Logement - Nouvel appel à un registre des baux

Les comités logements reviennent à la charge pour réclamer l'instauration d'un registre des baux au Québec et soutiennent avoir réussi à progresser dans la faveur des politiciens.

La porte-parole du Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec (RCLALQ), France Émond, estime que le principal frein se résume à l'effort logistique et aux coûts, deux éléments qui peuvent être contournés, à son avis.

Un registre des baux, qui permettrait de mieux suivre les prix courants selon le RCLALQ, pourrait être disponible en ligne et consulté facilement par des locataires. Quant aux coûts, le RCLALQ précise ne pas souhaiter de baux notariés, mais un outil simple.

Par voie de communiqué, l'Association des propriétaires du Québec a réitéré son opposition à ce registre, qu'elle conçoit comme «inutile» et coûteux. «Les locataires sont déjà protégés plus qu'ailleurs au monde. [...] L'offre et la demande doivent tout simplement régir ce type de situations. Si un logement est trop cher, il ne trouvera pas preneur et le prix sera ajusté en conséquence.»

Les groupes de locataires considèrent que les prix des loyers augmentent plus rapidement que ce qui est suggéré par la Régie du logement. Ils affirment qu'entre 2000 et 2010, les prix ont bondi de 37 % à Montréal.

Par ailleurs, l'Assemblée nationale a redonné vendredi le pouvoir à la Régie du logement d'expulser un locataire mauvais payeur ayant déposé une demande de renversement de l'avis d'éviction. Des cas «d'abus de procédure» ont été comptabilisés ces dernières années.

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Avec La Presse canadienne
1 commentaire
  • Mario Plourde - Inscrit 16 décembre 2010 22 h 17

    dégradation du système

    Mon 3 et demie au centre-ville coûtait 400$ par mois en 2000, maintenant il est à 900$ et il n'y a aucune offre de qualité égale qui s'est ajoutée. Les loyers ne sont plus rénovés depuis au moins 20 ans.