Québec maintient un niveau d’immigration supérieur à 50 000

Québec — Le Québec continuera à accueillir un nombre élevé d’immigrants, soit plus de 50 000 par année, dont plus du tiers ne pourront prononcer un seul de mot de français en posant le pied à Montréal.

La ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, a dit aujourd'hui que le processus de francisation des immigrants fonctionnait très bien et que le Québec allait accueillir entre 51 200 et 53 800 nouveaux arrivants en 2012, pour satisfaire ses besoins de main-d’œuvre.

À peu de choses près, le même scénario devrait se reproduire les années suivantes, en 2013 et 2014.

Ce faisant, le gouvernement Charest garde le cap et choisit d’appliquer une politique de stabilité en matière d’immigration, que ce soit par rapport au nombre de personnes à accueillir, à la connaissance de la langue officielle du Québec et à la diversité des bassins de provenance.

Ainsi, de tous les immigrants qui fouleront le sol du Québec l’an prochain, on prévoit qu’environ 18 900 d’entre eux ne pourront s’exprimer en français.

Près du tiers des 50,000 (31 %) proviendront d’Afrique, un quart d’Amérique (25 %), souvent d’Haïti, un autre quart d’Asie (souvent des gens d’affaires), le reste débarquant d’un pays d’Europe.

D'autres détails suivront.

19 commentaires
  • François Ricard l'inconnu - Inscrit 1 novembre 2011 17 h 51

    Avons-nous besoin de l'immigration?

    Depuis des lunes, nos politiciens nous disent que nous avons besoin de l'immigration.
    Les journalistes répètent sans cesse que nous avons besoin de l'immigration.
    Sur quoi se base-t-on pour faire pareille affirmation? Sur quelles études? Sur quelles recherches?
    Jamais ne nous donnent-ils de sources de renseignement. C'est un lieu commun.
    Et si l'immigration avait un impact négatif? Et si l'immigration était à proscrire? Pendant des siècles n'a-t-on pas saigné les malades qui avaient de la fièvre alors que c'était la pire chose que l'on pouvait leur faire? Et si l'immigration était pernicieuse?
    Prenez la peine de lire : Le Remède Imaginaire (Pourquoi l'immigration ne sauvera pas le Québec) Les auteurs: Benoît Dubreuil et Guillaume Marois. Éditeur : Le Boréal
    P.S.: Le tiers ne parle pas français....et possiblement le tiers ne parlera jamais français.

  • Daniel Lambert - Inscrit 1 novembre 2011 18 h 00

    Mieux vaut en rire...

    «...dont plus du tiers ne pourront prononcer un seul de mot de français en posant le pied à Montréal. »

    Le PLQ dans ce qu'il fait de mieux!

  • Daniel Lambert - Inscrit 1 novembre 2011 18 h 16

    L'immigration

    En réponse aux interrogations de monsieur Ricard, je dirai simplement que l'immigration devrait être permise aux immigrants qui jurent de s'intégrer à notre société. Pas aux autres.

    Une immigration non intégrée est la pire des calamités. Voyez ce qui se passe en France.

  • Christophe Patrouch - Inscrit 1 novembre 2011 19 h 03

    Dans un an, ils parleront le français

    Tout comme pour notre prochain vérificateur général, apprendre le français dans un an c'est fort possible, non?

    Soyons réalistes, qu'on parle français ou non, si on s'installe dans la grande région montréalaise, on peut très bien vivre en anglais. (Ce sont d'abord les francophones qui parlent en anglais aux immigrants, selon plusieurs reportages.)

    C'est plus probable qu'un immigrant choisi par le Québec parle le français que l'anglais -- 2 sur 3. Le Québec n'est pas le maître de son propre immigration. Le gouvernement du Québec ne fait qu'accorder le fameux CSQ (certificat de sélection du Québec -- qui coûte l'immigrant plus cher et ne garantie pas que le gouvernement fédéral l'accepte); d'ailleurs, il n'y a rien qui empêche qu'un immigrant qui arrive à Toronto vienne s'installer au Québec sans le CSQ. (Et une fois au Québec, il y a la RAMQ, la SAAQ, et cétera qui lui offreront des services en anglais).

  • PierreII - Inscrit 1 novembre 2011 19 h 10

    Nous avons un drapeau mais il manque le mat(Gilles Vigneaul).

    @ Leproff
    <<«...dont plus du tiers ne pourront prononcer un seul de mot de français en posant le pied à Montréal. »<<

    Oui mais quand ces immigrants vont entendre les partis d'opposition parler d'intégration aux valeurs québécoises ...ils sauront pour qui voter.
    Le parti au pouvoir leur a permis de vivre uniquement en anglais et l'autre à Ottawa,Harper je crois, ne se soucie pas non-plus de dire à l'avance aux immigrants que la langue officielle du Québec est le français et qu'il faut s'y conformer.
    Au Québec nous sommes présentement comme une plage de sable sur laquelle les vagues coulent sans digues et effacent tout sur leur passage,rapport Durham 2011 oblige.
    Comme le disait Vigneault, nous avons un drapeau mais il manque le mat.