurent Voyer - Inscrit 18 mai 2012 10 h 18

      Jean-Pierre Ferland l'a bien résumé. La CLASSE , c,est un POWER-TRIP!

      Ca doit être assez ennivrant pour des ti jeunes de se retrouver dans les journaux, à la télé et sur la couverture des magazines. WOW! Le trip! Pas étonnant qu,ils ne veulent rien régler avec leurs EXIGENCES. Non mais, quand je les entends ''On EXIGE de la Ministre ... bla bla bla..''

      Au lieu de tripper sur leur tit personne, ils tireraient avantage à retourner sur les bancs d'école, cesser leur niaisage, finir leur diplôme et aller travailler pour gagner leur croute comme tout le monde. Heureusement, la Loi spéciale va les remettres sur la bonne voie ... pour leur propre bien.

    • Simon Villeneuve - Abonné 18 mai 2012 10 h 21

      M. Laurent Voyer

      je suis tres content que les annes 1960 , vous faisez parti d une grande minorite, j aime les droits que j ai aujourd hui.

      respecter des lois sans reflexion et des gouvernements corrompus aveuglements est une maniere tres facile pour perdre une democratie , droits et liberte .

      je vous trouve tres naif pour croire que John Charest agi ainsi pour le bien du Quebec et non pour ses interet personnels.

      M. Charest n est pas un imbecile, il sait tres bien avec toutes les erreurs son gouvernements a faits , et l appui presque nul qu il avait avant cette crise , il perait au prochaine election.

      il a creer cette crise de toute piece pour diviser le Quebec (tactique utilise par lui a maintes reprise dans le passe et le vote !!! ) en refusant de negocier de bonne foi
      (comme tous conflit qu il a gerer fdepuis 10 an ,ex: procuruers,trvailleurs de l etat,redevances minieres,etc)
      pour ramener des appuis vers lui sous de faux pretexte.

      si vous ne voyez pas ca, et si vous croyez que la democratie c est de voter des loi speciales pour "mater " NOS (?) enfants au lieu d amener le dialogue, et bien vous avez raison.

      une chose est sur, moi avec mes enfants j utilise le dialogue et non la repression et la matraque.

      belle exemple que nos enfants voient pour savoir comment regler un conflit.

      message du gouvernement : on veut rien savoir , ecrase sinon on t ecrase.

      je croyais la fonction du gouvernemnt etait une de representation du peuple ,dialogue et compromis , non d imposer sa vision comme dans une dictature, comme Harper .

    • Pascal Roy - Inscrit 18 mai 2012 10 h 35

      @Laurent Voyer
      Nous voyons bien M.Voyer dans votre propos. Je sens en vous que vous êtes décues. vous auriez aimé que cette loi sois encore plus sévère. Vous auriez aimé surment voir pendu tout leaders étdiant. une sentence de coup de fouet avec ça , vous seriez encore plus heureux. Vous avez hâte de voir les policiers entrer dans cette foule avec des coup de matraque, des blessés, du sangs et des morts. est-ce votre souhaits le plus fort?

      Là seulement, vous serez heureux. 1984

    • Gilles Emard - Inscrit 18 mai 2012 10 h 49

      A voir les leaders etudiants appuyes par les leaders des centrales syndicales comme M.Arseneault il y a de serieuses questions a se poser!Quand on connait les ramifications entre les syndicats de la construction et la mafia! Quand on entend leur argument d'augmentation de 82% et non du cout que NOUS! les cons-tribuables on paient vraiment le 82% de nos poches et que les etudiants ne paient que 17%on ne peut et que qu'appuyer Charest et on voit bien le jeu du PQ.Comme disait si bien Poline lors de la question de l'amphitheatre "Ca va faire les niaiserie"!!!Je ne suis pas liberal mais ne serai plus jamais pequiste.

    • Laurent Voyer - Inscrit 18 mai 2012 10 h 53

      ... il faut que j'aille étudier. J'ai des examens la semaine prochaine. Je ne m'amuse pas à aller niaiser dans la rue moi.

    • Kavin Hébert - Inscrit 18 mai 2012 11 h 42

      À monsieur Émard : vous n'êtes pas très habile de l'art de la désinformation...

    • Lagacé Jean - Inscrit 18 mai 2012 12 h 19

      @Jean Coté: Bravo M. Coté pour cette courageuse prise de position. Ce n'est pas le premier Ministre Charest que cette crise absurde entend prendre d'assault. C'est sa fonction qui est attaquée de tous les cotés sous l'oeil complaisant des badauds. Ces gens dans la rue en ont contre le système. Et ils ne seront jamais les alliés de personne. Qui cherche à être aimé de ces zélotes le fait à ses risques et périls.

