De bon enfant à illégale

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	En soirée, les policiers ont utilisé des bombes assourdissantes pour disperser les manifestants au centre-ville de Montréal. </div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
En soirée, les policiers ont utilisé des bombes assourdissantes pour disperser les manifestants au centre-ville de Montréal. 

Ils devaient être un peu plus d'un millier, mais leur nombre a finalement décuplé en réaction au sabordage des négociations entre le gouvernement et les étudiants. Près de 10 000 personnes ont manifesté pacifiquement dans le cadre de l'«ostie de grosse manif de soir», au centre-ville de Montréal, avant que la situation dégénère, somme toute moins que vendredi dernier. Vers 22 h 20, l'attroupement a été déclaré illégal alors que la queue du peloton atteignait l'intersection des rues Guy, et Sainte-Catherine. Des vitrines de banques, notamment de la HSBC, avaient auparavant été fracassées par des manifestants et ce fut l'occasion, pour les policiers, d'utiliser leurs tactiques de dispersion de foule : ils ont chargé les récalcitrants et tiré des bombes lacrymogènes et assourdissantes.

Pris de panique, les manifestants couraient dans tous les sens pendant que d'autres étaient pris en souricière par les policiers antiémeutes, qui ont déployé la cavalerie. «C'est un noyau dur. Ce n'est pas la majorité des personnes», a souligné le porte-parole du Service de police de Montréal (SPVM), Ian Lafrenière, en parlant des casseurs. «Comme Montréalais, quand on voit des gestes comme ceux-là, on ne peut pas s'en réjouir, loin de là», a-t-il ajouté. L'agent Simon Delorme ne voulait pas s'aventurer à évaluer le nombre d'arrestations au moment de mettre sous presse, car l'opération était «loin d'être terminée».

L'atmosphère était pourtant bon enfant vers 20 h 30, alors que les manifestants se rassemblaient à la place Émilie-Gamelin, répondant ainsi à l'appel de l'Association facultaire des étudiants en sciences politiques et droit de l'UQAM (AFESPED-UQAM) qui avait organisé l'événement. « Nous avons eu droit à la pire bavure de Line Beauchamp », a déclaré le professeur de sciences politiques au cégep du Vieux-Montréal, Yvan Perrier. « Mes frères et mes soeurs, il faut que vous résistiez pacifiquement. » Après des discours qui ont galvanisé la foule, le cortège s'est mis en branle vers 21 heures sous forte présence policière, au rythme des tambours et des slogans.

« La tension monte. Elle est palpable », avait affirmé une porte-parole de l'AFESPED-UQAM, Caroline Cartier, pour expliquer sa présence à la manifestation que son association a organisée. Selon l'exécutante socioculturelle, « c'est sûr qu'il faut penser que les manifestations, les actions de perturbation vont aller en augmentant » dans la foulée de l'échec des « discussions » entre le ministère de l'Éducation et les associations étudiantes. Plusieurs personnes interrogées par Le Devoir ont confié être venues en réaction aux propos de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, qui a écarté la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) de la table des négociations. « On n'oublie pas l'objectif principal de la grève et de la hausse des droits de scolarité, mais c'est sûr que ce soir, il y a de la frustration de plus », a dit Marie-Ève Brûlé, étudiante en criminologie de l'Université de Montréal.

Plus tôt hier après-midi, toujours à la place Émilie-Gamelin, environ 300 personnes ont répondu à l'appel de la CLASSE et ont manifesté pacifiquement pour commémorer la fin de la session, qui aurait dû se terminer le 24 avril. Atterrés qu'ils étaient par l'annonce de l'exclusion de la CLASSE des négociations, les manifestants ont ensuite exprimé bruyamment leur joie apprenant que les deux autres fédérations étudiantes avaient claqué la porte par solidarité.

