La solution de Charest mal reçue par les étudiants

Jean Charest et Line Beauchamp ont présenté hier une offre globale aux étudiants.
Photo: Clément Allard - Le Devoir Jean Charest et Line Beauchamp ont présenté hier une offre globale aux étudiants.

Le premier ministre Jean Charest a décidé de se mêler directement du règlement de la crise étudiante en dévoilant une «solution globale» et en appelant les étudiants en grève à retourner en classe pour sauver leur session.

« Quand on a tout le portrait, on en arrive à une conclusion : le moment est venu de réintégrer les cours et de permettre aux étudiants de terminer leur session », a affirmé Jean Charest aux côtés de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, lors d’une conférence de presse.


Les associations étudiantes ont cependant mal reçu la « solution » du gouvernement. À la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), on s’est dit « insulté » par l’offre gouvernementale. Pour la présidente, Martine Desjardins, c’est du réchauffé. Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a souligné que les représentants des étudiants ont l’impression « de se faire niaiser ».


« Je veux que les Québécois sachent qu’on a toujours été ouverts, a plaidé Jean Charest. Parce qu’on a voulu justement respecter la confidentialité, ça donnait l’impression que le gouvernement était obtus, têtu, n’écoutait pas. »


La « solution globale » présentée hier apparaît comme une offre définitive de la part du gouvernement. Ses éléments avaient d’ailleurs été communiqués, jeudi, aux deux fédérations étudiantes.


Jean Charest semble résigné à voir les étudiants qui poursuivront leur « boycott » perdre leur session. « Notons-le : la majorité des étudiants suivent leurs cours. La majorité des étudiants vont finir leur session dans les délais prescrits. Le mouvement étudiant n’est pas monolithique », a-t-il dit. Le gouvernement table sur sa division.


Au dernier décompte de la CLASSE, la moitié des étudiants des cégeps, soit 89 000, et le tiers des étudiants universitaires, ou 95 000, étaient en grève, pour un total de 184 000, soit 40 % des effectifs.


La nouvelle offre du gouvernement comprend un étalement de la hausse de 1625 $ sur sept ans plutôt que cinq. Comme l’augmentation est indexée, elle sera donc de 1785 $, selon les calculs du gouvernement. L’offre porte également sur une bonification de l’aide financière qui consiste à majorer de 35 000 $ à 45 000 $ le seuil de revenu familial en deçà duquel un étudiant reçoit le montant maximum en bourse.

 

50 ¢ par jour


« Je ne crois pas que, pour un effort de 50 ¢ par jour, on doive compromettre l’obtention de son diplôme ce printemps », a fait valoir Line Beauchamp. La hausse annuelle passe de 325 $ à 255 $, une somme de laquelle est déduit le crédit d’impôt pour les droits de scolarité, soit 177 $ au net, soit un peu moins de 50 ¢ par jour.


L’offre du gouvernement reprend les éléments auxquels le gouvernement avait déjà consenti. Ainsi, les étudiants dont le revenu des parents n’excède pas 100 000 $ auront droit à un prêt permettant de couvrir les droits de scolarité et le coût du matériel scolaire. Le gouvernement augmente à 60 000 $ le seuil de revenu familial pour l’obtention d’un prêt, ce qui leur accordera 2850 $ de plus. En outre, un régime de remboursement proportionnel au revenu sera instauré. Enfin, un conseil d’évaluation de la gestion des universités sera institué et l’impact de la hausse des droits sur l’accessibilité aux études sera réévalué périodiquement.


Line Beauchamp a pressé les leaders étudiants à « prendre le temps d’apprécier la solution du gouvernement » et à « laisser le temps à leurs membres » de faire de même.


La ministre a révélé que le négociateur du gouvernement, Pierre Pilote, a constaté que les leaders étudiants « étaient incapables d’avancer sur leurs positions ». Elle a parlé de leur « position de fermeture » et de leur « position intransigeante où les différentes associations étudiantes semblent être poussées vers des positions assez extrémistes ».


Le premier ministre a signalé que la somme de 51 millions que coûtent les mesures, dont 39 millions pour la nouvelle bonification du régime de prêts, viendra d’une réduction du crédit d’impôt pour les droits de scolarité et du budget des universités.

