Le premier commissaire à l'éthique du Québec se voit comme un «chien de garde»

Québec — Le tout premier commissaire à l'éthique du Québec sera un «chien de garde», un «conseiller» et un «pédagogue».

C'est ainsi que Jacques Saint-Laurent conçoit son rôle, à titre de premier titulaire de cette fonction, lui qui a été assermenté hier au parlement. Il veillera au respect du nouveau code de déontologie des parlementaires de l'Assemblée nationale.

Il affirme qu'il sent déjà «la pression» de la population en ce qui a trait à sa confiance envers les élus. «J'aurai, dans des situations qui pourraient être problématiques, à exercer pleinement mon rôle de chien de garde, à tenir une enquête et à faire des recommandations», a-t-il expliqué lors de sa première conférence de presse, à Québec, hier après-midi.

«On veut que le commissaire à l'éthique [...] soit également quelqu'un qui se charge de donner des lignes directrices, de donner des avis, sur ce qui est conforme ou non à l'éthique, donc un rôle de conseiller, et ensuite on a un rôle de formateur, de pédagogue auprès des membres de l'Assemblée nationale et auprès de la population.»

Selon lui, il est normal que les élus soient «craintifs» par rapport à son nouveau rôle, mais ils doivent aussi être «rassurés» quant à l'équité de son travail.

M. Saint-Laurent rencontrera bientôt les chefs des partis, avec lesquels il n'a encore eu aucun contact. Il a assuré de sa plus stricte indépendance, en vertu de la loi, par rapport au premier ministre, qu'il considère comme «n'importe quel autre chef de parti».

Et il a d'ailleurs déjà du travail pour les ministres, qu'il renvoie à leurs papiers. En vertu du code qu'il est chargé de faire respecter, les ministres en poste le 1er juillet devront déposer une déclaration de leurs intérêts au plus tard le 30 septembre. Les députés en poste le 1er octobre de cette année devront faire de même d'ici le 31 décembre.

Un sommaire des déclarations d'intérêts sera rendu public, et, du reste, le commissaire s'astreindra aussi lui-même à cette exigence.

Quant à sa mission de pédagogue, M. Saint-Laurent entend fournir une formation générale à tous les députés au sujet de leur code de déontologie, en plus d'une autre plus poussée à l'intention des ministres. Il lui reste à mettre sur pied son organisation et son budget, qui relèvent de l'Assemblée nationale. Il estime que deux membres de son équipe seront affectés aux enquêtes.

Le commissaire a un pouvoir d'enquête et peut juger qu'un député délinquant mérite une sanction, de la simple réprimande à la perte de son siège. Cependant, il reviendra à l'Assemblée nationale d'entériner ou non les recommandations du commissaire.

Le nouveau DGE assermenté

M. Saint-Laurent a été assermenté en même temps que le nouveau directeur général des élections, Jacques Drouin, par le président de l'Assemblée nationale, Yvon Vallières, dans un salon du parlement.

M. Saint-Laurent entre en fonction pour un mandat de cinq ans. Pour sa part, M. Drouin succède à Marcel Blanchet pour un mandat de sept ans.

MM. Drouin et Saint-Laurent ont été choisis à l'unanimité par l'Assemblée nationale en décembre.

M. Saint-Laurent a été auparavant membre et président de la Commission d'accès à l'information. M. Drouin a été quant à lui directeur des opérations électorales et adjoint au directeur général des élections.

En vertu du nouveau code de déontologie, aucun élu ne pourra recevoir quelque forme que ce soit de rétribution ou de rémunération autre que celle provenant de ses fonctions officielles.
2 commentaires
  • Donald Bordeleau - Abonné 8 janvier 2011 00 h 17

    Charrue devant les boeufs

    Cette nomination est le reflet de la faiblesse de ce gouvernement qui démontre par le fait même les nombreux problèmes d'éthique.

    A qui profite ce poste ? Bien sur à Monsieur St-Laurent et au ....

    Le fait est que le gouvernement Charest ne voit pas les conséquences ultimes de leurs décisions sur l'opinion publique. Ils pensent s'en tirer avec une esquive en créant une autre unité, opération ou comme la commission Bastarache ou un responsable à l'Éthique pour enquêter sans voir que la suite des choses risque d'être encore pire. Pour régler les crises, il faut la plupart du temps aller à la racine du mal, ce qui est contre nature pour Monsieur Jean Charest. Si bien que la vraie nouvelle n'est plus la crise elle-même, mais elle devient la tentative pour étouffer l'affaire, pour camouffler la crise. Mettre un pansement tout d'un coup ne fait mal qu'une fois.

    Le manque de tranparence ne fera que faire durer le supplice et le PLQ coulera avec son chef.

    Le commissaire à L'Éthique pourra-t-il faire les vérifications pour les agences du gouvernement ou encore des dons des ministres avec leur budgets discrétionnaires à des oeuvres de charité comme retour pour la caisse du PLQ ou encore suite à l'obtention d'un permis de port d'armes donné par le ministre de la Justice Monsieur Jacques Dupuis.

    Faire une petite enquête sur l'acquisition du permis de port d'armes pourrait démontrer le sérieux du nouveau Commissaire à L'Éthique afin de démontrer le sérieux de ses actions.

    La Regie du bâtiment du Québec ne fera pas la cancellation de la licence d'entrepreneur de Monsieur Accurso suite à de simple allégations. L'avenir nous la dira, mais celà me semble impossible à cause des contrats faramineux et les retours de près de 50 % à la caisse du PLQ de la famille des contracteurs. Donc le pillier centrale va se maintenir malgré quelques malversations pour le CUSM et la Romaine.

    http://www.rbq.gouv.qc.ca/dirPublication/dirInstit

  • Donald Bordeleau - Abonné 8 janvier 2011 00 h 26

    Qui a payé ce voyage à notre PM?

    L'Éthique de certaines pratiques sera-t-elle questionné pour changer les moeurs politiques comme certains rencontres insolites.


    Proximité de Charest et de Accurso et bizarre de dons Fondation Garnierkids.com de Joe Borsolino

    http://www.quebec89.com/en-direct/charest-dans-un-

    http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politi


    http://www.vigile.net/Charest-au-meme-meeting-que-

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/273583/da



    Proximité de Charest et de Accurso et bizarre de dons Fondation Garnierkids.com de Joe Borsolino

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    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/273583/da

    M. Charest a déjà reconnu s'être fait payer un voyage de 4 jours au Mexique en 2000 (avion et hôtel) par une association d'entrepreneurs en construction.