Autres manifestations

Plus tôt en matinée, le complexe Desjardins a été pris d'assaut par des manifestants cagoulés qui ont fait exploser des engins fumigènes. Les policiers sont rapidement intervenus et seuls quelques commerces ont fermé leurs portes. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a appelé au calme. « Si on fait des manifestations violentes ou avec des incivilités, comme ç'a été fait dans le passé, on prend les Montréalais en otage, ainsi que les commerçants qui subissent des pertes de revenus importantes, et on nuit à la réputation de Montréal sur la scène internationale », a-t-il déclaré.

À Québec aussi, l'exclusion de la CLASSE a fait réagir. Un groupe de manifestants qui protestaient devant l'Assemblée nationale contre la « brutalité policière » a vu des renforts se joindre à eux, un peu après l'annonce de la nouvelle en après-midi. Au total, quelques centaines de personnes ont pris part à la manifestation devant le parlement qui s'est dispersée dans le Vieux-Québec un peu après 17 heures.

Par ailleurs, certaines écoles secondaires de Montréal continuent d'appuyer le mouvement étudiant. L'école Joseph-François-Perrault et l'Académie de Roberval poursuivent leur troisième journée de grève consécutive. Par un vote tenu hier, l'école Sophie-Barat se joint au débrayage aujourd'hui et consacrera désormais, à partir de vendredi, toutes les 4es périodes de la journée à faire la grève. Deux autres écoles, Saint-Henri et Édouard-Montpetit ont tenté de faire annuler les cours mais en vain.

***

Avec la collaboration de Jeanne Corriveau et Isabelle Porter   

 
97 commentaires
  • Simon Cloutier - Inscrit 26 avril 2012 04 h 53

    La terreur

    "« C'est un noyau dur. Ce n'est pas la majorité des personnes », a souligné le porte-parole du Service de police de Montréal (SPVM), Ian Lafrenière, en parlant des casseurs."

    S'il ne s'agit que d'un petit groupe, alors pourquoi avoir terrifié tout le monde?

    J'y étais. Devant, les gaz, derrière, les matraques. Et nulle part où aller. Pris en souricière entre deux coins de rue.

    Où on va? Où on va? Aucune réponse de ces polices cagoulées.

    Difficile de ne pas croire à une commande politique: arrangez-vous pour que ces manifestants-es ne reviennent plus.

    Plus jamais.

    • Jean LePreux - Inscrit 26 avril 2012 08 h 00

      Quand on appui un mouvement on l'appui. Quand ça dérape faut accepter le danger, sinon reste chez vous. Devant un début d'émeute la police ne va pas prendre des gants blancs. Les manifestants sont beaucoup plus nombreux que la police. Quand ça commence à pêter ils se doivent de frapper très fort ou pas du tout...

      Je trouve très difficile de croire a la théorie de complot voulant que Charest dirige les casseurs...

    • Carole Dionne - Inscrite 26 avril 2012 08 h 11

      Pas chanceux M Cloutier

      Parce que mon cher monsieur, les policiers ne sont pas pour s'arrêter à chaque personne et leur demander: " Vous êtes du noyau dur ou de simple étudiant manifestant tranquilement..." C'est vrai que de votre point de vue, l'Opération semble très facile. Mais que faisiez -vous là? Moi, pour ma part, quand il y a attroupement, je sacre mon camp. Mais vous ce n'est pas pareil, j'imagine.

    • Pierre Schneider - Abonné 26 avril 2012 08 h 15

      Un porte-parole policier a admis qu'il y avait plus de 100 agents en civil parmi les étudiants. Or, pourquoi ces derniers n'ont-ils pas arrêté les débordements des casseurs et des exaspérés au lieu de laisser l'anti-émeute s'en prendre à tous les pacifistes ? Faut croire qu'ils avaient des ordres et que ça fait l'affaire du gouvernement.

    • Martine Veilleux - Abonnée 26 avril 2012 09 h 27

      J'appuie a 100% ce commentaire: j'y etais egalement, et je n'ai pas eu le temps d'etre avertie que la manifestation etait illegale avant de recevoir des bombes lacrymogenes sur le dos (litteralement). La foule essayait de se disperser, mais vu le nombre tres eleve de personnes presentes, elle bougeait tres lentement, alors qu'au meme moment les policiers antiemeutes chargeait a l'arriere, forcant la panique et l'emeute.