 

Rien de nouveau


Pour la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. « D’abord, la commission d’évaluation [des universités] avait déjà été annoncée de façon unilatérale par la ministre, le remboursement proportionnel au revenu et la hausse du plafond des prêts également. Pour la hausse du seuil de [revenu familial exempt de] contribution parentale à 45 000 $, tous les groupes à la table de négociations avaient refusé cette mesure » cette semaine.


La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), exclue mercredi de la table des négociations, soumettra l’offre du gouvernement à ses membres en congrès ce week-end, à Québec. Mais d’après les premiers échos, « clairement », la proposition ne correspond pas aux demandes des étudiants en grève, a indiqué Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE. « Si les associations étudiantes ont pris comme mandat de contrer la hausse, cette proposition n’entre pas dans la définition d’un compromis. L’offre étale la hausse, mais la hausse reste quand même là. »


Les associations étudiantes consultées hier après-midi par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) n’ont également pas manifesté un grand « enthousiasme » devant l’offre du gouvernement. « J’ai l’impression que le gouvernement ne cherchait pas à convaincre les étudiants aujourd’hui [hier], mais plutôt à marquer des points dans l’opinion publique », croit Léo Bureau-Blouin.


La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), qui appuie la hausse des droits de scolarité, espère que l’offre du gouvernement mettra fin au conflit qui dure depuis 11 semaines. « Les mesures annoncées aujourd’hui méritent d’être analysées attentivement par toutes les personnes concernées », jugent les recteurs.

 

Calculs électoraux : « grotesque ! »


Jean Charest s’est défendu de profiter de la crise étudiante pour se faire du capital politique en vue d’un rendez-vous électoral au printemps. « Les gens qui évoquent le fait que le gouvernement aurait un calcul politique derrière ça, je trouve ça franchement grotesque », a-t-il dit. Quant à un appel aux urnes ce printemps, il n’est pas « programmé », a-t-il dit à Radio-Canada. Sur ses intentions, il est resté ambigu en conférence de presse. « On n’est pas là aujourd’hui. » Le chef libéral s’en est plutôt pris à la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui a réclamé jeudi des élections. « Franchement, j’ai trouvé ça ignoble » qu’elle puisse penser tirer un avantage politique de la situation, s’est-il indigné.


De son côté, la porte-parole du PQ en matière d’enseignement supérieur, la députée Marie Malavoy, a reproché au gouvernement de ne pas s’être attaqué au coeur du problème, soit la hausse « brutale » des droits de scolarité.


« On ne peut que se réjouir de la bonification des bourses, mais l’augmentation des droits reste élevée. Elle passera de 75 % sur cinq ans à 82 % sur sept ans en tenant compte de l’inflation », a-t-elle souligné.


Du reste, l’offre du gouvernement n’ébranle pas la volonté du PQ d’annuler la hausse projetée aussitôt porté au pouvoir, a dit Mme Malavoy.


Pour sa part, la Coalition avenir Québec (CAQ) a déploré le « manque de leadership » du premier ministre Charest, qui a attendu des semaines avant de s’engager dans le dossier.


Néanmoins, la proposition soumise par Québec mérite d’être analysée sérieusement par les étudiants, a dit le chef François Legault. « Si Jean Charest avait eu le leadership d’un homme d’État, il aurait pris le dossier en main depuis longtemps et aurait fait cette offre aux étudiants bien avant. Il faut maintenant que la FEUQ et la FECQ acceptent de revenir à la table de négociation et parviennent à une entente rapide sur les bases de cette proposition », a-t-il déclaré.


134 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 28 avril 2012 00 h 10

    Compromis acceptable

    La grande cause numéro un est d'assurer l'accessibilité aux études, et cette proposition du gouvernement va plus en ce sens que le gel, qui de plus aiderait autant les riches que les démunis..

    Comme pour les garderies à 7$ qui ne devrait pas être accessibles aux riches qui peuvent se les payer, l'aide devrait être réservée aux démunis , ce serait plus juste au niveau social et démontrerait une meilleure administration publique.

    • Micheline Gagnon - Inscrite 28 avril 2012 09 h 56


      Votre deuxième paragraphe me rappelle l’ancien système de garderies subventionnées. À cette époque, on payait en fonction du revenu familial. Pour fixer le tarif, la garderie exigeait que l’on produise une copie de notre dernier rapport d’impôt. Je payais plus que beaucoup de parents et trouvais cela tout à fait équitable. Je n’ai jamais compris l’arrivée des garderies à 5$.

