Hidjab en prison - Un accord raisonnable, dit St-Pierre

Québec — Le port du voile islamique par des gardiennes de prison au Québec n'indispose pas la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre.

Bien au contraire, elle y voit un accommodement tout ce qu'il y a de raisonnable. Comme les chrétiens qui affichent une croix au cou, les agentes correctionnelles musulmanes ont le droit d'afficher leurs convictions, a affirmé hier la ministre dans une entrevue à La Presse canadienne. «Ça va dans le sens de la laïcité ouverte. Les gens ne doivent pas faire de prosélytisme, mais on permet le port de signes religieux. On n'empêchera pas personne, par exemple, de porter une croix. De la même façon, on n'empêchera pas quelqu'un qui porte un autre signe religieux d'afficher ses croyances», a-t-elle fait valoir.

Les agentes des services correctionnels sont désormais autorisées à porter le hidjab, un voile qui recouvre la tête mais qui laisse le visage à découvert.

Cet accommodement résulte d'une entente à l'amiable conclue entre le ministère de la Sécurité publique et la Commission des droits de la personne à la suite d'une plainte pour discrimination déposée en 2007. Mme St-Pierre estime que la mesure est fidèle à l'esprit du projet de loi 94 sur les accommodements qui vise à proscrire uniquement le port du voile intégral — burqa et niqab — chez les employées des services publics.
25 commentaires
  • Sarcelle33 - Inscrite 22 décembre 2011 04 h 29

    Comment cela se passe dans les autres provinces du Canada?


    Les accommodements raisonnables sont-ils moins ou plus
    accommodants?
    Madame St-Pierre n'a pas fait preuve de grandes réalisations à date se basant sur son peu d'efficacité à faire respecter
    le français au Québec,
    On peut même s'interroger comment il se fait qu'elle détienne un poste de ministre. Dans un blogue de Radio-Canada un chroniqueur a écrit qu'elle devrait retourner à son poste de journaliste.
    La laïcité est obligatoire dans la fonction publique et cela
    s'applique pour toutes les religions. Madame St-Pierre fait de la dentelle quand elle parle.

  • Henry Fleury - Inscrit 22 décembre 2011 05 h 21

    De retour au jeu...

    Voilà la ministre qui s'aventure sur une patinoire bien glissante. Mais règle générale un politicien sait patiner. Et les élections s'en viennent. Mais comme disait notre ami Maurice Boucher : jusqu'où tirer la ligne ? Voilà ce prisonnier Sikh qui souhaiterait porter le kirpan... Bien d'accord là-dessus, ce n'est qu'un signe religieux. On ne recommencera pas ce débat plat à mourir, voulez-vous ? Vivre et laissez vivre, chantait mon ex-belle-mère sous le sapin lorsqu'elle était pactée, mais il y a toujours des limites au radotage bouchard-taylorien qui nous a coûtés la peau des fesses sans jamais donner autre chose que la pagaille et la confusion. À l'heure où on ne sait plus comment nommer le sapin de Noël (arbre de l'espoir ou connifère des festivités ?), vous devriez porter un masque tellement vous faites dur Mme St-Pierre !

  • ysengrimus - Inscrit 22 décembre 2011 06 h 49

    Touche pas à ma copine...

    Touche pas à ma copine voilée

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/24/athee-r

    Je n’approuve pas le voile, mais je le tolère… Et surtout, le jour où elle le retirera d’elle-même, elle disposera de ma pleine et entière solidarité.
    Paul Laurendeau

  • Yves Claudé - Inscrit 22 décembre 2011 07 h 13

    Désamorçons les mines anti-personnelles dans le vocabulaire du pouvoir !

    Après le scandale de l’exclusion musicale d’une enfant de la maternelle, exaction considérée comme un « accommodement raisonnable tolérable » par la ministre de l'Éducation, voici que la ministre de la Condition féminine invoque la soit-disant « laïcité ouverte » pour justifier le viol de la neutralité de l’État par l’imposition d’un emblème sexiste et patriarcal dans une institution publique.

    Face au détournement politique du langage, je crois qu’il importe d’entreprendre une action collective pour désamorcer les mines anti-personnelles dans le vocabulaire qui nous est imposé en douce par les diverses sphères du pouvoir. Pour exprimer clairement notre refus de la régression archaïque, ne parlons plus des « accommodements raisonnables », ni même des « accommodements déraisonnables », mais des accommodements intolérables !

    Il ne s’agit évidemment pas d’une seule question de vocabulaire, puisque les enjeux sont sociétaux : politiques, éthiques, identitaires, … et même économiques !

    Messieurs Bouchard et Taylor, se sont employés à justifier une entreprise multiculturaliste dont les objectifs et résultats sont l’affaiblissement sociopolitique de la nation québécoise, et d’autre part le saccage des acquis de la modernité. On remarque par ailleurs que le capitalisme marchand envahit l’espace médiatique puis la vie quotidienne des individus avec des dérives sémantiques telles que celles qui tentent de nous faire croire que des téléphones peuvent être « intelligents » ou que des structures informatiques destinées à vampiriser le vécu et l’intelligence des citoyens seraient des « médias sociaux ».

    Alors que les pouvoirs politiques et économiques s’emploient à prendre le vocabulaire en otage, soyons vigilants et renvoyons aux puissants les pommes pourries de leurs pénibles discours !

    Yves Claudé
    (ycsocio[]yahoo.ca)

  • Sator - Inscrit 22 décembre 2011 07 h 32

    et l autre avec son turban et couteau

    y aura t il en accommodement pour lui aussi ???????