Québec annonce une négociation sur l’exploitation d’hydrocarbures dans le golfe

Le temps presse, selon la ministre Normandeau<br />
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le temps presse, selon la ministre Normandeau

Québec veut entamer des négociations pour obtenir une entente administrative lui permettant de tirer des redevances sur les hydrocarbures au large des Îles-de-la-Madeleine.

La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a présenté ce développement comme une avancée, aujourd’hui, soulignant que les autorités québécoises attendaient depuis 12 ans qu’Ottawa ouvre la porte à de tels pourparlers.

Mme Normandeau a affirmé que le temps presse étant donné qu’une entreprise a déjà commencé, grâce à un permis émis par Terre-Neuve-et-Labrador, à effectuer des travaux préliminaires d’exploration du gisement de Old Harry, à cheval sur les limites interprovinciales.

Selon la ministre, le potentiel en hydrocarbures du gisement pourrait rapporter des milliards de dollars en redevances.

Au cours des derniers mois, l’opposition péquiste a critiqué le gouvernement pour sa lenteur à procéder dans ce dossier.

En sortant du conseil des ministres, Mme Normandeau a affirmé que ses collègues ont ratifié une proposition formelle pour que des négociations s’amorcent avec le gouvernement fédéral.
Aucun échéancier n’a été fixé mais la ministre a assuré que cette proposition «n’est pas une bouteille à la mer».

Dans le cadre des négociations, le gouvernement du Québec demandera la reconnaissance d’une limite maritime établie en 1964, qui situe 70% du gisement de Old Harry en eaux québécoises.
Mme Normandeau souhaite qu’Ottawa autorise la perception directe des redevances qui proviendraient d’une éventuelle exploitation.

Québec souhaite aussi que les autorités fédérales reconnaissent les 10 permis de recherche octroyés par les autorités québécoises.

Alors que le gouvernement fédéral ne reconnaît pas la souveraineté du Québec sur les fonds marins du golfe du Saint-Laurent, Mme Normandeau a indiqué que cet enjeu ne fait pas partie de la négociation.

Selon la ministre, pour obtenir une telle concession, la réouverture de la Constitution canadienne serait nécessaire.
3 commentaires
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit 15 décembre 2010 19 h 09

    Des milliards....

    Y'a 2 milliards de barils! A 90$ c'est 180 milliards. Mais d'ici quelques années, le baril va grimper à 150, soit 300 milliards.
    Alors combien Québec va-t-il recevoir de cet incroyable trésor?
    Si on parle de quelques milliards, eh bien on pourra dire qu'on s'est fait complètement rouler.
    Ici, si on veut être sérieux, faut parler de redevances de dizaines de milliards.

  • André Savary - Abonné 18 décembre 2010 08 h 26

    Même a 200$ le baril

    Même à 200$ le baril, le golfe, tout comme le fleuve, est un environnement trop fragile. Courant, marée, glaces écarts de température...

    Difficile de faire confiance aux compagnies et un accident, seulement un, aurait des répercussions économiques, environnementales beaucoup plus élevés que les 150 ou 200 milliards promis...

    On se doute qu'effectivement nous ne récolterons que des mietes de ce pécule promis.

    Avec les événemets connus en gaspésie depuis les deux dernères semaines, on constate l'ampleur des dégats, imaginons cette eau mélangé au pétrole

    Modifions plutot notre mode de consommation...

  • tribun57 - Inscrit 30 décembre 2010 07 h 09

    30% DE ROYAUTÉ SUR TOUT HYDROCARBURE OU GAZ DE SCHISTE QUÉBÉCOIS

    Imaginé que la ministre Normandeau obtienne de Stéphan Harper un 30% DE ROYAUTÉ avec ces permis fédéral d'exploration et production pétrolière des fond marins ou tout autre territoire québécois jusqu'a sa zone artticque, ca me surpenrais beaucoup de son parti libérale avec son chef de fin de dernier mandat puisse obtenir le même 30% de ROYAUTÉ pétrolière du premier ministre conservateur Terre- Neuvien Dany William dynamique et nationaliste pour son peuple qui réussi à obtenir pour ces citoyens de Terre- Nieuve. Maintenant il nnt un surplus budgétaire au lieu de déficit cronique et n'on plus besoin de quémander de péréquation du fédérale. Imaginer un baril de pétrole bientôt à $100. avec une possibilité de $200 Milliard selon les prévisions d'exploration actuel, résulterais un $60 Milliards de revenu de royauté pour les actionaires citoyens du Québec d'ici les 20 prochaines années sans compter un autre additionnel 30% de royauté sur le contreversé gaz de schiste. Plus de déficit pour le québec et plus de quémandage de péréquation du fédérale, combiner avec un meilleur système de santé et d'éducation avec un prix du litre d'essence comparable à l'Alberta (92 cent le litre è la pompe aujourd'hui). Pensez bien québécois vous avez de l'or noir qui dors dans votre sous-sol qui pourrais aider à votre totale indépendance financière et politique si vous décider de vous prendre en main au prochain référendum sur la souverraineté du Québec.
    Louis Lavallée,
    Citoyen ambassadeur du Québec établit à Vancouver depuis 2007.
    Président