      Une frange de notre population exige le mode utilisateur/payeur, quand cela les arrange, avec une mauvaise foi à couper au couteau. Notre premier ministre, de toute évidence, vise ces citoyens pour gagner ses élections. Parlant d’élections, il refuse de dire si oui ou non il y aura des élections au printemps mais sa réponse aux journalistes me laisse croire qu’il déchirera sa chemise s’il y en et s’est déjà préparé à blâmer Pauline Marois. Il doit d’ailleurs avoir une manufacture de chemise pour fournir ses besoins personnels. Avec lui, «C’est pas moi c’est les autres»!

      Si tous les avantages que nous donnent nos services essentiels étaient calculés de la sorte, incluant l’éducation, notre société ne s’en porterait que mieux. Je pense que lorsqu’on est privilégié il est honnête de le reconnaître. Je remarque que les plus «riches» refusent de plus en plus de partager et se comportent comme s’ils étaient dans une république de bananes. Misère!

    • Michel Simard - Inscrit 28 avril 2012 10 h 42

      Pour le dépendantiste André Michaud, n'importe quelle compromission est acceptable quand ça vient du Parti libéral-conservateur.

    • Michel Simard - Inscrit 28 avril 2012 10 h 54

      Il n'y a aucune amélioration de l'accessibilité aux études universitaires pour les étudiants provenant de familles à revenu faible dans cette proposition, puisqu'il n'y aucune bonification du régime de bourses. On ne fait qu'endetter tout le monde encore plus. Le gouvernement conservateur de Jean Charest vit à crédit. C'est cela que vous nous proposez, M. Michaud ?

    • Pierre Brulotte - Inscrit 28 avril 2012 12 h 11

      Les «propositions» données par le gouvernement consitent à étendre la hausse sur une plus longue période, mais celle-ci est aussi plus grande. La bonification des bourses se résume à un crédit, rien de mieux que s'acheter des meubles hors de prix à crédit, avec 30 mois sans intérêts n'est-ce pas?

    • pinaute - Inscrit 28 avril 2012 12 h 33

      Il n'y a pas que les étudiants aux études qui bénéficient de l'acquisition du savoir. Les entreprises qui les engageront et empocheront les profits profitent du système d'éducation. Eux ne paient pas une part juste des avantages qu'ils retirent. Il est là le fric de la gratuité du système de l'éducation. C'est mieux qu'endetter des jeunes pour des années.

    • Q1234 - Inscrite 28 avril 2012 15 h 29

      Les garderies à 7$, les riches les paient beaucoup plus chères lorsqu'ils arrivent à la fin de l'année et font leurs impôts. Tout comme l'éducation, par l'impôt, il en revient déjà plus cher à ceux qui ont de meilleurs salaires. Pas besoin d'hausser les frais de scolarité pour assurer l'équité. Il s'agit que tous paient leurs impôts à la hauteur du salaire qu'ils gagnent. En faisant aussi payer des frais de scolarité, les étudiants et leur famille paient deux fois pour le service. Mais il semble que les gens l'oublient dans ce débat. Si il y a une façon de régler le problème, c'est de s'assurer que les entreprises cessent d'avoir des exemptions d'impôts et que les superiches paient les leurs. Là on pourra parler d'équité et de redistribution de la richesse. Les étudiants ont donc raison de refuser la hausse. Ils savent compter.

  • Francis Robillard - Inscrit 28 avril 2012 02 h 08

    Que du bruit?

    On n’entend pas beaucoup de politiciens, ayant le sens de l'État! En fait, depuis la déclaration de Jacques Parizeau au soir du référendum de 1995, le Québec n'a plus jamais eu de véritable chef d'État! Je dirais même plus, on a eu droit qu'à des liquidateurs, de Bouchard, Landry, Charest et encore aujourd'hui, il n'y a personne qui a été en mesure de transcender leurs personne ou les intérêts de leurs partis respectifs.

    En politique, ce n'est pas tellement ce qui est dit qui compte mais ce qui est entendu. On peut très bien chuchoter à l'oreille d'un collègue que l'on est pour la grève et dire du bout des lèvres qu'on fera une commission, qu'on écoutera et qui vivra verra.

