Courchesne rassure les étudiants

Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, de la CLASSE, s’adressant aux journalistes avant de rencontrer la ministre Michelle Courchesne, hier, à Québec.
Photo: Clément Allard - Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, de la CLASSE, s’adressant aux journalistes avant de rencontrer la ministre Michelle Courchesne, hier, à Québec.

Une trêve ou un moratoire d’un an sur la hausse des droits de scolarité mettrait fin à la grève, ont assuré hier soir les associations étudiantes à la nouvelle ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, lors d’une rencontre de moins de deux heures.

Cette dernière avait convoqué les représentants étudiants à Québec dès après son assermentation, lundi, afin de dresser un « état de la situation » pour le Conseil des ministres d’aujourd’hui. Celui-ci devra prendre une décision à cet égard à partir de ce rapport, avait promis le premier ministre Charest lundi. Mme Courchesne a aussi rencontré les dirigeants universitaires et collégiaux plus tôt hier.


À leur sortie de la rencontre, les quatre représentants étudiants - FECQ, FEUQ, CLASSE et TaCEQ - se sont tous dits rassurés par les propos de la ministre. D’abord, elle leur a garanti qu’il n’y aurait pas d’« annulation de session assortie d’échec automatique ».


Malgré cette assurance, Mme Courchesne - qui n’a pas fait de commentaires hier soir - se serait montrée « vague », au sujet du scénario d’une loi spéciale, selon Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Ce dernier a toutefois conclu qu’il ne s’agissait pas d’un scénario envisagé par le gouvernement. D’autres sources racontent cependant que Mme Courchesne ne s’est aucunement engagée à ce qu’il n’y ait pas de loi spéciale forçant le retour en classe. Lundi midi, le premier ministre Charest avait semblé écarter cette possibilité, mais les rumeurs au parlement faisaient état hier de préparatifs de loi spéciale. Des membres du caucus libéral semblaient toutefois peu enclins à appuyer une telle solution. « Il me semble qu’une injonction ça parle par soi-même. On ne met pas une loi par-dessus une injonction », a déclaré l’ancien recteur de l’Université Laval Michel Pigeon, député libéral de Charlesbourg depuis 2008.


Injonctions : pas une solution


Les porte-parole de la CLASSE se sont aussi dits rassurés par les propos de Mme Courchesne sur les injonctions : « Évidemment ça va rassurer les étudiants et les étudiantes. Évidemment, nous, on était très contents de ça », a opiné la co-porte-parole de la CLASSE Jeanne Reynolds. Selon des sources, Mme Courchesne a indiqué que le gouvernement n’était pas « à l’aise » avec les scènes d’affrontements comme celle qui est survenue au collège Lionel-Groulx hier entre étudiants et policiers ; et entre les étudiants portant carrés rouges contre ceux qui en portent un vert.


Présent sur place, l’étudiant Laurent Proulx, qui avait déposé la première injonction à l’Université Laval le mois dernier, s’est dit amèrement déçu de ces échos des discussions : « Si les injonctions ne sont pas la solution, qu’on nous en donne une solution. Il n’y en a pas de solution en ce moment », a dit celui qui se présente comme le porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec.

 

Courchesne ne fait aucune offre


Pendant la rencontre, la ministre n’a fait aucune offre aux étudiants. Elle s’est contentée d’écouter les associations étudiantes qui ont réitéré leurs demandes. Gabriel Nadeau-Dubois a soutenu que la rencontre avait permis de « déboucher certains canaux de communication qui avaient peut-être été bouchés par certaines mésententes avec Mme [Line] Beauchamp », qui a démissionné lundi. « On a défait certains flous, certaines incompréhensions […] Mme Courchesne nous a assuré qu’elle allait faire rapport à son Conseil des ministres demain [aujourd’hui] et qu’elle allait nous recontacter par la suite pour nous faire état des réflexions et des décisions du Conseil des ministres », a rapporté le co-porte-parole de la CLASSE. « On va rester à Québec pour suivre le tout », a indiqué la présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), Martine Desjardins. Léo Bureau-Blouin, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), a dit espérer une « nouvelle ronde de négociations ». « On est bon espoir qu’il y a encore des pistes de solution […] on croit toujours à un règlement politique », a soutenu Paul-Émile Auger, le secrétaire général de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ).


