La Constitution de 1982 est dénoncée à l'Assemblée nationale

Cette caricature de Berthio a été publiée en une du Devoir le 7 novembre 1981. Contrairement à un mythe répandu, il n’y avait aucune mention de l’expression «nuit des longs couteaux» dans le texte du journaliste Michel Vastel, du Devoir, ce jour-là.<br />
Photo: - Archives Le Devoir Cette caricature de Berthio a été publiée en une du Devoir le 7 novembre 1981. Contrairement à un mythe répandu, il n’y avait aucune mention de l’expression «nuit des longs couteaux» dans le texte du journaliste Michel Vastel, du Devoir, ce jour-là.

Québec — La Constitution de 1982 a encore fait l'unanimité contre elle à l'Assemblée nationale hier, alors que 105 députés sur les 105 présents ont réaffirmé que le Québec «n'a jamais adhéré à cette loi qui a eu pour effet de diminuer les pouvoirs et les droits du Québec sans son consentement». C'était la troisième fois depuis 2002 qu'au salon bleu on adoptait sans division et sans débat un libellé similaire.

La loi constitutionnelle de 1982 a toutefois été promulguée le 17 avril 1982. Si l'Assemblée nationale a adopté hier ce texte soulignant les «30 ans» de cette promulgation, c'est en raison d'une démarche de l'opposition, la semaine dernière. Le critique Bernard Drainville, du Parti québécois, voulait rappeler dans une motion l'exclusion du Québec lors de la conférence constitutionnelle de novembre 1981. Ce que le gouvernement libéral a rejeté; il refusait d'appuyer un texte faisant référence à «l'Accord constitutionnel fédéral-provincial du 5 novembre 1981, signé à l'insu du Québec par le premier ministre du Canada et neuf provinces».

Dans l'équipe du leader parlementaire péquiste Stéphane Bédard, on a expliqué que le gouvernement dédaignait de se joindre à une dénonciation sans nuance de ce qui est souvent appelé «la nuit des longs couteaux». L'attachée de presse du ministre Yvon Vallières, responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, a toutefois nié cette version des faits. «Nous, on souhaitait simplement s'en tenir à l'ancien libellé», a expliqué l'attachée de M. Vallières, Gabrielle Tellier. «Une position à laquelle tous les parlementaires présents se sont ralliés», a-t-elle fait remarquer.
1 commentaire
  • Marie-France Legault - Inscrit 21 novembre 2011 08 h 50

    Une seule version

    a été présentée aux québécois...

    C'est le parti QUÉBÉCOIS au pouvoir qui a refusé de signer
    le rapatriment...
    et non pas TOUS les québécois qui ont refusé...