Groupaction de nouveau sur la sellette

Ottawa — Le ministère des Travaux publics a payé 330 000 $ à l'agence montréalaise Groupaction pour créer une stratégie de promotion de la controversée Loi sur les armes à feu, mais, selon le ministère de la Justice, aucun travail n'a été effectué à cette fin.

Au ministère de la Justice, on dit tout ignorer du contrat qu'auraient confié les Travaux publics à Groupaction pour un nouveau plan de relations publiques, rapportait le Ottawa Sun, hier.

Selon Wendy Sailman, directrice des affaires publiques au ministère de la Justice, son ministère n'a jamais demandé aux Travaux publics d'embaucher une agence de publicité pour élaborer une stratégie de communication pour la Loi sur les armes à feu. «Nous ne l'avons pas demandé. Ce n'est pas notre contrat. Ce n'est pas venu de nous.»

Mais l'avocate de Groupaction, Danielle Barot, affirme que les prétentions fédérales selon lesquelles aucun travail n'a été effectué pour ce contrat sont «absolument fausses». «Ils [Groupaction] ont retrouvé certains éléments, comme des factures. Beaucoup de travail a été effectué.» En vertu du contrat, la firme Groupaction a été embauchée le 2 décembre 1996, pour une somme de 330 000 $. Le contrat est signé par Charles (Chuck) Guité, ex-haut fonctionnaire des Travaux publics.