Pour Gabriel Nadeau-Dubois, même si les représentants étudiants ont été rassurés, il était trop tôt pour conclure que le conflit tirait à sa fin. « On verra demain après le Conseil des ministres si on sort de l’impasse. Il n’y a pas eu d’offre formelle. Mme Courchesne nous a posé des questions pour clarifier nos positions », a-t-il commenté.


À leur arrivée, les associations étudiantes s’étaient montrées revendicatrices. Jeanne Reynolds, de la CLASSE, avait dit ne pas craindre un ultimatum de la part du gouvernement : « S’il y a un ultimatum à lancer, c’est davantage de la part des étudiants et des étudiantes au gouvernement. C’est nous actuellement qui sommes en grève et c’est au gouvernement à prendre ses responsabilités. » Son collègue Nadeau-Dubois avait ajouté : « Tous les yeux sont rivés sur Mme Courchesne au Québec. Tout le monde s’attend à ce qu’elle formule une nouvelle offre. Nous aussi. J’espère que ça va être beaucoup plus intéressant que ce qu’on nous a offert jusqu’à maintenant », avait-il dit. Martine Desjardins, de la Fédération étudiante universitaire du Québec, avait dit espérer retrouver chez Mme Courchesne la « même ouverture d’esprit dont elle a fait preuve lors de la dernière négociation », soit la nuit du 4 au 5 mai.


Toutefois, Léo Bureau-Blouin s’était dit en « mode compromis » : « L’objectif d’aujourd’hui, c’est de démontrer que les étudiants sont ouverts, sont prêts à des compromis, sont là pour régler le conflit », avait-il déclaré à son arrivée à la rencontre. Il avait toutefois soutenu que les étudiants avaient déjà fait leur « bout de chemin ». Lundi, Mme Courchesne avait soutenu l’inverse, accusant les associations étudiantes de ne pas avoir fait de compromis.

57 commentaires
  • Guy Vanier - Inscrit 16 mai 2012 02 h 03

    charest est a genou!

    tenez bon les jeunes et toutes mes félicitations^_^
    assurez-vs d'être présent aux prochaines élections pour se débarasser de charest et du parti libéral corrompu à l'os.
    ns vs supportons et serons là.
    guy vanier
    71 ans, jeune retraité.

    • Jean Brunet - Inscrit 16 mai 2012 08 h 42

      Que d'aide ce matin??

    • JP Rougevif - Inscrit 16 mai 2012 11 h 11

      Merci Mr. Vanier

      Je suis toujours ravis de constater que les jeunes ne sont pas les seuls a imaginer un monde socialement plus responsable.
      Jusqu'à un certain point c'est un processus normal que de devenir plus conservateur en vieillissant.
      Mais je tient a féliciter tous ceux qui n'ont pas peur du changement pour créer un monde meilleur.

    • gigi Raby - Inscrite 16 mai 2012 11 h 39

      Bravo.
      Entièrement d'accord avec vous,
      Gigi, jeune retraitéee de 79 ans

    • Christian Ouellet - Inscrit 16 mai 2012 13 h 51

      une génération d'étudiants articulé et qui ont du courage.

      c'est cela que ca prend pour un futur gouvernement.

      bravo

    • Fournier P. - Inscrit 16 mai 2012 15 h 01

      À genoux ?

      L'objectif est-il de faire mettre les étudiants, le gouvernement ou qui que ce soi d'autre à genoux ?

      Ca ressemble plus à une attitude de vangeance qu'à une entente !

      Pierre Fournier

    • serge pelletier - Inscrit 16 mai 2012 20 h 30

      Vous ne réalisez pas ce que vous dite .
      Ce que l'on voit présentement , c'est tentative de révolution , avec une infime parti de la population .

      la grande majorité du petit peuple lui , la priorité est de garder ses gratuités et une partie de leurs progénitures qui sont a étudier , en veulent encore plus . Ils veulent la gratuité et en majorité , ils sont dans le social et arts .
      Ca, ca ne fait pas des enfants forts .

      L a vrai question a poser , qui sont ou qui est l'endoctrineur et planificateur de la situation présente .

      Avez-vous bien estimé le pourcentage d'étudiants qui boycottent et surtout , du type facultées sont'ils

      Des gaugauches et grands rêveurs .

      en grande majorité en social, arts et théatre .

      Ca sa fait un gros salaire plutart .???????????????

      pour les ingénieurs et autres du même genre , tous aux courts ou presque.