    • Danièle Houde - Abonnée 18 mai 2012 12 h 29

      @ Laurent Voyer
      "...il faut que j'aille étudier. [...[ Je ne m'amuse pas à aller niaiser dans la rue moi."
      Heuuu... une manifestation serait du niaisage?!??! Non, c'est l'expression de la démocratie, de la remise en question qui a amené la société à celle que l'on connaît actuellement.

      Contente de savoir que vous êtes aux études. Moi aussi. Mais, de toute évidence, des cours de philosophie et d'éthique manquent malheureusement à ton cursus scolaire....!!!!!

    • Joëlle Girard - Inscrit 18 mai 2012 13 h 13

      @Laurent Voyer

      Vous croyez vraiment que les étudiants s'amusent dans la rue? Vous croyez qu'ils ne sont pas sérieux dans leurs études? Au contraire, ils sortent tous les soirs, se font insulter (J'en ai été témoin), se font lancer des oeufs, des bouteilles (témoin, ici aussi), ils se font matraquer, poivrer et gazer (vu aussi)... Certains, ont failli y perdre la vie. Tout ça, ça n'est pas une partie de plaisir, loin de là, et c'est pour pouvoir continuer d'étudier en paix, sans stress financié (vécu, ici aussi). Je ne comprends pas votre commentaire, vous me semblez manquer de rigueur, de critique et être mal informé... Vous devriez venir voir comment ça se passe un soir, dans une manifestation. Tous ceux qui s'expriment sur les manifestations sans jamais y être allés devraient se raviser, d'ailleurs.

      P.S. Regarder des vidéos ou les nouvelles ne compte pas. Faut le vivre pour vrai pour comprendre pourquoi cette loi est injuste.

    • Benoit Richard - Inscrit 18 mai 2012 14 h 22

      Mr Côté, pas sur que ce parti puisse survive cette crise..

    • Yves Claudé - Inscrit 18 mai 2012 16 h 16

      Quelques réponses, en tout respect !

      ***

      À Monsieur Jean Côté,

      Je comprends que certains événements aient pu susciter chez vous une certaine indignation que je partage sans doute en partie («Un carnaval irresponsable», La Presse, 17 mars 2012), mais sur la base d’une connaissance documentée des faits, entre autres leur observation directe.
      Par ailleurs, votre argumentation aurait plus de poids si vous évitiez des termes tels que «boycotteux» pour qualifier des dizaines de milliers de jeunes adultes qui tentent, peut-être maladroitement d’exister en tant que citoyens.

      ***

      À Monsieur Dominic Lamontagne,

      Vous affirmez que le Québec serait «une province dirigée par les groupes syndicaux». Si c’était le cas, une loi scélérate telle que la loi 78 ne serait pas adoptée !

      ***

      À Monsieur Laurent Voyer,

      Je vous suggère de prendre le temps d’effectuer une lecture attentive et réfléchie de la loi 78.

      ***

      À Monsieur André Desgagnes,

      L’allégation à mon endroit de “Grossière Partisanerie” ne mérite pas d’être réfutée. Je prends mes responsabilités en tant que citoyen, selon des valeurs qui me sont chères, la démocratie entre autres.

      Monsieur Bernard Landry a droit à l’erreur. Je doute qu’il soit, informé avec précision sur la “loi spéciale”, en mesure d’adhérer à des dispositions dont il n’avait sans doute pas anticipé le caractère déraisonnable.

      ***

      À Monsieur Gilles Emard,

      «les ramifications entre les syndicats de la construction et la mafia» : Certains pourraient être tentés de remplacer un de ces termes par “gouvernement” … !

      ***

      Yves Claudé

  • simon gagnon - Inscrit 18 mai 2012 02 h 58

    Ce gouvernement doit être remplacé

    Cette loi attaque les fondements même de notre démocratie: la séparation des pouvoir et les droits et libertés. Cette loi s'ajoute à d'innombrables éléments de corruption, de collusion, de malversations en plus de la très mauvaise gestion du conflit étudiant. Les désordres et les troubles sociaux auxquels nous assistons démontrent que ce gouvernement est dangereux, il doit être remplacé.

