Le gouvernement tente de masquer son piètre bilan, dit l’opposition

Le député Nicolas Marceau, porte-parole du Parti québécois en matière de finances, a déclaré que les mesures annoncées par le ministre Bachand visent à masquer les hausses de tarifs et de taxes mises en place au cours des dernières années.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le député Nicolas Marceau, porte-parole du Parti québécois en matière de finances, a déclaré que les mesures annoncées par le ministre Bachand visent à masquer les hausses de tarifs et de taxes mises en place au cours des dernières années.

L’opposition a accusé le gouvernement de vouloir dissimuler son mince bilan avec un budget électoraliste.

Le député Nicolas Marceau, porte-parole du Parti québécois en matière de finances, a déclaré que les mesures annoncées visent à masquer les hausses de tarifs et de taxes mises en place au cours des dernières années.

M. Marceau a notamment cité la hausse de la TVQ et l’instauration d’une taxe santé décrétées dans des budgets précédents.

Le député a soutenu que rien dans le budget de cette année ne permettra de corriger le fait que le croissance économique du Québec est en-deçà de celle du reste du Canada et des États-Unis.

Le député péquiste a souligné la faiblesse des investissements des entreprises du secteur privé, qui n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant la crise financière qui a commencé en 2007.

Les exportations stagnent, le secteur manufacturier est en déclin et le Québec est la seule province canadienne à avoir perdu des emplois l’an dernier, a rappelé M. Marceau lors d’une conférence de presse.

«Il y a beaucoup d’indications très, très négatives et le gouvernement n’agit pas là-dessus», a-t-il dit.

Le porte-parole péquiste en matière de conseil du trésor, Sylvain Simard, a quant à lui critiqué le retour à l’équilibre budgétaire prévu durant le prochain exercice, en 2013-14, qui selon le député est réalisé en pelletant ses hausses de dépenses sur la dette.

«L’illusion du retour à l’équilibre budgétaire doit être dénoncée fermement, parce qu’il n’y a pas de contrôle des finances publiques», a-t-il dit.

M. Marceau a soutenu que depuis son arrivée au pouvoir en 2003, le premier ministre Jean Charest est responsable de 33 % de la dette du Québec, qui s’élèvera à 184 milliards cette année.

M. Simard a jugé que le budget illustre l’absence de plan concerté de développement de l’économie québécoise.

«Le gouvernement a parsemé son budget de plusieurs mesures à tendance électoraliste, je ne vous ferai pas de dessin là-dessus, a-t-il dit. On essaie de créer la satisfaction de certaines attentes à gauche et à droite.»

La CAQ s'inquiète de la dette


Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a insisté sur le croissance des intérêts versés pour la dette québécoise, qui totalisent 10,4 milliards, estimant qu’il s’agit de l’élément qui cause le plus important malaise.

«Il y a un éléphant dans la pièce et c’est l’explosion du service de la dette qu’on a dans ce budget, un budget qui est irresponsable, a-t-il dit. Un budget qui montre que l’année prochaine, le service de la dette va augmenter de 9,4 pour cent.»

M. Legault a affirmé que pour stimuler l’investissement privé dans l’économie, le gouvernement aurait dû s’attaquer à l’inefficacité d’une centaine de crédits d’impôts aux entreprises totalisant 4 milliards, plutôt que d’en créer une dizaine de nouveaux, dont la valeur est de 211 millions.

«Les seuls investissements importants viennent du Plan Nord, or ce n’est pas vrai qu’on va être capables de redresser la situation seulement avec un Plan Nord, a-t-il dit. Ça nous prend aussi un Plan Sud, un Plan Est, un Plan Ouest.»

La fin du régimer libéral, dit Khadir


Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a affirmé que l’empressement du gouvernement à rétablir le déficit zéro sert de prétexte pour sous-financer, fragiliser et privatiser un certain nombre de services publics.

«Quand il s’agit d’investir des milliards de dollars dans les infrastructures, quand il s’agit d’allonger les chèques pour les surfacturations des milieux d’affaires proches du parti au pouvoir, on n’est jamais à court d’argent», a-t-il dit.

Selon M. Khadir, le budget du ministre des Finances Raymond Bachand marque la fin du régime libéral, qui amorce sa quatrième année de mandat.

«Le budget actuel est le chant du cygne d’un gouvernement discrédité, d’un gouvernement insensible, qui refuse d’écouter sa population et qui est profondément discrédité par la population du Québec», a-t-il dit.
2 commentaires
  • grannith - Inscrit 20 mars 2012 19 h 59

    démission

    Le gouvernement Charest doit démissionner,il ne peu plus gouverner le Québec

  • Jonathan Bizier - Inscrit 20 mars 2012 21 h 10

    intéressant

    Legault n'a pas tord. Les intérêts nous tue. Tout cet argent payé en intérêts représente plus que la portion du budget aloué à l'éducation. Il est clair qu'à long terme il faudrait trouver des moyens de diminuer notre dette.

    Marceau commente sur l'inabilité à attirer des investissement privé. L'investissement privé en général a une très forte corrélation sur la bonne santé d'une économie.

    De son côté Khadir n'a pas tord. Les subventions aux entreprises sont si faciles, alors que la classe moyenne s'appauvrit de plus en plus.

    Je crois sincèrement que nous devons faire des combinaisons idéologique pour restaurement le Québec au point de vue énomique.

    1. Diminuer les paliers de gestions. Sérieusement les Commissions scolaires, c'est un palier de trop. Allons à un niveau plus local ou la municipalité auraient plus de pouvoir et son mot à dire sur la gestion municipale des écoles. Saviez vous qu'un DG d'une commission scolaire est plus payé que le premier ministre?.. vraiment cette struture la est désuète.

    2. Comme la nouvelle zélande on doit se procurer un système national de médicament générique. Les pharmaceutiques ont le monopole. Cela nous coûte très très cher.

    3. Réduire la bureaucratie dans les hopitaux. Encore une fois, même principe que les commissions scolaires. Relegué plutôt les services au local, comme dans des agences de santé ( qui sont toujours vide d'ailleurs)

    4. Calculer les redevances minières sur la valeur Brute du minerai. Non mais? Reveillez..avec tant de passe passe comptable c'est facile de déclarer un profit égal à 0

    5. Stoper les subventions aux entreprises manufacturières et aux forestiers ( qui ont carrément pillé notre territoire). Ils sont sur le respiratoire artificiel depuis longtemps. Il est grand temps que nous concentrons nos effort vers une économie de 2ei transformations et une industrie de service.

    Voila quelques suggestions... c'était mon opinion.