      En ce qui conserne les 3 barbies ou cheval de troie , identifié comme chef et leurs assistants , , ils font de la propagante dans tout les médias et eux les médias , sont les dindons de la farce , tout ca pour des cotes d'écoutes .

      Ils ont perdu totalement le controle de leurs supposés membres .

      En plus , l'or d'un vote , s'il n'est pas favorable , ils le reprennent , des que le moment deviend propice pour eux .

      En ce qui conserne les profs , qui ont ouvertement choisi un camp , ils devraienr être pénalisé , eux leur contrat de travail est signé et en vigueur .
      Surtout ceux qui ont été sur les lignes de pictages , avec les rouges .Pas du tout acceptable .

      pour les rêveurs , ce qui ce fait présentement par un petit pourcentage de rêveurs , est antidémocratique a 100%.

      Nous sommes au Québec , pas en Égypte ou en Séris ou en Liby .

      Ici , une contestation , ca ce fait , pendant une élection , pas autrement .

  • LAURENT PRADIES - Inscrit 16 mai 2012 02 h 15

    où est la démocratie ?

    Lois spéciales ? ... un Régime où la discussion , le concensus sont abolis par une injonction totalitaire ne peut en rien se réclamer de la démocratie, et jamais le suffrage ne peut donner des pleins pouvoirs à un élu mais seulement une délégation dans l'ordre de la décision, cette délégation est mise en question de manière continue par celui qui a seul le pouvoir de décider: le peuple des citoyens...
    mise en question par le vote , par l'interpellation, par la pétition et la protestation pacifique....de fait la rue est légitime autant que ne peut l'être toute loi "spéciale"...
    Que vive la démocratie !!

  • Yves Claudé - Inscrit 16 mai 2012 02 h 37

    Mme Courchesne : “actrice” d’un jeu politique ou d’une véritable négociation ?


    Selon les propos de Monsieur Réjean Parent (président de la Centrale des syndicats du Québec), qui avait participé à la “Nuit des longs crayons” (11-12 mai) sous le récent règne ministériel de Madame Beauchamp, Madame Courchesne serait «une actrice qui peut jouer sur les émotions, parfois hypocritement.» («Line Beauchamp: une décision lucide», La Presse, 15 mai 2012).

    Cette affirmation amène à s’interroger à juste titre sur l’apparente ouverture et bienveillance de la nouvelle ministre de l’éducation, qui affirme être défavorable aux injonctions, ceci contrastant avec le style de la précédente ministre. Si l’on considère d’autre part les sorties “musclées” de Messieurs Charest, Bachand, Fournier, et autres partisans “libéraux” des injonctions et des interventions policières, on peut se demander si l’on ne serait pas en train de nous interpréter le scénario de “Bon Cop, Bad Cop” ?

    Il est vrai que Monsieur Réjean Parent avait aussi fait valoir, de par son expérience de négociateur syndical, que Madame Courchesne est «une fonceuse, une femme superbe qui a une grande expérience».

    Dans cette ultime phase de la crise étudiante, Madame Courchesne est-elle l’“actrice” d’un jeu politique ou d’une véritable négociation ? En admettant qu’elle ait elle-même la réponse à cette question…, ce seront les faits qui nous la livreront ultimement.

    S’il s’agit d’un remake de “Bon Cop, Bad Cop”, il serait approprié pour les citoyens soucieux de l’école québécoise, de faire savoir illico au gouvernement, dans des scènes de rue à la manière du 22 mars, que ce n’est pas ce scénario qu’ils ont choisi !

    Yves Claudé

  • Pierre Cossette - Inscrit 16 mai 2012 05 h 28

    Deuxième lueur d'espoir ...

    pour le réglement de ce conflit nauséabond, après la fausse joie du 5 mai et la leçon que les élus Libéraux ont voulu donner en jetant les forces policières du chaos sur les plus farouches opposants cette coalition contre la hausse, un drapeau blanc semble flotter on le voit dans les regards plus détendus des leaders étudiants. Contre toute attente Mme Courchesne doit sûrement, puisqu'elle met la tête sur le billot, avoir un peu plus de marge de manoeuvre que sa prédécesseure Mme Beauchamp qui doit se prélasser quelquepart sur une plage déserte du Pacifique. Le Conseil des ministres de ce mercredi fera foi de tout, si les faucons l'emportent sur les colombes, tous les acteurs de cette crise se retrouveront gros Jean comme devant. Et le Québec tout entier retient son souffle parce qu'il est au bord de l'éclatement

  • Michel Lebel - Abonné 16 mai 2012 05 h 44

    Un État de droit ou l'anarchie

    La récréation a assez duré!. Le moratoire n'est pas une solution, celle-ci ne faisant que démontrer que la rue a gagné, que le non-respect des lois par une petite minorité peut vaincre un gouvernement démocratiquement élu. Je prédis donc l'adoption d'une loi spéciale. Qui vivra verra!


