Affaire Michaud: 51 députés péquistes reconnaissent avoir eu tort

À l’initiative de l’ancien ministre Paul Bégin (notre photo), 51 députés et ex-députés, tous péquistes, ont exprimé des regrets ou des excuses pour avoir condamné le citoyen Yves Michaud, le 14 décembre 2000.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot À l’initiative de l’ancien ministre Paul Bégin (notre photo), 51 députés et ex-députés, tous péquistes, ont exprimé des regrets ou des excuses pour avoir condamné le citoyen Yves Michaud, le 14 décembre 2000.

À l’initiative de l’ancien ministre Paul Bégin, 51 députés et ex-députés, tous péquistes, ont exprimé des regrets ou des excuses pour avoir condamné le citoyen Yves Michaud, le 14 décembre 2000. En point de presse aujourd’hui, l’ex-ministre de la Justice dans le gouvernement de Lucien Bouchard en a profité pour réclamer des changements au règlement de l’Assemblée nationale pour éviter qu’un citoyen fasse de nouveau l’objet d’une motion de blâme sans même avoir été entendu.

Aucun député libéral n’a retourné la missive envoyée il y a un mois par M. Bégin, ni Lucien Bouchard qui dirigeait le Parti québécois lorsque M. Michaud a été blâmé unanimement par la Chambre pour des propos jugés «inacceptables» à l’égard de la communauté juive.

Les commentaires visés par la motion avaient été prononcés le 13 décembre 2000 devant les États généraux sur l’état du français à Montréal.

Le lendemain, les députés ont «voté aveuglément» en faveur de la motion de blâme sans même connaître la nature des propos litigieux, a déploré M. Bégin, qui regrette aujourd’hui d’avoir suivi le mouvement.

En effet, il a été établi après examen que les commentaires de M. Michaud n’étaient ni antisémites, ni désobligeants. Au contraire, il s’agissait d’un éloge à la survivance du peuple juif.

En décembre dernier, le Parti québécois a refusé de débattre d’une motion de Québec solidaire enjoignant l’Assemblée nationale à reconnaître sa faute commise il y a 10 ans à l’endroit de M. Michaud.

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