    Mais a-t-on entendu dire franchement, ouvertement et sans ambages aux étudiants qui risquent pour de vrai lieurs session de retourner sauver ce qui reste. Mais de se joindre à un mouvement pour renverser le gouvernement le plus improviste, le plus incompétent, le plus corrompue que le Québec ait connu pour ensuite dans des états généraux de l'éducation supérieur et que tout, absolument tout seraient sur la table pour le bien de tous et l'accès de tous à nos collèges et nos universités.

    Bien au contraire, on a entendu que des voix s'élever pour préserver la paix sociale, le droit de tout citoyen au confort dans l'indifférence contre nos enfants, ces jeunes que l'on dit égoïste, mais qui se battent essentiellement pour garantir aux générations suivantes l'accès à des études supérieurs.

    S'il y a un chef d'État dans la salle, qu'il se lève, il est plus que temps que les intérêts supérieurs de notre État soient défendu, pas au nom de dogmes néolibéraux ou d'autres utopies loin du pragmatisme de la réalité, mais bon sang qu'il se lève!

    • Nestor Turcotte - Inscrit 28 avril 2012 09 h 02

      Il en existe, cher monsieur. Mais, ils ne veulent plus se manifester. Ils ont peur des groupes de pression téléguidés par les ficelles de l'ombre. Et qui veulent, rien de moins,que de «casser le système».

      Relire le pamplet de Lénine: QUE FAIRE -

    • François Ricard l'inconnu - Inscrit 28 avril 2012 09 h 24

      Pourquoi ne pas permettre à J.M Aussant de se faire entendre?
      Tous les médias l'ignorent. Pourtant, lui et son parti, proposent la gratuité scolaire à tous les niveaux et proposent aussi une façon de la financer.
      On ne peut pas dire que nos journalistes sont bien curieux.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 avril 2012 15 h 00

      .

      À François Ricard qui nous dit...

      «Pourquoi ne pas permettre à J.M Aussant de se faire entendre? Tous les médias l'ignorent. Pourtant, lui et son parti, proposent la gratuité scolaire » - François Ricard

      Parce ce qu'Option nationale et ses obsédés de la souveraineté, n'ont cessé de nous répéter que la véritable raison d'être de leur parti politique, ce n'est pas la question sociale, c'est «l'indépendance».

      Nous seulement, c'est ce que Jean-Martin nous répète ad nauseam, mais encore affirme-t-il qu'il n'est pas possible de faire le débat gauche-droite «AVANT» l'indépendance.

      Quelle espèce de crédibilité espérez-vous donc obtenir sur la cause étudiante avec une telle approche, alors que la gauche de Québec solidaire a la gratuité scolaire à son programme depuis plus de 10 ans si on remonte à l'UFP.

      «On ne peut pas faire le débat de gauche ou de droite au Québec, tant qu’il y a un autre gouvernement qui nous impose des choses qu’on veut pas.»- Jean-Martin Aussant, Bazzo.tv

      Alors, si vous considérer qu'on ne peut pas faire le débat «gauche-droite» avant l'indépendance, pourquoi la cause étudiante vous intéresse-t-elle soudainement ? À

      Poser la question n'est-ce pas un peu y répondre...

      Des «votes».


      Christian Montmarquette
      QS-Montréal


      .

  • Pierre Gadoury - Inscrit 28 avril 2012 02 h 19

    CHÈRE BELLE JEUNESSE

    Chère belle jeunesse, dans le combat que vous avez entamé avec le gouvernement, permettez-moi de vous dire combien vous avez mon soutien et combien vous comblez tous les souhaits que j'entretiens pour l'avenir. De vous voir si conscients, si engagés, si articulé, si déterminés, voilà qui me réconcilie avec vous tous.

    J'ai passé 30 années de ma vie auprès de vous comme enseignant. Pendant toutes ces années, mon plus grand souci fut de vous rendre autonomes et de vous faire aimer ce que le savoir apporte.