      J'ai eu vraiment tres peur hier. J'y suis allee consciente des dangers, mais en me disant que j'aurais le temps de quitter les lieux une fois la manifestation declaree illegale. Eh bien non. J'ai ete prise en souriciere.

      Hier soir, personne n'a gagne quoi que ce soit, juste encore plus de violence. S'il-vous-plait, arretez cette guerre de mots et reprenez les negociations.

      Marie-Eve d'Entremont

    • Michel Leclaire - Inscrit 26 avril 2012 10 h 19

      Il est très important que les personnes qui "essayaient de se disperser", mais qui en ont été empêchées par la force constabulaire, se rendent disponibles pour en témoigner dans les procès de ceux qui, pour la plupart, ont été arrêtés injustement. Dans ces conditions, un bon avocat obtiendra un acquittement pour ses clients.

      Dans les années 70, j'ai moi-même défendu des manifestants dans des circonstances semblables et nous avons gagné. Mes prestations étaient faites "pro bono".

      Michel Leclaire, 68 ans, B.A. ès économie, LL.L

      Lachez pas les jeunes. Vous êtes mon soleil.

    • NickGP - Inscrit 26 avril 2012 12 h 09

      @Carole Dionne
      Non mais, nous prenez-vous pour des valises? Ce qu'il y fesait? Il manifestait. En règle générale, une manifestation, ça prend pour acquis qu'il va y avoir un attroupement, c'est comme ça que ça marche.

      Votre commentaire revient à encourager les gens à ne plus jamais manifester. Êtes-vous payé par l'État pour faire cette propagande, ou ne comprenez-vous tout simplement pas l'importance des manifestation dans l'évolution sociale? Nous n'aurions aucune des libertés qu'on a aujourd'hui si nos ailleux vous auraient écoutés.

    • Trobadorem - Inscrit 26 avril 2012 13 h 12

      @ Carole Dionne Je me retiens la plupart du temps pour ne pas répondre à vos commentaires en me disant que rien n’y ferait, vos idées étant déjà toutes faites d’avance. Mais votre dernier commentaire, empreint de suffisance et de cynisme m’oblige à vous répondre et espérer que les lanternes s’allument.

      Vous écrivez: "...quand il y a attroupement, je sacre mon camp." Avez vous peur que la police frappe dans le tas ou c’est tout bêtement votre individualisme ? Vous écrivez: « Les policiers ne sont pas pour s'arrêter à chaque personne et leur demander: " Vous êtes du noyau dur ou de simple étudiant manifestant tranquillement..." ».

      Frapper dans le tas ne fait qu'attiser les foudres de la foule, et éventuellement celle du peuple. C'est presque volontaire tellement cette approche est contre-productive. A ce sujet, une amie a été blessée au visage ce mois-ci après avoir été empoignée par derrière par deux policiers, tirées par les pieds le visage trainant sur le ciment. Pourtant celle-ci ne participait pas à la manifestation qui se tenait tout près. Elle ne faisait qu'attacher son vélo !

      Il n'y a personne de plus aveugle que la personne qui ne veut pas voir. Il vous ferait grand bien de participer à ces "attroupements". Vous pourriez peut-être vous découvrir un plus grand sens d'humanité pour vos prochains.

      J’espère que ces policiers ne frapperont pas aussi fort que vous le souhaitez. Elle ne ferait que répéter l'histoire en répondant à une violence par plus de violence. Tout cela, pour justifier une fois de plus la transformation de notre société en État policier.

      C'est ce qui est en train de se passer au États-Unis alors qu’une loi empêche maintenant les citoyens de manifester près des bâtiments fédéraux sous peine de 10 ans de prison ! On peut trouver sur Internet sous HR 347 'Trespass Bill'.