    Michel Lebel

    • Serge Grenier - Inscrit 16 mai 2012 07 h 56

      «La rue», c'est la population, c'est le 99%, pas l'anarchie.

      Monsieur Lebel, c'est évident que vous ne faites pas partie du 1% et vous ne voulez pas faire partie du 99%, vous n'êtes donc nulle part. Vous êtes tout seul, ne représentez personne d'autre que vous-même.

      Les jeunes dans la rue ne sont pas en récréation. Ils se battent courageusement pour défendre des principes démocratiques de justice et d'équité.

      Et vous, vous demandez une «loi spéciale».

      Votre manière de penser est périmée, passé date, désuète. On a hâte que vous compreniez le bon sens.

      Serge Grenier

    • Huguette Marchand - Inscrite 16 mai 2012 08 h 04

      Les enfants rois sont devenus les étudiants rois. S'ils n'obtiennent pas ce qu'il désirent, c'est automatiquement le refus de la loi, ils se foutent carrément des conséquences de leurs gestes, graves ou pas, c'est la désobéissance civile car ils croient que tout leur est permis, justement parce qu'ils sont rois .
      Quelle belle définition de l'anarchie ! Elle n'est que le résultat d'une éducation mal comprise à cette époque.

      Maintenant, où est le gouvernement ?

    • Eric Gaul - Inscrit 16 mai 2012 08 h 11

      Une loi spéciale serait illogique :
      - comment la faire respecter, si les injonctions qui ont déjà force de loi ne peuvent pas être appliquées ?
      - elle constitueraient, comme le dit le député M. Pigeon, une loi par-dessus une loi. Ce serait une dévalorisation automatique par le gouvernement des injonctions et les décisions actuelles des tribunaux.

      Où est le problème d'écouter ce que les jeunes qui sont dans la rue ont à dire ? Ils me semblent assez nombreux pour mériter une oreille. Je déteste le discours qui dicte de les écraser, comme si les jeunes étaient un groupe de citoyens de seconde classe. S'ils n'ont pas les moyens, ou encore font un choix autre que de payer des lobbyistes qui lèchent les élus dans les couloirs des parlements au profit de groupes d'intérêts minoritaires, je les applaudis !

    • Christian Lamontagne - Inscrit 16 mai 2012 08 h 27

      Je diffère d'avis avec vous, M. Lebel, le moratoire est une solution car il permettra d'examiner les tenants et aboutissants de la question de l'accès aux études supérieures et de la gestion des universités.

      En tentant de réduire la question à la hausse des frais de scolarité et de la "juste part" des étudiants, le gouvernement ne fait que de la comptabilité à courte vue. La situation exige une vision d'ensemble et à long terme. C'est à ça que doit servir le moratoire.

      J'espère que votre prédiction ne se réalisera pas car il s'agirait d'une dérive autoritaire rarement atteinte au Québec.

    • Pierre Vincent - Inscrit 16 mai 2012 08 h 30

      Une loi spéciale pour faire quoi au juste? Jeter davantage d'huile sur le feu, comme les injonctions le font si bien...

      Nous souhaitons tous une sortie de crise élégante et la manière la plus simple est d'accepter un moratoire d'un an. Et les électeurs trancheront aux élections, pas les tribunaux.