    Aujourd'hui, je vous vois non seulement agir, mais réfléchir.
    Vos objectifs sont nobles et d'intérêt supérieur. Votre victoire est assurée. Pour cela, il faudra persévérer. Avec de la patience, rien ne pourra vous arrêter. Ne perdez jamais de vue votre objectif, ne vous laissez pas distraire et maintenez le cap vers ce choix de société admirable. En l'occurence, dites-vous bien que les hautes études accessibles à tous constituent la plus belle des promesses - autant pour vous - que pour tous ceux dont vous êtes déjà les aînés.

    Vous aurez toujours, chère belle jeunesse, mon appui, à la condition de revendiquer et de manifester pacifiquement. Gandhi a montré la voie. Sachez la suivre en l'adaptant. Quant aux embûches comme celles que vous causent les casseurs, dites-vous bien qu'il n'y a que des solutions. À vous de les trouver et - je ne suis pas inquiet - vous les trouverez ! Ne restez pas spectateurs !

    Du fond de ma retraite, je vous reste attaché,
    je vous accompagne et je vous aime.

    • jean corneille - Inscrit 28 avril 2012 09 h 00


      Vous avez raison pourquoi pas faire payer par d,autre tout ce qu,on veut!
      C,est cà le noeud du problème,

    • Minimarco - Inscrit 28 avril 2012 11 h 12

      le problème, mon cher ami, ce sont les paradis fiscaux, pas la sociale démocratie.
      merci.

    • plan sud - Inscrit 28 avril 2012 12 h 16

      Cher M.Corbeil,

      La dette du Québec est présentement d'un peu plus de 245milliards$.
      Nous laissons ce montant à payer aux prochaines générations. C'est un peu comme faire payer par d'autres ce qu'on a voulu...et ils n'ont rien à dire, sauf de payer.

      Tout cela ne serait pas si pire, si:


      Ce que la CSQ ne mentionne pas, c'est que nous serons de moins en moins de travailleurs pour assumer cette charge. En effet, il y a quelques décennies, il y avait environ 7 travailleurs pour un retraité. Dans un avenir très rapproché, nous serons 2 travailleurs pour un retraité

      Dans une province vieillissante, où les couts(dont les votres) en santé ne cessent d'augmenter(vitesse grand V),
      Alors qui va payer pour une génération qui exigeront leurs pensions, leurs soins....et qui aura laissé en héritage quoi...des dettes des dettes et encore des dettes.

    • camelot - Inscrit 28 avril 2012 12 h 51

      Je suis avec vous de tout mon être. Merci de votre commentaire.

  • Seven Nomena - Inscrit 28 avril 2012 02 h 49

    Il est difficile de symphatiser avec les etudiants

    Bonjour,

    Les etudiants grevistes doivent comprendre que les budgets du GVT n'est pas seulement pour l'education. La sante nous coute deja la moitie. Puis les infrastructures, le sport, cultures, les garderies, ...
    A voir les reactions, les languages, les actions et les comportement des etudiants grevistes, il m'est tres difficile de symphatiser avec leur cause.

    Deja en 1995, j'avais paye $4,500 par session dans une Universite et je ne me plaignait pas du tout.

    Maintenant, les etudiants ne payent meme pas le tiers de cette somme en 2012 et ils chialent. WOW!

    Au lieu d'examiner la nouvelle proposition du gouvernement, ils les refusent systematiquement.

    Nos jeunes a besoins d'education sur les bonnes valeurs, les educations civiques.

    Je trouve que les prix demandee par le gouvernement est un prix d'ami. Les grevistes se prononcent contre la hausse mais tout ce que je retient au fond de leur revendication c'est qu' ils visent la gratuitete scolaire. Aux frais de qui ???
    C'est a dire qu"ils ne veulent pas du tout payer leur juste part.
    Bientot, je ne serais pas surpris s'ils demandent du transport gratuit, soins dentaire gratuit, loisirs gratuit,,,,McDonald gratuit, ou meme un billet de Hockey gratuit...
    Imaginer un scenario en cas de souverainetee du Quebec proposee par le PQ. Personne ne veut payer et le Canada ne sera plus la pour les perequation..

    • Frédérick Bruneault - Inscrit 28 avril 2012 08 h 51

      vous n'avez donc rien compris

    • François Ricard l'inconnu - Inscrit 28 avril 2012 09 h 27

      Et que penser des milliards qui nous échappent à cvause du travail au noir?
      Cette hausse ne représente qu'une fraction de un pourcent du budget. Des peanuts. C'est bien plutôt un prétexte électoral.

