Charest vend le Plan Nord en Europe

Jean Charest<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Jean Charest

Le premier ministre Jean Charest effectue cette semaine un court périple en Europe pour promouvoir le Plan Nord du Québec.

Dès aujourd'hui et jusqu'à vendredi, M. Charest se rendra dans trois pays, la Grande-Bretagne, la Belgique et l'Allemagne, où il courtisera les milieux économiques et politiques.

Le premier ministre prendra notamment la parole à l'occasion du Financial Times Global Energy Leaders Summit ainsi que devant les membres de la Chambre de commerce Canada-Royaume-Uni, à Londres. Il s'adressera également à des gens d'affaires à Bruxelles. Et il présentera les occasions d'affaires offertes par le Plan Nord à des investisseurs dans le cadre du Club d'Affaires Canada-Allemagne à Francfort.

Jean Charest, qui a effectué une mission similaire à New York, plus tôt ce mois-ci, veut expliquer en quoi le Plan Nord consiste, en mettant surtout l'accent sur les occasions d'affaires découlant de l'exploitation des ressources naturelles de cet immense territoire, particulièrement dans le secteur des mines et de l'énergie.

Chassé-croisé dans la Ville lumière

Au moment où le premier ministre Jean Charest s'apprêtait à entreprendre sa tournée, pas moins de quatre membres de son cabinet se trouvaient dans la capitale française, la semaine dernière, pour des entretiens avec leurs homologues du gouvernement Fillon.

Ces visites ministérielles québécoises ont donné lieu à un véritable chassé-croisé à Paris tout au long de la semaine dernière. Le ministre du Développement économique, Clément Gignac, avait ouvert le bal. De son côté, sa collègue de la Culture, Christine St-Pierre, était là surtout pour le spectacle Le Québec prend la Bastille, donné dans le cadre du 50e anniversaire de la Délégation générale du Québec. Mme St-Pierre en a profité pour rendre visite à la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot-Narquin, puis à son homologue de la Culture, Frédéric Mitterrand.

Si le programme du ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, reçu par le Garde des Sceaux, Michel Mercier, était plus léger, on ne peut pas en dire autant de celui de Monique Gagnon-Tremblay. Le séjour à Paris de la ministre des Relations internationales s'inscrivait dans une tournée qui l'a aussi conduite à Saint-Pétersbourg et à Rome. Mme Gagnon-Tremblay a eu un rendez-vous au Quai d'Orsay avec le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, avec qui elle a notamment évoqué la nécessité de mieux coordonner le travail des ONG françaises et québécoises en Haïti.

Juste après, elle signait trois nouveaux arrangements de reconnaissance mutuelle dans le cadre de l'entente sur la mobilité de la main-d'oeuvre. La ministre, qui a également eu un entretien la semaine dernière avec le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, met fin à sa tournée aujourd'hui en assistant à la signature d'une entente de recherche en nanotechnologies entre l'Université de Sherbrooke et le Centre national de la recherche scientifique.

Le programme de développement des ressources naturelles du Nord a été systématiquement évoqué lors de ces rencontres, a indiqué le délégué général du Québec à Paris, Michel Robitaille. «Nos quatre ministres ont vu en quelques jours sept ministres français», s'est réjoui M. Robitaille, en soulignant qu'ils avaient tous (à l'exception de Mme St-Pierre, venue parler de Culture) discuté du Plan Nord avec leurs interlocuteurs. «Il y a un grand intérêt du côté français. Ils veulent s'impliquer. Le Plan Nord va devenir le moteur de notre relation», a-t-il poursuivi.
10 commentaires
  • ClarkeCity - Inscrit 27 juin 2011 01 h 13

    Tout un vendeur ce John James Charest

    Je crois que c'est comme notre représentant des produits Avon est en Europe. Se promenant avec sa valise Avon, avons des ressources naturelles à donner à des prix dérisoires. ( http://bit.ly/kMiLs0 )

    Faisant la promotion de ses produits, il inclura gratuitement des chemins de fer, routes, aéroports, port, etc. et subventionnera à gros prix l’électricité requise par les minières dans cette région nordique.