      Ce qui reste de notre démocratie pourrait disparaitre si les médias de masse parviennent à conva

    • agent sociale - Inscrit 26 avril 2012 15 h 11

      Etant une habituée des manifestations, ce fut hier pour moi une grande première d'irationnalité. J'ai demandé de sortir de cette souricière. Un CRS a brandi sa bombe de lacrymo face à mon visage. J'étais piégée et ne connaissais pas les limites de ces foux furieux. Généralement, du moins dans les manifestations auxqulles j'ai participé dans mon pays d'origine, lorsque des policiers prennent des manifestants en souricière, ils les font sortir un par un. Des flics en civils étant présents dans le lot désignent le "noyau dur" qui est ensuite embarqué. Oui, celà nécessite un peu de temps mais évite la panique et de possibles drames (piétinements, crises d'angoisses etc...). Je pense que ces pratiques illégales sont liées à une volonté d'impressioner les manifestants pour qu'ils ne reviennent plus. Je suis outrée par les pratiques dont j'ai été témoin hier, je vois qu'il n'y a, en effet, aucune limite aux violences policières et je ne sais toujours pas comment tout ça à commencé....Seule certitude : cette manifestation n'avait pas été déclarée illégale à ce moment là.

    • Monique Gautier - Inscrite 26 avril 2012 15 h 35


      Ma fille aussi y était et c'est vrai qu'il n'y a eu aucun avertissement, sauf les gaz. Après avoir provoqué la panique parmi des gens marchant paisiblement, les policiers les empêchaient de partir...

      J'ai vu les images en direct et ça concordait avec ses propos. Les manifestants se retrouvaient tassés comme des sardines, entourés de policiers cagoulés et avec la crainte d'être piétinés.

      Heureusement, il y a eu des exceptions parmi ces «gardiens de la paix». Ils devaient assurer la sécurité des Montréalais, soit, donc celle des marcheurs aussi. Ce ne fut pas toujours le cas.

      Pourquoi ne pas ouvrir une brèche dans vos fameuses lignes pour laisser passer ceux qui voulaient partir?

  • Duplessis Bernard - Inscrit 26 avril 2012 04 h 57

    M. le maire...

    Qui nuit à la réputation de Montréal si ce n'est pas la corruption et le parti libéral et Jean Charest. Vous voyez bien ce que vous voulez voir.

  • claude landry - Inscrit 26 avril 2012 05 h 11

    Un ralliement nécessaire

    La crise définitive est commencée. Face à l'attitude du Parti des briseurs de rêves et la néo-ADQ à visage Québec inc, il faut que la gauche soit unie. Fini les petites chicanse PQ-QS. On ne fera pas de semantique, dans la crise actuelle, la position du PQ est à gauche de l'échiquier. Il faut se préparer à résister à ce qui s'envient et qui sera probablement une loi spéciale.Très spéciale, appliquée à coup de bombes assourdissantes, de gaz, dans une ambiance de vitrines cassés et d'autos cabossés. Mais j'y pense, si tout cela est le fait de casseurs professionels, pourquoi la si compétente police de Montréal ne les arrête pas ces casseurs, puisqu'ils font partie des forces permanentes de l'agitation sociale. Qu'est-ce que la police attend pour les débusquer et les mettre en prison ces casseurs professionels? Le tout sous l'oeuil narquois et calculateur du ministre plénipotentiaire de la jeunesse. À moins d'un miracle qui ne peut-être dans les conditons actuelles que la nomination d'un médiateur spécial et la démission de la minsitre de l'éducation.

    • Pierre Bellefeuille - Inscrit 26 avril 2012 06 h 39

      Vous avez raison de mentionner qu’on pourrait cibler les casseurs! Je crois que certains se font du capital politique à partir des gestes répréhensibles des casseurs. Devinez qui en période préélectorale?

