Sommet Génération d'idées - Premiers pas des «Y» vers un plan d'action

Les participants de Génération d’idées, âgés de 20 à 35 ans, ont choisi une série de pistes de solution sur divers enjeux québécois, avec un intérêt marqué pour l’environnement.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les participants de Génération d’idées, âgés de 20 à 35 ans, ont choisi une série de pistes de solution sur divers enjeux québécois, avec un intérêt marqué pour l’environnement.

Quelque 330 jeunes «Y» conviés en fin de semaine à Montréal à une grande réflexion par l'organisme Génération d'idées ont dégagé hier une série de pistes de solution sur divers enjeux au Québec, avec un intérêt marqué pour l'environnement. Les organisateurs voient dans ce sommet un premier pas vers un plan d'action dont les modalités restent à définir.

Après avoir passé la journée de samedi à discuter en ateliers, les participants, âgés de 20 à 35 ans, ont voté hier pour les pistes de solution qu'ils voulaient mettre en avant. Les grands enjeux, comme le système de santé, restaurer la confiance des Québécois envers leurs politiciens, les finances publiques et l'éducation, ont particulièrement retenu leur attention, mais ce sont surtout les questions à saveur environnementale qui se sont démarquées. Limiter l'étalement urbain, adopter une politique nationale de la mobilité durable, nationaliser l'eau et l'exploitation des ressources ont ainsi été parmi les propositions les plus populaires.

D'autres propositions, telles que valoriser l'entrepreneuriat et la réussite et diminuer le rôle des syndicats, ont également obtenu du succès auprès des participants. Un gage, selon les organisateurs, qu'il y avait une réelle diversité parmi les participants et que des idées de gauche comme de droite ont été exprimées.

Action et implication

Le sommet s'est clos sur un appel à l'implication et à l'action. Loin d'avoir déterminé la marche à suivre pour les semaines et les mois à venir, les organisateurs ont demandé aux participants de faire leurs propositions par écrit. «Est-ce que ça veut dire qu'on ira rencontrer les députés et les ministres avec les idées retenues? Peut-être. Ça dépendra de ce qui sera suggéré, affirme Paul St-Pierre Plamondon, cofondateur de Génération d'idées. Notre souhait, c'est que les jeunes qui ont participé au sommet restent impliqués. Les jeunes de notre génération ont tendance à se comporter comme des électrons libres, mais il faut se regrouper. Individuellement, on n'y arrive pas.»

À la toute fin du sommet, quelques participants ont saisi le micro pour proposer, entre autres choses, de créer des groupes de travail autour de certains enjeux, d'organiser une forme d'action politique pour rejoindre les élus et de prévoir un autre sommet.

Entre-temps, les idées et les pistes de solution proposées par les participants seront réunies dans un mémoire qui sera publié d'ici trois à quatre mois.
4 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 29 novembre 2010 08 h 29

    Félicitations et gratitude

    Comment ne pas se réjouir devant un tel événement et sa réussite ?!

    Devrait y avoir en parallèle une Génération de complicité.
    Oui, les personnes âgées et avec leur sagesse devraient être proches pour soutenir toute la continuité de la vie en toute équité.

    L’ÉQUITÉ et la sagesse. À inclure dans les discussions.

    Quel plaisir profond nous avons, nous les vieux, à investir dans la jeunesse, dans la vie qui continue.

  • Rodrigue Guimont - Abonnée 29 novembre 2010 08 h 39

    Une bouffée d'espoir pour l'avenir...

    Cette génération des moins de 30 ans promet beaucoup. Ces jeunes sont les enfants de la génération X et les petits enfants des mamies-papies boomers.

    C’est comme si chaque génération cherchait instinctivement à se démarquer, au point de vue des idées, de ses parents. C’est comme s’il fallait «sauter» cette génération des X qu’on accuse souvent, à tort ou à raison, de droite revancharde et de concevoir de façon nouvelle les problèmes à long terme que leurs parents ne savent pas, ou plus, résoudre : projets communautaires, gouvernances régionales, l'autosuffisance énergétique, possession de nos ressources naturelles, nationalisation de l’eau, de l’éolien et de l’énergies propres, etc. Les projets (se pro-jeter dans l’avenir) ne manquaient pas à ce Sommet. Bravo!…

  • Fhalin - Inscrit 29 novembre 2010 20 h 58

    Arriver à ce qui commence

    J’y étais et j’y ai pensé une fin de semaine magnifique, inspirante et empreinte d’espoir et d’humanité. À l’ère où il est difficile de trouver des tribunes fraternelles où il est possible d’échanger sans tomber dans la bête partisanerie, la génération d’idée, la génération Y, a démontré qu’il était possible d’être de gauche ou de droite, d’être souverainiste ou fédéraliste et d’être capable d’échanger, de débattre en toute liberté et égalité. Chapeau aux organisateurs!!! Chapeau aux participants!!! Je me souviendrai de ce sommet. Pour paraphraser le grand Gaston Miron, je dirais que nous ne suis pas revenu pour revenir / nous sommes arrivés à ce qui commence...

  • Julie Brillant-Picard - Abonné 30 novembre 2010 19 h 40

    MERCI

    Je voudrais renchérir sur les propos de Fhalin. J'y étais également et quelle fin de semaine inspirante! Que tous les participants aient choisi de consacrer leur fin de semaine au Sommet reflète déjà un engagement, un prise de conscience notoire. Mais encore, les ateliers, les mentors, les échanges et les rencontres ont su me convaincre de croire en une époque qui veut un projet, une vision pour le Québec. Je me fais maintenant un devoir de partager cette expérience avec la relève: mes élèves au secondaire...
    Encore un immense merci aux bénévoles et aux participants de partout au Québec.
    Julie Brillant-Picard, Gatineau