    Heureusement que les Québécois sont trop occupés à essayer à joindre les deux bouts et payer leurs multiples taxes.
    ( http://bit.ly/l7bQtf ) Ils ne devraient pas réaliser que le Plan Nord pourrait représenter la dilapidation de leurs ressources naturelles.

    Notre gouvernement est prêt à tout donner pour reconquérir le premier rang du classement mondial comme territoire le plus attrayant pour l'investissement minier. ( http://bit.ly/jFzBSc ) En finançant les infrastructures requises par les minières, l’électricité et la dilapidation de leurs ressources naturelles, le Plan Nord devrait permettre ainsi au Québec à retrouver son premier rang du classement mondial.

    Certains Québécois sont même fiers d’être au premier rang de ce classement mondial et d’autres croient se faire passer tout un sapin démontrant la volonté du gouvernement d’être prêt à tout faire pour les compagnies minières.

    Après avoir vendu aux Québécois que le système de santé serait la priorité de son parti politique, John James Charest vend ce Plan Nord comme un projet économique. Je crois que cela ressemble beaucoup à de la propagande du parti Libéral au service des compagnies minières.

    Serge Marchand

  • Nunu - Inscrite 27 juin 2011 07 h 49

    Combien?

    Ca va nous couter combien ces belles vacances à tous ce beau monde?

  • Melkitsedeq - Inscrit 27 juin 2011 09 h 21

    @Nunu

    Bonjour je commente rarement des commentaires même si j’aime les lires.

    Une prostitué qui met une annonce dans le journal c’est un investissement dans la publicité pour rentabiliser ses opérations.

    C’est comme Jean Charest en Europe il fait de la publicité pour vendre son héritage politique.

    Ce n’est pas un peu put de donner des ressources naturelles en retour de faire parti des plus grand politicien de son époque.

    Ce voyage est de beaucoup moins onéreux que le manque à gagner du don des ressources.

    Bonne journée à tous gardez le sourire !

  • Nunu - Inscrite 27 juin 2011 10 h 19

    Toute son équipe,

    Avait il besoin d'ammener presque toute son équipe avec lui pour ça ou si ce n'est pas une récompense pour ses ministres qui lui sont restés fidèles.Ce P.M ne cesse de nous mettre dans le trou et pas un sel journal ne nous en parle.Il nous avait prédit en 95 que si le Québec faisait la souveraineté on serait dans le trou,et bien on l'a pas fait la souveraineté mais c'est lui qui est en train de nous dans le trou et pas a peu près.Le trou est très profond avec lui.Il dépense sans compté et personne ne nous en parle et quand on changera de parti au pouvoir et qu'ils nous diront de combien les libéraux nous ont mis dans le trou les libéraux diront que c'est faux,souvenons nous en

  • Kris13104 - Inscrit 27 juin 2011 10 h 26

    Un peu d'objectivité

    Le «plan Nord» est sans doute une bonne opportunité de développement, pourvu que les règles du développement soient réellement respectées: retombées économiques, sociales et culturelles à long terme pour la région, retombées financières réelles pour le Québec, protection systématique de l'environnement, équilibre entre les profits des investisseurs -et non spéculateurs- et les redevances retournées à la communauté.
    Si un gouvernement est en mesure de réellement remplir ce cahier des charges, c'est bien, encore faut-il qu'un contrôle citoyen puisse s'opérer pleinement et en permanence.
    Par ailleurs, que l'on arrête d'évoquer les «arrangements» passés avec les gouvernements étrangers, en particulier français pour la mobilité de la mein d'oeuvre: c'est de la poudre aux yeux, car ces derniers butent sur les refus des corporations protectionnistes. C'est le cas des médecins, par exemple (comment peut-on prétendre sans rire que les médecins européens seraient de qualité inférieure aux médecins québecois! À quand le prix Nobel de médecine issue du Québec?), mais pas seulement....
    Le Québec sélectionne, et bien semble-t-il, ses immigrants, favorisant intelligemment les professions déficitaires, sauf que, une fois sur place, les nouveaux arrivant ne sont pas reconnus et, dans la plupart des cas, ne peuvent utiliser leurs compétences dans les niveaux d'emplois qui leur sont proposés.
    Cette situation constitue un gaspillage pour le Québec qui est un pays sous-peuplé et demandeur net de compétences.