Des voix se préoccupent de l'image de Montréal

Louise Harel<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Louise Harel

«Avec cette pluie, il faut être prudent au volant. Heureusement nous sommes en parfaite sécurité, stationnés dans le tunnel Ville-Marie», ironisaient hier les humoristes les Justiciers masqués sur leur fil Twitter. Ils ne sont pas les seuls à rire jaune. Sur la Toile comme dans les bureaux, l'effondrement des paralumes du tunnel Ville-Marie suscite des commentaires inquiets et pas très reluisants pour l'image de Montréal.

Préoccupée, Louise Harel demande plus de transparence au ministère des Transports. Pour la chef de l'opposition officielle à la Ville de Montréal, le «climat d'incertitude a un impact bien réel sur la perception négative de la métropole et il peut hypothéquer son développement». Dans une lettre adressée au ministre Sam Hamad, elle lui demande de rendre «publics toutes les études et tous les rapports d'inspection sur l'état des infrastructures routières montréalaises, notamment l'autoroute Métropolitaine, l'autoroute Ville-Marie, l'échangeur Turcot et le pont Mercier, ainsi que celles concernant le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine. Les événements récents ont semé un doute au sein de la population quant à la sécurité et la seule chose qui puisse rassurer, c'est d'avoir un portrait global de l'intégrité physique des infrastructures».

Il faut agir, dit la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, car la «vitalité économique et le développement de la métropole en dépendent». Dans un communiqué diffusé hier, elle exhorte le gouvernement à accorder une «priorité nationale» aux infrastructures de la métropole, tant du côté des routes que de l'amélioration du transport en commun.

Si elles ébranlent les Montréalais, les images du paralume étendu de tout son long sur la chaussée de l'autoroute Ville-Marie sont-elles assez choquantes pour faire fuir les touristes? Pas nécessairement, dit Pierre Bellerose, vice-président relations publiques, recherche et développement de produit pour Tourisme Montréal. «L'impact dure le temps de la crise médiatique, explique-t-il. Par expérience, quand un phénomène arrête d'être médiatisé, les touristes sont là.» Il ajoute que la couverture médiatique en dehors du Québec est trop mince pour influencer les comportements touristiques.

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Avec la collaboration de Mélissa Guillemette

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9 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 2 août 2011 03 h 44

    Transparence...

    A Montréal comme à Québec, la transparence est devenue pour nos représentants élus une conception bien... bien...? aidez-moi les mots me manquent; ah oui, bien obscure.
    Les deux mains sur le volant avec des passagers qu'on dresse pour se promener avec, sur la tête, nouvelle mode apaisante, un sac de papier sans trous pour les yeux...
    Quelques années après la Grande Noirceur qui englobait toute la société de son drap collectif, ne serions-nous pas en train de nous refaire le coup? Mais cette fois-ci, en nous donnant le goût de cultiver notre ignorance individuelle plutôt que notre capacité collective à voir clair ?
    Je ne suis pas loin d'en avoir la totale conviction.
    Et cela, de manière vraiment transparente ce matin !
    Vive le Québec libre et bien sûr, transparent !

  • Jeannot Duchesne - Inscrit 2 août 2011 07 h 24

    Hypocrites!

    Madame Harel, la fondatrice de la grosse ville laide, salle et ingérable avec Gérald Tremblay contre les fusions avant d'être élus maire et contre les défusions une fois élu. Un maire qui ne sait pas ce qui se passe dans sa ville. Hypocrites!

  • Roger Sylvain - Inscrit 2 août 2011 08 h 31

    Vous n'aimez pas ce que vous voyez dans le miroir?

    Pourtant il réflète exactement ce que nous avons décidé comme société distincte.
    On a voté la Loi 101 qui a fait partir l'argent , les ethnies et les anglos.
    On a choisi la langue plutôt que l'économie et nous en subissons les conséquences aujourd'hui.
    On a fait 2 référemdums qui nous ont aliéné le reste du pays et qui nous a fait perdre toutes formes de sympathie de leur part. Encore notre choix comme Québécois.
    Il ne faut jamais oublier qu'il y a des conséquences aux décisions que nous prenons.
    Maintenant,demandez aux Québécois s'ils préfèrent un Québec français et pauvre ou un Québec bilingue et prospère?
    C'est un choix que nous pouvons encore prendre.

  • Roger Sylvain - Inscrit 2 août 2011 08 h 49

    Montréal était un joyau et nous l'avons détruit

    Comparons le Montréal des années 40 à 60 au Montréal d'aujourd'hui.
    Avant les années nationalistes Montréal était en plein essort. Après,elle n'a fait que du sur place sinon elle a reculé. Il n'est pas normal qu'une ville comme Montréal a environ la même population que dans les années 70 pendant que Toronto,elle,a plus que doublée. Que s'est-il passé?
    Je crois que nous subissons les conséquences de nos choix politique.

  • Louka Paradis - Inscrit 2 août 2011 10 h 52

    CONFUSION ET DÉSINFORMATION

    M. Roger Sylvain aime bien réécrire l'histoire en fonction de ses options partisanes. Le moins qu'on puisse dire, c'est que son analyse manque totalement de nuances et de crédibilité. Les vieilles peurs paralysantes qui refont surface... Je suggère à ce monsieur de déménager à Toronto, il sera beaucoup plus heureux et il pourra vivre en anglais sans complexe ou presque, jusqu'à ce qu'il se rende compte que même en se fondant dans l'autre culture, il sera à peine plus estimé. Ça s'appelle vendre son âme pour un plat de lentilles, comme Jean Charest et sa suite. Le plus gros problème actuel, c'est LA CORRUPTION INSTITUTIONNALISÉE, et ce, à partir des hautes instances du gouvernement actuel, et non la fierté de sa langue et de sa culture.