Muguette Paillé songe à être candidate péquiste

Au Conseil national du Parti québécois ce matin, Pauline Marois a reçu un chandail à l'effigie de René Lévesque. Mme Marois a aussi reçu l'appui de Muguette Paillé, la vedette politique instantanée lors du débat des chefs fédéral d’avril 2011. Cette dernière songe à être candidate pour le PQ.
Photo: - le devoir Au Conseil national du Parti québécois ce matin, Pauline Marois a reçu un chandail à l'effigie de René Lévesque. Mme Marois a aussi reçu l'appui de Muguette Paillé, la vedette politique instantanée lors du débat des chefs fédéral d’avril 2011. Cette dernière songe à être candidate pour le PQ.

Muguette Paillé, simple citoyenne devenue vedette politique instantanée lors du débat des chefs fédéral d’avril 2011, songe à être candidate pour le Parti québécois.

Présente à titre d’observatrice invitée au Conseil national ce matin, la chômeuse de la Mauricie a confié ceci: «Depuis les dernières élections fédérales où Ruth Ellen Brosseau a été élue dans mon comté [Maskinongé], depuis ce temps-là, j’ai eu comme une petite tentation», a-t-elle admis lors d’un point de presse spontané. Elle s’est dit «Coudon, cette femme-là [Mme Brosseau], personne ne la connaissait dans le comté et elle a été élue». Elle a alors conclu qu’elle aussi «pourrait peut-être faire quelque chose». Sa décision n’est pas encore fixée. «C’est pas exclu», a-t-elle lancé.
 

Mme Paillé s’est fendue d’une déclaration sentie en faveur de Pauline Marois: «Lâchez-la quelqu’un!», a-t-elle lancé, ajoutant que «l’actuel chef péquiste «fait très bien la job». À ses yeux, Mme Marois est «une femme qui est tenace, une femme persévérante. Alors moi, c’est en Pauline Marois que j’ai confiance».
 

Pendant la campagne fédérale, Mme Paillé avait donné son appui au Bloc québécois. Concernant la défaite du Bloc, Mme Paillé a déclaré «C’est un deuil que j’ai dû faire et que plusieurs Québécois ont du faire. […] Mais moi ma pensée n’est plus au fédéral. Ma pensée elle est vraiment "Québec".»
 

Militante souverainiste, Mme Paillé a dit avoir renouvelé sa carte de membre il y a deux mois. Le sort réservé à Pauline Marois l’inquiétait. Au point où, selon son récit, elle a envoyé un courriel à Mme Marois en début de semaine «pour lui souhaiter un très bon conseil» et pour lui dire qu’elle l’appuyait et qu’elle était «vraiment d’accord avec le programme du Parti québécois». «On m’a invitée suite à ce courriel-là», a-t-elle confié. Questionnée sur ses frais de séjour à Montréal, elle a eu cette réponse: «Je paie mes frais comme une grande.»
 

Mme Paillé a dit espérer que son influence serait «positive». «Une influence pour monsieur et madame tout le monde qui peut-être se reconnaissent en moi, peut-être qu’ils sont hésitants. […] Ils veulent du changement. Moi je ne suis pas prête à signer un chèque en blanc à la CAQ, un programme très nébuleux dont on ne sait rien encore. Moi je vais vers quelque chose de tangible, quelque chose de vrai.»
 

Mme Paillé a habilement esquivé la question à savoir si Gilles Duceppe, qu’elle avait dit admirer, aurait fait un bon chef pour le Parti québécois. «Les magouilles politiques, les tassages. Monsieur et Madame tout le monde dans la population, le monde comme moi, ils ont un petit peu marre.» Magouilles effectuées par l’entourage de l’ancien bloquiste? «Je parle de magouille en général. Je n’attribue pas cette magouille-là au Parti québécois, au contraire, tsé je pense que dans le moment, il se passe tellement d’affaires, de transfuges, de vire-capot, de oh!... je ne veux pas embarquer là-dedans.»
 
Les réformes démocratiques

Les délégués se pencheront aujourd’hui sur plusieurs propositions de réformes démocratiques. Le thème du conseil national est «Changer la politique» et propose plusieurs changements au système politique québécois afin de «redonner confiance à la population».
 

Ce matin, le professeur de droit constitutionnel, Patrick Taillon, invité comme conférencier, a soutenu que ce type de changement ne garantissait pas que les citoyens reprendront confiance. «Même si ce n’est pas un remède miracle, pas une condition suffisante, c’est une condition nécessaire pour donner l’impulsion d’un changement dans la culture politique québécoise», a-t-il déclaré.

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