St-Pierre veut une déclaration en faveur de la promotion du français

Québec — La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, présidera une rencontre vendredi prochain dans le but de faire signer une déclaration sur la primauté et la promotion du français intitulée Construire ensemble notre avenir en français.

Dans le cadre de la Stratégie commune d'intervention de Montréal, une série de mesures volontaires qui visent à améliorer la situation du français dans les petites entreprises de la métropole, la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française a convoqué au Monument-National des gens d'affaires, des chefs syndicaux ainsi que des représentants des milieux communautaire et de l'éducation. Le ministre des Finances et ministre responsable de la région de Montréal, Raymond Bachand, la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, ainsi que le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, qui est aussi le président du comité directeur de la Stratégie commune, seront de la partie.

Lors de cette rencontre, la ministre doit dévoiler le dernier bilan annuel de cette stratégie qui tire son origine du Rendez-vous des gens d'affaires et des partenaires socioéconomiques de Montréal, une manifestation qui s'est tenue en octobre 2008. À l'époque, la présidente de la Chambre de commerce, Isabelle Hudon, avait déclaré qu'un des principaux motifs pour participer à ce rendez-vous, c'était «notre intransigeance face à des mesures coercitives pour des entreprises de 50 employés et moins».

Christine St-Pierre n'a pu dire si la situation du français dans les petites entreprises montréalaises s'était améliorée depuis 2008 grâce à ces mesures volontaires. Une étude de l'Office québécois de la langue française sur le français au travail sera dévoilée à l'automne, s'est-elle contentée de rappeler.

Le député de Drummond et porte-parole péquiste en matière de langue, Yves-François Blanchet, estime que cette rencontre sert des visées électorales. «Je pense que la volonté du gouvernement est de venir chercher quelques points dans l'électorat francophone et je suis assez convaincu que la population du Québec n'aura pas la naïveté de croire que ce geste-là est autre chose que de la poudre aux yeux», a-t-il dit. À ses yeux, la déclaration qui doit être signée lors de la rencontre est «un énoncé de voeux pieux».
3 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 20 avril 2012 15 h 05

    Le rêve

    «Mesures volontaires ...»; la ministre rêve
    «Dans un sommeil que charmait ton image,
    Je rêvais de bonheur, ardent mirage.» - Bussine

  • Andre Vallee - Inscrit 20 avril 2012 20 h 27

    Jamais

    Le parti libéral du Québec, sous John James, n'a aucune crédibilité quant à la protection du français comme langue d'usage, ni la protection des intérêts du Québec, économiques et culturelles.
    Il doit faire plaisir au West Island pour demeurer au Québec, et bafouer le Québec pour retraverser la rivière.
    Il aimera toujours mieux déguster du boeuf de l'ouest à Ottawa que de manger du pâté chinois au Québec.

  • Malartic - Inscrit 20 avril 2012 23 h 52

    Pas tout le monde est intéressé

    Pour certain promoteur de la langue française, il semble que les anglophones ne devraitent pas parler en anglais sur la rue, sur la place publique, nême en famille. Un des problème est de pouvoir faire la différence entre l'anglais, l'italien, l'espagnol, l'allemand, etc... parce qu'après tout seule la langue anglaise est à bannir. "Construire emsemble" est une idée qui comporte dans notre société la reconnaissance des différences, et l'accomodement. L'accomodement est une rue à deux sens. Personnellement je ne suis pas au service de la langue française, ... Je m'attend à ce que la langue me serve. Pour moi le language est un outil. rien de plus.