    • Christian Fleitz - Inscrit 16 mai 2012 09 h 00

      Gouverner à coups de lois spéciales est le contraire de la démocratie et ce n'est pas parce que les étudiants «grévistes» sont globalement minoritaires qu'ils ont forcément tort. L'enseignement supérieur est un investissement pour la Nation et si les québécois ont des habitudes moutonnières de tout accepter, les étudiants sauvent l'honneur en exprimant leurs opinions et en faisant preuve de persévérance dans leurs actions. De plus, leur discours ne manque pas de sens: améliorer la gestion des universités n'est pas absurde. Il y a un problème et ce n'est pas par sa négation que le gouvernement trouvera sa solution.
      L'enseignement supérieur n'a pas, comme a osé le dire un recteur l'objectf de «répondre aux besoins de l'économie». Une telle déclaration est aberrante, car le premier objectif des université est de faire vivre l'intelligence et la recherche et c'est détournement pitoyable que de restreindre les études supérieures à un objectif salarial, même pas d'intérêt pour la discipline d'étude choisie, le salaire en fin d'études! Ce n'est pas comme cela que le Québec, et peut-être le Canada, vont obtenir des prix Nobel!
      Il est des pays où l'organisation fiscale permet une justice qui impose davantage les hauts salaires et les revenus des entreprises, plutôt que les salaires moyens et ces pays offrent des études supérieurs pratiquement gratuites, mais aussi des hopitaux avec des vraies urgences, des services publics nombreux et efficaces: ces modèles méritent au moins la réflexion. comment font-ils? Par ailleurs, ce sont des pays où l'on ne dénigre pas les formations supérieures, car elles sont utiles à toute la Nation, mais aussi ouvertes à tous. Ce sont des pays où on a conscience des forces d'avenir de la communauté et ce n'est pas par les matraques policières que l'on essaie de contraindre celles-ci; il est de méthodes plus intelligentes et utiles qui ont valeur de pédagogie: l'écoute, la réflexion et une v

    • Pascal Laquerre - Inscrit 16 mai 2012 10 h 35

      La minorité dont vous parlez, ou plutôt répétez ce que l'on crie, étrangement, sur les ondes depuis des mois...c'est plus de 200 000 personnes qui ont marché de façon exemplaire le 22 mars dans les rues de Montréal.

      C'est du même ordre que la manifestation contre la guerre en Irak. Disait-on que encore là c'était un minorité des Québécois qui s'y opposait?

    • ghislaine fortin - Inscrite 16 mai 2012 10 h 53

      Êtes-vous certain que ce ne sont que des étudiants qui sont dans la rue? J'en doute fortement et demeurer à Montréal, je serais dans la rue à marcher avec eux à tous les soirs. Pourquoi? Rappelez-vous le Suroît, le Mont Orford pour ne nommer que ces deux dossiers. Pour ma part, je suis au prise avec le syndicat monopole de l'UPA (Union des producteurs agricoles) qui poursuit tout ce qui bouge en agriculture qui n'a pas l'heur de lui plaire et ce, depuis des années sans arrêt. L'inertie du gouvernement est totale et nous sommes prisonniers.

      Le style dictateur de M. Charest ressort régulièrement lorsqu'il est en position majoritaire. N'est-ce pas ce dernier, lors de l'élection minoritaire, qui a dit: Je vous ai entendu et je vous ai compris?

      Hélas, le électeurs confiants lui ont redonné une majorité. Que fait-il avec ses 2 mains sur le volant? Il continue la dépossession tranquille et hypocrite du Québec. Songeons seulement aux magouillages concernant l'Île Anticosti avec transactions secrètes. Imaginez ce qui n'est pas encore sorti !

      Les lendemains seront douloureux pour la génération montante et cela m'écoeure d'avance pour eux. Ce sont nos jeunes qui hériteront de la dette monstre de 225 milliards qui continuent de gonfler sans volonté gouvernementale pour y mettre frein.

      Comment expliquer la perte de neuf ministres et pas les moindres en près de 3 ans dont 2 vice-premières ministres? M. Charest les envoie au front et ultimement au casse-pipe en gardant le beau rôle.

      Une loi spéciale? Quelles seront les mesures pour la faire respecter? Un agrandissement des prisons? Cela fera rouler l'économie lol.

      Je ne peux croire que ce gouvernement ira jusque là. C'est inimaginable et surtout inique. Il démontre bien le style dictateur de M. Charest si besoin est d'avoir une autre preuve.
      Avant d'affirmer que la majorité appuie les libéraux, mettez un bémol. Il y a une majorité silencieuse qui a avalé bien des choses de travers de

    • gigi Raby - Inscrite 16 mai 2012 11 h 42

      Démocratiquement élu... hum. Démocrativement voté...
      Qu'arriverait-il si la grande majorité des éelcteurs qui n'ont pas voté Libéral demandait une injonction pour les faire démissionner?

    • Christian Ouellet - Inscrit 16 mai 2012 13 h 56

      un gouvernement démocratiquement élu.

      et on ferme notre gueule pour 4 ou 5 ans.

      ce gouvernement n'écoute pas le peuple.

      c'est ça votre démocratie?