    • Duplessis Bernard - Inscrit 28 avril 2012 09 h 36

      Les billets gratuits Nathalie Normandeau ex-vice Première Ministre les avaient déjà gratuitement alors que ce gouvernement commence par se regarder dans le miroir.

      Pour le reste vous n'avez qu'à vous informer de l'écart qui s'accentu entre les pauvres, la classe moyenne et les riches. Cela n'a aucun rapport avec les années 90 et si vous étiez prêt à payer ce montant c'est que vous en étiez capable. Aujourd'hui, la classe moyenne est affligée de hausses de toute sorte. L'augmentation de la ponction dans les poches du contribuable est évaluée à plus de 4 % au Québec alors que l'inflation sera de 2,6%. En exemple je mentionnerai seulement la taxe santé obligatoire passe de $100 à $200 (hausse de 100%), le permis de conduire à chaque année (hausse de 100%), hausse de TVQ (9,5%), hausse de la taxe de l'essence et hausse de la corruption. Le gouvernement s'acharne sur la génération qui ne vote pas pour lui. C'est clair. Assez c'est assez.

    • LBC - Inscrit 28 avril 2012 10 h 22

      Monsieur Nomena, comment pouvez-vous comparer l'éducation à des biens consommables, tels le Mc Donald, les billets de Hockey, et à des activités, à des services ?
      L'éducation est une richesse, est une valeur. Si la santé coûte si cher à l'État, comme vous le dites, c'est justement parce que celle-ci fait partie des valeurs de notre société, nous avons compris depuis longtemps qu'elle doit être accessible à tous et qu'elle doit être privilégiée dans les budgets gouvernementaux. Si on suit cette logique, i devrait en être de même pour l'éducation. En plus, il est reconnu depuis longtemps qu'un peuple mieux instruit, mieux sensibilisé en milieu scolaire, est plus en santé. Alors, par une diminution des frais de scolarité, on diminue par le fait même les coûts liés à la santé.
      Et attention ! Les étudiants, selon vous, se "plaignent" d'une somme qui représente le tier de ce que vous avez payé : j'espère seulement que vous avez compris que la somme de 1625 $ représente le montant de la hausse des frais, et non le total de la facture, qui ressemble à celle que vous avez payée ?
      Finalement, je vous invite à aller vous informer sur les réelles revendications des étudiants et les solutions alternatives qu'ils proposent à cette hausse, avant de tant les critiquer, vous serez peut-être surpris de constater que le but n'est pas de refiler la facture à qui que ce soit, comme tente de vous en convaincre le gouvernement.

    • le_chialeux - Inscrit 28 avril 2012 11 h 18

      Si vous étudiez un peu la question du financement, vous découvrirez que de payer pour les études de quelqu'un RAPPORTE en fait beaucoup d'argent à la société en impôts, sur le long terme. Le 10000$ que vous payez de vos poches pour payez des études à un inconu, vont vous rapporter des centaines de milliers de dollars en impots par la suite. PAyer pour les frais scolaires de nos jeunes, c'est un investissement. La question est de savoir à quel prix les frais scolaires commencent à nuire à l'accessibilité. POur ma part, prennez n'importe quel étudiant, et demmandez-lui de déboursser 3000$, de doute que ce soit facile, voir possible, de le payer. MOins de 20% des jeunes ont ce montant en banque. POInt. À mon avis, il faudrait encore diminuer les frais, autour de 2000$ par année, pour que les études suppérieures soient accessibles à tous sans trop de difficultés afin d'enrichir par la suite TOUS les contribuables Québécois. Sauf si vous êtes au Québec de passage, l'argument économique n'est pas très solide et la réalité sur le long terme est tout l'inverse.

    • Alain Nsanda - Inscrit 28 avril 2012 11 h 53

      Monsieur ou Madame,

      Vous n'avez rien compris à la situation que dénonce que les étudiants... c'est dommage car des gens vous qui font que le Québec s'enfonce dans la noriceur. Vous devez savoir que les universités sont financés par des fonds publics. Donc demandez aux étudiants d'encore payer c'est à n'y rien comprendre.
      Je suis fier des étudiants car ils lacent pour une fois un débat qui je l'espère permettra de faire du Québec un vrai pays....
      Lorsque j'étais étudiant, au début des années 2000, ma meilleur ami se nourrissait des Kraft Dinner tous les jours car elle n,avait pas d'argent. C'était une jeune fille de 21 ans qui ne pèsait que 51kg.... Pourquoi parce que ses parents bien que nantis refusaient de payer ses études...car eux aussi avaient du payer les leurs... quels argumentaires.... À votre place je demanderai pardon aux étudiants qui ont bravé le froid pour revendiquer leur droit....

