En bref - Immigration: 27 millions pour l'aide à l'emploi

Le thème budgétaire «Pour une économie forte» est appliqué aux nouveaux arrivants qui peinent à s'intégrer au marché du travail. Avec le constat que le taux de chômage approche les 20 % chez les nouveaux arrivants (ici depuis moins de cinq ans), le gouvernement a décidé de réserver 27 millions au cours des trois prochaines années pour la mise en place de mesures d'aide à l'emploi.

Les mesures seront inspirées de l'expérience menée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Ces projets sont financés à même le transfert du gouvernement fédéral dans le cadre de l'Accord Canada-Québec pour l'intégration des immigrants et des réfugiés. Cette année, l'indexation de la compensation atteint 25 millions.
1 commentaire
  • Michel Page - Inscrit 21 mars 2012 09 h 55

    Le niveau d'immigration est trop élevé...

    Des études (Institut Simon Fraser 2005; 2009) nous disent que cette capacité d’absorption ( je préfère capacité d’intégration positive) serait dépassée au Canada depuis longtemps. Ainsi les niveaux d’immigration seraient trop élevés, et nécessairement cela conduirait à plus de difficultés d’intégration économique (marché du travail) Cette notion semble avoir été délaissée aux tournants des années 1999/2000. Les hausses de l’immigration canadienne depuis 2006/2007, presque à portes ouvertes, mèneront vraisemblablement à des écarts plus grands (ce que révéleraient les analyses des données du recensement de 2011), car la capacité d’absorption de l’économie aura été dépassée. En période de récession 2008/2009 le principe aurait fait que l’immigration aurait dû être ramenée à des niveaux plus bas (voir brève analyse déjà fournie).
    L’étude que vous relatez s’étonne naïvement des écarts et les chercheurs chercheraient à « comprendre pourquoi persistent ces écarts comment s’y attaquer. » Ouf! La réponse va de soi : respecter la capacité d’immigration, et réduire les niveaux d’immigration en fonction du potentiel d’intégration!