Quatre candidats pour porter le flambeau de la souveraineté

Denis Monière, Samuelle Ducrocq-Henry, Évelyne Beaudin et Yanek Lauzière-Fillion, en compagnie du chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Denis Monière, Samuelle Ducrocq-Henry, Évelyne Beaudin et Yanek Lauzière-Fillion, en compagnie du chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant.

Denis Monière, figure importante du mouvement souverainiste, défendra les couleurs d'Option nationale à l'occasion de la prochaine campagne électorale. Le politologue, qui briguera les suffrages dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques, fait partie des quatre premières candidatures annoncées par le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, en vue de la prochaine élection générale.

À peine le pied posé sur l'échiquier politique, Denis Monière s'en est pris aux «tergiversations», au «niaisage», au «tataouinage» entourant le projet d'indépendance du Québec au sein du Parti québécois (PQ) et de Québec solidaire. «Il y a eu des périodes où le Parti québécois était à la hauteur de sa mission historique, mais ce n'est plus le cas depuis le départ de Bernard Landry», a-t-il déclaré lors d'un entretien téléphonique. «Un vote pour Option nationale sera un vote pour l'indépendance du Québec, c'est clair et net, alors qu'un vote pour les autres partis sera un vote pour le provincialisme.»

Pour sa part, le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, a répété hier qu'«un parti qui n'a pas comme premier objectif de faire la souveraineté en arrivant au pouvoir a très peu de chances de la faire parce qu'il va être happé [...] par la gestion de l'État au quotidien». À ce compte-là, il ne voit pas d'un bon oeil la remontée du Parti québécois dans les intentions de vote. «C'est un danger plus grand pour la cause d'élire un parti qui se dit souverainiste et qui ne la fait pas [la souveraineté], que d'attendre un tour qu'un vrai parti souverainiste [...] convainque les Québécois de faire la souveraineté», a-t-il fait valoir.

Après avoir milité au sein du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) et du Parti québécois (PQ), Denis Monière a fondé le Parti nationaliste du Québec, qui a récolté 0,68 % lors de l'élection fédérale de 1984, puis le Parti indépendantiste, qui a recueilli 0,45 % des votes à l'élection québécoise de 1985.

Denis Monière, qui a collaboré «très étroitement» avec Jean-Martin Aussant pour rédiger la plateforme d'Option nationale, affrontera notamment la candidate de Québec solidaire, Manon Massé, et le candidat du PQ, Daniel Breton, qu'il a dépeint hier comme «un fédéraliste qui n'a pas véritablement milité pour l'indépendance du Québec».

Jean-Martin Aussant a également annoncé les candidatures d'Évelyne Beaudin (Sherbrooke), de Samuelle Ducrocq-Henry (Bertrand) et de Yanek Lauzière-Fillion (Crémazie).

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a quant à lui présenté hier six nouveaux candidats: les femmes d'affaires Sylvie D'Amours (Mirabel) et Toni Rinow (Robert-Baldwin), le pharmacien Abel-Claude Arslanian (l'Acadie), l'analyste politique Alain-Michel Ayache (Bourassa-Sauvé), l'avocat Domenico Cavaliere (Lafontaine), ainsi que l'enseignant François Lemay (La Pinière).

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