Congrès de la FTQ - Arsenault revient sur une année tumultueuse

Les controverses n'ont pas eu raison de lui. Le président de la FTQ, Michel Arsenault, a été salué par les applaudissements nourris d'un millier de délégués qui se sont même levés pour l'accueillir, hier, à l'ouverture du congrès de la centrale syndicale, à Montréal.

Les délégués des syndicats affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec — 1200 inscrits, une centrale de plus d'un demi-million de membres — ont choisi de faire front commun derrière leur chef, malgré ces controverses.

Dans son allocution d'ouverture et au cours de sa rencontre avec la presse qui a suivi, M. Arsenault a lui-même fait référence à cette année tumultueuse, au cours de laquelle certains ont allégué des liens entre d'anciens dirigeants de la FTQ-Construction et le crime organisé.

«Il y a 70 000 membres à la FTQ-Construction. S'il y en a un — suite à une enquête, qu'elle soit policière ou publique — qui se fait pincer le doigt dans l'engrenage, eh bien, il paiera pour. On ne peut pas tenir la FTQ responsable parce qu'un moment donné, il y a un membre à quelque part qui... Nos membres ne sont pas tous des enfants de choeur», a-t-il affirmé aux médias.

«Ça peut arriver qu'il y ait une personne à la FTQ, à quelque part, qui ait des liens avec le crime organisé. Moi, je vous dis qu'à ma connaissance, chez les dirigeants, il n'y en a pas. À l'heure où je parle, il n'y en a pas. Maintenant, je ne suis pas une police, je suis un chef syndical.»

Il a défendu l'image de sa centrale et de ses dirigeants. «Nos membres de la construction, eux, ne s'y trompent pas. Ils savent démêler la réalité du sensationnalisme. Les enveloppes brunes, le blanchiment d'argent, la magouille, ce n'est pas à la FTQ-Construction qu'on retrouve ça, ni chez nos membres ni chez nos dirigeants de la FTQ-Construction.»