    Afin d'assurer la transition, je verrais un gouvernement composé de citoyens de différents horizons, y compris, peut-être, quelques personnalités politiques.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 18 mai 2012 08 h 06

      Pourquoi les étudiants n'ont pas tout simplement attendu les élections au lieu de tout casser ???

    • Marc Collin - Inscrit 18 mai 2012 08 h 10

      être empêcher par des étudiants d'aller d'étudier, c'est ça la démocratie?

    • Michel Leclaire - Inscrit 18 mai 2012 09 h 35

      M.Dominic Lamontagne et M.Marc Collin, à suivre vos commentaires tout les 99% devraient être au salaire minimum et encore!

    • Jean Charest - Inscrit 18 mai 2012 10 h 07

      @Dominic Lamontagne

      << Pourquoi les étudiants n'ont pas tout simplement attendu les élections au lieu de tout casser ??? >>

      Tant qu’à faire, on pourrait envisager que l’agitation de ces étudiants-là est probablement dû à un problème au niveau de la distribution de Ritalin™…

    • Simon Villeneuve - Abonné 18 mai 2012 10 h 24

      M. Collin et Lamontagne : les etudiants ont tous casse.

      lol. 2% de casseurs represente 98% d etudiants, et ensuite il pretende de parler de democratie.

      je crois ca dit tout , donne rien de continuer .

      svilleneuve

    • Julie Savoie - Inscrite 18 mai 2012 10 h 29

      1- Les étudiants n'ont pas tout cassé. Quelle grossière exagération! Il ne faudrait pas prendre quelles images choquantes aperçues dans les médias pour le "tout"!

      2- @ Marc Collin : Et oui, "être empêcher par des étudiants d'aller d'étudier, c'est ça la démocratie", vous avez raison. Pourquoi? Parce que l'association étudiante a voté à majorité. On appelle ça de la démocratie. Les associations qui ont voté contre ne se font contraindre à ne pas assister à leurs cours, puisque c'est leur choix démocratique. Qu'est-ce que vous ne comprenez pas là-dedans?

  • Benoit Richard - Inscrit 18 mai 2012 03 h 01

    Non à la folie gouvernementale

    Il a déclaré la guerre à beaucoup plus que les étudiants.

    Ce gouvernement est mort.

    • Solange Bolduc - Abonnée 18 mai 2012 08 h 37

      Le Corbeau est mort !
      Son sang ne gicle plus !
      Le Corbeau est mort !
      Moi, je vis !

    • Jacky Bélanger - Inscrit 18 mai 2012 09 h 04

      En effet! Ça aurait été quoi de retarder l'application de la hausse d'un an pour pouvoir faire une comission parlementaire afin de déterminer si c'est effectivement le seul moyen de financer le système. Le simple fait d'avoir attendu les résultats aurait pu éviter cette crise.

  • Bernard Pottier - Inscrit 18 mai 2012 03 h 14

    Partisanerie journalistique

    boycott » (ou une grève, selon le vocable utilisé par les associations étudiantes).

    Euh, non, c'est exactement l'inverse.

    Un journaliste qui écrit de cette manière se trouve complice de toutes les dérives autoritaires et trahit son rôle envers le peuple. Il consent, de plus, à l'abandon de la liberté de presse pour laquelle il dit militer.

    • Daniel Gagné - Inscrit 18 mai 2012 07 h 57

      Vous avez raison, les dérives sont subtiles; ce sont elles qui font tomber le plus de masques. La presse "en général" a joué un bien mauvais rôle. Les "Journal de Montréal" sont trop nombreux en ce pays; des journeaux pour illettrés. Les média poubelle sentent de moins en moins bon. Je les imagine facilement faire des offres d'emploi aux Martineau de ce monde.

    • Jean Charest - Inscrit 18 mai 2012 10 h 13

      @ Daniel Gagné

      <<Les média poubelle sentent de moins en moins bon. Je les imagine facilement faire des offres d'emploi aux Martineau de ce monde.>>

      Ringard Martineau est au journalisme d'une semblable façon que Ronald McDonald est à la gastronomie.

  • Emmanuel Rousseau - Inscrit 18 mai 2012 03 h 38

    Incroyable.

    Je passe la nuit a écouter l'assemblée nationale et je suis complètement dégoûté par ce qui est en train de se passer...

    • Daniel Gagné - Inscrit 18 mai 2012 08 h 00

      Le parti Laxatif du Québec, nous a fait passer une saison qui est souvent pleine d'espoir, pour la transformer en période honteuse. Cette année, le printemps est drabe.