    • Airdutemps - Inscrite 26 avril 2012 06 h 51

      D'autant plus que la police de Montréal a déjà dit qu'elle les connaissait. D'ailleurs que deviennent-ils quand on les arrête ? On leur sert un lunch ? Il est vrai que la police de Montréal, nous a-t-on déjà dit, est une police accueillante.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2012 07 h 47

      «Le PQ n'est pas mieux»

      «Il faut que la gauche soit unie. Fini les petites chicanse PQ-QS. On ne fera pas de sémantique, dans la crise actuelle, la position du PQ est à gauche de l'échiquier. » - Claude Landry

      Le PQ n'est pas mieux Monsieur Landry,

      Tout ce qu'il propose actuellement c'est de «reporter» cette crise à plus tard ; et qui plus est, de manière à faire perdre le momentum aux étudiants, exactement dans la même optique stratégique que le Parti libéral lui-même.

      C'est comme si le PQ suggérait de donner une aspirine pour soulager une tumeur au cerveau.

      De plus, vous avez la mémoire passablement courte, puisque même le PQ s'était attaqué au système d'éducation et à l'ensemble de notre social-démocratie durant sont dernier mandat avec la mise à la retraite de plus de 35,000 employés-es de l’État, professeurs, médecins et infirmières qui a créé un chaos qui dure aujourd'hui.

      Notre seule option logique pour un véritable retour à l'ordre, à la justice et à la démocratie, est définitivement «Québec Solidaire» puisque aucun partis en lisse ne défend la social-démocratie avec un minimum de crédibilité.

      Les autres...

      C'est bonnets-rouges, rouges bonnets.


      Christian Montmarquette
      QS-Montréal

      Référence :

      «Lucien Bouchard, 1997 »:

      http://meteopolitique.com/Plan/Fiches/environnemen


      .

    • Yves Claudé - Inscrit 26 avril 2012 09 h 11

      Monsieur Landry,

      Ce "ralliement nécessaire" que vous appelez est élémentaire et indispensable. Il est seulement dommage de constater que QS préfère contribuer à la réélection du PLQ comme il l'a fait aux précédentes élections, que de s'allier pour le Bien commun, c'est-à-dire pour défendre et promouvoir les intérêts de la grande majorité des citoyens.

      Yves Claudé

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2012 12 h 08

      .

      À Yves Claudé,

      «Il est seulement dommage de constater que QS préfère contribuer à la réélection du PLQ» - Yves Claudé

      Je ferai remarquer à Yves Claudé que «JAMAIS» Québec Solidaire n'a reçu aucune offre que ce soit, de quelque pacte électoral que ce soit du PQ pour tenter d'amoindrir les effets négatifs des déficances de notre mode de srcutin.

      Ne tentez pas de faire porter le chapeau au parti qui souffre le plus du maintient délibéré par le Parti québébcois d'un système électoral complètement inéquitable et désuet.

      Québec Solidaire dispose de 10% des appuis populaires et n'a même pas 1% des députés.

      - Que voulez-vous nous demander de plus ?

      Que nous nous fassions hara-kiri pour corriger vos propres inepties démocratiques ?

      - Pourquoi ne le faites-vous pas d'abord vous-même ?

      D'autant plus que c'est «Québec Solidaire» qui est le plus près des valeurs et des revendications étudiantes.

      Et, ça personne ne pourra jamais le nier !

      Christian Montmarquette
      Montréal


      .

  • François Desjardins - Inscrit 26 avril 2012 06 h 47

    Tout fini par me désoler...

    Gouvernement très adroit? Sincère? Boucan du diable pour une augmentation d'à peu près 1,00$ par jour...bon si on regarde un peu le sort de bien d'autres pays, tout est relatif hein? Et des millions en services policiers payables avec nos taxes. nous ici qui subissons un fardeau fiscal épouvantable... Guerre des mots....

    Chicanes de pays riches!

    Commence à en avoir marre!

    • Jean Richard - Abonné 26 avril 2012 09 h 15

      Des gens plus ou moins concernés qui en ont marre et qui commencent à le dire ? C'est ce sur quoi mise le gouvernement Charest à la veille d'une campagne électorale. Est-ce un numéro chanceux ? On commence à le craindre.

      Des services policiers qui coûtent cher aux contribuables ? En fait, le plus gros de ce supplément de coûts va aux heures supplémentaires. Ça ferait peut-être l'affaire de certains, qui ont les pouvoirs de faire tourner la situation en leur faveur. L'honnêteté policière, vous y croyez encore ?