    • Alain Carré - Inscrit 28 avril 2012 12 h 50

      Le but de Jean Charest est de créer les conditions gagnantes pour se faire élire dans quelques semaines. Il manipule l'opinion publique pour se faire du capital politique.

      Je n'ai rien contre une petite augmentation des frais de scolarité (pas 75%) mais va-t-on faire du ménage du côté des recteurs, de l'administration de nos écoles. Charest et la ministre Beauchamps se gardent bien d'en parler.

    • plan sud - Inscrit 28 avril 2012 14 h 14

      M.Menoma

      D'un point de vue épistémologique, on peut distinguer, en gros, deux types de jugements : les « jugements de faits » et les « jugements de valeur ». Le jugement de fait implique une observation neutre et objective. Le jugement de valeur implique une évaluation et une appréciation subjective:


      Inutile de vous confirmez dans que l niveau je classe votre triste missive,,,

    • Lagace Jean - Inscrit 28 avril 2012 16 h 18

      @ M. Nomena. Et bien, cher monsieur, je serai sans doute le seul commentaire positif que vous allez recevoir. Cette fuite en avant des étudiants et la complaisance inouie de ceux qui les appuient pas juste ici mais dans la population en général est le symptôme d'un malaise inquiétant. Comme j'aime ouvrir des tiroirs et mettre des choses dedans, disons que la génération de mon grand père a été celle des démolisseurs (Hitler, Staline, Franco, Mussolini etc... avec leurs pendants héroiques Churchill, De Gaule, Roosevelt), la génération de mon père fut celle des Grands batisseurs (chez nous, Jean Lesage et la révolution tranquille), ma génération, celle des profiteurs (on s'est tout donné et on laisse une montagne de dettes) et finalement, celle qui vient après, je l'appèlerais celle des parano-méfiants, leur gouvernement vu comme le complice de toutes les conspirations et l'ennemi ultime qu'il faille abattre.

    • Gilem - Inscrit 28 avril 2012 18 h 34

      A M. ou Mme Normena vous avez tout compris, j'ai 68 ans et je sais tres bien que tout droit entraine une obligation et dans ce cas-ci c'est la responsabilisation des etudiants cela n'est pas enseigne dans nos universites,dans la vraie vie lorsqu'ils iront travailler ils se rendront compte qu'il n'y a pas de "Free lunch " et que nous non plus nous n'avons pas eus de "Free lunch" en attendant qu'ils continuent a se faire payer leurs cours a raison de 83% .par les contribuables dont je suis sans chialer.

    • Marc-Antoine Proulx - Inscrit 1 mai 2012 16 h 20

      Tant qu'à investir une telle somme dans vos études, vous auriez dû mieux vous concentrer sur vos cours de français. Votre ortographe est tout simplement douteux et votre conjugaison me donne mal au coeur... Une opinion bien reflétée par la qualité de votre français.

      Petit message tout spécial à «Gilem»... Serait-ce trop vous demander de respecter la langue française? Se rendre compte qu'il n'y a rien de gratuit par exemple, plutôt que «Free lunch».

  • Larocque - Inscrite 28 avril 2012 03 h 09

    Ma proposition pour dénouer l'impasse

    L'éducation coûte cher. Qui paiera davantage, les étudiants ou les contribuables? La population doit décider, pas seulement les étudiants. Pour résoudre le conflit, je propose de :
    - Tenir un référendum exécutoire sur la question lors des prochaines élections provinciales -- bulletin de vote avec question claire : Êtes-vous d'accord à contribuer XX$ DE PLUS par année pour les frais de scolarités? OUI = gel des frais de scolarité maintenu NON = dégèle
    - Nommer un responsable respecté de tous comme M. Castonguay pour gérer le dossier et le référendum

    • Louka Paradis - Inscrit 28 avril 2012 08 h 33

      Heureusement que vous ne siègez pas au gouvernement. L'idée d'en faire une question référendaire est simpliste et fallacieuse.
      Louka Paradis, Gatineau

    • ClarkeCity - Inscrit 28 avril 2012 09 h 09

      Je serai en accord avec vous si le gouvernement du Québec ajouterait cette question à votre référendum.

