Québec finance une série de projets pour soulager les aidants naturels

La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, s’est entretenue avec Diane Collin, qui a agi en tant qu’aidante naturelle auprès de sa mère.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, s’est entretenue avec Diane Collin, qui a agi en tant qu’aidante naturelle auprès de sa mère.

Ils seraient plus de 300 000 au Québec et leur travail donne un sérieux coup de main au système de santé. Mais les aidants naturels éprouvent aussi parfois de sérieuses difficultés à concilier leur vie personnelle et professionnelle avec leurs activités d'aidant, en raison de la lourdeur de leur tâche. Québec souhaite contribuer à leur offrir du «répit» en finançant une série de projets destinés à leur venir en aide.

La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a donc annoncé hier un investissement total de deux millions de dollars pour le soutien donné à 43 projets d'organismes communautaires. Ces projets visent principalement à mieux organiser et à développer une offre de services en matière d'écoute, de répit et d'accompagnement.

Ils seront déployés un peu partout au Québec dans le cadre des programmes «Du coeur à l'action pour les aînés du Québec» et «Soutien aux initiatives pour le respect des aînés». Le financement accordé est également destiné à encourager «l'expérimentation de démarches novatrices» et l'amélioration de l'offre d'information et de formation.

Parmi les principaux projets retenus par Québec, on en retrouve un de la Fondation des maladies mentales, qui souhaite mieux outiller les proches aidants et les intervenants afin d'épauler les aînés qui souffrent de troubles de santé mentale. La Société de soins palliatifs à domicile du grand Montréal compte pour sa part mettre en place un service de soutien psychologique professionnel, notamment pour les aidants. Divers organismes régionaux ont également obtenu un financement afin de développer l'offre de répit pour les aidants.

Davantage de besoins

La ministre a par ailleurs insisté sur l'accroissement des besoins au cours des prochaines années, en raison du vieillissement de la population québécoise. «C'est une réalité incontournable: de plus en plus de personnes aident un proche aîné en perte d'autonomie, a rappelé Mme Blais. Ce sont des gens dévoués qui font preuve d'un véritable don de soi. Avec cette annonce, nous désirons que les organismes qui les accompagnent sur le terrain soient mieux outillés et en mesure de leur donner le coup de pouce qui souvent change tout. C'est de cette manière que nous réussirons à aplanir les obstacles qui se dressent devant ces personnes dont l'apport inestimable deviendra encore plus important dans les années à venir.»

Les aidants naturels sont des membres de la famille ou des amis qui offrent des soins et de l'aide à une personne ayant des troubles physiques, cognitifs ou mentaux. Ils le font par choix, mais aussi bien souvent par nécessité. Contrairement aux fournisseurs de soins rémunérés, les aidants naturels ne sont pas payés pour leur travail. Le gouvernement canadien estime pourtant que les aidants naturels fournissent plus de 80 % de l'ensemble des soins dont ont besoin les personnes qui ont des problèmes de santé prolongés. Et les besoins en cette matière sont de plus en plus importants.