      Des étudiants gâtés, presque riches quand on les compare à ceux de certains pays pas si éloignés, ou encore à ceux des générations précédentes, oui, peut-être. Mais ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour en faire le jugement, sachant que cela servirait d'abord et avant tout les intérêts politiques du gouvernement en place.

      Ce conflit sent le préfabriqué. Il y avait dès le début un présentiment que le gouvernement de Jean Charest jouait le tout pour le tout en adoptant la ligne dure. Et que cela puisse se terminer par l'élection d'un prochain gouvernement Charest majoritaire ne pourra surprendre que ceux qui n'ont rien vu venir.

    • Nestor Turcotte - Inscrit 26 avril 2012 09 h 22

      Aujourd'hui, dans notre monde, 15 % de la planète souffre de la faim. Une proportion égale vit avec un dollar par jour. Et ici, on est dans la rue pour 89 cents par jour...

      Et si on relativisait nos problèmes..

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 26 avril 2012 09 h 30

      Chicane de pays riche! On devrait accepter de voir notre richesse dilapidée et le bien commun foutu aux ordures?

    • Limila - Inscrit 26 avril 2012 10 h 54

      Messieurs Desjardins, Turcotte et Leblond, vos commentaires montrent que le choix politique du gouvernement face à cette crise risque malheureusement d'être payant.

      Les contribuables payent actuellement le coût élevé du choix de tout faire pour donner une mauvaise image de ce mouvement étudiant.

      Cela s'appelle de la manipulation ... et fonctionne ...

    • Frederic Lariviere - Inscrit 26 avril 2012 11 h 58

      Ok, juste non. L'argument du "juste 1$\jour" commence vraiment à me taper sur les nerfs. Il faudrait peut-être que les gens commencent à sortir une calculatrice en se disant qu'il faut faire : 1625$/365 jours, du coup, ça donne 4,45$/jour, soit environ 31$/semaine, ou 125$/mois, si vous préférez. Peut-être que la première année, ça sera "1$/jour", mais l'année suivante ça augmente, et ainsi de suite, et encore, je ne parle pas de ceux qui devront subir la hausse d'un coup, comme ceux en secondaire 3 ou moins actuellement.

    • Jeremie Poupart Montpetit - Inscrit 26 avril 2012 12 h 32

      À lire certains commentaires, nous ne devrions plus manifester sous prétexte que nous ne sommes "pas si mal" et "dans un pays riche" quand d'autres vivent "avec moins d'un dollards par jour". Mais quelle mentalité défaitiste !!!

      À ceux-ci je pose ces questions:

      Est-ce parce que notre boulet est plus doré que nous devons cesser de nous plaindre et de nous indigner ?

      Doit on cesser de s'améliorer et de demander le meilleur de notre système sous prétexte que notre nation est déjà en avance sur d'autres ?

      @ Mrs Turcotte et Desjardins:
      Contribuez à la croix rouge si ça vous chante, mais arrêter de manifester n'améliorera pas le sort de ces 15% de la planète. Votre argument est purement démagogique et n'a aucun lien avec le débat actuel.

      Jérémie Poupart Montpetit

    • Loma - Inscrite 26 avril 2012 12 h 39

      Oui, on est riches. Et malheureusement, la richesse ne sert plus au bien commun mais sert à ceux qui peuvent se vanter avoir travaillé fort pour la garder pour eux.

      On se justifie en dénigrant les bénéficiaires de tous les services publics. (paresseux, veulent tout avoir gratuit, etc.)

  • Louis16 - Inscrit 26 avril 2012 06 h 57

    Très curieux

    Il est très curieux de voir line abandonner les négociations alors qu'elle avait les étuduiants avec elle. Je n'ai jamais vu un pêcheur quitter son lieu de pêche alors que le poisson mordait. A-t-elle vraiment un mandat de négocier ou de faire perdurer cette situation???????????????????