      Êtes-vous prêt comme contribuables à subventionner à plusieurs dizaines de millards $ les infrastructures requises par les compagnies minières qui profitent des abris fiscaux à l'étranger ainsi que diverses déductions permettant d'abaisser le taux de redevances ?

    • Martin Gaudreault - Inscrit 28 avril 2012 09 h 14

      Ce n'est pas aussi simple. Je propose avant tout qu'on écoute les propositions des étudiants qui disent, depuis un bon bout déjà, que nous n'aurions aucunement besoin d'augmenter les impôts, mais bien qu'on pourrait récupérer les 300 millions nécessaires au sein même des universités.

    • Carole Dionne - Inscrite 28 avril 2012 09 h 21

      Ce que j'aimerais

      Les étudiants acceptent la hausse (on pile sur notre orgueil). Mais une condition qui rejetterait tout le blâme sur le gouvernement: tout montant trouvé inapproprié dans le fonctionnement des université, sera immédiatement donnés aux étudiants en service. Faut quand même que cela soit payant pour eux de découvrir des irrégulatiés grossières de fonctionnement des recteurs et de leur conseil "hypocrite d'administration. Et ce montant devrait être étalé sur la même période que celle de la hausse. Exemple: les étudiants trouvent $30 millions de bavure. Alors, le gouvernement devrait donner pendant 5 ans , $30 millions de plus par année aux universités. Le mode de fonctionnement resterait à être défini.

      Moi, l'argent que l'on prend dans mes poches par le biais du gouvernement , doit être bien dépensé pour les étudiants, POINT M Charest, un dernier petit pas?

    • Duplessis Bernard - Inscrit 28 avril 2012 09 h 38

      La question aurait probablement trop de conditions pour qu'elle puisse être rédigée sur un petit bulletin de vote!

      ;O)

    • Larocque - Inscrite 28 avril 2012 09 h 39

      CHOIX DE SOCIÉTÉ - la société décide par référendum

      Démocratie 101

      Dénourait l'impasse.

    • Larocque - Inscrite 28 avril 2012 09 h 39

      Démocratire 101 - choix de société, par la société et pour la société

      Dénouerait l'impasse.

    • Micheline Gagnon - Inscrite 28 avril 2012 10 h 21


      Quand je veux dépenser plus pour un bien, mes revenus étant limités, je diminue une autre dépense ce qui me permet de balancer mon budget.

      Alors, il faudrait voir s'il y a gaspillage de nos taxes/impôts et ajuster les dépenses en conséquence. C'est justement ce que les étudiants veulent proposer, alors, pourqoi ne pas les écouter? Ah oui, peut-être que le gaspillage est payant électoralement?

    • LBC - Inscrit 28 avril 2012 10 h 37

      Monsieur Larocque, votre proposition parle de gel et dégel, ce qui démontre qu'il y a un manque d'information ici.

      Les frais, avant 2012, n'étaient pas en situation de gel, car ils ont augmenté de 500 $ entre 2007 et 2012. Alors, vous auriez au moins du faire une proposition qui prend cela en considération : vos options auraient du être ÉTABLIR un gel ou augmenter encore les frais.
      En plus, comme le dit M. Gaudreault, l'argent manquant aux universités peut être récupéré de façon tellement plus intelligente que par cette hausse, qu'avant de tenir un référendum, je crois que le gouvernement aurait intérêt à étudier la question sous des angles différents, entre autres, celui abordé par les étudiants.

    • jobeleau - Inscrit 28 avril 2012 16 h 29

      Et que diriez-vous d'une question référendaire demandant aux citoyens : « Êtes-vous d'accord pour payer une augmentation de 400% de contribution personnelle au système de santé Québécois? »

      Oups! Inutile. Le gouvernement nous a simplement refilé la facture sans tambour ni trompette. De 25$ qu'elle était l'an dernier, elle passe à 100$ par personne cette année.

      La caravane passe et les moutons bêêêêêlent…